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 Carmen Miranda

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 24 Mai - 19:16








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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 24 Mai - 22:23

Seigneur Dieu miséricordieux, entend ma prière, pardonne mes péchés, si Tu peux... Toi qui les as rappelés auprès de Toi, qu'ils soient heureux dans Ta lumière !

Je me rappelle encore la nuit de la géhenne... Les tombeaux étaient vides, désespérément vides ! Les tombeaux de Vestgir, de Clarimonde, d’Ariquel… Le tombeau de Caïn lui-même… Tous vides… Et le livre de Nod, et la ville d’Enoch, tout cela n'était que mensonges ! Des mensonges auxquels nous avions cru, nous, pauvre fous, pauvres enfants maudits de la nuit …

Ensuite, Paris la ville des lumières, la vie de la mascarade, était mise à feu et à cendres. Nous, les jeunes vampires de basses générations, nous étions les nouveaux combattants pour la liberté. Contre la tyrannie de la mascarade nous avions levé notre drapeau sanglant…

Je m'étais jointe aux Anarchs, aux Sabbat et autres Caitifs laissés pour compte. Je trouvais leur cause juste. Quoi de plus naturel, j'étais jeune, enfant de la démocratie, un papillon de nuit, une harpie de la Cour de François Villon, le Prince de Paris, une amie de Guiseppe l’Eveque du Sabbat et de tant d’autres...

La seule chose que je leur avais demandée, Seigneur Dieu tout-puissant, était la seule chose qu'ils n'ont pu m'accorder. Que tu n'as pas souhaité m'accorder… La vie des mon ami François et celle de mon amour… Lorsque nous étions parvenus dans la salle du trône du palais de Louvre, lorsque nous avions fracassé les lourdes portes, les acteurs de la Mascarade n'étaient plus des princes et des seigneurs majestueux et terrifiants, mais des vieillards séniles, tremblant de faiblesse, regards confus, bavants et importants… Des monstres déchus, aux traits ravagés par la maladie du sang et la démence, que plus aucun maquillage ne rehaussait.

Comme lors de tous les coups d'état, seule la violence et la rage animée les laissés-pour-compte d'hier et les nouveaux maîtres de demain. Le Prince François Villon fut pendu. Dans un dernier instant de lucidité, peu avant l'aube, il se tourna vers ses juges et ses bourreaux et leur chanta la Ballade des pendus.

Frères humains qui après nous vivez
N'ayez les coeurs contre nous endurciz,
Car, ce pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez ci, attachés cinq, six
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéca devorée et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!
Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis,
Envers le filz de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale fouldre
Nous sommes mors, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
La pluye nous a débuez et lavez,
Et le soleil desséchez et noirciz:
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre.
Ne soyez donc de nostre confrarie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie:
A luy n'avons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n'a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
François Villon

« Priez Dieu que tous nous vueille absouldre! », avait-il répété, me regardant avec douceur et cette affection presque paternelle, qui lui était propre. Avec Raymond, nous étions les derniers à partir, juste avant la morsure du soleil.

À la tombée de la nuit, il ne restait que des cendres. Le Prince était mort vaillamment. Nombre de Primogènes de son Conseil avaient rampé au pied de nouveaux maîtres, leur implorant pitié. Aucune dignité. Eux aussi ont connu la morsure du soleil. Des cendres aux cendres… Tel est le destin qui nous attend tous !

Raymond était malade. Nous le savions tous. Il le savait. Nulle guérison n'était possible. Seigneur miséricordieux ! Torture-moi, éprouve-moi, blesse moi dans la chaire et dans l’âme, mais ne me laisse jamais oublier cette dernière nuit que nous avons passé ensemble ! Je m’en rappelle comme si c'était hier, et je sens les larmes de sang couler sur mes joues.
Il est parti dignement. Il m'a dit qu'il réaliserait notre rêve : voir l’aube, regarder le soleil se lever… Et tu l’as accueilli auprès de toi, Seigneur Dieu d'amour et de miséricorde…

Je voulais le suivre, car plus rien ne me retenait à la vie, ou plutôt, à la non vie. Mais tu ne m'as pas laissé faire, Dieu tout-puissant, tu as envoyé un serviteur, un ami de Raymond, qui me sauva du geste fatal.

Alors j'ai quitté l'Europe. Plus rien ne me retenait dans le Vieux continent. Y rester était pour moi une torture… J'ai fui en Amérique latine. J'ai trouvé refuge dans un monastère. Au début du siècle, la légende disait que la statue de la Vierge avait pleuré des larmes de sang. Alors je me jetai sur les dalles froides devant la Vierge et lui implorai pardon. Et je vis des larmes de sang couler le long des joues de marbre blanc de la statue. Et je sentis mes propres larmes couler… Pendant 333 jours, je priais. Je n’éprouvais nulle soif, nulle peur, nul chagrin…
Puis un soir, alors que j'étais encore assoupie, j'ai vu la Vierge descendre de son socle. Elle est venue me voir, et elle m'a dit que le mon temps n'était pas encore venu et que les portes du Paradis ne peuvent s’ouvrir pour moi. Je devais repartir et trouver ma place dans le monde. Tel était la Volonté de Dieu.

Telle était Ta volonté, Seigneur ! Et j’ai obéi Ton commandement. Je suis retournée dans le monde. J'ai aidé à reconstruire une terre dévastée par Ta colère. Je me suis installée sur la Nouveau Continent, à New York. J'ai accompagné la naissance du Simulacre. Je joue le jeu, car Toi seul m'en donnes la force, Seigneur, et l’espoir que Tu mets en mon cœur. Et le souvenir de Raymond…

Dans le Simulacre, je suis ce qu'on appelle une Condottiere. Un mercenaire. Je n'ai pas prêté allégeance à quiconque. Car je n'ai pas trouvé ce qui incarne l'espoir.

Dans la vie civile, je reste Carmen Miranda, le papillon de nuit.

Je vis dans un somptueux appartement en étage très élevé dans gratte-ciel. La vue y est splendide. J'y vis avec mon chat est mon fidèle ami Geoffroy. L’apart est équipé d’écran filtrant la lumière du soleil : je peux parfois regarder l’aube et vivre notre rêve. Les progrès en hématologie m’aident à me faire passer pour une humaine… mais c’est surtout à moi-même que je mense, n’est-ce pas, Dieu qui voit tout ?

Je suis journaliste et j'anime une émission culturelle « Carpe Noctem » sur l'Infosphère. La vie festive nocturne n'a pas de secret pour moi. Je suis de tous les bars, de toutes les boîtes de nuit, de tous les casinos, des rave-parties et de toute la faune nocturne. C'est ma vie. C'est mon terrain de chasse.

C'est ma devise : Carpe Noctem !

IN NOMINE PATRIS ET FILII ET SPIRITUS SANCTI.

AMEN !

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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mer 25 Mai - 23:11

Seigneur Dieu miséricordieux ! Donne moi la force de continuer et d’accomplir Ton œuvre jusqu’au bout. Tes desseins sont impénétrables à ma conscience de fille de la nuit, et pourtant je m’en remets à Toi… Toi, mon Père dans les cieux …

Je me rappelle encore cette nuit Espagne, pays Basque … je passais mes vacances, avec des amis, entre le farniente sur la plage et les soirées dans les discothèques.
Ce soir-là, nous fêtions l’anniversaire d’un ami. 26 ans, comme moi… La boite de nuit, dans les caves de l’hôtel… Musique assourdissante, syncopée…

Et puis tout à coup un silence…

Lorsque je m’éveillai, j’étais entourée d’un silence complet… autour de moi, des débris de meubles, des corps inertes…. Du sang … je hurlai, mais je ne m’entendis pas crier…

Et puis il est venu. J’ai senti sa main sur ma bouche. Une main froide. Et j’entendis sa voix dans ma tête : « si jeune … si belle … je ne te laisserai pas mourir ! »
J’avais peur. J’avais peur du sang, j’avais peur de la mort… Je voyais les corps de mes amis, déchiquetés par l’explosion (un attentat de l’ETA, comme je l’appris plus tard) et couverts de sang… Lui, il ne me faisait pas peur.
Progressivement, les sons revenaient. L’explosion avait dû m’assourdir… et aussi une sensation de faiblesse croissante et de froid…
Je me rappelle lui avoir dit que je ne voulais pas mourir. Il m’a sourit. Puis il s’est penché sur mon visage…

On dit que le Sire est un père pour celui à qui il offre la non vie éternelle. Le mien, je ne l’ai vu qu’une fois : la nuit de l’attentat, la nuit de l’étreinte...

Pendant plusieurs jours, je me terrai dans les caves et les egouts, accessibles depuis l’explosion. J’étais seule.

Puis je fus retrouvée par Oncle Jesus, un Caïnite de Barcelone et Ventrue. C’est lui qui m’a reconnu comme de clan Toréador et qui s’est chargé de mon « éducation » pendant une année, à Barcelone.

Puis je suis partie chercher fortune à Paris. J’avais beaucoup entendu de rumeurs sur la Cour du Prince François Villon. Je voulais le rencontrer…

Mais c’est du passé !... c’est du passé, Seigneur !

Pourquoi me tourmentes-Tu avec ces souvenirs ?! Est-ce une épreuve ? Est-ce un châtiment ?

Pardonne ma folie, pardonne mon orgueil … Pardonne-moi !
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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Ven 3 Juin - 21:53

mon IA, URIEL : en fonction de son humeur et ses désirs.....






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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Dim 19 Juin - 22:59

AVERTISSEMENT : les propos dans les postes de Carmen Miranda sont des propos d'un personnage fictif et ne refletent aucunement les idée ou les opinions du joueur de ce personnage.



*************************************
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.


oui, je crois en Dieu, car c'est lui qui a crée l'homme et nous, les vampires, enfants de Cain, enfants de la nuit. nous sommes les gardiens de ce premier meurtre, nous somme le fruit de la folie humaine, nous sommes le visage incaarné de sa faute....

et j'ai esperance que nous somme aussi sa redemption ....

Et en Jésus-Christ, son Fils unique,
notre Seigneur,

enfant beni des hommes et de Dieu, Dieu qui se fait chaire et sang... qui parcourut la Voie de l'Humanité jusqu'à la Golconde et qui a bu la coupe de l'empathie jusqu'à la lie ...

qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,


car les anges, les messagers de Dieu marchent sur terre, mais nous ne les voyons pas, car nos yeux restent aveugles au souffle de l'esprit saint ! seuls les rares saints ont ce don, car eux ne voient pas avec leurs yeux, mais avec leur foi...

notre monde est materialiste, nous rejetons dieu et l'adversaire. notre relativisme absolu nous aveugle et nous ne voyons plus les miracles. ni meme le plus grand d'entre eux : la vie !

alors meme que notre condition de vampires, de malades de sang, nous interdit à tout jamais d'enfanter, de transmettre le souffle divin de la vie ...

a souffert sous Ponce Pilate,
le Simulacre, cette farce, qui a assassiné les meilleurs d'entre nous, un fratricide sanglant et maudit, tel un meurtre re-iteré... pourquoi ? pour le pouvoir? la richesse ? et ceux qui savaient mais n'ont rien dit, rien fait ?
tout comme moi qui n'a rien fait pour sauver ceux que j'aimais ....

j'expie cette faute, ce crime, pas dans une autre vie, mais dans celle-ci !

a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,


pour chaque mois de bonheur, j'ai porté un an de deuil .... mais ça n'a pas suffit ! ma faute etait trop grande ...
alors j'ai renouvelé ma periode de deuil ... et depuis je porte toujour sur moi un rappel de ce deuil, une marque du noir de ma tristesse ... le rappel de ma faute, de mon crime ...
le crime d'avoir rien fait pour empecher la malediction, la faute de n'avoir pas vu, de n'avoir pas su voir ! ....
le crime de lacheté ... je me suis terrée pres de 40 ans ! je m'etais tue... je vivais parmis ceux qui avaient anéanti mon monde, mon bonheur, qui ont assassiné mes amis, mon mari .... lache que je suis ! une pleutre... indigne de ceux qui sont morts.... morts à tout jamais ......



le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,


que deviennent les ames de ceux qui nous quittent ?
j'ai posé cette question à un ange de Dieu, et il a repondu que les ames des croyants rejoignent les paradis ..

et les ames de ceux qui ne croyaient pas en Dieu de leur vivant ?
elles s'inclinent et comparaissent devant le Néant, m'a-t-il dit ....

Raymond a-t-il rejoint le neant ? puisque l'Ange m'a dit qu'il n'etait pas aupres du trone de Dieu...

est assis à la droite de Dieu
le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger
les vivants et les morts.


son jugement ! je suis prete à comparaitre devant ses yeux ! je suis prete à payer pour mes crimes ! pour mon aveuglement ...
seulement, il souhaite que j'erpente encore cette terre, que j'accomplisse ce pourquoi j'ai été née, ce pourquoi il m'a donné cette non vie, cette benediction, cette maladie ...
qu'il en soit ainsi !
Seigner ! guide moi ! guide mes pas d’aveugle dans le noir !

Je crois en l'Esprit Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.


je crois ! credo !
ce seul fil qui me rattache à cette non vie ... ce seul fil, cette folle esperance de venger un jour ceux que j'aimais tant, ceux que j'aime ... cette folle esperance de pouvoir un jour faire pour les autres ce que je n'ai pu faire pour ceux que j'aimais, les geurir, leur montrer un chemin et l'espoir de la redemption ... cette esperance insensée qui m'empeche d'affronter le regard de Dieu, son reflet qu'est le soleil, en face ! et me laisser consumer par sa colere ....

l'on peut croire en le salut eternel, et vivre selon la loi des hommes mortels de leur finitude. je ne suis pas une sainte ! je ne suis pas une bienheureuse !
je suis une pecheresse .... comme nous le sommes tous !

je suis guidée par mes pechés, par mon opportunisme, ma cupidité, ma gourmandise du sang ... je ne suis pas une sainte et ne revendique point de l'etre !

Jesus a dit que les derniers seront les premiers devant le trone du Seigneur ! alors qu'il en soit ainsi ! je crois, j'espere, comparaitre devant son trone, tomber à genoux et prier : pardonne moi, pardonne mes pechers !

Amen.
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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Dim 19 Juin - 23:06

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie

(Brassens)

*********************

Je vous salue, Marie
Je vous salue, Marie pleine de grâces ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,
le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen.

*******************

François VILLON (1431-?)


Ballade pour prier Notre Dame

Dame du ciel, régente terrienne,
Emperière des infernaux palus,
Recevez-moi, votre humble chrétienne,
Que comprise soie entre vos élus,
Ce nonobstant qu'oncques rien ne valus.
Les biens de vous, ma Dame et ma Maîtresse
Sont bien plus grands que ne suis pécheresse,
Sans lesquels biens âme ne peut mérir
N'avoir les cieux. Je n'en suis jangleresse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

A votre Fils dites que je suis sienne ;
De lui soient mes péchés abolus ;
Pardonne moi comme à l'Egyptienne,
Ou comme il fit au clerc Theophilus,
Lequel par vous fut quitte et absolus,
Combien qu'il eût au diable fait promesse
Préservez-moi de faire jamais ce,
Vierge portant, sans rompure encourir,
Le sacrement qu'on célèbre à la messe :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

Femme je suis pauvrette et ancienne,
Qui riens ne sais ; oncques lettres ne lus.
Au moutier vois, dont suis paroissienne,
Paradis peint, où sont harpes et luths,
Et un enfer où damnés sont boullus :
L'un me fait peur, l'autre joie et liesse.
La joie avoir me fais, haute Déesse,
A qui pécheurs doivent tous recourir,
Comblés de foi, sans feinte ne paresse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

Vous portâtes, digne Vierge, princesse,
Iésus régnant qui n'a ni fin ni cesse.
Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,
Laissa les cieux et nous vint secourir,
Offrit à mort sa très chère jeunesse ;
Notre Seigneur tel est, tel le confesse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

**************************

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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Lun 20 Juin - 0:07

Cher Geoffroy,

vous qui dormez, las, epuisé d'avoir trop veillé à votre petite Carmenita, reposez-vous, de ce sommeil doux, de reveries de nos anciens amis, du temps où nous etions heureux et insouciants !

j'ai rencontré un Ange du Seigneur, un messager. peu importe qu'il ait eu une apparence d'IA de metasphere, car les anges ne sont pas soumis à nos lois de finitude mortelle !

je lui demandais si François était bien aupres du Trône du Seigneur, et alors il me repondit qu'il restait toujours à mes cotés, car je portais son sang : j'etais sa descendante ...

je lui demandais si Raymond était apres du Trone du Tres Haut, et il me repondit que non.

je n'arrivais pas à vous en dire plus, lorsque vous vous inquietiez de ma tristesse et de mes larmes... vous me demandiez si j'avsi une raison quelconque d'esperer que Raymond ne soit pas mort ... non, vous dis-je, aucune raison, aucun motif ... et pourtant !

j'ai fait un songe : une ordalie entre mon Sire, l'Espagnol, et le Fléau du Prince de venise (masque de Lion d'Or, Sire du l'spagnol et descendant de François Villon), au sujet d'une femme. cette femme etait la Lassombra Lucinda, compagne actuelle du Lion d'or.
et le Fleau, arborant un masque sombre de plomb, ne craignait nulle noire sorcellerie du Tremere Demoniste Goratrix, tout comme Raymond.
et les rayons du soleil naissant glissaient sur sa peau ne causant que de legeres brulures, alors q'il serrait les dents ... il avait cette force d'affronter quelques instants la morsure du soleil, tout comme Raymond ...

et je repensais à ce que l'Ange m'a dit ... et pardonne cette folie, mais mon coeur se serrait et brulait d'une esperance compltement insensée !

pourtant 40 ans ont passé !
40 ans de deuil...
et je reve encore de lui...
je crois voir parfois son visage, dans la foule, mais lorsque je m'approche, il s'evanouit, et c'est un passant inconnu qui me regarde etonnée et je me repands en excuses maladroites ...
lorsque je me reveille de ma torpeur au crepuscule, je le cherche encore, dans ce cercueil grand et froid, que nous avions jadis partagé, mais mes mains ensomméillées et engourdies ne rencontrent que le vide !
lorsque je passe devant un parterre de fleurs, je cherche les oeillets rouge, qu'il m'offrait si souvent, rappellez-vous, et j'en ceuille un en cachette, mais lorsque je rentre, je les depose non sur son bureu, mais devant son portait dans un cadre noir ...
40 ans de deuil ....
et je n'arrive pas à accepter sa mort ...


alors lorsque je revoyais Dame Lucinda, je demandais des precisions sur le Fleau.
oui, c'est un Ventru.
mais il est italien... lié jadis à la mafia italienne ....

je ne posais jamais de questions à Raymond sur sa vie d'avant. je m'en moquais ! il etait là, à mes cotés, et ça me suffisait. je le croyais français, et il avait de la famille en France.
alors ce Fleau ne peut etre lui ...

lorsqu'elle me le dit, je sentis mon coeur se vider de son sang... alors que quelques instants avant il battait d'espoir, là, il fut d'un coup mort, exsangue ....

comment ai-je pu le laisser seul face au soleil ?
pourquoi je n'ai pas brulé avec lui ?! pourquoi ? je me rappelle tres peu la fin de cette nuit ... c'est flou, comme dans un songe incertain.... comme à travers un filtre irréel .... je me rappelle j'etais fatiguée ... je n'ai pas et la force ou le courage de rester sur la terrasse ... je ne me rappelle plus où j'etais ... et lorsque je me reveilléis, la nuit etait déjà bien avancée, et sur la terrasse, il y avait des cendres ... la journée avait été chaude et calme. nul vent ... alors les cendres etaient restés, là, des cendres de celui qui etait ma lumiere, mon soleil dans la nuit, ma vie, ma vitae....
il n'y avait que des cendres...
alors je les ai ramassées, grattant à mains nues les pierres encore chaudes du souffle du soleil, et je les porte toujours sur moi, dans mon crucifix... mais ça, vous le savez déjà ...

alors, je ne sais ... esperer m'est-il permis ? n'est-ce pas une folie ? un egarement de la raison et de l'esprit .

bien sur que nous serons de nouveau ensemble, le jour où le Seigneur me rappellera aupres de lui ...

mais Raymond ne croyait pas en Dieu ! son ame est-elle allée rejoindre le neant ?

mais alors dans ce cas, meme par dela la vraie mort il ne nous est pas permis de se rejoindre ?!

pourquoi ? pourquoi l'Ange m'inflige ce tourment, m'otant l'espoir de le retrouver par dela la mort ?!
est-ce Dieu qui m'eprouve ainsi ? eprouverait-il ma Foi ? ma confiance en Lui et en Sa Providence ?
est-ce la cruauté du Messager ailé ?
ou suis-je damnée à ce point ?!

ou est-ce le signe d'une esperance folle et insencée ? serait-il vivant ? aurait-il survecu à la morsure du soleil ?
le Seigneur l'aurait-il guéri ? serait-il re-devenu humain ?
peut etre qu'il est devenu humain, et alors 40 ans ont passé, et je ne l'ai jamais cherché ... je restait cloitrée dans mon deuil ! aurait-il vieilli durant ces 40 ans ? est-il encore en vie ?

mon cher Geoffroy, je ne sais quoi penser... et je ne sais à quel saint me vouer ....

pourquoi mon Sire, celui qui m'a oté de la vie humaine, celui qui est reponsable de la morte de mes amis humains, lui, est vivant encore ?! et j'apprends qu'il avait eu un role dans la mise en place du Simulacre ...
alors cet homme, qui m'a doublement endeuillé, des mes amis humains, et de ceux qui m'etaient chers dans cettte non vie, cet homme vit encore ! pourquoi ?! que lui ai-je fait pour qu'il me laisse doublement orpheline ?! que lui ai-je fait pour qu'il m'arrache à mon bonheur, à deux reprises ?!

il m'a donné l'etreinte, me condamnant à la non vie, et il m'a abandonné dans les decombres du batiment où il y a eu cet attentat .... il ne s'est jamais occupé de moi ... on dit parfois que le Sire est comme un pere ou une mere ... alors le mien est un pere démissionnaire et lache ! jamais il ne m'a donné de ses nouvelles, jamais il n'est venu me voir ! je le croyais mort ... je le haissais au debut, puis je me mis à le mepriser, je lui en voulais ... lorsque cet attentat eut lieu, j'avais 26 ans, l'année d'avant, j'avais perdu mon pere humain, et ma mere n'etait plus de ce monde depuis déjà plusieurs années; mes amis etaient devenus cette nouvelle famille pour moi, et ils sont morts dans l'attentat ! et puis je suis devenue une vampire .... il m'a donné l'etreinte. et j'etais de nouveau seule ...

et puis j'ai trouvé une nouvelle famille, à Paris, et François etait comme un pere pour moi .... j'avais rencontré Raymond... j'etais heureuse, comme on peut l'etre à cet age .... j'etais insouciante ...
et il m'a arraché de nouveau à cette famille !

pourquoi ?!

que lui ai-je fait pour qu'il s'acharne ainsi à m'arracher au bonheur ?....


et puis recemment j'ai reçu des mains de Lucinda le testament de notre Prince François.
s'il veut vengeance, si Dieu souhaite la vengeance, alors j'accepte d'etre sa main qui vengera mon amour et nos amis ...

c'est peut etre pour cela que le Seigneur a voulu que je survive...

et ça fait 40 ans que je me sens morte ...

et maintenant, je ne sais plus quoi penser ...


Mort, j'appelle de ta rigueur,
Qui m'as ma maîtresse ravie,
Et n'es pas encore assouvie
Si tu ne me tiens en langueur :

Onc puis n'eus force ni vigueur ;
Mais que te nuisoit-elle en vie,
Mort ?

Deux étions et n'avions qu'un coeur ;
S'il est mort, force est que dévie,
Voire, ou que je vive sans vie
Comme les images, par coeur,
Mort !

François VILLON (1431-?)
Rondeau (Mort, j'appelle de ta rigueur)
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Jeu 23 Juin - 12:05

Geoffroy





l'Immam Assamite




Monseigneur Luciano, Eveque de l'Eglise du Soleil

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Jeu 23 Juin - 12:26

Raymond Jacquard





François Villon
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Jeu 23 Juin - 17:42











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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Ven 24 Juin - 14:07

quelques chansons des années 1930 etc ......


¡Ay Carmela!
http://www.youtube.com/watch?v=OFZLwsA-Si8&feature=related

Bei mir bist du schejn "original" yiddish version
http://www.youtube.com/watch?v=ZUVEq6NC7mM

Hit the road Jack!
http://www.youtube.com/watch?v=Q8Tiz6INF7I&feature=related

'Baby Please Don't Go - Original' BIG JOE WILLIAMS (1935)
http://www.youtube.com/watch?v=g22l1hnAnlA

Ella Fitzgerald and Louis Armstrong - Summertime
http://www.youtube.com/watch?v=MIDOEsQL7lA&feature=related

Billy Holliday - Lady sings the Blues
http://www.youtube.com/watch?v=LdCIsMeA8eY&feature=related

You make me feel so young by Ella Fitzgerald
http://www.youtube.com/watch?v=Zc3bLdOoqgc

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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Ven 24 Juin - 14:18

Carmen Miranda - Disseram Que Voltei Americanizada
http://www.youtube.com/watch?v=dRbbq_Czfgo

PA-PA AMERIKANO [ ORIGINAL ] (1910)
http://www.youtube.com/watch?v=iX9LSJAXoQc


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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Dim 26 Juin - 21:48

Quelques portraits du Fleau de Venise, Renaud, Ventrue







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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Dim 26 Juin - 21:55

Horacio, Sire de Carmen, Toreador, Tueur Rouge, instructeur des Tueuers Rouges du simulacre (on dirait pas un petit air d'antonio banderas ?...)









bon, le peintre n'est pas un toreador, ça se voit ..... mais la rose y est !


******************

Une danse avec la Magistrate tremere Miss Brighton !


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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Lun 27 Juin - 14:57

Mlle Brighton, Tremere, magistrate



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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Lun 27 Juin - 16:06

missive sur un papier velin, en lettre de sang, remise à la chappelle du la Comedia, cachetée par un oeillet rose coulé dans la cire noire



Cher Renaud,

j'espere que vous me pardonnez de vos nommer ainsi, mais n'y voyez nulle inconvenance.

je voudrais tellement vous remercier, car vous m'avez sauvé la vie, au peril de la votre. et pourtant je vous suis une inconnue ! que vous ne connaissez que grace à quelques recits de Raymond, et aux lettres... je ne sais comment vous avez pu entrer en possession de ces lettres, mais prefere ne pas vous accabler de questions inutiles.

Raymond est vivant ! j'en suis de plus en plus persuadée. je crois de plus en plus à cette folie qu'est la mienne ...

lors de notre retour vers le Nouveau Continent, j'ai été contacté par le malefice des cauchemars par Goratrix. il etait pret à me remettre un chemin vers mon amour. il disait que tous les autres chemins etaient scellés, et seul celui là, offert par son demon, Belial, pouvait me mener jusqu'à Raymond.

ce qui prouve bien qu'il est vivant, il est quelque part sur cette terre ...

je ne puis vous mentir, ma main se tendait vers ce parchemin, car mon coeur s'y tendait, mon coeur aspirait à cettte esperance, alors que mon ange gardien hurlait "non" à mes oreilles ...
mais je refusai.

me jugez vous indigne de l'amour que Raymond me portait de par ce refus ? j'aurais pu le retrouver ... avec l'aide du demon ... mais les demons peuvent aussi mentir ! et ils mentent ! ils jouent sur nos esperances folles, sur notre gouffre de souffrance ...

n'en parlez pas, je vous prie, à Dame Lucinda.
je ne souhaite pas avoir sur ma conscience sa damnation ... meme si c'est son libre artbitre qui decidera ...

mais peut etre que sa curiosité la poussera à lire cette lettre ... je ne lui en voudrai pas. mais ne le souhaite pas non plus.

je ne ressens nulle jalousie envers elle, nulle amertume. Raymond a connu une existence longue avant notre rencontre. d'autres femmes que moi ont partagé sa couche et son sang. j'en etais consciente, alors je ne lui en veux pas. et surtout pas maintenant.

mais elle doit me detester ..... alors qu'elle a quitté cet homme pour qui elle dit avoir eu des sentiments et qu'elle les a encore ! dois-je comprendre que son statut de Princesse de Venise et compagne du Lion n'est que politique ?

et aussi j'ai vu la maniere dont elle vous regardait ... son empressement à eponger de sang vos blessures ... son inquietude ... je doute qu'elle ait été feinte .. pardonnez moi cette indiscretion, mais est-elle votre compagne ? actuelle ou ancienne ? pardonnez moi encore, je manque à tous les tacts !

seulement, je dois vous avouer, que j'aspirais tellement à me rendre à Venise, ce n'etait pas uniquement pour signer un traité de paix et de reconnaissance de la Comedia. je souhaitais vous rencontrer.

j'avais revé de vous, du votre duel avec mon Sire (qui a depuis peu obtenu de son Sire la levée de serment de ne plus me voir et qui reprend mon "education toreador"). votre maniere de vous battre, votre reststance aux malefices, à la lumiere du soleil, vos gestes ... vous ressemblez tellement à Raymond !
pendant quelques instant je croyais voir son visage derriere le masque .. je croyais que c'etait lui ...
et lorsque vos crocs ont plongé dans mon cou, le frissons qui me parcouraient, et que je n'ai pu vous cacher, c'etait parce que j'avais la sensation folle que c'etaient ses bras qui m'entouraient, que c'est sur ses levres que mon sang coulait ...
alors je me retenais pour ne pas plonger mes crocs dans votre veine ... pour ne pas m'offrir à vous ... à lui ... dans l'extase de la communion de nos sangs ...

lorsque je vous confiai que je n'avais nul desir de quitter Venise, je ne vous mentais pas.


pardonnez moi ! je vous en prie, pardonnez moi !

si vous exprimez le souhait de ne plus me revoir, je comprendrai et ne vous en tiendra nulle rigueur. je m'inclinerai devant votre decision.

mais quelle que soit la teneur de votre missive, car j'espere que vous me repondrez, je suis dans l'impatience de la lire.

CM


Dernière édition par Carmen Miranda le Lun 27 Juin - 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Lun 27 Juin - 18:26

dans la chapelle privée de Carmen, sur son bureau, deux nouvelle photos/dessins-portraits; et deux nouveaux noms sont mentionnés dans les prieres : celui de son Sire, Horacio; et celui du Fleau de Venise, Renaud.

que Dieu vous protege et vous garde !
Amen !
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Ven 1 Juil - 16:08

"Cher Fernando,
je serais heureuse si vous acceptiez de diner soir cher moi.
Carmen."

le message, transmis par IA, était laconique.

le jeune homme se presenta au coucher du soleil au domicile de Carmen, à NYConnurb. la journée avait etait epuisante, mais fructueuse. il enleva sa veste de corporate avec le blason de Neocheme et s'installa comfortablement dans un fauteil en cuir, cirotant un verre de sauternes. un chat siamois aux yeux d'un bleu profond s'installa à ses cotés sur l'accoudoir et se laissa gratouller le cou et derriere les oreilles.

Carmen se presenta, s'excusant de son reveil tardif. elle portant, sur son corps peint de roses pourpre foncé, presque noir, une robe longue de mousseline de soie noire , laissant deviner ses courbes et la penture par un effet translucide du tissus.

l'homme se leva et posa ses levres sur la main tendue.

ils passerent à table; Carmen le servit avec toute l'attention et la delicatesse d'une education torreador. des mets français. une cuisine bio d'excellente qualité. le salon etait baigné dans les lueurs de la ville nocturne, par un subtil effet des projecteurs. un groupe ancien de jazz, en fond sonore...

- vous n'avez pas peur d'accepter l'invitation d'une vampire ...

- pourquoi devrais-avoir peur ? sourit l'homme, deboutonnant le col de sa chemise. vous appreciez mon sang; n'est-ce pas pour ça, que vous m'avez invité ?

- votre sang ... oui, certes, il est delicieux ... Carmen se passa la langue sur les levres. mais j'apprecie aussi votre compagnie, vous, pas uniquement votre sang ... en fait, c'est pour une raison legerement differente que je vous ai invité. c'est delicat à exprimer, parce que je n'ai encore jamais fait cette proposition à personne ... je ne sais pas vraiment comment m'y prendre ...

- vous voulez faire de moi un des votres ? l'homme recula d'un pas.

- non ! non, pas vraiment un des "notres" ! pas au sens ou vous semblez l'entendre ... loin de moi cette idée ...

l'homme se detendit.

- ce que j'aimerais vous proposer est different.

Carmen s'assit sur l'accoudoir, aux cotés de l'homme, et passait sa main sur son visage, son cou ...

- vous n'avez jamais pris de V. je le sais. je l'ai senti au gout de votre sang. et c'est tant mieux ! le V est fait de differents sang des tout un tas de vampires, et puis il y a un traitement chimique. le V est juste une drogue ! mais le sang, le sang d'un vampire est tout sauf une drogue ! n'etes vous jamais posé la question pourquoi le sang est si precieux pour nous ? pourquoi il nous nourrit ?

nous nous nourissons des emotions que vous, les humains, charriez dans votre sang ! et les vampires, certains, en tout cas, sont encore plus sensibles que les hommes. leur sang est ce qu'il y a de plus precieux, de plus intime ...

vous savez, boire le sang de l'un des notre est un signe d'affection. bien sur, ça peut etre fait sous contrainte, auqual cas il s'agit plus d'une punition, ou de renforcement de liens de vassalité.

mais souvent c'est signe d'affection. c'est un peu comme faire l'amour pour les humains.... vous enlacez vos corps, nous, on partage notre sang .... c'est encore plus intense qu'une relation simplement physique.

et c'est complementaire, d'auilleurs, ajouta Carmen avec un clin d'oeil à l'homme medusé et que ne cherchait meme pas à cacher son etonnement.
mon Sire serait furieux de m'entendre confier de tels secrets à un simple humain !

- votre ... quoi ?

- mon Sire. mon pere, si vous preferez. celui qui a fait de moi ce que je suis, il y a plus de quarante ans de cela ... oui, Fernando, j'ai largement l'age de votre oncle, si vous voulez savoir . seulement, je reste eternellement jeune. savez vous que notre sang donne cette jeunesse eternelle ? et d'autres choses encore ?

- je ne savais pas ... mais continuez.

- oui, une jeunesse eternelle ... certaines de nos , comment dire, dons ... et une communion dans sa plenitude avec celui dont on boit le sang ... mais cela ne ferait de vous aucunement un vampire ! et vous pourrez toujours marcher en plein soleil ...

les contreparties maintenant. vous ne pourrez boire que mon sang. pas du V, pas n'importe que sang de n'importe quel vampire, mais uniquement le mien. evidemment, on peut developper une accoutumance. d'autant plus que si l'on arrete de boire ce sang, les effets benefiques s'estompent. et vous risquez aussi de ressentir une affection accrue envers moi...

mais n'est-ce pas dejà le cas ? dès l'instant où vous m'avez vu plonger mes crocs dans le cou du calice que votre oncle m'a offert, vous ne reviez que d'une chose : que ce cou soit le votre !

l'homme soutint le regard de Carmen, sans baisser les yeux.

- vous aimez quand mes crocs passent le long de votre veine, quand il s'enfoncent dans votre chaire, laissant couler dans ma gorge ce nectar precieux de votre sang ... et vous vous etes dejà demandé quel effet ce serait-il de boir mon sang ... alors je vais vous le confier : ma morsure est douce, vous le savez dejà. et mon sang est delicieux... c'est ce que l'on m'a dit.

souhaitez vous savoir, alors ? souhaitez vous vraiment savoir ?

Carmen passa ses doigts sur la coupe vide de l'homme, faisant legerement vibrer le cristal Lalique en un son cristallin.

l'homme lui tendit la coupe.

- je le veux, dit-il. je vous veux.

Carmen lui prit la coupe des mains et la brisa sur le rebord de marbre de la table basse.

- non, pas comme ça, c'est pas un vin vulgaire, dit-elle avec une petite moue.

elle prit un eclat de cristal et le passa sur la joue de l'homme, puis le porta à ses levres et le fit glisser le long de son cou peint, suivant le tracé d'une petale de rose noire. une goutte se sang pourpre et licoreux jaillit de la fleur et coula legerement ...

- vous pouvez ... je serais à vous ... et vous à moi.

l'homme se pencha sur le visage de Carmen, effleura de ses levres sa joue, glissa vers le cou, remonta la goutte de sang, et tandis que son corps se tendait d'extase jusqu'alors inconnue, il enserra de sa bouche la coupure et but.

la vampire rejeta sa tete en arriere, plongeant ses crocs d'un meme mouvement dans le poignets de l'homme, les yeux dilatés par le plaisir et par l'ivresse.

*************

plus tard dans la nuit. sur un grand lit, dans des draps de soie noire, l'homme serrait sans ses bras le corps alangui de le vampire.

- l'aube va bientot se lever, bailla Carmen. vous pouvez rester ici, faire la grasse mat', si vous souhaitez. Geoffroy ne va plus tarder à rentrer.

- Geoffroy ?

- Geoffroy est un ami. nous nous connaissons depuis plus de 40 ans. vous avez des tas de choses en commun, maintenant, dit Carmen avec un clin d'oeil. Il vous apprendra. il vous enseignera. et je vous enseignerai aussi. mais si vous voulez tout savoir, Geoffroy etait lié à mon mari.

voyant l'etonnement non feint de l'homme, Carmen ajouta :

- je suis mariée. et je porte le deuil de mon mari ... depuis 40 ans ... je ne porte plus officiellement son nom, mais il est toujours dans mon coeur. n'y voyez nulle infidelité, mon cher enfant du soleil, car mon mari etait un vampire ... et vous ne l'etes pas...
mais maintenant, je pourrais vous presenter à mon Sire ... et puis ce sera plus simple .. par rapport aux autres vampires ... vous serez mieux accepté, si j'ose m'exprimer ainsi .
et j'imagine votre oncle sera furieux !

- et je vais devoir affronter sa colere, repondit Fernando avec un sourire fatigué.

- Carpe Noctem !
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 5 Juil - 21:02

missive sur un papier velin, en lettres de sang, remise à la chappelle du la Comedia, cachetée par un oeillet blanc coulé dans la cire noire

Messire Renaud,

Je ne sais que penser de votre silence. mais peut etre que c'est mieux ainsi, pour vous, comme pour moi. je doute pouvoir venir à Venise prochainement, surtout si ma presence n'y est pas souhaitée, comme le suggere votre silence.

je m'adresse à vous dans cette missive, comme au frere de celui qui ne quitte jamais mon coeur.

il est vivant. j'en ai presque la certitude ! mais je ne sais sous quelle forme.

Mon Sire m'avoua, las que je tente à chaque fois lui tirer les vers du nez, que je suis toujours l'enjeu de ce pari. et que plisieurs en sont les temoins, les temoins de ce pari apparamment fait par mon Prince defunt, F Villon. en etes vous aussi ? et si oui, il est bien cruel de votre part de ne pas m'en avoir informé.

quant à Raymond .... Jean F sous entend qu'il soit devenu un inversé. un diurne ... et qu'il ne cherche pas à me revoir, et encore pire, il ne le souhaiterait pas.

mais j'ai rencontré il y a peu un tres ancien Tzimicze, un Pope. ou un dragon de chair. il a apprecié mon sang, lui versé en offrande par un de ses serviteurs.... et il me parla de ce combat o* Raymon alla affronter un dragon sombre, pres d'un lac dans les montagnes, le lac qui ne voit jamais le soleil... il me dit que ce n'est pas lui qui "absoba" mn mari. mais il a pu tres ben mentir, puisqu'il a pu prendre son apparence, et, aveugle que j'etais, aveuglée de douleur et d'espoir à la fois, je me serrais contre le coeur de mon amour, contre l'image ... peu importe ! selon lui, il y a trois dragons slaves. et l'un d'eux a vaincu mon mari, l'entrainant dans ce lac de vitriol....

je me rappellai vos paroles, vous qui disiez avoir combattu les vampires slaves, le clan des Tzimicze.

que deviennent ceaux qui sont absorbés par le temple de Chair ? que deviennent leurs ames, leurs consciences ?

j'ai lu aussi une vieille legende, sur les arbres nourris au sang et qui sont des portes, des passages. et de la maladie de la viscissitude, qui s'est repandue dans le sang de ce clan, cette maladie venue d'un ailleurs et pas de notre monde...

comment croire ces deux histoires ? laquelle croire ? je me sens completement perdue... et lorsque je pense à vous, vote visage se superpiose dans mes souvenirs avec les traits bien aimés chers à mon coeur ... pourquoi ? pourquoi ?, alors que je n'ai pas bu votre sang ...

pourquoi avoir parié sur moi ?

et quelle est cette histoire d'ariquel, et le lien avec votre clan, dont m'a mentionné mon Sire, sans vouloir repondre davantage ?

veuillez me pardonner si je vous importune. avec mes questions, en vous ecrivant, en vous solicitant, alors que vous semblez ne plus vouloir me connaitre.

quelquefois je commence à songer à prendre le voile. ne riez pas. ce sera mieux ainsi peut etre pour tout le monde. une solution au pari, à defaut de bruler sous le regard de dieu à midi....

bien à vous,

CM
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mer 6 Juil - 11:07

Paris... Louvre ... salle du trone .. Villon joue aux echecs avec Cunegonde ...

Carmen vient et s'asseoit aux pieds du trone, entourant de ses bras les genoux de son Prince...

- Sire, vous m'avez tant manqué !

.... mais ses bras passent à travers les tissus, et le corps du Poete... et sa tete ne rencontre que la pierre froide, comme une pierre tombale ....

- je suis mort, mon enfant, murmure Villon, je suis mort, ne te rappelles-tu pas?

Carmen se retourne, et ses yeux horrifiés fixent les yeux cruels de Cunegonde ... non, de Goratrix ....

- il dit vrai, il est mort !, sourit cruellement Goratrix, beaucoup sont morts, n'est-ce pas ? par TA faute !, rajoute-t-il avec la voix de Lucinda.

- NOOOOOON ! le hurlement qui s'echappe des levres de Carmen lui semble pourtant etranger ....

elle regarde autour ... des dalles blanches et noires .... les pieces de l'echiquier se retournent et la fixent... certains ont des traits familiers ....

- Emmanuel !.... elle court vers le Salubri en longue robe blanche , elle se jette à son cou ... mais le corps tombe en cendres ... et un murmure s'eleve "moi aussi, je suis mort...."

Carmen marche sur les dalles noires et blanches de l'echiquier ... des rigoles de sang entre les dalles dessinent des entrelats, des gliffes .....

les rigoles de sang se rejoignent, en un lac sombre, que jamais n'effleure la lumiere du soleil .... un homme l'y attend. le visage du Fléau de Venise ... non .... silhouette plus fine, des traits plus agés .... des yeux comme deux diamants sombres ...

- Raymond !

Carmen court, et ses pas laissent des empreintes ensanglantées sur les dalles, qui rejoignent les rigoles de sang ...

l'homme la regarde, mais semble ne pas la voir. il fait un pas en arriere, et ses pieds s'enfoncent dans le lac de sang, miroitant comme une flaque de petrole, comme du vitriol ...

- Raymond .....

Carmen s'approche du lac, mais la puanteur du Vitriol la fait reculer ...

l'homme continue de s'enfoncer dans le lac, silencieux ....

- Raymond ....

Carmen lutte contre tout bon sens et la pulsion de non vie ... encore un peu, et elle marcherait dans le sang empoisonné ....

un ange aux ailes noires s'interpose, flottant au dessus du lac, pose ses maiins sur les epaules de Carmen.

- ne le fais pas, je t'en prie .... tu sais que tu mourras ... tu sais que le Seigneur ne t'a pas encore rappellé à Lui. et tu dois suivre Sa Volonté !

Carmen recule alors, mais son pieds derape et glisse sur la flaque de sang ... et elle tombe d'une falaise .... les lac du vitriol se rapproche à une vitesse virtigineuse ... mais ses yeux le voient au ralenti .... et des corps empalés sur la falaise de chair hurlent et supllient.... mais les arbres de chaires et d'os s'engorgent de leurs souffrances et leurs racines les transpercent, comme des papillons epinglés ....

une racine jaillit du lac, comme un fouet, enlace le corps en chute libre de Carmen et lui perse le flanc gauche...

- Raymond ....

Carmen se reveille dans un lit. le Gabrielle . les draps sont innondés de sang... quelques goutte suintent encore de la plaie sur le coté gauche, juste à l'endroit du coeur ... Carmen pose sa main sur la blessure .... une goutte coule ... un battement .... encore une goutte ... un battement .... puis plus rien .....le coeur est redevenu mort ... mort, comme il l'etait depuis 40 ans ....
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 19 Juil - 11:47

lettre sur papier vélin, avec une encre phosphorescente dans le noir.

Cher Anasthase

je suis vraiment heureuse que mon present de Noel vous ait plu. moiaussi, je voulais vous voir, tel que vous etes vraiment, voir vos traits... et j'avoue etre eblouie par le visage que j'ai vu...

je vous prie de me pardonner mes propos deplacés.

je vous dois une explication.

j'ai cotoyé le Sabbat à Paris, peu avant les emeutes. et je savais que les emminences de cette organisation portaient des titres à consonnance ecclesiastique, comme celui de l'eveque. ce n'etait qu'un titre, celui qui le portait resteait une personne parfaitement seculiere et non liée par des voeus religieux.

alors, comme je ne savais pas, ce qui en etait, vous concernant, j'ai preferé vous le demander. j'aurais du comprendre, pourtant, car vous avez toujours porté la robe des franciscains. et je vous remercie de votre franchise.

si nous nous etions rencontrés en d'autres temps, il y a des siecles de ça, quand vous etiez plus jeune, peut etre les choses se seraient passées autrement... mais aujourd"hui, entre vous et moi il y a vos voeux, et j'aimerais vous offrir mon amitié, tout comme j'accepterais la votre, si vous me l'offrez.

j'ai gouté à deux reprises de votre sang, et c'est peut etre ce lien qui parle en moi, ou, et je crois que c'est aussi le cas, je vous apprecie reellement et j'ai de l'affection pour vous, considerez la comme fraternelle. comme entre deux enfants de Dieu perdus dans la nuit eternelle...

je vous remercie d'avoir scruté les ombres, car il est vrai que je voulais vous demander de chercher mon mari, dans les plaines des ossements. et vous dites n'avoir aperçu nulle trace de sa presence, alors que les ames des defunts arpentent ces plaines de desolation ...

mais peut etre qu'il est auilleurs, ou qu'il est devenu autre chose...

lorsque j'etais devant ce lac de vitriol, devenu lac de sang, je m'avançais sur ses flots, vers le phenix de sang, vers l'amour de ma vie et de ma non vie.
et il m'a dit qu'il etait mort. il m'a raconté comment ... comment son corps, tout son etre a été bu, dissout par ce lac de vitriol ...
nous nous quittames, en paix, nous nous laissames mutuellement partir ... dans la paix ... nous souhaitant le bonheur dans ces nouvelles existences...

Frere Anasthase, je vous le jure, je ne sais pas comment le lac est devenu de nouveu de sang ! je n'en sais rien !

ce que je sais, c'est que moi et Raymond, nous revions d'un avenir, d'un soleil, d'une famille, des enfants ... et que maintenant, je porte cette esperance pour nous deux, pour la realiser un jour, si Dieu le veut, pour moi et pour lui...

peut etre il s'agira de reversion, ou peut etre d'autre chose, je ne sias, car les voies du Seigneur sont impenetrables .... mais je suivrai sa volonté.

maintenant que mon deuil est terminé, je crois que je vous devais bien ça, que de reconter cette histoire. mon histoire. un bout de mon chemin dans la nuit...

avec toute mon amitié,
Carmen (signé avec mon sang)

joint à la lettre un dessin à l'encre de chine noir legerement luminescent : un homme grand, maigre, (athanase, tel que je l'imaginais dans sa jeunesse) se tenant dans un ossuaire dans une grotte de montagne, en chlamyde. devant ses yeux, le soleil se leve ...






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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 19 Juil - 16:02

l'Espagnol attendit une heure . toujours pas de carmen. un tel retard etait inhabituel. pas de Carmen, pas de massage, pas de mot d'excuse ....

il reposa son verre de sang et decida de se rendre aux Jardins de Bagatelle. peut etre elle avait tout simplement oublié ?

il contacta mentalement Ouriel, par son IA.
- oui, Horacio, Carmen est bien dans les Jardins. non, elle ne souhaite pas vous repondre. mais elle vous attend. non, je ne peux pas vous en dire plus. non, vraiment , desolée, je ne puis.
Ouriel avait une de ses intonations des mauvais jour, poliment mielleuse et seche. impersonnellement professionelle.

en ce debut de nuit, les jardins etaient encore vides. dans la serre, reglée sur la douceur d'un été eternel, le parfum des roses flottait onctueux et envoutant, comme dans une soirée estivale de paris ....

Carmen se balançait doucement sur une balançoire en fer forgé blanc dans dans son pavillon preferé, entourée de roses pourpres veloutées (variété extase), absorbée dans son dessin à l'encre de chine.

elle leva la tete à l'approche de son Sire. sans sourire.

- auriez vous oublié que je m'occupais de vous ce soir, chere Infante ?

elle ne lui tendit pas la main.

- je vous remercie, j'ai une tres bonne memoire. j'esperais que vous veniez, ici, vu que maintenant je n'ose mettre les pieds dans le sacro saint du Simulacre.

- mais pour quelle raison ?

- comme si vous ne saviez pas ! ne faites pas semblant d'ignorer que c'est vous qui m'avez attiré dans ce piege ! et dire que je vous faisais confiance !
au fait, concernant l'affaire des Lassombras : le Sire de don Luis, mansada, est bel et bien mort. et nous te remercions pour l'eclat de l'épée. il a été restitué. par contre, ça ne me plait pas, ce qui semble se tramer, dans l'ombre d'enoch ... trop d'armes, trop de ressentiment, trop de violence ... Ouriel vous transmettra un compte rendu plus precis (pas un mot sur l'inquisition, bien sur)
et concernant ce que je pense de vous et de vos agissements, tout est dedans;

Carmen se leve et lui tend, avec une legere reverence, une lettre non cachetée.

- pourquoi vous ne me dites pas de vive voix ?

- parce que je veux pas vous parler ! il y a quelque temps, j'aurais marché corps et ame à vos cotés, pour le simulacre ! et maintenant, je me sens trahie, une fois de plus !

- je ne comprends pas ! mais de quoi vous parlez, enfin ?!

- tout y es ecrit. et maintenant, si vous le voulez bien, je prends congé. je vous souhaite une excellente nuit, mon Sire !

l'homme regarda Carmen s'eloigner. elle maitrisait à peine sa colere, son indignation ... et sa tristesse ...


la lettre, en lettres de sang sur papier velin avec des roses en en-tete.

mon Sire,

c'est par une tierse personne que j'ai eu le regret d'apprendre que mon sang est tres prisé actuellement par Lady Brighton, et les hematologues tremere du Simulacre. prisé et recherché, au point de m'etre volé par custodes interposées, et à mon insu !

je ne sais pas comment j'ai atteri devant le lac de vitriol. je m'y suis reveillée, c'est tout. je ne sais pas comment le vitriol s'est changé en sang. je n'ai fait que prier. j'ai supplié, j'ai imploré de revoir mon cher amour, mon mari, et cette terre a bien voulu boire mon sang, ce sang que j'aurais donné en entier pour son retour !

et le lac de vitriol s'est changé en lac de sang.

et j'ai revu Raymond. et il m'a dit qu'il etait mort. qu'il etait temps pour moi d'achever mon deuil et d'esperer à nouveau un bonheur, d'aspirer à la paix de mon ame et de mon coeur.

comme je vous l'avais dit, je ne porte plus le deuil. je souhiate revivre.

mais pour le lac, je n'ai rien fait ! je ne sais pas ce qui s'est passé ! et vos hematologues ne trouveront pas !

quelle lacheté de voler mon sang ! alors qu'il aurait suffit de me le demander ... tout simplement ...

et en plus, je l'apprends par une autre personne que vous : le comble ! alors c'etait pour ça, ce rapprochement ? la seule chose qui vous interesse en moi, c'est mon sang ?! et ses soi-disant "propriétés" anti-tares ?

il n'y en a pas ! ou plutot, il y en a, comme dans le sang de tous les jeunes vampires, dont se goinfrent les anciens !

vous vous etes joué (s) de moi ! une fois encore ... pourquoi ? que vous ai-je fait ?

que me voulez vous ? m'enfermer dans vos cuves, comme vous l'avez fait pour le Daywalker, ce miracle vivant ? me transfuser, me catalyser, dialyser ? distiller en eprouvettes ?

mais vous ne trouverez rien !

vous ne pouvez pas distiller les ames ! vous ne pouvez pas dialyser les reves, les joies, les chagrins et les eperances !

vous pouvez me dissequer, alors je serai peut etre un martyr de plus dans les nuits de l'histoire ... mais vous n'extirperez pas mes esperances ni ma Foi en la Providence divine. et mes reves sont si simples ... si humains ... si Dieu le veut, je les accomplirai, je leur donnerai vie. s'il m'accorde ce miracle ...

que me voulez vous, au juste ? pourquoi vous acharnez vous ?

Carmen



Dernière édition par Carmen Miranda le Mar 19 Juil - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Carmen Miranda   Mar 19 Juil - 16:41

proposition pour la Chappelle de la Lune, adressée à Dame Selena :

Dame Selena,

je vous remercie, vous, et toute votre paroisse de la Lune pour l'honneur qui m'a été accordé d'avoir permis à assister à une messe ritualisée dans votre Chappelle.

je dois vous avouer que j'ai particulièrement apprecié le decors! une vraie merveille ! je suis admirative devant tant de talent de celui qui a crée un veritable ossuaire en si peu de temps ...

neanmoins, si vous permettez, j'aurais quelques propositions à vous soumettre :

- j'ai trouvez un excellent produit d'entretein d'ivoire, qui je pense fera merveille pour votre ossuaire. il suffit de le vaporiser et de passer un aspirateur ou un plumeau sur des objets en ivoire fragiles. il est aussi antistatique. et rehausse la beauté des ossements et de l'ivoire.

- concernant la decoration, j'aimerais vous offrirs ces 13 pots-cranes avec les rosiers parfumés, dans le gel à base de sang (inodore, pour ne pas eveiller l'appetit de certains, et il contient des tsabilisants et l'engrais pour que les roses tiennent un bon mois. de plus, ces roses transgeniques n'ont pas besoin de lumiere) pour cette fois, j'ai opté pour des roses pourpres et blanches.

- concernant les scolopandres et autres rampants (j'en ai eu une brochette sur mes talons de mes escarpins Louboutin l'autre nuit et ça m' a desolé de causer leur perte par pure inadvertance, car je ne voyais que tres mal où je mettais les peids, meme si j'essayais de marcher sur la pointe des pieds ...) : je peux vous proposer des repulsifs bio, ou bien de livrer de la nourriture (boeufs transgeniques congelés) que vous pourrez mettre dans les couloirs adjacents qui ne font pas partie du Gabrielle. (je pense surtout à des occasion de visites dans votre chapelle)

bien sur, le Gabrielle peut aussi prendre en charge la maintenance et le nettoyage des l'ossuaire, si vous le souhaitez.

en vous remerciant par avance, je me tiens à votre disposition pour toute question concernant votre chapelle et vos souhaits de decoration,

cordialement,
Carmen Miranda

PS je transmets mes salutations et tous mes voeux pour cette nouvelle année pour Pere B. et Frere A., ainsi qu'à toute votre paroisse.
je vous serai reconnaissante si vous pouviez leur transmettre ces quelques presents :

4 paquets cadeaux :

- pour Selena : poudrier en argent et nacre, avec une poudre fond de teint pour beau claire de blonde, à base de sang , gamme Amaranthe, sur le poudrier, un paysage de nuit en nacre avec une lune pleine, paysage d'hivers.

- pour Frey Ice : une peinture corporelle dans les tons bleutés et blanc, motifs de flocons de neige et d'aurore boreales. rehausse les veines.

- pour Pere Bogomil : une petite icone sur ivoire, reproduction de roublef "trinité", peintures à base de sang ; trois anges et une seule coupe entre eux, une coupe de sang (comme le lac)

- pour Frere Anasthase : un poignard en ivoire à lame adamantée (donc tres tres tranchante), sculpté , avec sur le manche, un crane et une rose. (pourrait servir meme aux rituels du sabbat, ou pour tout autre usage)

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