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 Familles, je vous hais !

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MessageSujet: Familles, je vous hais !   Dim 20 Juin - 18:49

pour augmenter la dimension psycologique et émotionnelle des personnages, auriez - vous la possibilité de poster des infos sur le vécu familial de vos persos

- parents
- frêres et soeurs
- traumatismes
- autres personnages liés à la famille (oncles, grands parents, amis de famille)

faîtes vous plaisir, imaginez que votre perso est en consultation avec un psy de Prométhéan...

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Dernière édition par Admin le Lun 28 Juin - 20:37, édité 1 fois
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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Lun 21 Juin - 0:51

je n'ai pas connu mon père ....
enfin, je n'ai que deux souvenirs que je peux lui associer et qui sont gravés à tout jamais en mon coeur :
- une dague florentine de Lost Paradise du 16ème siècle, type stylet, un serpent s'enroulant sur sa garde et autour d'un crane aux yeux de rubis
- et un parfum de roses ...

ma mère, la célèbre artiste peintre et sculpteur Perséphone (et c'était d'ailleurs son vrai prénom), avait quitté son poste de comptable et a débuté sa carrière artistique à la rencontre avec mon père. elle a rejoint Trismegiste. c'était il y a de cela une bonne trentaine d'années....

puis je suis née, il y 22 ans de cela.

ma mère m'a élevée seule. enfin, il y a eu des gouvernantes, des professeurs particuliers .... nous vivions dans un conapt aux Hespérides. une véritable enfance dorée!
ma mère a eu quelques amants passagers, bien sûr. et puis il y a eu cet homme, un haut cadre d'Aether (Jacob Montaigne), dont ma mère a fait connaissance lors d'un vernissage. j'avais une douzaine d'années....

Jacob Montaigne m'a montré la face cachée de l'innocence. ça a commencé par certaines images, des vidéos... puis j'assistais, cachée (et je prenais en photo avec mon petit appareil compact) à ses "réunions", ses ébats, qui comportaient des scènes fortement inspirées des écrits du marquis de Sade (Jacob Montaigne était un fin amateur de la torture et de cet art que l'on nomme pudiquement le "snuff")

ma mère prenait de plus en plus les drogues diverses, qui exacerbaient sa créativité (mogwump, substance mort ....) et sa carrière était en plein essor.
mais il lui était difficile de s'occuper de moi, entre ses euphories et ses "descentes"... alors on m'a envoyé en pensionnat. une ile-prison à Heliogabal, tenue par un ordre féminin religieux. une prison ..... la photo m'a sauvé de la folie, et je passais des heures à shooter des fleurs, des oiseaux, des papillons, des vagues et les galets qui roulaient sur la plage .....

connaissant cette passion, et "enchanté" par mes progrès, Jacob Montaigne m'a fait un présent : un vrai Leica M7 mécanique (c'est toujours mon appareil fétiche !)

peu après mon anniversaire de 16 ans ma mère me rappela à Hespérides. je suis arrivée trop tard.

je la trouvais sans souffle de vie déjà, vêtue de sa robe de soie verte, couchée dans des draps noirs, et sa main encore tiède tenait un grenat empoisonné au NDE.
elle avait exactement la pose de son dernier tableau (d'une série de 13 tableaux relatant les morts mythiques et celles des écrits religieux) : une femme vêtue de vert, étendue dans l'herbe si sombre à paraitre noire aux pieds d'un grand arbre d'une caverne enténébrée, tenant un fruit rouge à la main.... l'on l'a baptisé "expiation d'Ève", pensant que ce fruit était une pomme, puisque ma mère ne l'a pas nommé. mais moi, je sais qu'il s'agissait d'un grenat !
ce tableau est dans un des musées les plus réputés de Pandemonium. et moi, je garde depuis précieusement l'esquisse de ma mère...

l'affaire fut rapidement classée comme suicide. ma mère était au pinacle de sa carrière d'artiste.

il est indéniable que ma mère se droguait de plus en plus, et l'envolée de ses pinceaux sous mogwump était à la mesure de son apathie qui les suivait, elle oscillait entre les spleen et les idéaux de plus en plus extrêmes, et les subissait de plein fouet et simultanément grâce à la Substance Mort... il est indéniable qu'une partie d'elle même mourrait à petit feu...

il est indéniable que Jacob Montaigne avait une influence néfaste sur ma mère et sa sensibilité exacerbée. d'autant plus que son penchant pour l'exhibitionnisme/voyeurisme de tortionnaire-né s'accentuait et il entrainait ma mère (et moi également) comme le courant trop fort d'un fleuve qui captive le regard fasciné par les gouffres de l'âme humaine et la danse du tortionnaire et de sa victime enlacés l'un dans l'extase de l'autre....
mes sentiments envers lui restent ambigus encore aujourd'hui, oscillant entre la haine d'avoir précipité ma mère du sommet de son art au gouffre de sa douleur, et la fascination (voire la reconnaissance) d'avoir commencé à ôter de mes yeux le voile du mensonge pudique et hypocrite quant à la comédie humaine... en tout cas, nous nous sommes perdus de vu et n'avons pas cherché explicitement à rester en contact.

ce qui est certain, c'est que lorsque je l'ai vu étendue ainsi, j'ai senti quelque chose mourir en moi, et je me rappelle, je me serrais contre elle, je pleurais dans ses bras pour la première fois depuis des années, et je sentais peu à peu sa peau se refroidir....et je n'arrivais pas à la réchauffer .....

ce qui est certain, c'est que j'ai compris qu'il y a deux types de personnes dans ce monde : les tortionnaires et les victimes. et je me suis promise de rester toujours du bon coté de la lame... même si les effluves de la souffrance m'enivreraient plus que souhaitable ....

ce qui est certain, c'est que je me suis retrouvée à 16 ans à la tête d'une fortune qui a fondu comme neige au soleil sous les regards avides des usuriers, et qu'une fois les dettes réglées, il me restait, pour tout bien 100 000 bio$ et poussières. cela va de soi, que j'ai du vendre le conapt des Hespérides, et même intégralité des tableaux restant de Perséphone...

je me suis lancée dans le journalisme : je couvrais,comme un gentil nègre obéissant, pour les New Eden Post, les faits divers, les meurtres sordides, les affaires de mœurs, et autres chiens écrasés dans le genre, ce qui m'a amené tout naturellement à m'installer à Luxury, à fréquenter la police, et leurs vis-à-vis du crime, et finalement à co-fonder The Fly Agency.

*******
(mon Sombre Secret)
et puis une fois j'ai été embauchée en free-lance photo par Le Club.
je devais simplement faire des photos d'un évènement que l'on m'avait presenté comme celui d'un courant esthétique d'artistes. maintenant, je pense qu'il s'agissait certainement d'une experience magique/occulte.
et je mitraillais avec mon Leica....
et tout à coup ELLE est apparue, et le chuchotement "Déesse ......."
ELLE, intangible et immatérielle comme un songe ou un fantôme; pure comme seule l'innocence peut l'être...
ELLE, elle me ressemblait, ou plutôt, elle ressemblait à celle que j'ai été à mes 16 ans....
.................
et puis je me suis réveillée dans un bar, la migraine et la gueule de bois. et mon Leica était vide, quelqu'un avait du enlever la pelloche.
et je ne garde aucun autre souvenir de cette soirée.... et depuis je cherche cette Déesse. c'est pour cela que j'ai voulu retourner au Club Telem. c'est pour cela (en partie) que je suis devenue disciple d'Alister Crowley (une fois j'ai rêve qu'il se tenait en haut du Phare de Necromundia et qu'ELLE se trouvait à ses cotés). c'est SON image et Son souffle qque je guette dans chaque photo que je vole au temps..........

..............................................
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Zachary

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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Mar 22 Juin - 21:17

Angel.

Ma mère était une femme bien. Probablement.
Je ne m'en souviens pas, elle est morte quand j'avais 6 ans. De même que mon père, tous deux exécutés, ou dirais-je plutôt assassinés par un homme du nom de Rodriguez. Un homme que j''ai haï du plus profond de mon être pendant les dix dernières années. L'homme qui nous a adoptés, ma sœur et moi. Un mafiosi pédéraste et profiteur, un enfoiré de première loin pourtant d'être unique en son genre.

Je me souviens pas de grand chose, si ce n'est de cette table, sur laquelle j'étais, des lumières vives qui nous entouraient, les médecins derrière leur masque. Et enfin ces nombreuses machines grises, pleine de lames et de piquants, qui faisaient un bruit tonitruant. Je me souviens de la douleur, alors que leurs blousent vertes se teintaient de rouge. Je me souviens aussi du lit sale dans lequel je restai pendant des semaines, ma sœur à côté de moi. Sentant mon corps mourir petit à petit, alors que dans la nuit elle poussait des hurlements pendant des heures...

Rodriguez nous donna de nouveaux noms, pour aller avec nos nouvelles fonctions. Elle devenait Aphril, et je devenais Angel. Je ne me souviens pas de tout ce que j'ai fait dans mon enfance. Je me souviens vaguement de ces femmes, et parfois de ces hommes, qui me prenaient dans leur bras. Un soir par exemple, j'étais habillé en pyjama et on m'avait présenté à une dame, dont les cheveux étaient d'un rouge hideux. Elle était assez grosse, mais avait l'air gentille. J'étais monté avec elle dans sa chambre, et elle m'avait montré un livre, avec de belles images. Je ne me souviens pas de ce qu'elle m'avait dit, mais je me souviens qu'elle m'avait fait la lecture un petit moment. C'était assez agréable. Puis elle s'était arrêté sur une page du livre, et je me souviens encore du dessin. On y voyait deux personnes, dans l'une sur l'autre dans le sens inverse.

La dame m'expliqua que c'était pour montrer qu'on aimait l'autre, et voulut essayer avec moi. Elle me déshabilla, m'étendit sur le lit aux draps doux, et se déshabilla elle-aussi, montrant sa graisse pendre le long de son gros ventre. Elle se mit alors au-dessus de moi, m'étouffant à moitié et me criant de lécher comme si c'était un bonbon tandis qu'elle faisait pareil avec moi, me chatouillant de sa langue grasse.. Je me débattis un peu, mais Rodriguez m'avait dit de faire ce qu'elle voulait, sinon il punirait Aphril aussi bien que moi. La dame fit des cris d'animaux, pendant un très long moment, et finalement elle partit. Je m'essuyai la bouche, et elle m'autorisa à partir. Je ne la revis jamais plus.

C'était très dur, de toujours faire ce que les dames voulaient. Mais heureusement, à chaque fois que je rentrais il y'avait Aphril qui était là, pour moi. Nous dormions ensemble, l'un contre l'autre. Je me souviens encore parfaitement de son odeur, délicate, suave. Comme une odeur de fleur, ou en tout cas c'est l'odeur que j'imaginais pour une fleur. Elle aussi devait faire plaisir à des hommes, et Rodriguez la faisait souvent venir dans sa chambre pour lui parler. Mais à chaque fois elle revenait en pleurant, et parfois avec des coupures et des blessures. Mais j'étais là pour elle, toujours. Nous deux, dans cette petit salle, entre deux sordides phantasmes de bureaucrates opulents.

Nous grandîmes, et ce que je devais faire devins plus clair. Il me fallait séduire des dames, ou parfois de rares hommes. Et une fois dans leur lit je devais faire la pute. Pendant ce temps des gars de Rodriguez prenait des vidéos, grâce à un implant qu'ils m'avaient fait. Et une fois cela fait, ils faisaient chanter les femmes qui me prenaient avec elles. Tant que j'étais jeune c'était ça, jusqu'au jour ou Rodriguez me fit assassiner l'une d'entre elle par empoisonnement. C'était lorsque je n'avais que quatorze ans.

Mais toujours lorsque je rentrai, je retrouvai Aphril. Nous allions l'un contre l'autre, comme lorsque nous étions enfants. Je l'embrassai, avec tendresse, incapable de lui résister. Tout comme elle était incapable de me résister. Je ne compris qu'après que les secrétions que nous émettions avaient peut-être quelque chose à voir avec le désir que je ressentais pour elle. Mais cela importait peu. Elle était la seule à pouvoir m'apporter une once réconfort, et j'aurais donné plus que ma vie pour elle. Seul son corps était doux, seul lui avait de la saveur et me donnait du plaisir. Elle rendait les autres femmes fades et rugueuses. Profiteuses, et mauvaises. Seule elle comptait pour moi. Seul moi comptait pour elle. C'était mon paradis au milieu de l'enfer...

Rodriguez le savait, et souvent lorsque je ne voulais pas tuer quelqu'un il menaçait de me l'enlever. Et à chaque fois je tuais. C'était facile de toute façon, mais je détestais enlever la vie. Surtout qu'en général ce n'était pas les pires dont il voulait la mort. Celles-là étaient dans ses petits papiers, et il me livrait comme un steak saignant.

Jusqu'au jour où, rentrant d'une simple mission (un meurtre sale et long par poison radioactif), je trouvai son hôtel en feu. Des hommes se tiraient dessus, et je le vis avec sa tête de dément, crachant et jurant, rouge par la rage, en train de canarder d'autres sales types. Les balles le traversaient, et finalement il s'écroula dans une gerbe de sang puant et un dernier râle rauque et aussi dégueulasse que lui. Ma première pensée fut pour elle, et je me dirigeai vers le brasier. C'est alors que je l'entendis crier mon nom. Je la vis, empoignée par un homme en noir, et je courus vers elle. Mais trop tard, déjà le véhicule était parti. Et finalement seul moi restais, devant les cendres de mon ancienne vie. Sans ma sœur. Sans espoir.

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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Dim 27 Juin - 18:37

parfois, en périodes de coups de blues, qui coïncidaient avec les phases de "descente" (ou bien le contraire ?) et de "sobriété" (toute relative), Lucie laissait échapper dans les conversations avec ses associés de l'Agence The Fly quelques bribes de ses souvenirs d'enfance.


lucie ashton a écrit:

alors on m'a envoyé en pensionnat. une ile-prison à Heliogabal, tenue par un ordre féminin religieux. une prison ..... la photo m'a sauvé de la folie, et je passais des heures à shooter des fleurs, des oiseaux, des papillons, des vagues et les galets qui roulaient sur la plage .....

Le pensionnat du Mont Carmin était tenu par les Religieuses de l'Ordre de la néo-Trinité pour la rédemption des Captifs (un ordre disait-on antique d'héritage de Paradise Lost).

le Mont Carmin portait bien son nom ! Lors des fêtes de la Rédemption des Captifs la Grande Moniale faisait le tour du monastère-pensionnat tenant les reliquaires qui renfermaient les saints restes des saints Captifs, suivie des autres sœurs, les fines cierges à la main. et nous, les pensionnaires, les suivions à genoux.... j'imagine, vue de haut, la procession ferait penser à un serpent lumineux traçant un chemin pourpre ondulant parmi la végétation vert sombre de l'ile ....
la mémoire de ces festivités est encore gravée sur mes genoux, d'ailleurs !

les sœurs ... il y aurait beaucoup à dire, mais je ne souhaite pas leur faire cet honneur.
toutes des névrotiques frustrées...

(les pensionnaires étaient toutes des filles, bien sur, logique pour un monastère féminin) .

l'instruction y était réputée, et même excellente dans certains domaines : conversation, étiquette, l'art d'être une "bonne jeune fille bien dotée à la recherche d'un mari" et puis d'une "bonne épouse douce, docile et soumise et humble" . un programme réjouissant ! mais il y avait une vaste bibliothèque, où l'on pouvait dénicher, coincés entre quelques romans édifiants sur la morale et la vertu, des ouvrages de théologie, des langues anciennes, et même des ouvrages d'occultisme "soft". j'y passais des heures ...

la discipline, quand à elle, était rigide et appliquée à la lettre.

des confessions hebdomadaires, des mois entiers parfois de régime aux graines, sensées symboliser la manne céleste, les sœurs nous surveillaient dans les salles de cours, les dortoirs, les réfectoires, les douches... d'ailleurs nous devions nous laver en chemises longues, avec des manches retenues par des rubans blancs...
elles nous enfermaient une bonne semaine par mois dans les cachots sombres et humides, pour "méditer sur l'innocence de l'âme et le péché de la luxure". après chaque sortie dans le "monde" (à comprendre "en dehors de l'ile"), nous subissions un véritable examen clinique quant à notre vertu du corps et de l'âme !...
elle nous faisaient porter en cas de fautes des sous-chemises de bure grossier et irritant. mais nos uniformes et nos gants étaient ornés de dentelles blanches !...

et lorsque je rentrais, "en permission", à la maison, je m'en donnais le cœur joie à transgresser, à bafouer, en cachette et à travers l'objectif de mon appareil photo, ces préceptes ! (c'est peut être pour cela que j'ai foncé dans le journalisme après ....pour jouir de la liberté de la presse et la liberté de l'image .....)

je crois que c'est de cette époque, de ce pensionnat, que j'ai gardé une appréhension, voire une aversion au contact direct, (avec un autre corps humain, je veux dire).
et d'ailleurs, les quelques flirts que je compte à mon actif, ne sont qu'accidentels et éphémères, et n'ont jamais dépassé le stade de flirts...
et même lorsque je dois prendre en photo des personnes, pour les positionner, ou rajuster le maquillage ou les plis des vêtements, je préfère mettre des gants pour éviter de les toucher directement.




à suivre !!!





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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Lun 28 Juin - 20:42

Avec l'accord de Nicolas, je poste l'historique de Zacharias Schmidt, l'entomologiste de l'agence.

Les plus lointains souvenirs sont toujours emprunts de cette grâce et de cette gaieté qui, colorant bien souvent les expériences passées, parviennent à rendre joyeux les vieux clichés sépias. Ah, les vieilles photographies du grand-père s'appuyant fièrement sur sa bêche devant sa ferme, beaucoup de descendants ne peuvent s'empêcher de les teinter de cette nostagie réhaussant la réalité du vieil indigent éreinté devant sa masure sur quelque monde extérieur dépouvu de toute sorte d'intérêt objectif autre que celui que des colons floués avaient amené avec eux, et qui s'amenuisait encore année après année, mort après mort. Trop pauvre ou trop têtu pour admettre son échec, il finit, comme tant d'autres, par rejoindre définitivement cette terre ingrate qu'il s'était obstiné à cultiver. Son fils Jérémy, héritier infortuné, la prit tellement en horreur et qu'il n'eut d'autre cesse que de chercher à la quitter à tout prix. C'est ainsi qu'il rencontra Zora une jeune archéologue qui arrondissait ses fins de mois en servant de passeuse aux candidats illégaux au retour sur un district planétaire digne de ce nom. La belle se faisait effectivement accompagner chaque année d'une poignée de jeunes assistants qu'elle « oubliait » malencontreusement de ramener à l'issue de ses chantiers de fouille. Jérémy parvient à rassembler en un temps record la somme requise par les commanditaires de Zora même s'il ne s'étendit jamais sur les moyens qu'il usa pour ce faire. Toujours est-il que les profonds mystères de la nature humaine et, sans doute aussi, un peu les circonstances de l'évasion firent que les deux jeunes gens partageaient au final beaucoup plus qu'une simple relation professionnelle en arrivant à destination. Ils vécurent une idylle digne de paradise lost pendant toute la campagne de fouille, au point que Jérémy même hésita à repartir avec elle sur leur planète d'origine. Zora le convainquit au contraire de l'attendre quelques mois pendant qu'elle s'arrangeait pour liquider ses affaires là-bas afin de venir s'installer avec lui dans la ville de Néron. L'attente fut finalement plus courte que prévue car, pour le rejoindre, elle emprunta une voie directe, plus onéreuse mais tellement plus rapide, en passant plusieurs portails d'affilée. Nul ne sait exactement ce qu'il advint mais il s'avéra qu'elle émergea enceinte jusqu'aux yeux et très affaiblie comme si un enfant avait grandi beaucoup trop vite en elle en épuisant d'un coup toutes ses réserves. La médecine ne fournit jamais aucune réponse et se contenta de mettre au jour un petit garçon, Zac, et d'enchasser la mère infortunée dans une cuve conservatrice en attendant l'improbable jour où elle serait en mesure de la soigner. Jérémy ne s'en remit jamais et éduqua vaguement ce rejeton honni qu'il accusait d'avoir littéralement tué son aimée. Il ne fit donc rien pour dissuader cette malsaine manie qui porta très tôt le jeune enfant vers les chiroptères et autres arthropodes terrestres au point d'en faire le sujet principal de ses études. En fait, il s'avoua même soulagé quand celui-ci choisit de disparaître de la surface de la terre en devenant égouttier pour s'enfoncer dans les obscurs tunnels perçant la ville. Sa haine faiblit même au point qu'il finit par réussir à occulter de ses pensées cette chose que l'administration persistait à appeler son fils.

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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Mar 20 Juil - 21:00

voir ci dessous


Dernière édition par lucie ashton le Mer 21 Juil - 15:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Familles, je vous hais !   Mer 21 Juil - 15:21

quelques lignes sur la Déesse IRIS

Dans les toutes premières traditions anciennes de la mythologie grecque, Iris est considérée comme étant la sœur jumelle d’Hermès (le dieu de la bonne Intelligence et le dieu de tout Chemin)

Dans la mythologie grecque, la déesse Iris serait donc issue en même temps que son frère Hermès. De la déesse Maïa (la déesse de la Croissance).....d'autres versions mythologiques où la mère d'Iris serait la déesse Titan Electre, une soeur de Maïa. Laquelle Maïa était l’une des sept célèbres filles du dieu Titan Atlas ......Les sept filles du dieu Titan Atlas (et de sa femme Pléioné) sont les gracieuses Pléiades (nommées ainsi du nom de leur mère et présidant le cycle de la vie - rare), connues pour leur extraordinaire beauté - à savoir : Taygète, Alcyoné, Celaeno, Méropé, Astéropé, Electre et la plus jeune d'entre elles : Maïa, qui s’unit durant la nuit à Zeus le nouveau roi suprême des dieux olympiens, ce, pour sceller la paix des clans divins après la gigantesque Guerre des dieux.
Avant le mariage de Zeus avec la déesse Héra, Maïa la ravissante fille d'Atlas, s’unit donc à Zeus, et de leur union sacrée naquirent : Hermès (l’Intelligence) et Iris (l’Arc en Ciel)

Plus tard, la tradition mythologie grecque originelle et ancienne, qui représentait ces deux adorables enfants jumeaux (Hermès et Iris) disparut malheureusement. Et seule prédomina, historiquement, la tradition qui mettait plutôt en valeur la naissance connue des dieux et enfants jumeaux issus de Léto (la maîtresse amante de Zeus, époux d'Héra) ; ce, en faveur d’Apollon (le Soleil, les Arts) et Artémis (la Lune, la Chasse). Ainsi, la déesse Iris ne fut plus considérée comme la sœur d’Hermès. Le dieu Hermès fut presque autant, au contraire, "diabolisé" ; tandis que Iris fut presque rayée du Panthéon des dieux olympiens, durant un certain temps du moins.

Selon des versions diverses et plus récentes, on donnait également pour mère à : Iris l'Arc-en-Ciel, plutôt une autre des sœurs Pléiades (Electre). En tous les cas, l’explication la plus juste, concernant la déesse Arc-en-Ciel. Serait que la ravissante Iris n'aurait pas toujours fait l'unanimité de son affiliation.


ATTRIBUTS

Dans la mythologie grecque, L’Arc-en-Ciel, son attribut divin, était un puissant symbole de chance et d’espoir. Dans la Mythologie grecque, Iris devint tout comme son frère : Hermès, une déesse Messagère que l’on disait au service de la déesse souveraine : Héra. Tandis que le dieu Hermès était quant à lui au service du dieu souverain des dieux : Zeus. Iris dispose de l'Aiguière d'Or, laquelle était rendue sacrée de par son contenu (les eaux divines du Styx).

tiens ! un fleuve des enfers Twisted Evil


La messagère Iris, correspondant féminin et équivalent d'Hermès, remet aux dieux, non pas le fruit de l'immortalité, mais l'eau du Styx qu'elle vient de puiser avec une aiguière d'Or.

la ravissante Iris se rendait du Ciel de l’Olympe à la Terre. Ce, par le moyen de l’Arc-en-Ciel, qu’Iris régissait. Et qu’elle avait alors pouvoir de faire apparaître où bon lui semblait bon.

AMOURS

Dans la mythologie grecque, on la dit souvent comme étant l'épouse du dieu des Vents de l’Ouest, à savoir : le dieu Zéphyr, serviteur d’Eros (l’Amour) et d'Hermès. Avec lequel (Zéphyr), elle représenterait la douceur de vivre et la force de l’Amour heureux. Zéphyr étant quant à lui le fils du dieu Astraéos (ou Astrée) et celui de la déesse Eos (L'Aurore) ; ainsi qu'il (Zéphyr) demeurait selon les poètes antiques, le frère des étoiles.

pas tres kultien, ça !
me serais-je trompé de voie ?

l'alchimie entre la voie de la mort et celle de la passion donnerait-elle la voie des ames ?......





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