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 Fragments du Codex Apophis

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Carmen Miranda

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MessageSujet: Fragments du Codex Apophis   Dim 18 Juil - 15:05




Telle une graine impie l’aérolithe s’enfonça dans la plaine verdoyante et sa corolle noire s’ouvrit sur un cœur sombre.

Et alors ce cœur de Ténèbres Denses rougeoya, comme une braise effleurée par le chant dissonant de mille prières de désolation.

Et le souffle des Anciens Dieux de la Destruction s’abattit sur la plaine.

Et ses débris volèrent, comme la poussière.

Et se déposèrent, comme le pollen, sur la fleur impie de l’aérolithe.

Et s’envolèrent, comme les volutes d’encens, vers les narines dilatées du Ver monstrueux embusqué dans les Interstices.

Et il traina son corps difforme, et sa gueule buta contre les parois de la faille et la déchirure dans la Réalité s’agrandit et suinta, comme une plaie béante.

Et il aspira la sève du monde. Et ses yeux se révulsèrent de l’ivresse. Mais n’en fut pas rassasié.

Et la peur étouffa les poitrines de ses adorateurs. Et Apophis huma le parfum tremblotant et presque tangible de cette peur.

*******************************
traduction de Lucie


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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Dim 18 Juil - 16:08


Et le Messager s’avança et dit :
Suivez la Rivière
Et ses flots argentés où se mirent les Etoiles vous guideront par delà l’aube de la Nuit Eternelle
Et alors les Ténèbres vous envelopperont
Et leur brume noire et poisseuse se collera sur votre peau et enveloppera votre corps de ses bandelettes mortuaires
Et vous avancerez, ni morts, ni vivants, dans le Labyrinthe poisseux du Marécage
Et vous contempleront les vestiges des Mondes à jamais engloutis
Et des orbites creuses des idoles oubliées couleront vos larmes d’humanité
Et elles revêtiront vos peaux et se repaitront de vos souffles
Serez-vous alors toujours convaincus que la souffrance est préférable à l’anéantissement ?

Et alors la foule s’arrêta, hésitante.
Et cinq silhouettes encapuchonnées s’inclinèrent devant le Messager et s’avancèrent sur la rive
Et sans un regard en arrière vers la foule silencieuse et apeurée ils suivirent les courants chatoyants du fleuve
Et de leurs pieds blessés sur les rochers coupants des fils pourpres se tendirent vers le fleuve et teignirent de leur sang les flots argentés des larmes des Etoiles




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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Dim 18 Juil - 16:51


cette page s'était "glissée" dans le codex Apophis: l'ancienneté du parchemin à cet endroit laissait apparaitre un texte ancien, comme jadis effacé par divers procédés de blanchiment des pages (pour les rendre réutilisables pour de nouveaux écrits).


L’enfant avançait, chancelant, vers le Fleuve. Et tous s’écartèrent sur son passage, lorsque les rayons du soleil couchant ravivèrent les couleurs purpurines des larmes de sang qui continuaient de couler de ses orbites recousues, de la commissure de ses lèvres scellés dans la chaire même par la brulure d’un sceau impie…

L’enfant continuait d’avancer, d’un pas trébuchant…

Et lorsque les premières Étoiles dansèrent sur les flots argentés, son corps s’écroula sans vie. Et la Rivière l’entoura de ses bras aimants et lava son sang et les impuretés. Et alors les fils noirs qui mordaient sa chair éclatèrent et des dizaines de serpents sortirent de ses entrailles, de son corps… et ne restait plus que la peau, tel un vêtement posé négligemment au bord de l’eau.

Et la Lune montante caressait de ses rayons obliques d’étranges signes qui y apparaissaient, comme sous une plume invisible…


la dévoration des assassins :

Le Cavalier Noir chargeait… Ses yeux, deux fentes de braises sombres, condensaient toute sa haine d’Humain envers celui qui allait lui ôter la vie, toute cette vengeance, insatiable comme la Cataracte dont il arpentait les abords…

L’Etre Diaphane aux yeux réduits à deux fentes obliques revoyait encore cet instant où il avait brisé la coquille d’ombres denses de l’œuf renfermant l’âme, où il en arracha le fœtus agonisant et se gorgea de sa vitalité, afin que la sienne, vacillante, s’en nourrisse et… Et, tandis que quelque part dans la Cité Engloutie, baignée dans les effluves des Ténèbres Denses s’engouffrant en spirales dans la Cataracte, le corps engoncé dans une lourde armure hérissée de pointes d’un serviteur de la Stabilité Sombre s’écroulait sans vie, il sentit la soif de vie de l’Humain et sa force de l’esprit s’opposait à la sienne. Le véritable duel pour le droit d’espérer un avenir commençait…

Le lourd fléau d’armes sifflait en tournoyant. Et malgré la rapidité fluide de ses mouvements, l’Etre Diaphane ne put l’esquiver complètement et l’une de ses cotes craqua légèrement, comme une coquille d’œuf… Comme une Perle d’Ame…

L’Etre Diaphane sentit son cœur se serrer, comme en écho à l’agonie de ses deux compagnons qui avait déferlé sur lui en vagues lorsque les Perles de leurs âmes furent brisées quelques instants auparavant. En vagues étourdissantes de douleur de leurs rêves brisés, comme des simples coquilles d’œufs. De leurs espérances réduites en poussière qui retombait en rosée sur l’âme de celui qui n’a pas su les protéger … Il suffoquait dans les tourbillons de ces agonies entrelacées dans leur douleur…

Sans même prendre la peine d’ajuster la précision du pistolet, il tira à bout portant et la balle perça de part en part le flanc de l’Homme, qui chancela et mit genoux à terre, répandant des gouttes de sang sombre et poisseux.

Cela n’avait rien de personnel. « Juste professionnel », comme aurait dit Louve. L’Etre Diaphane sourit à l’évocation de son souvenir. Sa main tendit d’un geste empli à la fois de compassion et de dédain au Cavalier blessé une écharpe de soie blanche. L’Homme tendit ton bras. Un instant, son, regard presque éteint réfléchit sa haine malicieuse des fils du Décan Pourpre. La lame cachée dans sa manche jaillit dans un élan de fourbe bassesse vers son adversaire, qui plissa légèrement ses yeux obliques, mais n’arrêta son geste, ni n’esquiva point. La lame alla se planter dans son pied, et un fin ruisseau de sang de l’Enfant de Etoiles coula se mêler au sang poisseux de l’Homme.

Cela n’avait rien de personnel. Il agissait en Assassin, sentant remonter en son cœur les instincts de meurtre et de survie de ses existences passées. Et les bribes de souvenirs de ses réceptacles enfouis chantèrent à l’unisson la Révélation, tandis que mille visages se succédaient, recouvrant en filigrane ses traits effilés et délicats. L’instinct de dévoration des Assassins! C’était donc cela : le véritable meurtre est la Dévoration de l’Ame… L’Assassin chassait à travers tous les Décans sa Proie à l’odeur de son âme. L’Assassin accomplissait un meurtre mystique avant tout anéantissement physique, et tout meurtre devenait combat spirituel entre le Chasseur et sa Proie. Le vainqueur gagnait le double trophée, celui de sa propre survie en tant qu’identité principale – ou Réceptacle premier – et la puissance de l’identité dévorée, qui pouvait alors devenir un des réceptacles secondaires. Lorsque le Chasseur échouait, son âme était dévorée par la Proie, car les rôles s’inversaient, et les Assassins murmuraient des rumeurs possibles de Possession…

Cela n’avait rien de personnel. L’Etre Diaphane prolongea le mouvement de sa main et ses doigts fins et longs s’enfoncèrent dans le poitrail de l’Homme et se refermèrent sur le cœur chaud de sang et palpitant de vie. Il le huma … Non, il l’était pas prêt à boire cette vie à la manière des Loups Assassins. Il l’effleura de ses lèvres en baiser d’adieu et le tendit sur ses paumes recouvertes de sang ouvertes vers le ciel. Et le cœur devenu Etoile Pourpre s’envola laissant un fin sillon de gouttelettes de sang légères comme la rosée et rejoignit le Décan des Hommes…



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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Dim 25 Juil - 22:11

en fouillant de vielles archives sur paradise lost, des infos astronomiques sur APOPHIS

affraid
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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Lun 26 Juil - 14:54

lucie ashton a écrit:



Telle une graine impie l’aérolithe s’enfonça dans la plaine verdoyante et sa corolle noire s’ouvrit sur un cœur sombre.

Et alors ce cœur de Ténèbres Denses rougeoya, comme une braise effleurée par le chant dissonant de mille prières de désolation.

Et le souffle des Anciens Dieux de la Destruction s’abattit sur la plaine.

Et ses débris volèrent, comme la poussière.



commentaire de lucie :
je crois bien que ces aerolithes sont des sortes d'armes qui detruisent le monde, en le faisant revenir à la poussiere de l'energie libre ....
à voir le lien avec les usines de karma flux !
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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Jeu 29 Juil - 20:39

en noir : le codex
en bleu : les commentaires de Lucie



il existe une lieu isolé des tous les univers, un lieu où s'echouent les souvenirs oubliés...

et les debris de ces souvenirs sont emportés par un fleuve...

et ce fleuve se jette dans le vide silencieux en une cataracte de tenebres...

ça rappelle l'astronomicon : la fontaine et la cataracte. il y aurait donc un fleuve qui se jetterait dans la cataracte !

dans les tenebres les lus profondes, où nulle lumiere ne penetre, il est une mer, ou plutot une marecage, où sont enlisées des carcasses de navires de mondes qui n'existent plus...

non loin des rivages de ce marecage se trouve une construction intemporelle : une pyramide, fendant le sol de son sommer aiguisé comme une lance.

je me demande la lien avec les aerolithes des apsu ..... eux aussi sont "plantés" dans le sol, comme des lances .....

et la brume autour ce cette pyramide se teinte de pourpre, comme un sang poisseux.

on dit que c'est le sang de ceux qui ont agonisé pendant l'agonie des mondes. le sang de ceux qui ne peuvent connaitre ni la mort, ne l'oubli, ni aucune sorte de repos éternel.

car il est dit que Celui qui est à tout jamais marqué par le sang du premier meurtre ne peut connaitre que l'errance eternelle. il existera à tout jamais dans le sang de l'agonie.

........ (texte illisible)

son chant sera la souffrance pourpre suintant goutte par goutte des veines eclatées. sa danse sera le tourbillon de brume de teintes carmins qui voile les yeux des meurtris des torturés et des tortionnaires.

sa robe sera ecarlate du sang versé, bu et transfiguré en pont d'agonie entre la vie et la mort.

on dirait que ça parle du Rouge, celui qui a assassiné Japhet What a Face
c'est qqn qui est "marqué" par le sang et la couleur rouge ..... tiens tiens !
"sa robe sera ecarlate...." : je vous fais remarquer que je mets une certaine couleur de plus en plus souvent ! dois-je en conclure que je suis liée à ce Rouge ? et jusqu'à quel point ?.....


et il dansera dans tous les mondes voués à la destruction. car c'est lui, sa presence, qui amenent la destruction et les hurlements de desolation. car telle est sa malediction. et telle est la malediction de la Fontaine, qui a disloqué à tout jamais son ame souillée du sang. et les eclats de sont ame s'appellent et se repondent à travers mille espaces sideraux et travers les eons d'eternités. ........ (texte illisible)



une ame eclatée, comme celle d'angel et aphril, mais pas en deux, en beaucoup plus .... ça doit pas etre evident .... en fait, des eclats de son ame se reincarneraient dans des mondes differents, en premisses à leur destruction ?!

cher Angel, si tu souhaites la destruction du monde, ce en quoi je suis parfaitement d'accord, à condition qu'on puisse partir avec Astrum et pas etre detruits, j'ai comme l'impression que tu pourrrais t'associer avec ce Rouge : apres tout, la destruction des mondes est son "job", non ?

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MessageSujet: Re: Fragments du Codex Apophis   Ven 30 Juil - 22:21



L’Arbre était gigantesque, ses plus hautes branches se perdaient dans les cendres noires des nuages poisseux, et ses racines s’enchevêtraient offrant à ceux qui voudraient s’en approcher une toile labyrinthique de ronces et de branches sèches jaillissant comme des lances et des piques.

Une ombre encapuchonnée s’approcha lentement, s’inclina avec révérence et déballa son offrande.

L’offrande était inconsciente. Les doigts agiles de l’ombre la déshabillèrent, et dessinèrent avec la sève de l’Arbre… non, le sang de l’Arbre, tant la sève était pourpres !, des signes étranges sur ce corps qui revenaient lentement à la conscience. Lorsque les ronces la transpercèrent, le dernier hurlement de l’offrande était mêlé au soupir de satisfaction de l’Arbre. L’offrande s’est tue, offrant un sourire de douleur et un masque d’extase entremêlés dans une agonie interminable…

Dans un geste épuré et ininterrompu, aussi fluide que la main déliée d’un calligraphe, sa lame dessina des arabesques impies sur le ventre de l’offrande, et la peau, les muscles, les intestins suivis d’autres organes glissèrent sur les racines, telles des guirlandes accrochées aux épines…

L’ombre plongea ses mains sous la cage thoracique et le craquement des vertèbres sembla tel un grincement d’une clef dans une serrure. Et lorsque les mains écartèrent les cotes, ce fut sur une fissure de lumière roussâtre et blafarde, comme une porte s’ouvrant sur un enchevêtrement des branches diaphanes, de veines où la sève est sang et où le sang est la sève du vivant…

L’ombre lécha le sang s’écoulant de ses mains, et ses yeux de saphir brillèrent comme deux étoiles macabres lorsque ses mâchoires de loup se refermèrent sur un cœur encore tremblotant. Il rentra dans ce portail de chaire et se fondit dans l’Arbre.

… … … … … … … … … …

Quelque part dans un autre monde, sous d’autres étoiles, une bouche aux lèvres desséchées et dévorées par des termites poussa un léger râle, des larmes de sang glissèrent des orbites creuses picorées par des oiseaux charognards, un corps crucifié à un arbre sinueux remua faiblement et de ses entrailles glissa une forme encapuchonnée et se fondit dans les ombres.


******************

je pense que ce type a ouvert un portail ! en fait, il voyagé dans la sève des arbres, tout comme nous, on voyage dans l'in oebo
affraid
c'est assez abject, non ?
si j'ai bien compris, il y a besoin d'ouvrir un chemin, en crucifaint un corps en offrande, et on ressort par un autre corps crucifié et encore vivant. mais j'ai comme l'impression que ces arbres maintiennent en vie asser longtemps les "offrandes".

cela dit, j'ai encore jamais vu d'arbres qui ont du sang à la place des la seve .... des arbres carnivores de chaire, ou pire des carnivores des ames ! Twisted Evil
je le dis, parce que l'individus semblait etre un loup, avec des yaux bleus de saphir, or il y a un texte qui parle des assassins de saphir et de la devoration d'ame.
j'ai eu le temps recemment d'approfondir un peu cette question de devoration d'ame, sous son aspect "possession", dans le voie de la mort que je suis, et cela ne m'etaonnerait pas qu'il s'agisse des Loups de Saphir, des Assassins et devoreurs des ames. il doivent etre liés à ces arbres monstrueux....
ça me fait penser que j'ai entendu un ragot sur un culte monstrueux du vivant... Suspect je me demande s'il y a un lien .....
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