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 J'avais fumé la moquette...

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MessageSujet: J'avais fumé la moquette...   Sam 20 Sep - 0:37

je devais pas être à jeun...
bon courage!

Document ésotérique 2 pour épiphanie.

Plus que des hommes, souvent nous voulons que les héros de nos fictions soient plus que des hommes.
Mais en vérité, et dans la mesure où ils ne sont qu’une représentation, une parcelle de notre conscience, notre réalité, ils sont infiniment moins que nous.
Il y a plus de vérité dans un grain de sable que dans toutes les splendeurs et merveilles des épiphanies.
Mais si notre monde est lui-même une gigantesque représentation, la pertinence de ces considérations cesse.
Le monde moderne qui est riche en enseignement voit un abandon progressif du modèle objectival de la réalité pour laisser place, non sans heurt à un système informationnel, donc représentationnel.
Ce faisant il n’y a plus de substrat, de réalité en soi.
Il nous faut donc abandonner l’idée d’une réalité partitionnée, compartimentée, ségrégative.
Au contraire, le modèle d’un gigantesque gestalt, nœud convergent et divergent de flux semble s’imposer.
Ne faisons nous pas, en nous et hors de nous l’expérience d’une absence de contrôle.
Les représentations ne sont que des idoles. Quand on leur rend un culte, on s’incline devant le néant. Et inévitablement, quel que soit le soin pris à leur donner un semblant de consistance, elles finissent par s’effriter puis s’effondrer.
Si nos schémas de pensée eux même s’inscrivent dans le contexte de nos représentations, nous bâtissons un ensemble symbolique, sorte d’outil qui nous permet d’appréhender et d’interagir avec le monde.
Mais nous demeurons la proie de nos représentations.
Je n’ai pas pensé épiphanie comme un outil de libération de l’homme dans le sens ou la mise en abîme permanente de nos représentations pourrait être riche d’enseignement.
Non au contraire, je prédis dans le monde réel un moment charnière, que je nommerai le dessaisissement ou nous serons dépossédés de nos représentations, ou la masse collectée d’informations (en partie d’ailleurs par des systèmes d’informations collecteurs d’informations) dépassera celle du monde objectival.
Ce basculement verra le glissement de l’humanité dans un monde représentationnel.
Doit - on se lamenter ou se réjouir de cette perspective ?
Je pense que Epiphanie donne une idée d’un monde, dans lequel le temps, l’espace ou l’identité sont des perspectives, des points de vue.
Il ne reste dès lors plus rien que le souvenir d’un ailleurs, d’une source.
Ne voit on pas déjà la friabilité des représentations que nous donne la toile numérique. Aucune information n’y est authentifiable ou définitive.
La simultanéité, l’instantanéité des échanges laissent imaginer le principe d’une indifférenciation des consciences.
La réalisation de nos désirs ne supporte plus aucun frein et l’Homme démiurge ne sait plus dès lors réprimer la frustration d’une temporisation ou d’un refus.
Le fantasme finit par supplanter la satisfaction du désir créant des chaînes d’addiction sans cesse renforcées.
L’homme démiurge est à bien des titres moins qu’un homme. Comme le héros de nos légendes, il ne connaît nulle entrave. Porteur de nos aspirations les plus profondes, il accomplit ce que nous ne pouvons qu’imaginer, raconter.
Ce faisant, cette force de narration finit par supplanter les représentations.
Il est des choses que l’on peut raconter mais non représenter.
La faillite des représentations est ici flagrante.
C’est dans le conte, et non dans la représentation que l’homme trouve le chemin, le véhicule qui lui permet de s’abandonner et ce faisant de domestiquer.
Il y a en chacun de nous des univers en gestation qui ne demandent qu’à naître.
Le chemin qui mène à la narration est exigent.
Comme toutes les forces, la narration possède ses lois, et leur apprentissage est long et douloureux.
Je ne pense pas que l’homme sans failles puisse trouver ce chemin. Je ne pense pas que l’homme sans aide puisse trouver ce chemin.
Le conte provient d’une révélation.
Il ne connaît nulle dimension, nulle limite, nulle propriété. Il est.
Le chemin du conte est d’une grande exigence. La nécessité d’un retour objectif est indispensable pour éviter l’hubrys du narrateur.
Et au delà ?
Nul nirvana, nulle délivrance n’est à espérer je crains.
La seule vertu du conte est de susciter des étincelles, qui peuvent être des amorces.
Le conte ne propose pas une alternative au réel. Il est.
L’homme lorsqu’il est le véhicule du conte est libéré de sa responsabilité dans le monde, du poids de son existence.
Rien n’existe sauf le conte.
Le conte est il la réminiscence d’un état qui précède la création ?
Il n’y a nulle gnose dans la narration.
L’homme qui se sait homme la connaît, même s’il s’agit de façon confuse et opaque.
Il n’y a dans le conte aucune forme de mythomanie ou de schizophrénie.
La plupart des contes que nous recevons sont encombrés de scories dont certaines proviennent de nos représentations.
En vérité, la représentation fige un détail du conte, mais ce dernier est.
Il est donc impossible de le désigner, de le cerner, de le délimiter.
Et la sagesse véritable ne consiste pas à accumuler les représentations comme un perroquet servile pourrait le faire, mais bien à cerner l’indiscernable ou puisque c’est le nom qui lui est attribué à révérer l’ineffable.
Tel est le chemin des épiphanies.
Tell est la clef du jeu.
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