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 KULT contemporain et Arthurien

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Carmen Miranda

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MessageSujet: KULT contemporain et Arthurien   Jeu 20 Oct - 14:56

voici quelques idées sur mon perso :

MAGDA

(selon le passeport et la CNI : Madeleine DUBREUIL, 25 ans, 1m65, yeux verts)

maman etait deja encente de moi lors'elle s'est mariée avec papa, Jean Pierre DUBREUIL, notaire dans une petite ville de province sans histoires où tout le monde se connait et où il est "notable" devant lequel tous s'inclinent (au meme titre que devant le dôcteurr et mr le mairrrre). lors d'une dispute avec mon pere, il m'a dit, sous le coup de l'inervement sans doute, que je n'etais pas sa fille .... et que de toute façon, ma mere etait une pute et modele pour peintres et sculpteurs avant . mais bon, il deteste cette " satanée boheme de va nu pieds "... boheme dont je me reclame !

enfant, je fus rapidement mise en internat (et de toute façon , maman avait d'autre enfant de qui s'occuper, et moi, l'ainée, passai rapidement à la trappe ... et de plue, je ne leur ressemblais pas ...).
là, un prof m'a decouvert une passion et un talent dans la peinture et m'a encouragée dans cette voie.
j'ai passé mon BAC L option arts plastiques en candidat libre, peu avant mes 16 ans. et je l'ai eu ! et puis, c'etait les BEAUX ARTS de paris ! papa me payait un studio au debut, mais rapidement, j'ai fait tout un tas de jobs et ça couvrait largement mes depenses.

parallelement, je preparais un diplome pour etre enseignante. et c'est comme ça qu'à 22 ans, avec enseignement à la carte, à distance et autres, je fus diplomée des beaux arts de paris et avec un diplome de prof en poche (en histoire de l'art). pour ne rien cacher, j'adore jeronimus bosch, moreau, dali, blake ... et tout un tas de peintres occultes et occultistes. eh oui, je suis passionnée aussi d'occultisme et de religions. ça et l'art sont indissocibles ! et L'ART EST VIVANT !

je suis ce qu'on appelle une extravertie et excentrique, au point qu'on me confond souvent avec mes etudiants (je suis plus jeune que certains d'entre eux !) et suis ouverte à toutes les experimentations et trips artistiques.

et les mauvais trips aussi.... ce que je raconte pas, c'est qu'on etait une bande de 13 potes, quend j'etais etudiante. on sortiaent ensemble, on vivaient chez les une et les autres, bref, on etaient une vraie bande. la veuille de nos diplomes, on s'est soulés la gueule (et plus, parce que l'herbe fait rire et on decompressaient, et pauis il y avait d'autres choses aussi ..) et on s'est introduits dans les sous sols des beaux arts.... et on s'est fait un trip de ouf ! j'en ai encore des frissons ... des choses sont sorties de stableaux .. et nous, c'est comme si on pouvaient les voir, les toucher .... j'ai toujours su que l'art etait vivant, et là, c''en etait une experience !
le matin, l'un des notres a été retrouvé mort. accident de scooteur et over dose, a dit la police.
et on y a cru.
le souci, c'est que depuis, un de nous meure chaque année.... et à chaque fois, c'est classé comme suicide ou accident. mais moi, j'y crois pas ...
il y a dejà jean, lucas, pierre, matteo qui sont dans l'autre monde (je sais pas si je suis croyant, et je me le demande, mais parce que c'est eux, je prefere croire qu'ils sont dans une autre vie ...)
et à chaque fois, je me demande qui sera le prochain ...
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Carmen Miranda

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Jeu 20 Oct - 15:37

precisions sur ma famille : maman - Rosalie dubreuil, mere au foyer, ancienne modele.
papa - jean pierre dubreuil, notaire et notable.
j'ai 5 freres et soeurs;
et quant à cette famille, je suis distante, voire avec des liens inexistants. bon, il y a la corvée de noel, mais si je ne viens pas, tout le monde semble heureux. je crois qu'ils ont honte de moi... de ce que je suis, de comment je presente ...

mon cher prof : theophile rosario. il a une trentaine d'année de plus que moi. je crois, parce qu'on ne parle jamais d'age. il dit que c'est dans la tete. et je le crois aussi. en fait, on a le meme age, dans la tete. on a une relation assez ambigue, selon certains points de vue. on est chacun peintre et modele l'un pour l'autre. on couche ensemble à l'occasion. je connais certaines et certains de ses frequentations "intimes" et c'est pareil de son coté... on ne se prend pas la tete pour le quotidien, ni pour l'avenir... et il me pousse à vivre selon mes desirs.

sinon, j'ai un studio en location à paris, enfin, vers montreuil : un loft sous les toits, avec le toit en verre. parfait pour un atelier de peinture ! j'ai plus d'un millier d' amis-frequentations, y compris mes anciens etudiants que je revois, pour l'art et pour le coté privé ... je suis ce qu'on appelle une fille liberée et sans complexes (à comprendre je frequente des lieux underground, des boites echangistes, les catacombes, les vernissages à la mode et illegaux-underground de taggeurs et autres artistes neo post modernistes...)

je suis excentrique, dans mes tenues, et dans mon comportement, c'est à dire je me distingue de la foule grisatre et morne. mais si au debut j'etais un suiveur, maintenant, j'initie mon propre look. sinon, on est pas excentrique no original, mais un mouton du troupeau ...

voici qqs uns de mes looks :



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stan

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Jeu 20 Oct - 19:36



Mon nom est Paul Merisse, je suis né le 11 novembre 1946, a Saint Aubin du Lot, une petite commune du Lot, je suis professeur de lettres, socialiste, catholique et seul. Papa est instituteur, maman ne travaille pas, elle s’occupe de mon frère Jean qui a une santé fragile. Nous sommes élevé dans un foyer aimant, partagés entre la foi dévote de papa dans le socialisme et la grande URSS et les prières de maman qui, malgré les invectives de papa, ne manquait pas de rappeler que chez les Merisse on était catholique, qu’elle était allez a l’école chez les ursulines et que ca ne serait pas prêt de s’arrêter de si tôt ! Maman à fort à faire avec Jean, moi je dois trouver des camarades avec qui m’amuser mais être le fils de l’instituteur ce n’est pas si facile… En 1953, mon frère Jean décède d’une pneumonie. Le chagrin de maman est sans bornes, mais quelques mois plus tard une petite sœur nait, on la baptisera Françoise. Elle deviendra très vite la source de toutes les attentions. Elève dans la moyenne, j’ai la chance de pouvoir partir à Cahors au lycée. Fini l’école de la république, maman fait tout pour que j’aille chez les frères. Difficile de s’habituer à la ville, les camarades de classe ne sont pas tendres. Sans trop m’en rendre compte les années passent. Je m’évade grâce a la lecture et au jazz. J’aime aller au cinéma, en particulier voir les films de Jacques Tati. Solitaire, je n’ai pas vraiment d’amis, en première je me lie d’amitié avec Bernard Menard, nous correspondons toujours. Apres le bac, mon père décide que je dois partir à Paris pour avoir une chance de faire de bonnes études. C’est décidé je serais professeur de lettres, je ferai découvrir aux générations de jeunes qui viendront après moi les plaisir de la lecture et le pouvoir de l’évasion part les mots. Mes études sont sommes toutes médiocres mais suffisantes et en 1970 je deviens professeur de lettres. Je choisis de rester sur Paris. Mon premier poste est à Sceaux au Lycée Sainte Agnès. Ca va ce n’est pas trop loin de chez moi. Toujours engagé dans le PS, j’ai ma carte du parti, et je porte la barbe comme c’était la mode à l’époque. Au lycée de Sceaux, autant dire que ca ne passe pas vraiment : « comment un socialiste ici ? Eh bien Merisse quand est ce que vous la faites la révolution ? ». Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne me sens pas au mieux dans ce lycée. Je fais la connaissance de Jacqueline Ferrand, une splendide professeure de musique. Nous commençons à flirter, nous sortons le soir écouter du jazz dans les caves. Au lycée cela ne va pas fort, ce con de Berthier passe son temps a me chambre, le directeur me convoque pour un oui ou pour un non et les élèves n’en ont rien à foutre de Proust. J’apprends un jour au détour d’un couloir que ma petite Jacqueline flirte avec Bricard le professeur de menuiserie. Comment peut-elle me faire ca ? Je la coince a la sortie du lycée au bras de Bricard, esclandre, on me change de lycée. Je sens une flamme s’allumer en moi mais quoi bon lutter ? Nouvelle affectation Aulnay sous bois. 1h30 pour aller, 1h30 pour repartir et rien à faire entre les cours. Ici tous le monde est socialiste c’est déjà ca ! Mais tout le monde se fout de ce qu’ils enseignent. Je ne tarde pas a comprends pourquoi, les élèves s’en foutent complètement. Avec tous ces trajets, je n’ai plus le temps d’aller écouter du jazz ou d’aller au cinéma. La solitude se fait plus grande que passe les années. Le sommeil se fait plus rare aussi. Je commence à sortir tard le soir. L’insomnie sera ma compagne pour ces 30 prochaines années. Lorsque les cinémas ferment je continue à trainer dans les rues vides, comme si la ville était à moi seul. Mars 1986, l’événement de ma vie, alors que j’arpente les rues désertes de la ville, j’entends un cri dans une ruelle, je m’approche, un homme me bouscule j’ai le temps de voir son visage. Je pénètre dans la ruelle et je vois une petite forme par terre recroquevillé. J’appelle la police, une jeune femme venait de se faire violer. J’étais le seul à pouvoir identifier l’agresseur, je serais enfin le héros de la soirée, le Samson nocturne de la semaine. La jeune femme ne me remerciera que d’un merci. Depuis j’ai décidé de ne plus rien dire sur ce que je voyais la nuit, et pourtant j’en ai vu des choses. Elles m’empêchent de dormir parfois… Je suis Paul Merisse, j’ai 53 ans, je ne suis pas marié, je suis sans enfants, et la nuit j’arpente la ville à l’écoute de ses secrets. Et voici mon journal de bord.
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Jeu 20 Oct - 21:15

KULT : one shot : millenium

24 décembre 1999 : Noel - Paris

Alors que la ville "minérale" se prépare à fêter l’avènement du nouveau millénaire entre amis et familiers, devant le dinde et l'arbre de Noel, il existe une autre ville "organique" qui prépare d'autres réjouissances

Dans les milieux les plus interlopes, punks, camés et artistes déviants se préparent à une gigantesque orgie, pure spasme chaotique de création, désir et destruction méllée
Les flics assistent avec angoisse à une recrudescence des faits divers. Les crimes sordides semblent s'amplifier sans commune mesure à l'approche de l'événement
Dans les lieux reclus, asiles, prisons, casernes, monastères, les détenus hurlent leur démence et les autorités carcérales ne peuvent empêcher les cris des égarés de résonner dans toute la ville.
Dans les milieux ésotériques et millénaristes, des sectes de pacotilles s'enferment dans des lieux insalubres, ivres de terreur et de paranoia pour le monde de la surface
Les fugues se multiplient, les vagabonds hantent les artères de la grande ville de lumière jusqu'au petit matin
Enfin dans les milieux les plus policés, une bourgeoise décide de s'encanailler dans quelque virée échangiste, à l'insu de tous
La télévision dévide habituellement son lot d"insanités, les enfants sont assaillis de cauchemars et tous et toutes sentent que quelque chose ne tourne pas, que leurs entrailles sont prêtes à exploser, pour se rependre palpitantes sur le bitume
Minuit approche, vos personnages lèvent une dernière coupe. Pendant quelques instants, une sourde angoisse les étreint: passeront-ils indemnes le millénaire ?
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Dim 23 Oct - 15:18

une tres bonne partie! une delicieuse decouverte et j'ai vraiment hate de remettre le couvert.
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Zachary

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Lun 19 Mar - 23:12

J’ai mal. J’ai mal, j’ai mal, j’ai mal. J’ai mal. J’ai mal, j’ai mal ! J’ai mal, j’ai mal, j’ai mal. J’ai MAL ! Sortez-moi de là putain, j’ai mal ! Je te parlerai pas, dégage. Arrête de me regarder. Arrête de me regarder ! J’ai mal…

Non, non… Laissez-moi. Je ne répéterai pas. Je ne veux plus vivre ça. Je ne suis pas folle, vous entendez ? Je le vois dans vos yeux, c’est vous qui êtes malade. Je sais ce qu’il s’est passé, j’y étais. Vous y étiez, vous ? Non, alors dégage, et ne reviens plus.

NON ! ETEIGNEZ LA PUTAIN DE LUMIERE ! Oui… Oui, d’accord, mais pas la lumière. Laissez-la éteinte. S’il vous plait… Je parlerai, de moi, je parlerai.
Alexandra. Alexandra Delton. Mon père est américain, oui. Moi aussi, je suis née là-bas, mais j’ai grandi ici. Non, je ne l’ai pas vu depuis deux ans. Ça vous dérange de parler d’autre chose que de mon père ? Vous avez qu’à marquer père absent dans votre dossier, dîtes qu’il me battait et me violait si ça vous excite. C’est ça, dégage. Appelle l’infirmier, connard. CONNARD !

Je serai calme aujourd’hui, je promets. Me faîtes plus attachée, s’il vous plait. Ça me brûle de trop… Oui, j’ai grandi dans un 300M2, dans le seizième. Avec ma mère, et mon père six fois de l’an. Classique, j’avais des « amies », on parlait Guess et Dior. Ma BFF était une pouffiasse allemande, mais j’étais plus conne qu’elle. Vous voulez savoir mon premier coup ? Moi aussi j’aimerais bien, mais je m’en souviens plus, le mélange coke et champ’ fait des ravages.
Non, non… Non, ce n’est pas moi sur la photo. Vous trouvez qu’elle me ressemble ? C’était avant. Une autre vie, pas la mienne. Je suis pas mannequin, je ne pose pas dans Vogue. Vous mentez, vous mentez, et mal. Elle me ressemble comme vous ressemblez à Jared Leto. Non… NON, VIREZ MOI CETTE PUTAIN DE GLACE. NON ! NON ! NON !

J’ai été invitée à cette soirée, intimiste et borderline comme on la présentait. Y’avait même un joueur de foot, je connais pas son nom, mais il était VIP alors j’imagine qu’il avait ce qu’il faut. Il faisait sombre, ils avaient allumé les bougies. Cave parisienne, le genre d’endroit où l’on rencontre les mecs louches. Louches et riches, qui se prennent pour des vampires avec leur costume boss. Et ils ont fait ce truc, à la Eyes Wide Shut. C’était sympa, j’ai vomi dans un coin, mais tout le monde s’en foutait. Et puis ils m’ont prise, ils m’ont amené au milieu. Ils m’ont dessapée, c’était glauque, j’ai cru me faire violer. Et ils avaient un masque, un masque en fer énorme et hérissée de pointes, avec des symboles bizarres. Suffisamment grand pour y mettre la tête jusqu’au cou. Ils le tenaient avec des pinces. J’ai crié, je crois. Sarah était là, la salope. Et ils ont approché le masque. Je sentais qu’il était chaud, brûlant. Je me suis débattue, mais toutes leurs mains me tenaient. Et ils m’ont mis le masque.

Alors allez-vous faire foutre si vous croyez que vous me faites peur avec ta seringue.

Ce que vous voyez
Spoiler:
 

Ce qu'elle voit
Spoiler:
 
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Dim 25 Mar - 17:07

































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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 27 Mar - 14:37













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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 27 Mar - 21:57

Oubliez la légende dorée :
Merlin était un dépravé; tel un satyre des bois, il passait son temps à courir les vierges nubiles; les magiciennes payaient cher le prix de leur initiation.
Uther était un psychopathe meurtrier; sa soif de sang et sa sauvagerie ne connaissaient nulle limite; le lignée des Pendragon est maudite, et Arthur devait hériter de la folie homicide de son père
quand aux chevaliers, de la table ronde, oubliez les chansons de troubadour et l'amour courtois. Ces soudards ne connaissaient que le loi du sang, pillant et massacrant au cours de folles cavalcades tous ceux ou celles qui se dressaient sur leurs chemins, n'épargnant ni à la veuve ni à l'orphelin leurs assauts brutaux
Il régnait à Cameloot une sauvagerie et une bestialité inouïe dont Guenièvre était l'instigatrice en véritable papesse de la luxure.
Quand à l’évêque de Canterberry, cet obscurantiste fanatique n’aimait rien tant que supplicier et bruler en d'abominables autodafés ceux qui s'éloignaient de sa doctrine d'airain. La moindre marque de singularité était signe d'hérésie ou d'apostasie pour lui et digne du bucher
Quand aux serfs, ils vivaient dans l'effroi du clergé, de la noblesse et des sorcières. Ceux qui en réchappaient tombaient vite comme des mouches, victimes des épidémies, des guerres et de la famine
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MessageSujet: A   Lun 16 Avr - 22:09

Voici une illustration qui synthétise ma vision du petit cycle Arthurien pour Kult que nous commençons :



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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Lun 16 Avr - 22:41

"A Peste, Fame et Belleo libera nos Domine"

Mais la Peste, la Famine et la Guerre ne sont rien sans les maléfices des sorcière d'Avalon, l'obscurantisme et le fanatisme du clergé de Canterberry, le despotisme, la violence et la luxure des Chevaliers, la folie et la décadence du roi Arthur

Nous sommes en 666, l'année de la bête selon Saint Jean

Le mur d'Hadrien, hérissé de lames et de corps tourmentés sépare le Royaume de Logres de celui de Mogrez

La grande forêt, pleine de maléfices et de peurs ancestrales recouvre tout

Les saxons qui ont survécu aux massacres du Roi Arthur vivent de rapines et de brigandages
Gaels et pictes sont repliés dans leurs terres sacrées, hostiles aux étrangers
Les romains ne sont plus que l'ombre de leur gloire, depuis que Rome a été mise à sac, presque violentée par les barbares.
Les chrétiens arrivistes et triomphants se croient tout permis. Le culte du crucifié ne tollère ni les caerns ni les arbres sacrés abreuvés du sang des sacrifiés

Guenièvre est devenue telle une Hellene moderne la cause de la chute des chevaliers de la Table ronde
La reine luxurieuse a mis une telle passion en Lancelot et une telle jalousie en Arthur, que le chevalier à présent félon s'est dressé contre son souverain après avoir enlevé Guenièvre et rellié les meilleurs chevaliers au Royaume de Logres. Las, on dit que le désir immodéré l'a rendu fou

Arthur n'est plus que l'ombre du grand roi. Agonisant sans pouvoir mourir, nourri de philtres et de décoctions, Excalibur le maintient en vie et prolonge son tourment

Depuis que Bohor, Galaad et Perceval ont trouvé le Graal, l'idéal chevaleresque a disparu. On murmure parfois que le Saint Calice aurait opéré sur ses gardiens hideuses et répugnantes métamorphoses

Merlin, le magicien atteint de priapisme a connu la vengeance des milles sorcières qu'il a possédé en échange du savoir magique. Celles -ci l'ont enfermé dans les brumes.

Dans les ruisseaux et les étangs, d'étranges créatures insectoïdes, les Cabires sont parfois confondues avec les fées, les nymphes.

Des rats monstrueux et intelligents, les Ratlings, venus en clandestins dans les soutes des grandes nefs marchandes propagent les épidémies.

Les lazaréens, ces pestiférés chassés et honnis par tous ont fait un pacte avec le malin. La pestilence qui les accompagne les désigne comme des rejetons des enfers

Certains murmurent qu'après le crépuscule des chevaliers, la nuit éternelle est prête à recourvrir les terres et les mers, que seuls les sacrifices sanglants, les autodafés, le sang des serfs abreuvant la terre et les maléfices des soricières peuvent retarder cet inéluctable avénement

Certains disent même que le Seigneur a abandonné cette terre et que les prières lui sont adressées en vain. En lieu et place du Sauveur et de ses myriades d'ange, des esprits impies s'amuseraient à tourmenter et avilir les hommes et leur ame immortelle. De tels prédicateurs finissent vite sur le bucher pour avoir douté de la providence divine...
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 17 Avr - 21:55

Le prêtre avait des cheveux grisonnants, assez longs sans
êtres touffus. Ses yeux bruns semblaient vifs, et ses sourcils arqués. Un
sourire était affiché sur son visage rond, ou plutôt un rictus. Drest mac Mór
Ríoghna souleva la tête encore sanglante, repoussant violemment du pied le
corps amorphe. Il s’avança, devant le temple des chrétiens et leurs adeptes
soumis, avant de jeter le reste sanguinolent du prêtre dans les flammes qui
dévoraient l’église.


Ses hommes crièrent, effrayant les rares prisonniers qui
avaient été faits. Le sang des envahisseurs avait été répandu, leurs guerriers
en armure vaincus. Il ne restait qu’à couper les bras des hommes qui partout
propageraient la peur et la terreur et prendre leurs femmes et leurs filles. Drest
mac Mór Ríoghna, le corps peint de bleu et recouvert de terre et de sang,
marqua sa hache de nouvelles entailles : une pour chaque homme tué au
combat. Bientôt il lui faudrait une deuxième arme.


Le festin s’ensuivit, puis les pilleurs pictes repartirent
comme ils étaient venus, fantômes de mort et de peur, chargé des pillages de la
guerre.


***


Une nouvelle fois le retour des vainqueurs fut salué par le
clan. Les filles furent données aux mères du clan, pour en faire de nouvelles sœurs.
Les femmes quant à elles seraient chevauchées puis sacrifiées à Morrigan, la
mère sorcière. Drest aimait retourner
dans son clan pour célébrer, mais cela lui laissait toujours un goût amer.
Toujours les saxons et leur Dieu avançaient, toujours leurs colons venaient. Il
voulait faire plus, verser davantage de sang, mais il n’y parvenait pas. Son
corps n’était pas celui d’un dieu, malgré son ascendance.


***


Drest mac Mór Ríoghna pénétra dans le cairn interdit, seul
membre du clan, futur roi, à pouvoir y pénétrer. Les ténèbres l’envahirent
aussitôt, des lumières denses qu’aucune torche et qu’aucun feu ne pouvaient
éclairer. Les ténèbres de la mort que même les plus forts de son clan
craignaient. La nuit et l’inconnu, la demeure de la Mère et Protectrice du
clan. De tous les clans des hommes peints.


Il comprenait pourquoi son clan avait peur. Il entendait à
présent les sons rugueux et dangereux des monstres et des démons qui se mouvaient
dans les ombres sales. Des griffes larges et tranchantes qui raclaient contre
la pierre, le râle et le souffle amer, les glissements de serpents et de vers
gigantesques contre ses jambes.


C’était le domaine de sa Mère, certes, mais elle n’acceptait
pas la faiblesse, pas même chez son fils. S’il ne faisait que ralentir ou s’écarter
du chemin, son corps finirait lacéré et massacré, pire encore qu’il ne l’avait
fait à ses nombreux ennemis.


Mais il ne craignait pas. Il continua, et entra dans le
domaine de Morrigan, la Déesse sorcière.


Les cris de plaisirs et de fornication l’assaillirent, comme
souvent dans ce lieu sombre. Sur la pierre, des hommes chevauchaient de jeunes
femmes : les sacrifices que les clans donnaient à Morrigan, sans jamais
comprendre ce qu’elle en faisait. Les bras de la Reine, des bras sombres de
chair noire étaient logés dans les corps des sacrifiées, les animant de manière
crue. Les hommes victimes étaient enchantées et donnaient leur semence sans
comprendre qu’ils étreignaient des cadavres animés, qui bientôt donneraient la
vie à des horreurs innommables qui commencerait par consommer leurs pères avant
de se répandre dans les limbes.


Au centre de la pièce, là où tous les bras convergeaient, se
tenait la Mère, dans sa tenue sombre. Toujours magnifique, toujours
resplendissante de ténèbres. Son fils, Drest mac Mór Ríoghna, s’agenouilla
devant elle.


“Mháthair.
Je rapporté le sang de mes ennemis et leurs femmes pour ton service.”


Elle
posa ses yeux sombres sur lui, avant d’élever ses bras vivants et de montrer la
scène qui se déroulait sous ses yeux. L’un des hommes, probablement saxon,
était en train d’avoir son plaisir, sa langue se nichant entre les seins
pourris de la morte, léchant des vers mortuaires.


“Je
t’avais dit, mon fils, d’être prudent. Tu as laissé des hommes partir, après
avoir violé leurs femmes. Tu les as laissé voir ta force, certains étaient
guerriers. Ils savent qui tu es maintenant.
-J’espère qu’ils savent qui je suis. Je suis Drest, mac de Mór
Ríoghna. Je préserve mon peuple et je répands le sang de nos ennemis.
-Et que feras-tu, quand les chevaliers viendront se battre contre tes hommes.
-Leurs armures ne me font pas peur, Mháthair. Leurs armes tranchent le vide.
-Ce n’est pas les armes, qu’ils faut craindre. Ils sont puissants, ils te
trouveront et ils te détruiront, mon fils. S’ils découvrent qui tu es, leur
guerre intestine finira et toutes les lances iront vers nous. Ils nous tueront.”


Drest
resta silencieux, un instant, avant de se laisser prendre par la colère. Il se
releva, sortant sa hache qu’il frappa contre son buste musclé.


“Jamais
ils ne me tueront. Je suis le roi des hommes peints. Je les tuerai, tous. Je
répandrai leur sang sur toute la Bretagne, je leur arracherai le coeur et les
conquérai . Un jour, Mháthair, tous les peuples seront unis et nous les
renverrons à leur Dieu en morceaux. Jamais ils ne nous trouveront, Mháthair!”


Morrigan
était solenelle, sombre et dangereuse. Drest le sentait, mais il avait appris à
ne jamais reculer, à toujours se battre. Il n’était pas devenu chef de clan par
sa mère, mais par sa hache et sa force.


“Tu
es le fils d’un chevalier de lumière et de mes ténèbres, tu n’as pas le droit d’exister.
Comptes-tu te rebeller contre ton destin et la prophétie? Un jour du seras Roi,
un jour tu seras puissant, mais pas de la sorte. Pas maintenant qu’ils sont
encore forts.”


“Mháthair,
c’est le moment de la prophétie. Je me bats, contre l’ennemi de tous les
peuples de Bretagne. Je vaincrai.”


Morrigan
se leva d’un geste. D’un mouvement d’un seul les bras de chairs se retirèrent
des mortes, les laissant se disloquer sans âme sous leurs victimes. Les mains pourries
fondirent vers Derst et le saisirent avec une force indomptable. Elles
arrachèrent ses vêtements, alors que le picte tentait de se débattre en criant
de rage et de fureur. Mais pas encore de peur.


Le
silence se fit d’un coup et Mháthair parla, d’une voix lourde et
puissante, qui résonna dans le cairn mystique:


“MON
FILS, EN CE JOUR ET COMME AU PREMIER JOUR, J’ARRACHE DE TOI CE QUI FAIT UN
HOMME. PENDANT DOUZES LUNES TU SERAS UNE FEMME, FAIBLE ET FRAGILE. TU
APPRENDRAS LA SAGESSE, LA PATIENCE ET L’AMOUR. QUELQU’UN SE SACRIFIERA PAR
AMOUR POUR TOI, ET TU DEVIENDRAS ROI ET COMPLETERA LA PROPHETIE, OU TU RESTERAS
FEMME A JAMAIS ET JE PRENDRAI UN AUTRE HERITIER. QUE MA PAROLE SOIT.”


Sous
les cris de douleur, les bras de chairs plongèrent dans le corps même du
guerrier, arrachant ce qui faisait de lui un homme, tout en lui offrant les
parties d’une simple femme. Une nouvelle naissance, plus cruelle et violente
que la première, la souffrance et l’humiliation absolue.


“Ma
fille, tu partiras pour le sud, et tu reviendras complet et parfait, ou tu ne
reviendras pas...”


La
voix de sa mère était douce, emplie de compassion alors que sa main effleurait
la joue de son enfant. Drest, en position foetale sur le sol, parvint à
murmurer un seul mot:


“Pourquoi?
- Pour que tu deviennes meilleure... Tu es un grand guerrier, un grand leader,
mais un homme mauvais. Le coeur d’une femme te rendra puissant, plus que tu ne
l’imagines...”

Spoiler:
 
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Zachary

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 8 Mai - 23:35

Ce week-end, j'ai sauvé merlin déguisé en petite fille, je me suis transformée en araignée fae et ai fécondé neuf jeunes chevaliers, puis je me suis déguisée en Guenièvre pour me taper son ex, monsieur le Roi Arthur. J'ai appris que ma mère voulait annihiler mon peuple mais je lui ai vendue les chrétiens, juste après avoir ramenée une vampire à la vie après lui avoir donné le sein. Sans oublier la rencontre d'hommes rats, de femme chatte et d'homme à la peau d'ébène, ni la jarretière d'une sororité de féministe médiévale m'ayant donné l'élixir d'amour... Ah, et j'attends le ou les enfants du Roi d'Angleterre...

Et vous, vous avez fait quoi ce week-end?
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Sam 12 Mai - 22:55

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Sam 12 Mai - 23:12



















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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 15 Mai - 17:35

je precise bien que c'est un texte de fiction pour KULT. ames sensibles s'abstenir, svp. toute ressemblance aves des personnes ou evenements autres que fictifs est fortuite et non voulue.

*************************************************************
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Petite Bretagne… Broceliande ….

A la lueur de la lune et de quelques bougies une femme presque plus humaine et pas encore fae passe ses mains aux doigts allongés sur son ventre dénudé. A travers la peau translucide, quatre cœurs battent à l’unisson : le sien, sourdement, avec une appréhension et une tendresse naissante et trois autres, signes de vies nouvelles.
Un chevalier fae part au triple galop, porteur de message, vers Camelot, vers le Métamorphe devenu petite fille aux yeux à facettes d’améthyste.

*****************************

En attendant son arrivée, la femme peint. Elle peint les portraits des hommes et de lieux :
- Arthur, dans la force de l’âge, chevauchant un dragon de flammes, semant la terreur et la désolation, s’enivrant de cet instant fugitif de sa toute puissance, car déjà la Coupe qu’est Camelot s’abreuve de son sang... et du sang de tous les chevaliers … et du sans des habitants de camelot, de ceux qui baignent dans la Coupe …

- Guenièvre, au diadème de neuf étoiles, chevauchant le Roi aux cheveux de feu, au cœur de la ronde bacchanale des fae grimaçantes

- Sénéchal Kay, en combat ultime contre Lancelot, tel un aigle défiguré et empoisonnée par l’araignée venimeuse, l’embrochant sur la lance et faisant couler son sang dans une coupe

- Un être encapuchonné, aux traits voilés, l’on ne distingue que les dents, métalliques, grinçantes, et des chaines rouillées entourant le bras d’ombre décharné, aux griffes jaunâtres. Et se tortillent sur ces chaines des spectres de chaire et de sang, hurlant de douleur et de désespoir.

- L’arbre des passions. Un chêne mort et son gardien, mi-être-ronces et mi Baste Roi vert à la couronne d’émeraude, émanation et âme de cet arbre. La couleur des passions, changeante, chamarrée, sombre, violente et si éphémère … c’est les passions qui nourrissent l’arbre. Les passions en sont la sève, le suc et le sang. Et l’etre-ronces les laisse couler dans le Coupe et les porte à ses lèvres et …

***********************

Plusieurs nuits plus tard.

Le Chevalier Fae et un vieux Mogwump aux écailles multicolores regarde longuement la femme peindre. Elle est nue et sa peau translucide est recouverte par endroits de taches de peinture, de sang, de sève, de terre humide, d’eau, de bitume, de sucs de plantes, de pollens … Le Morgwump s’approche et passe la main sur son ventre pas encore arrondi mais déjà plein.

« je reconnais un des battements de ces cœurs », murmure-t-il.

« J’ai passé un marché avec le Roi Vert. Je portais deux vies en moi. La troisième est venue plus tard. Et j’ai cédé la moitié du temps que je passerais avec eux à lui. En échange de ma renaissance. », la femme se tourna vers le Mogwump et le fixa de ses yeux obliques à facettes mauves. « Il est Métamorphe. Il n’a pas de forme fixe, seulement des réceptacles de prédilection. Et c’est de lui que te vient ce don… cet héritage… c’est ce qu’il m’a dit. Tu n’es donc pas mi humain mi Mogwump, mais donc bien le Fils de l’Arbre des passions, le fils du Roi Vert… et ta lignée se perpétue dans une des trois vies que je porte en moi. Je n’ai encore jamais enfanté. Alors je te le demande : fais moi Coupe qui donne la vie, fais toi épée qui libère la vie ; fais moi pleinement femme. »

La femme se tourna vers le chevalier Fae « Et je voudrais que Sylvain prenne soin des enfants… car je serai prise par les batailles.» Il s’inclina et sortit, refermant soigneusement la lourde porte en fer forgé couverte de teinture sombre.

Le Mogwump prit un linge blanc, l’imbiba d’eau claire et le passa sur le corps de la femme, le lavant de tout ce qui n’était pas elle ou en elle. La peau pale et translucide, comme un fin voile virginal laissait pulser le moindre vaisseau sanguin, dessinait le moindre muscle et ligament, suggérait la chaleur et la moiteur des entrailles…

La femme coupa une mèche de ses cheveux et en fit un pinceau. Et à deux, ils dessinèrent un cercle sur les dalles froides du sol à l’encre sombre de la Madone et le cercle de fit bassin d’or rouge. Puis ils dessinèrent neuf épées bordant la Coupe, les pointes vers l’intérieur, et les lièrent avec un ruban de soie noire comme la nuit, formant une couche tissée de soie et de métal, de chaleur et de froid, de clarté tranchante et de nuit de velours sombre.

Puis le Mogwump allongea la femme dans la couche tissée d’épées et de soie, et l’a prit. Trois fois la lune s’est levée et s’est couchée. Et à la troisième aube, le corps de la femme fut recouvert d’entailles et de sang coulé. Alors le Mogwump l’aspergea de son suc, qui coula pourpre et or, teint par le sang, au font de la Coupe et imbiba la couche. Et le ventre de la femme de dévoila, rond et plein, comme en fin de gestation, car elle portait non pas une mais trois vies et que chacune avait déjà grandi de trois mois.

A la 4eme nuit
, le Mogwump se fit Homme. Il aspergea la femme d’eau, puis prit une lame et découpa une entaille allant du front au bas ventre de la femme. Et il enleva sa peau, comme un vêtement, révélant une femme parfaitement humaine, aux proportions harmonieuses et au ventre rond : « car telle était ton premier vetement dont tu gardes connaissance ».

A la 5eme nuit, l’Homme se fit Masse Grouillante de Filaments Noirs et de Brume. Il griffa de ses ongles la peau humaine et en arracha les lambeaux, découvrant une nouvelle apparence : celle d’une femme à la peau noire comme le basalte, aux seins lourds et tombants et au ventre distendu d’une déesse callipyge : « car telle était ta première renaissance dont tu as souvenir ».

A la 6eme nuit, la Masse Grouillante se fit Etre Fae aux formes changeantes des neuf peuples. Il prit une rose et piqua de ses ronces l’intégralité du corps de la femme. Et lorsque le sang coula, il révéla une peau translucide, un crane allongé couvert de cheveux aux teintes sombres d’un arc en ciel nocturne, des membres allongés et effilés, et un ventre gonflé par la triple maternité des enfants non encore nés se tenant par la main, formant une ronde : « car telle est ta forme véritable, celle de ta naissance passée et de ta renaissance à venir »

A la 7eme nuit, l’Etre Fae redevenu Mogwump veilla la femme dans la Nuit Eternelle, car seuls eux et Epées et Coupe faites Couche étaient réels.

La 8eme nuit, l’infini de l’eternel recommencement, ∞, fut déchirée par les hurlements de la femme. Trois voulaient naitre à la nuit et à la lumière, et se frayaient le chemin à travers la porte de chaire. Alors la chaire fut déchirée. Et le sang coula en cascade chaude et moite dans la Coupe. Et les trois furent accueillis dans le monde de la vie dans les bras de l’Accoucheur. Et les trois cris de naissance couvrirent les hurlements de douleur. Et les neuf Messagers reconnurent les enfants et les saluèrent.

Puis l’Accoucheur Mogwump posa les enfants, deux filles et un garçon, dans les bras de leur mère et lorsqu’ils mordirent les seins, le lait coula dans leurs bouches, et sur leurs corps, et sur le flanc déchiré de leur mère, se mêlant au sang. Alors le Mogwump prit une lame et coupa les cordons reliant ces trois nouvelles vies à leur génitrice. Et lorsque les enfants furent rassasiés et endormis, les déposa ensemble dans un berceau. Et alors il se tourna vers l’Accouchée et lécha avidement le lait coulant de ses seins gonflés, et la posséda, gémissante et presque inconsciente, inondant de son suc ses chaires meurtries, refermant les plaies et cicatrisant les déchirures. Ainsi se passa la 9eme nuit.

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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 15 Mai - 17:54



Luna /Luned (forme) = fille de Merlin

Estelle /Eirlyss (chute de neige) = fille de dieu Pan au sceptre fleuri, et au symbole de croc et griffe

et Sol / Maelor (prince)= fils de Mordred
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mar 15 Mai - 22:57

THIERRY MUGLER (sans retouches) : hommage surprenant de coincidence à notre KULT !

























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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mer 16 Mai - 9:44



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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Mer 30 Mai - 21:09

Un petit retour sur la dernière de Kult Arthurien

Cette partie m' a profondément marqué

Un grand merci à Jenny et Mathieu grâce auxquels cette "expérience" a été possible

Je peux même dire que j'ai ressenti un grand frisson à certains moments

La partie aura donc consisté en un simple rituel, un huis clos sexuel, horrifique, psychologique et mystique de près de 6 heures de jeu

L'histoire des personnages est passée devant leurs yeux en même temps que le destin du cosmos pendant les 9 temps, les 9 lunes du rituel d'accouchement

N'hésitez pas à faire un retour (Jenny et Mathieu) si vous avez des commentaires sur cette partie.

Encore merci

Olivier
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MessageSujet: Re: KULT contemporain et Arthurien   Lun 4 Juin - 14:39

Chaque aube est une nouvelle aube.
La première.
Le dernière.

La terre de Sysigie nait du néant.
Le soleil naissant vient en illuminer les paysages majestueux : les vallées et les lacs, les forêts et les montagnes.
Dans les champs fleuris, des perles de rosée scintillent à la lumière. la vie sauvage, à la fois multiple et insaisissable investie toute chose en ce monde vivant. Des formes étranges et merveilleuses peuplent aussi la sysygie.
Les pictes et les faes avancent en lentes processions, les premiers à fouler ce sol sacré.
Il n' y a pas de saxons de romains et de chrétiens : pas encore
Uther n'est pas encore né; Lancelot n'aime pas encore Guenièvre. Bohor et ses frères d'armes ne mènent pas encore la quête du Graal
La nouvelle Légende Arthrurienne n'est pas encore chantée; car ce mythe n’appartient à quiconque, ni les anciens ni les modernes; il existe en tout temps et en tout lieu, métamorphose permanente charriant ce que la condition humaine a de plus profond et de plus touchant; l'amour, la haine, la trahison et milles autres passions. Oui, l'amour surtout
Les shamans pictes et les anciennes faes murmurent parfois le souvenir d'une grande déesse de l'ancien monde à deux visages. 2 têtes couronnées, une de reine picte, une de faée noire : la grande déesse Sysige.

Merci pour ce cycle : nous avons réécrit la geste arthurienne
9 parties en groupe (1 avec Charles, 8 avec Mathieu) et 3 solos
Suffisamment pour enfanter un nouveau monde.



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