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 Codex Metropolitain

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MessageSujet: Codex Metropolitain   Dim 27 Juin - 11:58

Voici quelques feuillets du codex metropolitain, écrit supposé de léonard de Vinci

(...)

Le temps, l'espace et la conscience, tels que nous les concevons ne sont que des illusions. Nous existons de toute éternité, emplie de possibilités infinies et la mortalité ainsi que notre finitude ne sont que des accidents...

A l'origine des temps, dans le Tohu Bohu, les Dieux emplissaient le cosmos de leur multitude. Ils étaient innombrables et leur pouvoir ne connaissait aucune limite. Les formes suscitées par leur désir étaient éphémères, car comme des enfants ou des chats ils étaient versatiles et indolents et se désintéressaient bien vite de leurs créations. Le monde grouillait de démons et de merveilles, et la morale qui entraine la conscience du bien et du mal, et de la culpabilité n'existait pas non plus.

L'un de ses dieux, appelons le Ialdabaoth aspirait à autres choses. Ambitieux et orgueilleux, il souhaitait être adoré et révéré par les autres dieux.
il plongea donc dans le Tohu Bohu à la recherche de la matrice du pouvoir.
Dans les profondeurs insondables de l'abime, il trouva la déesse du néant et s'unit à elle.
Quand il revint parmi les dieux, il arborait la Loi: celle - ci le désignait comme souverain du cosmos.
Ialdabaoth réunit les autres dieux et fut sacré "Artisan du cosmos" soit démiurge.
Les dieux étaient à présent un peuple, et comme un chef d'orchestre, le démiurge animait le chant des autres dieux sous son autorité. Ainsi naquit l'ordre qui fut appelée Maat, Dharma ou Logos.
Les créations des dieux étaient soumises à la Loi, et condamnées au néant lorsqu'elles la transgressaient. Au contraire, les créations qui servaient humblement la Loi pouvaient subsister un certain temps. Armé du sceptre du néant, Ialdabaoth inspirait une crainte infinie dans le cosmos

Mais l'un des dieux prit ombrage de cela ; ce n'était le plus beau et le plus glorieux des anges, mais au contraire un dieu chétif et malingre empli de ressentiment et de jalousie pour ses ainés. A son tour, il plongea dans l'abime, et quand il revint il était métamorphosé.

Sabaoth mena les dieux les plus insignifiants à l'assaut du palais du démiurge. Bon orateur, il sut dresser la multitude des laissés pour compte contre la Loi. Dans la salle du trône ou avait eu lieu le sacre de Ialdabaoth, il brisa la Loi et s'autoproclama nouveau démiurge.
Ialdabaoth avait profité de la bataille pour fuir et prendre l'exil.
Le cosmos était bouleversé par l'affrontement. Sabaoth était empli de crainte terrible envers les dieux. Il craignait qu'un jour, lui-même ne soit victime d'un usurpateur.La loi avait failli, mais Sabaoth avait ramené du gouffre la conscience du bien et du mal. Il libéra les anciennes créatures forgées par le désir des dieux et avec l'aide de 10 dieux mineurs, il façonna une gigantesque prison pour les dieux. Les anciens dieux furent frappés par la conscience du bien et du mal et connurent la peur, la honte et la culpabilité qui avaient toujours été les oripeaux de Sabaoth. Surtout ils oublièrent qu'ils étaient des dieux eux -même. sabaoth fut sacré unique dieu du cosmos et sa providence s'étendit sur le cosmos. En son nom, Sabaoth et ses serviteurs accomplirent des choses terribles. Surtout puisque les hommes massacraient et torturaient au nom du Bien, il était nécessaire d'incarner le mal. Et Sabaoth libéra un captif du nom d'Astaroth et en fit son bras séculier, son bourreau. Ceux qui s'écartaient de la providence étaient voués aux supplices éternels et à la fournaise. Mais en secret régnait une connivence entre Sabaoth et Astaroth puisque ce dernier justifiait les atrocités commises au nom de la providence.

Comme les ages passaient, le pouvoir d'Astaroth grandissait. D'un simple exécuteur et tortionnaire du Démiurge, il devint bien vite l'incontournable administrateur de la providence divine.
La prison n'était pas parfaite, et malgré la vigilance des geolliers, un certain nombre d'humains parvenaient à s'échapper et retrouvaient immédiatement leur divinité.
Il vint un moment ou la providence ne reposa plus que sur la peur de l'enfer.
Les prisonniers se mirent alors à adorer leur propre finitude, leur humanité. Ils étaient devenus fiers d'être des captifs et la conscience du bien et du mal emplissait toutes leurs considérations. Le démiurge lui-même n'était plus adoré que comme le premier des hommes.
Sabaoth comprit alors que le pouvoir lui échappait et après avoir laissé la prison sous l'intendance de 10 geolliers, il quitta le cosmos et replongea dans l'abime.

En l'absence du démiurge, la discorde finit par s'installer entre les 10 archontes et plusieurs factions se formèrent.
Au contraire, les geolliers des enfers étaient parfaitement tenus à l'autorité d'Astaroth. La prison se fissurait et les humains trouvèrent même le moyen de menacer le monde.
L'absence du démiurge finit par être ressentie confusément par les prisonniers qui se détournèrent du bien et du mal. Il leur sembla que la prison elle -même devait être adorée, ainsi que les lois qui l'animaient. Il usèrent tant et tant la machine des mondes que le mécanisme lui -même finit par se dérégler.

Le paradis perdu

"Better to rule in hell" nous dit Milton, mais quand le paradis n'a plus d'occupants, le diable peut légitimement revendiquer le titre de nouveau démiurge...

Astaroth s'introduisit dans le Palais déserté du Démiurge et put consulter le testament de Sabaoth, le Livre de Fer.

Les révélations contenues dans l'ouvrage firent chanceler Astaroth ; un plan naquit dans la conscience du prince des ténèbres

Il semble que le Démiurge ait laissé, par delà son départ 7 objets merveilleux, les ornements de Son Sacre comme souverain du cosmos.
Mais les objets étaient cachés en 7 lieux inaccessibles. pourtant Sabaoth avait prévu les conditions de son retour, en laissant aux humains 7 chemins spirituels, les 7 Clefs, qui seuls avaient le pouvoir de révéler les Ornements du Sacre.
Astaroth saisit sa chance; il commença à favoriser les cénacles occultes et autres congrégations ésotériques afin qu'lls parviennent à retrouver les 7 ornements. Ensemble, ces cultes étaient appelés les 1000 yeux, l'oeil étant le symbole de l'éveil et du recouvrement de la divinité perdue.
Selon les rumeurs les plus folles, les 7 ornements comprenaient une épée, un anneau, un sceptre, une coupe, une couronne. Les 2 derniers ornements semblaient intangibles et mystérieux.
Comme un reflet de l'antique Sacre du Démiurge, certains humains avaient le don, grâce à des simulacres des 7 ornements de commander au cosmos. Ces conjurateurs furent traqués et pourchassés par les geolliers; il semble en particulier qu'ils soient liés à 5 interdits : la folie, le rêve, le désir, le temps et l'espace, la mort. les conjurateurs finirent par déchirer la prison et fissurer l'illusion. Certains d'entre eux s'éveillèrent. D'autres se rallièrent à la quête des 7 ornements.

A l'avènement de l'ère du verseau, la quête aboutit. 6 clefs avaient été retrouvées et la septième, le nom secret du démiurge allait aboutir.

Au même moment, Samuel Icarius, un scientifique génial parvenait à mettre au point une théorie scientifique unique pour expliciter le cosmos. En usant de ses théories, dans un lieu tenu secret par l'armée, un gigantesque portail stellaire fut bâti.
l'ouverture du portail coïncidait avec l'accomplissement du rituel contenu dans le livre de fer, en présence des 7 ornements, présidé par un avatar d'Astaroth.

La Porte des étoiles s'ouvrit et l'humanité hurla en découvrant qu'elle n'était pas seule et que de monstrueux geolliers rodaient parmi les hommes. Surtout, les déments et les psychotiques unirent leurs cris pour annoncer le "Retour imminent du Maître"

les hommes prirent peur, et dans la plus grande confusion commencèrent à emprunter les portails vers des mondes hâtivement terraformés.
Lorsque les métacalculateurs annoncèrent la venue du Maître, tous les portails furent fermés, et le hurlement des humains qui n'avaient pu franchir les portails à temps résonna pendant longtemps.

Ce fut la revanche d'Astaroth et la première partie de son plan millénaire. Le rituel du sacre avait rappelé le démiurge du néant. Quand Sabaoth parvint dans le temple secret, les 7 ornements devinrent sa prison. Les 7 clefs scellèrent Sabaoth dans l'ancienne prison des hommes. l'ancien démiurge comprit que son double maléfique s'était joué de lui et reporta sa fureur sur les humains prisonniers avec lui

(...)
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