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 La légende du guerrier noir à l'épitoge

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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 5 Nov - 17:35

Je lis depuis un certain temps ce qui s'écrit sur ce forum, et j'observe, plutôt silencieux.

Je vais tenter d'apporter ma (modeste) pierre à l'édifice des mondes, en espérant être dans le ton. Je fais confiance aux autres joueurs pour s'intégrer à ce que je vais décrire ici, et au MJ, bien sûr, pour mettre le holà si je devais franchir par mégarde une limite.

Voici un petit add-on pour l'univers, en plusieurs parties, que je posterai au fur et à mesure. N'hésitez pas à broder dessus ou à me donner vos impressions.

___________________________________________________________________________________________


"L'accusé est donc déclaré coupable, à la majorité d'au moins 8 voix. La cour décerne mandat de dépôt..."

Le reste est un brouhaha immense et désordonné. Je ne me rappelle que d'une chose : l'accusé dont la tête se tourne lentement vers moi, incrédule, les yeux pleins d'incompréhension. Je le regarde droit dans les yeux. "On va faire appel" peut-il lire sur mes lèvres.

La rage. D'abord, celle contre le juge, qui n'a rien compris, et puis contre le procureur, qui de toutes façons doit remplir ses objectifs, et le jury, qui n'a rien écouté, rien compris non plus...

La rage. En fait, c'est contre moi-même. Le juge a écouté. Il a même compris, j'en suis sûr. Le jury était attentif, certains prenaient même des notes. Le procureur était même plutôt juste dans son résuisitoire.

La rage, contre l'avocat de la défense, cet incapable, qui a été mauvais, mauvais, mauvais ! Je n'ai pas assez étudié le dossier, je n'ai pas été bon, je n'ai pas su trouver les arguments, ma plaidoirie était plate. J'ai été nul. J'en pleure parfois, comme si chaque procès était mon procès, comme si c'était moi l'accusé, moi qu'on envoie en prison. En donnant un coup contre mon casier, je vois un filet de sang qui coule de ma main, tellement j'ai frappé fort, retournant cette violence contre moi-même.

Je réalise qu'une collègue vient d'entrer dans la salle. Elle me regarde avec un air triste, comme si elle comprenait elle aussi. Je crois que j'en pleure, cette fois encore. Le croiriez-vous, Robert Bilger, l'avocat de la défense, le salaud qui fait sortir les coupables et qui fait acquitter les criminels, cet homme sans coeur et sans conscience, ce pourri qui exploite le système ?

Robert Bilger, un simple avocat qui croit en la Justice, et parce que chaque homme a droit à une défense et un procès équitable, c'est tout. Le reste, c'est l'incompréhension d'un système de la part de journalistes pour qui la vérité doit toujours s'effacer devant un bon mot ou un titre qui ralliera l'opinion publique. Et Robert Bilger, c'est juste un avocat incompétent ce soir, et à cause de qui un innocent dormira en prison.

Elle m'a pris dans ses bras, comme ça arrive parfois, entre collègues, et je pleure comme un gosse. Je ne sais même pas qui elle est, ni comment elle s'appelle, de quelle juridiction elle vient.


La salle des avocats est vide à part nous deux. Tous les casiers semblent nous entourer, comme autant de générations d'avocats, témoins silencieux. Mais à quel moment est-ce que...

"Tout espoir n'est pas perdu", me chuchote-t-elle en plantant son regard droit dans le mien. "Il y a une chose que tu peux faire, et que toi seul peut faire. Car tu es celui que nous cherchons depuis longtemps, celui qui unit l'improbable droiture de la justice et l'implacable foi en l'équité de l'homme devant elle. Écoute la légende du guerrier noir à l'épitoge, Maugrim de Korothir..."

To be contnued...
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Aegis

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 5 Nov - 20:38

mais quel est donc cette légende ?
(grand yeux d'enfants avide d'histoire ...) cyclops
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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 5 Nov - 21:30

idem que Mika;

Je prend mon billet à l'entrée;
je m'achète des pop corns et un coca
Je m'installe au premier rang
J'attend le début de la séance

Very Happy Smile Laughing cyclops What a Face pirat tongue clown rabbit bom cheers
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 5 Nov - 23:54

LEGENDE !
aucu aucu aucune hesitation !!!!
nous voulons (tam bam) la legende (tam bam) !!!

(ne vois tu pas ces banderoles flottant au vent
et ces slogans ne te dechirent pas le coeur et les tympans?

à votre bon coeur, m'sieur l'juge ! laisser cet avocat raconter sa LEGENDE !!!!!!)
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Jeu 6 Nov - 2:26

Mais quelle est cette légende, se demande le lecteur ? Si Maugrim le sait, le suspense veut que cette partie du récit ait été malheureusement passée sous ellipse. Il faudra attendre la fin de cette nouvelle pour le savoir... Twisted Evil

____________________________________________________________________________________________________________

"Mais pourquoi est-ce que je l'ai écoutée ? Je me sens ridicule, mais enfin, il serait vain de nier la part de fantastique qui baigne ces mondes, y compris celui-ci. Mais je dois faire la demande d'appel, et appeler sa famille, revoir le dossier, je suis sûr que l'expert s'est trompé sur la question des résidus, et puis, la jurisprudence de la cour de cassation est contradictoire avec...

Une forte odeur d'encens me fait brusquement prendre conscience de la réalité. J'ai suivi cette jeune avocate, je crois même qu'elle m'a pris par la main, et je crois que la scène serait loufoque sauf mon air de dogue. Un avocat en costume gris et long manteau de laine, et une jeune avocate également, en tailleur, au milieu d'une échoppe de... de divination ? Des grigris un peu partout sur des étagères, des livres anciens, et toute une mise en scène du même acabit.
Derrière une table, se tient un vieillard, tellement ridé qu'on pourrait se demander s'il est encore en vie. Lorsque ses yeux s'ouvrent, derrière le panache de fumée d'encens, j'ai l'impression qu'il scrute mon âme.

Savez-vous pourquoi vous êtes héritier d'un duché au Tartare, seigneur Maugrim de Korothir ? Alors que les valeurs du chaos semblent complètement aux antipodes de celles que vous défendez ?
"- Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. La liberté est un droit inaliénable et la base du droit constitutionnel" dis-je d'un ton monocorde, comme si je récitais une leçon bien apprise. "C'est le premier mot écrit sur tous les frontons des édifices symboliques de la République. Ces gens, au service du chaos ou de quoi que ce soit d'autre, ont des droits, comme tout le monde. Et je les défendrai. Mes clients sont des hommes libres". En disant cela, je ne peux m'empêcher de penser précisément au pauvre hère qui dort derrière les barreaux ce soir, par ma faute. Mon armure noire commence à rougeoyer, je sens la rage qui monte... Je dois le faire sortir de là.

"- Votre armure est toute noire, duc de Korothir ? N'est-ce pas étonnant pour un avocat ? Ne vous manque-t-il pas cette bande blanche que portent tous les avocats à l'arrière de leur robe ?

- Les avocats du barreau de Paris ne portent pas d'hermine sur leur épitoge, elle est veuve. C'est comme ça qu'on reconnait un avocat du barreau de Paris d'un avocat de province. Nous portons le deuil de Malesherbes, l'avocat de Louis XVI, qui fut guillotiné pour avoir défendu le dernier roi de France. Le droit à la défense est inaliénable, toute pression sur un avocat est inacceptable, et c'est un rappel de cet épisode de l'histoire que tout avocat du barreau de Paris porte. Toutefois, nous portons l'épitoge herminée lorsque nous plaidons en province.

- Cher duc, considérez-vous les épiphanies comme la province ? Il vous manque un accessoire, pour que vous puissiez réellement plaider en ces terres. Je crois que vous devriez vous en procurer une..."

La jeune avocate fit un signe d'approbation, échangeant un regard complice avec le vieil homme, puis posa son regard sur moi. Un regard magnifique, des yeux profonds et brillant d'intelligence, et de... quelque chose d'autre, d'indéfinissable. "Nous allons trouver une épitoge digne d'un avocat capable de plaider pour tous les innocents asservis par l'Empire. L'épitoge face à laquelle aucun réquisitoire ne saura faire face, pas même celui du Soleil Noir. Mais l'avocat sous la robe sera-t-il à la mesure de la tâche ?". Son visage se fendit d'un sourire provocateur. Je restais stoïque, contemplant la tâche à accomplir. La voix grave de Maugrim de Korothir se fit plus profonde derrière son casque noir : "Parce que je suis l'avocat de la défense, la question n'est pas de savoir si je le peux. C'est parce que je le dois. Tout homme a droit a un avocat. "Qui sauve un homme sauve l'univers tout entier", dit le Talmud. Ce soir, je n'ai pas réussi à sauver un homme. Alors, à la place, je sauverai l'univers tout entier".

Le sourire de la jeune femme se transforma en un air apaisé, empreint de solennité. "Oui, je crois vraiment que la prophétie disait vrai. Tu es bien le guerrier noir, et bientôt, une fois que tu auras ce qui te manque, l'épitoge sacrée de la défense, celle qui te permettra de plaider ta cause, la légende que je t'ai contée prendra tout son sens. Tu accompliras ta destinée, celle de réunir des mondes"."

La suite demain, j'espère.
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Aegis

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Jeu 6 Nov - 2:30

la classe ... vivement la suite !
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Jeu 6 Nov - 21:36

j' I love you !!!

c'est méchant d'avoir lancé un teaser !!! comme dans les bonnes séries ... et nous faire languir comme derriere les barreaux en attendant la suite !
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Steph

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Ven 7 Nov - 16:57

Très bon.

Citation :
Nous portons le deuil de Malesherbes, l'avocat de Louis XVI, qui fut guillotiné pour avoir défendu le dernier roi de France.

Je t'aime bien toi. cheers cheers

Vivat REX in Aeternum ! sunny cheers sunny

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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Ven 7 Nov - 17:08

Je suis content que ça vous plaise, ça me fait vraiment plaisir. Désolé si ça fait un peu "pavé", mais je voudrais en même temps terminer avant la partie de demain.
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En repoussant la tenture de l'échoppe, des terres rocailleuses s'offrirent à mon regard. La lourde armure de pulse résonnait à chaque pas contre la terre craquelée. Derrière moi, la jeune avocate, devenue désormais beauté d'une pureté indescriptible, une longue robe blanche sur laquelle cascadait une chevelure magnifique, un visage fin et des mains délicates, comme une prêtresse d'un ordre dont je ne savais rien. La seule chose que je ne pouvais voir étaient ses yeux. Un bandeau les recouvrait. "Je puis te guider, Maugrim de Korothir".

[...]

"Un pan d'une robe d'un blanc immaculé le long des flancs d'un cheval de Cauchemar. Une beauté de lumière montée en amazone, se découpant sur une armure d'un noir de pulse maîtrisé. Cette alliance contre-nature ne présageait-elle pas de quelque chose ?


L'armure de pulse de Maugrim de Korothir


Le bruit des sabots incandescents contre le sol de rocaille était le seul son venant ponctuer cette équipée, à l'exception du frottement léger de l'armure la plus noire contre la peau la plus blanche et une robe couleur de nacre.

"- Où sommes-nous ?
- Quelque part entre les mondes. Fais-moi confiance, et contrairement à toutes tes craintes, les yeux et les oreilles de la tyrannie ne portent pas jusque ici, à moins d'y concentrer tout particulièrement sa vigilance. Or, tes alliés préoccupent suffisamment tes adversaires pour que cet endroit oublié des hommes ne fasse pas l'objet de beaucoup d'attention".

Combien de temps dura cette chevauchée ? Je ne saurais le dire. Des heures, des jours et des nuits, des lunes passèrent plusieurs fois dans le ciel. Imagineriez-vous une beauté aveugle à la pureté immaculée, se réchauffant de la nuit glaciale du désert de roc entre les sabots enflammés d'un palefroi de Cauchemar ? L'immense monture, couchée à même la terre, l'entourant de ses pattes gigantesques, la berçant du mouvement régulier de ses flancs soulevés par la lente respiration, et lui constituant un rempart de flammes avec sa crinière, sa queue et ses sabots. Quelle sérénité dans son sommeil, comme si elle était en toute confiance, qu'elle n'avait rien à craindre. Je ne connais même pas son nom.
Derrière le casque noir, je ne pouvais m'empêcher de me sentir plus que jamais humain. Duc du tartare, chevalier de Cauchemar, en armure de pulse, en quête de je ne sais quoi de mystique et légendaire... Peut-être. Mais même en voulant sauvegarder les apparences, je ne suis qu'un avocat, un homme, et tout ceci me dépassait.



Un matin, après un temps infini, se découpèrent dans le ciel les flèches d'un immense bâtiment, à l'architecture audacieuse et improbable, évoquant à la fois la splendeur et l'autorité.

D'immenses portes de métal lourd s'ouvrirent sans un bruit à notre approche. Je laissai ma monture, visiblement mal à l'aise, à l'entrée, et nous pénétrâmes dans ce qui ressemblait à une sorte d'édifice religieux aux allures de cathédrale. Le lieu, contrastait en tout avec la géographie du terrain où il était édifié, et respirait la fraîcheur, la sérénité, la tranquillité. Je suivais ma guide sans même penser que j'ignorais tout d'elle ou de ce lieu et que je pourrais tout à fait m'être avancé dans le pire des traquenards. J'avais confiance. Je ne sais pourquoi, j'avais l'impression qu'elle me comprenait sans avoir à me parler.
Au fur et à mesure que j'avançais, des personnes approchèrent. Des femmes, sans exception, toutes revêtues de la même robe de cérémonie blanche, toutes magnifiques, toutes évoquant la pureté sans jamais égaler celle de ma guide. Chacune s'approcha de moi, et, tour à tour, elles m'enlevèrent un élément d'armure. Le casque, le torse, les jambières, chaque partie fut défaite et déposée avec grâce, chaque vêtement me fut retiré, à mesure que notre progression nous amenait plus proche du centre de l'édifice. Un bassin de pierre s'y trouvait, empli d'une eau claire comme du cristal, baignée de lumière tombant d'une ouverture très haut, dans la cime de la plus haute flèche, que je ne pouvais distinguer.

Elle pénétra lentement dans le bassin, sa longue robe flottant à la surface autour d'elle, telle une aura diaphane. "Maugrim de Korothir, si tu pénètres dans ce bassin avec moi, tu acceptes de porter le fardeau de la défense de tous ceux dont les droits sont bafoués. Il n'est pas trop tard, si tu ne te sens pas à la hauteur de la tâche" dit-elle d'un ton calme, sans animosité.
J'aurais voulu affirmer que oui, apparaître aussi sûr que dans le prétoire quand je plaide. Mais c'est faux. Ma seule conviction, c'est que je doute à chaque fois.
"Je ne me sens pas à la hauteur de la tâche, jamais. J'ai toujours peur pour chaque accusé que je défends, toujours l'angoisse que j'échoue à ce que Justice soit faite. La rage, lorsque j'échoue. C'est vrai pour chacun de mes clients. Pour autant, j'ai prêté serment de les défendre. Je défendrai ceux qui en ont besoin. Suis-je à la hauteur de la tâche ? Je n'en sais rien. Mais je mettrai toute ma conviction et toute me force à chaque combat pour la justice. Je l'ai toujours fait. C'est ma place dans ce monde !".

Sans m'en rendre compte, j'avais pénétré dans le bassin, comme j'aurais parcouru une salle d'audience lors d'une plaidoirie, et mon ton était passé du calme à la ferveur.

Elle s'approcha doucement de moi, pris mon visage entre ses mains délicates. "Un avocat aurait affirmé qu'il était sûr. Mais tu as l'honnêteté du cœur et la conviction du devoir. Tu es plus qu'un avocat, Maugrim. Pour sauver un homme, tu sauveras l'univers. Par ce serment, toi et moi sommes désormais liés !"

Toutes les prêtresses qui entouraient le bassin se mirent à entonner un chant sépulcral et lyrique à la fois, indescriptible, se rapprochant comme pour former un anneau de blancheur circonscrivant le bassin où nos corps et nos âmes s'unirent. Ébloui par la lumière, aveuglé telle la Justice, je sentis mon corps basculer en arrière, chevauché par cette beauté divine dont je sentais la peau contre la mienne. Je m'abandonnais à ses bras, son corps m'entourant, ses cheveux contre ma peau, ses mains enserrant mon dos, sa poitrine contre mon torse, elle s'offrit à moi et je ne pus résister à cette attirance qui s'empare de l'homme tout entier. Pendant un instant, je fus humain, baigné dans la douceur et le plaisir, qui satisfait l'âme et le corps.

[...] Lorsque la lumière se fit plus douce, le souffle coupé, je compris que désormais, nul ne douterait plus de l'avocat de la défense. J'étais seul, au milieu de ce bassin. Je remis mon armure, qui portait désormais, incrustées dans le pulse, deux bande blanches de nacre, une en bas de l'épaule gauche et l'autre sous le coeur, reliant une bande d'un métal noir d'une pureté indicible. Je portais désormais, à jamais, le poids de sauver un univers, et l'épitoge sacrée de la défense qui s'était unie à moi, dans mon corps et dans mon âme. Et si derrière le casque noir aux yeux incandescents se cachait toujours un homme, aux yeux de tous, je serais désormais le guerrier noir à l'épitoge herminée, avocat de la défense.

Mon armure noire baignée dans la lumière, une voix m'appela, comme descendant des cieux. "Maugrim ! Toi qui as hérité de l'épitoge sacrée, qui t'a choisi comme son champion, désormais, tu portes mes armoiries. La légende va rejoindre la réalité, guerrier noir à l'épitoge. Pars accomplir ton destin, et réalise l'impossible".


Lorsque Maugrim de Korothir quitta la cathédrale, la détermination derrière ses yeux couleurs de braise, dans la lumière, par dessus son épaule se dessinait une silhouette l'observant avec intensité. S'il ne la vit pas, il savait qu'elle était là. Diké, déesse de la Justice.



La fin, ce soir, normalement, pour pouvoir être intégré à la partie de demain. Si ça n'est pas déjà fait, promis, j'explose tous les points de conteur...
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Ven 7 Nov - 19:50

Je pense qu'ici, cher MJ, il y a risque non négligeable de dérapage majeur, je compte sur toi pour recadrer si nécessaire. Tu peux même décider que ce dernier épisode n'est qu'une légende ou un rêve, si c'est préférable. Je vous livre la légende telle quelle, si elle ne doit rester que légende, je comprendrai, mais j'espère en tous cas que vous prenez autant de plaisir à la lire que j'en ai à l'écrire.

Attention, probable explosion de conteur (et d'hubris) en perspective. Si d'autres PJs veulent se joindre à la chronique, il n'est pas trop tard.

_________________________________________________________________________________________________________________

Le Tartare. D'aucuns diraient que c'est le lieu de la luxure, pétri de débauche, de mal et de cruauté. Mais trop oublient que tout ceci fait partie de l'humain, et que ceux trop prompts à juger ne sont pas moins que d'autres sujets à ce qu'ils qualifient de maux.

Le chuintement régulier de sabots de braise contre une terre aride et désolée. Maugrim de Korothir. Duc du Tartare, inspirant la peur à la vue de son destrier flamboyant et de son armure inquiétante. Mais certains ici furent plus effrayés encore par la vision de deux bandes de nacre sur cette armure, et de deux trapèzes de métal noir les reliant.

"Aegis, tu m'avais demandé si le théocrate participerait à la bataille. Je vais faire mieux que ça", se dit-il, arpentant les routes du Tartare vers le palais du théocrate, l'avatar d'Erichto lui-même.

Lorsque les portes du palais lui furent ouvertes, c'est accompagné d'un cortège de prêtresses à la peau aussi blanche que leur robes de cérémonie, simples mais leur donnant une majesté incontestable, qu'entra Maugrim. Toutes plus magnifiques les unes que les autres, beautés immaculées, leur pureté contrastant terriblement avec le lieu. Tous les regards se tournèrent vers l'étrange délégation, certains curieux, d'autres rageurs, d'autres encore incrédules. Même dans une tunique de cuir rouge, une femme blonde, elle aussi superbe, d'une beauté fatale, observait avec circonspection. Elle se fendit d'un sourire carnassier : "Maugrim, tu comptes ressortir d'ici ? Je veux dire, en un seul morceau ?
- Je n'ai pas le temps pour des joutes oratoires, je suis désolé, l'heure est grave. J'ai pris du temps, trop de temps, et je suis en retard. Des gens comptent sur moi".
Il entra à ce moment.
"- Ah ! Maugrim de Korothir ! Quelle joie, comme d'habitude, de te voir, mon ami ! Est-tu venu récupérer cette arme que je t'avais prêtée ? J'avais particulièrement apprécié notre pari de la dernière fois, si tu veux, je suis prêt à jouer à nouveau...
- Théocrate, vous connaissez la situation actuelle. Vous savez que, moi-même, je rassemble mes armées et celles d'autres personnalités du Tartare pour la lutte qui s'engagera bientôt. Mais cette lutte est primordiale pour la survie de ce monde et de ses habitants. je suis venu vous demander de vous joindre à nous pour cette bataille".

Il me regarda, l'air amusé, comme on regarderait un enfant trop jeune qui aurait énoncé quelque idiotie évidente.

"Maugrim. Ce qui va se passer, c'est moi qui en suis l'artisan... Pourquoi devrais-je t'aider à rétablir un semblant d'ordre, alors que depuis peu, le chaos s'étend, chaque défenseur d'un ordre illusoire et futilement provisoire luttant contre son voisin dans l'espoir que ce qu'il fera sera meilleur que l'autre... Et chaque défenseur de l'ordre travaillant au chaos général, donne-moi, Maugrim, une seule raison qui puisse me convaincre de t'aider, toi qui figure parmi toutes ces têtes bien pensantes ? Je suis obligé de t'écouter, alors parle !
- Je...
- Tu te fais des illusions, Maugrim. La survie de ce monde n'est pas en péril. Ce monde tel que tu voudrais qu'il soit est en péril, mais il y aura toujours des imbéciles pour lutter entre eux pour l'hégémonie. Certains, des soi-disant dieux voulant prendre la place d'autres dieux et se croyant plus malins, certains humains rêvant d'un idéal contraire à la nature profonde de l'homme, et d'autres encore croyant que l'ordre qu'ils veulent établir sera meilleur que celui du voisin. Ce qui est en péril, Maugrim, c'est la stabilité dont vous rêvez tous, et que je me fais un plaisir de faire voler en éclats régulièrement sans que vous ayez trop besoin d'aide d'ailleurs. Alors, Maugrim, pourquoi devais-je agir à l'opposé de mes intérêts, pour satisfaire les tiens ? Parle, je ne peux pas ne pas t'écouter !
- Vous ne...
- Comme si la provocation ne suffisait pas, derrière-toi vient un harem de vierges dédiées à une divinité ennemie, toi qui en est désormais le messager ! Elles sont magnifiques ! Est-ce une offrande ? Je les sacrifierai avec plaisir".

Des hommes approchèrent, commençant à attraper les prêtresses, et tentant de déchirer leurs vêtements. Je joue son jeu. Comme à chaque fois, je joue son jeu... Serrant les dents, je cherchai une tactique. Réfléchis, Maugrim, réfléchis...

"Ces jeunes femmes sont innocentes ! Elles n'ont rien à se reprocher ni fait de mal à quiconque, et elles sont sous ma protection ! Quiconque les touchera en répondra devant moi ! Elles ne sont pas une offrande, elles sont une délégation officielle, et à ce titre, toute acte à leur encontre sera considéré comme un sacrilège. Qui ici veut être l'ennemi personnel de Diké, déesse de la Justice ?" Les hommes considérèrent mes arguments soigneusement, comme pris dans un dilemme insoluble. Me tournant vers le théocrate, ma voix ne fut plus tout à fait la même, comme deux voix résonnant de concert.

"Je ne suis pas Maugrim de Korothir, je suis la porteuse de l'épitoge de la défense. Je ne suis pas venue chercher querelle, théocrate, ni provocation. Je suis venue car l'heure est grave, et tu fais erreur, théocrate. Si tu n'interviens pas, le Soleil Noir, ou d'autres, établiront un ordre contre lequel tu devras œuvrer avec soin, minutie et méthode, ce que tu abhorres. Car sa puissance entravera ton action. Ton règne affaibli ne servira pas tes intérêts, ni les miens. On ne parle pas d'ordre, ni de chaos ici, mais de justice. Et dans la situation actuelle, la justice, c'est le changement ! Ce sont les seules circonstances où Chaos et Justice s'entremêlent, en une incarnation commune. Lorsqu'un peuple se rebelle contre son oppresseur". Le théocrate nous toisa, l'air dédaigneux :"Non, c'était déjà désagréable la dernière fois, je refuse de le refaire !
- Il le faut, et tu le sais".

Fermant les yeux, comme concédant à contrecœur, l'avatar d'Erichto reçut en son sein l'incarnation de Diké. Une tornade de lumière s'abattit sur le palais, balayant tout, renversant hommes et bêtes sur son passage, et s'engouffrant directement dans le corps du théocrate. Comme une gangrène, son corps se recouvra, comme par plaques, de patches de lumière, semblant lui occasionner une douleur sans nom. Ses cris achevèrent de balayer le palais duquel s'échappaient déjà par centaines les serviteurs apeurés, comme brûlés.

Maugrim sentit le sang battre à ses tempes, une douleur atroce lui vrillant le crâne, et son cœur battre fort dans sa poitrine. Il n'avait pas eu cette sensation depuis longtemps. Il reprit contrôle de lui-même, à demi-conscient des dernières paroles qu'il n'avait pas tout à fait prononcées. Le cortège de prêtresses avait disparu.

Le théocrate se releva, fumant comme s'il avait été brûlé par le soleil, son visage à moitié recouvert d'une zone de lumière pure. Deux voix s'exprimèrent lorsqu'il pris la parole : "Je ne sais si je dois te maudire ou te féliciter, Maugrim de Korothir, probablement les deux. Je ne sais pas non plus si tu mesures les conséquences de tes actes, mais viendra un temps où tu devras en prendre la mesure". Il n'était pas menaçant en disant ces mots, juste solennel.

"Tout homme a le droit et même le devoir de refuser d'obéir quand on lui commande de commettre une injustice(1). C'est le fondement de ce que tu es, pour un temps", solennel à mon tour. Tournant la tête, Maugrim contempla le désordre indescriptible qui régnait dans la pièce, et son regard se posa sur une étagère. Il sourit. "Je sais pourquoi elle m'a choisi. Et vous aviez tort. Contrairement à toutes les apparences, je n'ai pas un cœur de pierre. Je suis, je crois, profondément humain". Sur l'étagère, un bocal intact, qui avait peut-être un temps contenu un cœur vivant, était désormais l'hôte d'un morceau de pierre flottant en son sein...

[...]

"Comment peut-on vous appeler, à présent ?
- Je suis toujours le théocrate, plus que jamais, devrais-je dire".

...

"Maugrim, sais-tu pourquoi le Tartare est une ressource insoupçonnée en cas de guerre comme celle que vous vous apprêtez à mener ? Sais-tu pourquoi tant de combats et de guerres y ont lieu en permanence ?
- Il y a une raison ?
- Oui, une très bonne raison. Pour des circonstances telles que celles qui se préparent".

Il leva son poing, et, avec une violence inouïe, l'abattit sur le sol. " Call Forth The Army Of Decay !!!" cria-t-il avec fureur ! Des craquelures apparurent tout autour, et se poursuivirent sur des kilomètres, des dizaines de kilomètres, des centaines de kilomètres.

"Oui, Maugrim. Les morts ont leur utilité ici. Tu es général, et il te faut une armée. Autre chose que la ridicule petite force des tartaréens encore en vie et aptes à combattre que tu avais rassemblée".

Et, du sol, les milliers, les millions de combattants morts au combat dans tout le Tartare depuis des générations, se levèrent, armes en main, squelettes ou à demi décomposés, revêtus d'armures ou ce qu'il en restait au moment de leur trépas. Une armée divine, ne ressentant ni peur, ni douleur, ni fatigue ou sommeil, ni la faim ou le froid... Ils s'unirent, et ils marchèrent, convergèrent, et formèrent la légendaire Légion des Morts, armée que seul le guerrier noir à l'épitoge pouvait lever. Ainsi s'achève, ou plutôt, ainsi commence, sa légende...


(1) Jean-Jacques Rousseau
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Ven 7 Nov - 19:56

Épilogue

Un guerrier en armure noire, juste marquée de deux bandes de nacre sous le cœur et l'épaule reliant un métal plus noir encore. Du haut d'un promontoire, il peut voir l'empire du Soleil Noir s'étaler sous ses yeux.



"Aegis. Il est tard, et je sais que la bataille a déjà commencé. Mais je viendrai, et j'apporterai les renforts dont tu as besoin. Attendez-moi. Et lorsque vous verrez un guerrier en armure noire nimbé des flammes d'un palefroi de Cauchemar qu'il chevauche, l'épée de ténèbres et de lumière dans son dos faisant écho au compagnon chevauchant à côté de lui, également équilibre improbable de lumière et de ténèbres... À ce moment, vous saurez que derrière eux s'étendent à perte de vue les étendards déchirés des 15 millions de guerriers d'élite infatigables de la Légion des Morts, capable de tenir tête au Soleil Noir ou à quiconque..."
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V I N C E N T

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Ven 7 Nov - 20:31

l'ombre d'un loup immense s'arrete au coté de maugrim ....
a contre jour la silhouette sombre et agité de vincent dont on ne percoit d'abord que ces yeux vert fluorescent nimbé de rouge .
" oui maugrim .... l'empire est déja en révolte ... " il hume une fleur du chaos et la laisse s'envoler porter par le vent ...
et le vent de la liberté nous portera vers notre destin !
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Sam 8 Nov - 17:01

J'espère que vous avez apprécié, et que cette légende pourra être utilement intégrée à la campagne et à la partie d'aujourd'hui.
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 19 Nov - 4:16

Alors, ma légende ? Appréciée ? Validée ?

Vu qu'on joue dimanche, j'aimerais bien savoir si j'amène mes 15 millions de morts-vivants, il prennent un peu de place dans mon 40 m2...
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Aegis

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 19 Nov - 14:59

on joue dimanche la ?? je n'étais pas au courant ...
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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Mer 19 Nov - 22:45

cheers cheers cheers
légende aprouvée, certifiée ISO 9001 (un petite private joke, je travaille dans les audits qualité)

Suite à la connivence entre Dike et Erikto , et à la renaissance de la Justice, un archipel est né à la lisière entre l'océean du chaos et la mer azuréenne, parfaitement équidistant de Pentapolis et de Zenith (la cité de l'hypérion ou est adorée Dike)

Autre élément, si les cavernes d'eurynome accueillent 90 % des morts, certains adorateurs d'erichto rejoignent à leur trépas les cavernes des Damnés; ceux ci obéissent au porteur de l'épitoge.

150 000 damnés obéissent ainsi à la parôle de Maugrim, prets à prendre les armes à son commandement
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Maugrim De Korothir

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MessageSujet: Re: La légende du guerrier noir à l'épitoge   Jeu 20 Nov - 17:05

Une double rangée de statues, alternant le blanc immaculé et le noir de jais, mènent à un immense palais de cristal veiné de noir, à l'inverse du dallage de marbre qui en compose le sol. Là où le chaos aurait pu mener à un désordre total, il a conduit à une saine diversité et variété dans la configuration des lieux et l'architecture des tours, ogivales, cruciformes, à bulbe, ou de roc brut selon la direction vers laquelle porte le regard. Le tout donne l'impression d'une saine harmonie, sans la pesanteur d'une rigidité uniforme, comme la création improbable de la justesse d'un artiste exprimant toute sa créativité. De vives couleurs viennent rehausser l'ensemble, arbres, bâtiments, animaux dotant l'ensemble d'un mélange de teintes débordant de vie et évoluant sans cesse, dans un souci d'adaptation, d'improvisation, de changement perpétuel aspirant à progresser toujours.

Tchhh. Tchhh. Tchhh. Le chuintement de sabots incandescents sur le sol annonce l'arrivée du seigneur de ces lieux, entouré d'un aréopage de prêtresses à la beauté sculpturale et aux formes divines, dans des robes vaporeuses à la légèreté infinie. Un cortège de damnés les escorte, aux allures inquiétantes, aux armes barbelées et aux armures de cauchemar, semblant leur vouer une déférence absolue. Pourtant, cette alliance ne semble pas contre nature, mais plutôt se faire écho.

"Ici, à la limite entre Justice et Chaos... C'est là d'où part le vent du changement, Maugrim". Un lourd casque noir aux yeux incandescents se tourne vers une figure zébrée de traits de lumière sans cesse mouvants. "Voici ton fief, ton véritable royaume, porteur de l'épitoge".


Quelque part, un loup dresse les oreilles, et hume l'air, une odeur familière lui parvenant... "Que le vent du changement puisse guider nos pas, Vincent".
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La légende du guerrier noir à l'épitoge
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