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 Art Mathers

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stan

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MessageSujet: Art Mathers   Dim 24 Juin - 16:24

Je n’ai jamais réussi à me faire au climat d’Arkham. A Detroit il fait froid mais sec, ici, il fait toujours humide… d’ailleurs l’orage ne va pas tarder à éclater, la chaleur de cette journée est étouffante. Je m’allume une cigarette, j’ai besoin d’un petit verre. Je m’arrête dans une gargote situé a proximité de mon immeuble. J’habite un immeuble ancien dans ce qui était autrefois Salem. Aujourd’hui la ville a été absorbée par Arkham et Salem n’est plus qu’un quartier comme un autre. C’est assez populaire, et pas encore trop mal fréquenté, chose surprenante a proximité d’Arkham. Cette ville ne me plait pas… tout ce qui se trouve a proximité est petit a petit corrompu. Lorsque je rentre dans le pub, un troquet crasseux tenu par Thomas O’ Riley, l’odeur de vieux tabac froid et de bière sèche m’apaise. Je me sens comme chez moi ici. Je vois la bonne trogne rouge en mine de Tom et j’oublie les tarés que j’ai pu croiser dans la rue. Tom me sert un verre. Il discute avec d’autres types, un noir manchot qui s’appelle Weyland, un employé d’Ashcroft nommé Mike Devland et un chauffeur de taxi surnommé Charlie. Je les écoute parler, Devland et Tom se chamaille souvent, Tom est un fervent opposant a toutes les manipulations d’Ashcroft. Vous allez voir qu’il va encore remettre la guerre sur le tapis… c’est la que j’ai rencontré Tom. A l’époque on était dans l’infanterie.

Je voulais quitter Detroit et sa misère… Mon père Samuel Llielin Mathers était medium. Disons plutôt que les gens venaient le voir et il leur disait ce qu’ils voulaient entendre moyennant finances. Et puis un jour on a commencé à douter de ses pouvoirs et la clientèle s’est faite plus rare. Les factures ont été plus dures à payer. Ma mère avait fait sa valise depuis longtemps et rapidement j'ai eu envie de faire la même chance. Lorsque le peu d’argent que gagnait mon père commença plus souvent à payer ses cuites que notre bouffe, je me suis dis qu’il était grand temps de quitter cette ville sinistre, j’ai donc été au bureau de recrutement. Ni extraordinairement courageux ni spécialement patriote, je n’ai pas brillé aux tests d’aptitudes. Je me suis retrouvé dans l’infanterie, aux transmissions. Quelques coups de fusils tirés, une blessure au visage et vous rentrez sur terre avec une prime substantielle pour vous faire taire. C’est grâce a cette prime que Tom a ouvert son pub, une jambe en moins ca rapporte. Moi, je ne savais pas trop quoi faire. On arrivait prés d’Akham j’ai décidé de rester dans les parages, j’ai vivoté. Et puis un jour j’ai vu une publicité dans ma boite aux lettres.

C’était une pub pour un medium… retour 5 ans en arrière, je revoyais mon père faire son numéro, se balader au milieu de la pièce en faisant semblant de parler aux esprits. Une idée m’est venue. Pendant 17 ans j’avais eu un exemple parfait d’escroc, je pouvais faire pareil. J’ai alors décidé de monter mon agence de medium. Les premiers mois ont été durs mais un jour une jeune femme est venue me voir, pour mener une enquête. Elle entendait des bruits dans sa maison. Je me suis alors déplacé, j’ai fait mon cinéma et lorsque je suis parti la gourde avait été soulagée de 130$ et elle était persuadé que les esprits avaient quitté sa maison. J’avais trouvé le moyen de me faire un bon paquet de fric j’allais devenir enquêteur medium ! Petit à petit la clientèle s’est étoffée. Et puis il y a eu cette affaire a « La Belle Marina », une sorte de dancing sur un vieux bateau a aubes, j’avais un peu bu j’ai foutu le mec par-dessus bord, ce mec c’était le fils d’un haut placé. Ancien soldat, j’ai bénéficié de la bienveillance du jury populaire. Intéressé par mon profil, Ashcroft a fini par me contacter. Je ne travaille pas vraiment chez eux, je travaille pour eux. Quand l’affaire est un peu insoluble ou dérangeante, ils m’appellent et j’enquête, comme une sorte d’experts en assurance. Bien sur je suis payé au rabais vu ma réputation…

Wooh je commence à être bien bourré… comme souvent. Tel père, tel fils ! Il est grand temps que je rentre dans le taudis qui me sert d’appartement. Rien ne presse, personne ne m’y attends… il va falloir que Tom me fasse crédit… il serait temps qu’Ashcroft me rappelle…
Malgré les années, bientôt 15 ans, je n’arrive toujours pas a croire a toutes ces âneries… superstitions, hallucinations, paranoïa, chacune de ces histoires a une explication logique, mais ca rassure les gens de croire que ce sont les agissements de choses extérieures, alors je leur sers le grand numéro de medium, parlant aux esprits, traquant les ondes bizarres que nous envoie le monde. J’ai la chance de pas être trop mauvais détective et pas trop mauvais comédien, jusqu’ici ce cirque a toujours marché, pour combien de temps encore…


Dernière édition par Art Mathers le Lun 25 Juin - 22:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Dim 24 Juin - 16:45

une petite auto




un petit flingue



un petit bureau

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MessageSujet: Re: Art Mathers   Lun 25 Juin - 19:55

Les pieds sur le bureau, vautré dans ma chaise de bureau, je regarde, plongé dans une semi conscience, ce tableau accroché au mur. Une croute de peu de valeur que les anciens propriétaires ont oublié, ou volontairement laissé la. Au début, je le gardais pour meubler ce grand mur vide, aujourd'hui il fait parti des meubles, j'ai peur que si je le retire le mur s'écroule... un paysage du nord des Etats-Unis semble t'il... le cadre poussiéreux et vermoulu ne jure pas à coté de la tapisserie hors d'âge. J'ouvre un tiroir du bureau à la recherche d'un fond de bouteille pour remplir mon verre vide. Au milieu des papiers je tombe sur une vieille photo. Mon père et moi devant une affiche de Christopher Lee déguisé en magicien. Nous sommes devant sa table de travail ou trône sa précieuse boule de cristal. C'est ma tante qui avait prit cette photo, j'avais 13 ans je crois... Mon père savait encore sourire a l'époque... que cette époque me semble loin... j'avais presque oublié son visage, ce grand pif, ses cheveux bruns toujours bien plaqué, sa moustache fine. Ca fait bientôt 8 ans qu'il est mort... Je l'avais eu au téléphone quelques mois avant et il était vraiment tombé très bas. Il parlait seul, il était obsédé par des détails... Et puis finalement un jour, on l'a retrouvé mort chez lui, au milieu de la crasse de son bureau. Attaque cérébrale... Il valait mieux ca qu'un cancer du foie, qui aurait fini un jour ou l'autre par le rattrapé. Je ressors la photo du tiroir ou elle était cachée. Bon... plus rien à siffler... je plonge ma main dans ma poche pour vérifier si il me reste un peu de monnaie. Je retombe sur ce prospectus que m'a donné Samsara l'autre soir. Je le coince dans le cadre. Drôle de flashback... les odeurs d'alcool se mêlant aux photos me donnent l'impression d'être à la place de mon père. Je crois que mon alibi commence à se craqueler... Myskatonic doit être au courant au sujet de mes talents. Quelle importance, après tout je ne suis pas un mauvais enquêteur, et les cocus ont toujours besoin de photos de leurs bonnes femmes fricotant avec des plombiers malhonnêtes ou des garçons mécaniciens aux mains larges et graisseuses.

Avant hier, un type vient me voir. Il frappe a la porte, il rentre, la mine grave serrant son galure dans ses mains. Le type marmonne quelques mots, il est gêné. Le type est caissier dans une banque et il est persuadé que sa bonne femme le trompe. Je n’ai pas eu besoin d’enquêter beaucoup… Le couple habite un quartier encore bien conservé de Fall River. Le gus se tire pour la banque à 7h30 tous les jours. 7h45, un grand blond rentre dans la maison cossue. Je prends quelques photos depuis la voiture. J’attends 2 minutes. Il est maintenant temps de se glisser à la fenêtre. Par chance, la chambre donne sur une ruelle. Je grimpe sur une poubelle et je fais quelques photos du bonhomme en pleine action. Je manque de me casser la gueule en redescendant… je retourne à la bagnole. Maintenant que j’ai les preuves il faut retrouver le coupable. 8h25 le type se réajuste la cravate en redescendant les marches de la maison. Il grimpe dans une grosse voiture flambant neuve direction les abords d’Arkham. Le type est représentant en assurance… je comprends que le banquier l’ai mauvaise. Bref a midi, mon enquête est terminée, j’appelle le gars, je lui donne rendez vous dans un restau chinois. Le type me regarde, les yeux plein de craintes… je regarde son enveloppe, je délaisse mes nouilles pour regarder rapidement si il y a le compte, en dépit de ce que peut me dire le petit banquier. Je finis par lui tendre une enveloppe avec des clichés de sa femme et le nom et l’adresse de l’amant. Le type regarde les photos, il ne veut pas y croire. Je lui dis pourtant qu’elles sont authentiques et que s’il veut il peut revenir aux alentours de 7h55 demain matin pour verifier. Il me dit que ce n’est pas la peine. Il reste bloqué sur une photo de sa femme souriante au plumard avec ce type… un vrai poison à coup sur ! Le genre qui veut qu’on lui offre des dentelles… le type commence à chialer et a me raconter sa vie… mon bol de nouilles est vide je glisse son enveloppe dans mon imper et je me casse, je suis payé pour les photos pas pour l’entendre chialer. Si j’avais du consoler tous les cocus je serais devenu psychiatre. Il n’y a pas de conséquences sans causes, il n’avait qu’à se trouver une petite femme aimante et moche plutôt que de parader avec une gravure de mode.

A les bonnes femmes… j’ai faillit me marier. Il y a longtemps maintenant… une histoire stupide. Mais je n’ai pas de regrets la dessus. Le temps a fait son office… Je passe de longues minutes à faire des ronds de fumée qui vont mourir sur le plafond noirci du bureau. Le téléphone sonne, cette sonnerie semble lointaine, je n’ai pas envie de sortir de mes pensées mais le monstre de bakélite noire ne veut pas se taire. Je décroche.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mar 26 Juin - 21:09

Cet après midi j'ai eu un cas compliqué. Fin de matinée, le téléphone me réveille. Une jeune femme me parle au bout du fil. Elle veut me voir, une amie lui a conseillé mes services. Je note l’adresse je passerais en début d’après-midi. Apres un rapide déjeuné chez Tom, je me dirige vers la maison de la jeune fille. Elle vit sur la route de Providence, juste avant les grands bois qui borde la route, la ou les champs s’étendent encore à perte de vue. J’arrive dans l’allée de la petite maison. C’est une fermette sans prétention, bien entretenue dans le style néocolonial qui était redevenu tendance dans les années 50. Non loin de chez elle il y avait une éolienne prête à rendre l’âme. Un peu plus loin a environ 700 mètres, se dressaient une chapelle d’un blanc immaculée. Les gens des alentours étaient restés très bigots malgré tout. La jeune femme vint m’accueillir sur le perron. Elle était plutôt jolie, bien qu’elle ait eu un visage un rien masculin. Deux yeux verts et de grandes boucles blondes terminait ce charmant tableau lui-même souligné par la jolie robe a imprimé qu’elle portait. Sa mine était grave et ses yeux remplis d’inquiétude. Elle commença par me parler de son amie, une certaine Martha que j’aurai aidé voici 6 mois, sa mère revenait la hanter apparemment… aucun souvenirs mais je feins de me rappeler. En bon professionnel, je m’inquiète de savoir ce qui lui arrive. Elle me parle de son frère mort quelques mois plutôt. Le type avait trouvé malin de faire la course sur des routes de campagne il a finit par percuter un grand arbre sur le bas coté. Il aurait pu s’en sortir si la bagnole n’avait pas prit feu. Le gars a cramé vivant piégé dans sa Pontiac. Une aventure qui aurait paru bien ordinaire si les gens n’avaient pas déserté la campagne pour s’entasser dans la fourmilière infâme qu’est la ville d’Akham et ses alentours. Bref la jeune femme me raconte qu’elle s’en veut parce qu’elle aurait du l’empêcher de faire le fou sur la route. Son frère revient la hanté, il faut faire quelque chose. Comme d’habitude je fais le tour de la maison, j’observe, je cherche l’indice qui me conduira a l’explication logique. J’en profite pour continuer mon petit interrogatoire. Visiblement elle sent une présence, elle entend craquer les murs, elle entend parfois des sifflements des chuintements. La baraque est en moins bon état qu’il n’y parait. Les fenêtres ne ferment pas tres bien, pas besoin de comprendre que les craquements et autres manifestations mystiques ne sont dus qu’a l’état de la maison. Alors la ou j’estime être la chambre du frère mort, je sors mon grand numéro. Je dessine au sol un symbole de la cabbale je crois avec du sel, puis je psalmodie quelques mots et enfin je lui donne un petit médaillon, lui assurant que son frère est a présent apaisé et qu’il a rejoint le paradis j’avais repère un crucifix dans l’entrée, ce sont des objets rares aujourd’hui facile d’en conclure que la fille était sans doute très pieuse. Apres « l’exorcisme » je discute un peu avec elle, de tout de rien. Je lui parle de sa maison qui est jolie, elle me répond qu’il faudrait refaire l’isolation, je lui conseille de la refaire en effet, c’est une belle bâtisse. Comme par magie la présence de son frère redeviendra les sifflements du vent. En partant je regarde cette petite nymphe, un peu dodue et trop puritaine pour moi, dans mon rétro. Je la vois tripoter le talisman que je lui ai remit, les yeux plein de gratitude. Alors que ma voiture progresse dans l’allée, je vois son reflet rétrécir… Parfois je me déteste. Qui suis-je pour abuser les gens ainsi. Le plus souvent je me dis que je ne fais de mal a personne. Cette fille va retrouver une vie normale grâce a moi, ou plutôt grâce a un petit talisman.

Je n’ai jamais comprit ce besoin de croire. Croire en qui, en quoi ? Et si je crois toute ma vie et que je me trompe ? Ce besoin de croire qu’âpres la vie il y a autre chose… je n’y arrive pas. J’ai toujours été un mécréant Cette fille, elle avait besoin de croire que son frère allait bien la ou il était et pour ca elle avait besoin de ce petit bout de ferraille, comme le banquier avait besoin des photos de sa bonne femme. J’ai vu qu’il les avait descendu tous les deux, la femme et l’amant avant de se tirer une balle dans la bouche. Les flics ne tarderont pas à venir me voir… j’ai fais quelques photos et alors que ce mec aurait pu se contenter de ne rien savoir, de vivre sa vie de cocue tranquille le temps que le gus se lasse, il a préféré acheter un fusil et leur tirer dessus. Je préfère vivre une vie d’ignorance plutôt qu’une vie de torture. Croyante/connaissance, je ne sais pas ce qui est pire… la connaissance rend fou et la croyance rend aveugle et je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Mais tant qu’il y aura des crédules, il y aura des bonimenteurs.


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Jeu 28 Juin - 22:51

J'aime aller aux courses de chiens. Les courses de chiens c'est ce qui nous reste de l'ancien temps, le dernier plaisir qu'on peut s'offrir qu'on soit riche ou pauvre. bon c'est sur que les chiens ont legerement changé depuis mon enfance... Ils sont plus gros, legerement moins naturel mais cela semble etre une regle dans le sport d'aujourd'hui, a considerer que le sport interesse encore des gens... de Dimanche en Dimanche les gens sont de moins en moins nombreux. Depuis Myskatonic, les gens semblent avoir arreté de vivre... Dans le Midwest on savait encore vivre, mais ici les gens deambulent sans but. Bref certains s'amuseraient de mes reflexions, alors qu'Eclair d'Azur arrive dernier me faisant perdre 15$...

Je retourne faire mes paris pour la prochaine course. Il fait chaud cet apres midi... si je me buvais une petite biere... c'est pas une mauvaise idée ca. A la buvette je croise un certain Palandelli, un grand type chauve avec un cou de vautour. Je le vois souvent au cynodrome. Il suivait le foot autrefois mais selon lui, depuis que BayerTech est proprietaire de toutes les ligues europeennes, les joueurs ne sont plus que des monstres musculeux et il n'y a plus de place a la technique. Moi j'aimais mieux la boxe... La soirée fait suite a l'apres midi alors que se succedent les petits verres. Il est tard et j'ai plus de fric. Je retourne a ma bagnole, tranquillement. les volutes d'alcool me submergent tout doucement. La fraicheur de la soirée fait du bien, c'est rare en cette saison. D'habitude l'orage eclate en soirée, rendant les fous agressifs. Je vais ptet dormir un peu de ma voiture avant de reprendre le volant, on est pas pressé. J'arrive donc sur le parking. Je vois un petit mec comme on en croise souvent aujourd'hui, le genre petit loubard qui se prend pour un caid. Il est avec une souris, un peu grosse. Le type est pas bien beau ceci dit... le nez en trompette, tavelé, des petits cheveux frisés. Il lui gueule dessus, le mec est bourré et il veut se taper la petite grosse. Mais elle veut pas, elle pigne. Le type s'enerve et lui colle une gifle. je passe a coté, forcement ma bagnole est a coté. Le mec m'alpague, il me demande ce que je veux... ces types se ressemblent tous... meme manieres, meme phrases sorties des films de Robert de Niro... j'ai meme entendu une fois un mec sortir un bout de texte entier de Taxi Driver 2... Bref, le mec commence a me bousculer. Je reponds pas, je me fout de ce type, qu'il degage. Il prends mes lunettes, les fout par terre et les ecrase avec son pied. je regarde son pied... dommage mais je crois que j'ai encore une vieille paire au bureau. Visiblement le mec se rend compte que ses menaces ne prennent pas. En general il y a les malins qui se lassent et les idiots qui restent et qui cherche la bagarre. Celui ci fait parti de la deuxieme categorie. Il me colle une droite dans la tronche. Petit con, j'ai passé l'age de me faire frapper dans la tronche. Il m'appelle papy. Il est vraiment temps de lui donner une lecon. pas de garde, il se baisse, dommage... crochet au menton, deux coups dans le ventre. Le petit cave est a terre. un petit coup de pied pour lui apprendre a pas frapper les gens dans la rue. je crois qu'il chiale... La petite grosse a regardé le pugilat avec emotion et delaisse son flirt pour se coller a moi. je la depasse, j'ouvre la porte de ma bagnole et je me tire. la bagarre m'a desaoulé.

On nous avait promis la securité, la liberté, au final on a toujours autant de pauvres types, toujours autant de petits loubards a remettre en place. a la fin des années 2030, mon oncle me parlait souvent des gangs... cette sauvagerie me faisait rever a l'epoque. Aujourd'hui toute cette agitation m'indiffere. On m'a souvent demandé pourquoi je n'etais pas devenu flic, je n'ai pas le sens du devoir. Le sort de cette grosse fille ne m'interessait pas. plus jeune je serais sans doute venu a la rescousse, a mon age on peut se permettre de vivre pour soit. la nuit est douce, j'aime rouler la nuit, tranquille sans personne. J'allume la radio, ils passent des petits rengaines jazzy qui etaient a la mode dans les années 50.
Finalement la fin de soirée ne sera pas si horrible.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 29 Juin - 13:55


Prendre des photos a quelque chose de solennel. La photo, c'est la trace d'un instant, d'un evenement qui peut etre ne se reproduira plus. Beaucoup de mes concurents utilisent des cameras, voir meme des capteurs d'holocron, moi je reste fidele au papier. D'abord la qualité des hologrammes animés est encore un peu mediocre, et puis on a l'impression de regarder un programme TV: "Tiens une bonne femme couche avec mon mari, bon, c'est comme ca, changeons de disque". On nous innonde de videos, d'images, il y en a tant qu'on ne les regarde meme plus... c'est pour ca que je trouve un instantané bien plus efficace.

Cet appareil me donne un style un peu retro! j'adore ca! aujourd'hui les appareils sont souvent bien plus design. Celui ci c'est mon pere qui me l'a offert pour mes 13 ans. Je le garde comme une relique. Quand mon pere l'a acheté c'etait deja une vieillerie, mais l'essentiel c'est que ca prenne des photos. j'aime le couinement de la partie frontale quand je l'ouvre, j'aime le bourdonnement du zoom et de la mise au point. Le claquement artificiel pour preciser que la photo a ete prise. Et surtout apres j'aime passer de longue heure dans les produits chimique pour les agrandir. Bien sur souvent ce sont des photos racoleuses qui feront de la peine a un mari cocu ou qui permettront a une femme abusée de preparer sa vengeance sur l'indelicat mari. je dois bien l'avouer j'aime ce genre d'histoire! pas le denouement, mais la filature, les heures de planque, les quelques photos prisent a l'arraché, la personne ne se doutant meme pas qu'elle est surveillée. Je me sens comme Sam Spade ou Marlowe, traquant on ne sait quel traficant pour le compte d'une jeune fille richissime et epleuré. Finalement trouver un peu de plaisir ce n'est pas si dur.

J'aime allez au King. le King c'est un cinema sur Crowley Street a Salem. Il est decrepit et ne diffuse pas de film en HD 5D mais on y est tranquille. Le vieux qui tiens ce cinema a degotter un vieux projecteur et il passe des films des années 1930! Bien sur les copies datent de la fin des années 2010 mais c'est avec plaisir que les cinephiles se retrouvent dans la grande salle aux sieges bleu roi. Le Vendredi soir on peut voir Paul Muny mourir sur les marches de l'eglise alors qu'il joue Scarface, James Cagney emprisonné dans A chaque aube je meurs, Richard Widmark en voleur de microfilm dans le port de la drogue, Bogart en Sam Spade dans le Faucon Maltais. On fremit en voyant Lana Turner en manipulatrice dans le facteur sonne toujours deux fois, la magnifique et froide Rita Hayworth fait tourner les tetes dans la dame de Shanghai et on rage apres Barbara Stanwyck dans Assurance sur la mort! et il y en a tant et tant: la nuit du chasseur, sunset boulevard, un si doux visage, house by the river... Et surtout la soif du mal! ca c'est du grand ciné! aujourd'hui cette industrie s'est ecroulé depuis longtemps faute de gens pour se deplacer. Le jour ou le King fermera, les cinéphiles perdront leur oasis cherie. On oubliera pour toujours les sieges bleu roi, l'odeur de vieux pop corn et de beurre fondu, les poignées de laiton lustré et les visages de ces grands acteurs. Je suis trop pessimiste par moment... le cinéma a toujours passionné les gens, qu'ils soient jeunes ou vieux, le King ne mourra pas.

Arkham me deprime... je crois qu'il serait temps que j'ailles passer quelques jours sur la cote, profiter du bon air, dormir de longues heures, rester loin du whisky et des cocufiages pendant 10 jours et se gaver de fruits de mer. J'irai bien a Bristol ou a Warwick... peut etre meme que j'irai a Newport, il me suffit de prendre le bac a Warwick. J'aime le Rhode Island, la nature y est si sauvage et pure, l'air iodé, tellement different d'Arkham et son air pollué par... par quoi? je sais meme pas... Ouais il me faut des vacances! et pour ca il me faut une belle enquete qui rapporte! au travail!

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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 29 Juin - 22:00

Cela faisait plusieurs jours que j’avais envie de partir en vacances. En dépit de l’avance que m’avait fait Myskatonic, je n’avais plus d’argent… les courses et le whisky avaient eu raison de mon porte monnaie. Il me fallait du boulot, l’enquête pour Myskatonic pataugeait et pour tout dire je n’avais aucune envie de m’y mettre… assez patienté !

Je décroche mon téléphone et j’appelle Sep Liebmann, un juif au passé douteux qui de temps en temps a besoin d’un coup de main sur des affaires vraiment dégueulasses… mais il paye pas mal si on ne pose pas de questions. C’est alors qu’une ombre se dessine sur la porte du bureau. On frappe. J’invite la personne à entrer, la poignée tourne et une vague de parfum délicieux pénètre mon bureau. Une main gracile sort de derrière la porte, puis un bras, une jolie jambe… une splendide jeune femme blonde pénètre dans mon bureau, elle se retourne, c’est Breathless Mahonue, une chanteuse qui a plutôt du succès dans les bars jazzy très tendance. Cette merveille illumine mon bureau juste par sa présence, le papier peint ne semble plus si sale, l’odeur est parfumé et fraiche, tout semble revivre. Mais que fait une telle créature ici ? Son petit visage de porcelaine, sa petite bouche rouge cerise, ses deux petits yeux bleus et tristes, tout chez elle semble emprunt d’une grande détresse. Je la regarde bouche bée traverser le bureau, quel gros malpoli je fais… mais la surprise est telle que je n’arrive même pas à aligner deux mots. Elle s’approche et contemple mon facies de poisson sorti hors de l’eau trop longtemps. Elle se présente et me demande si elle peut s’asseoir. Je bafouille quelques excuses et l’invite à prendre place. Je retrouve un semblant de civilité en lui proposant de boire quelque chose, l’air de rien j’active le ventilateur du plafond histoire de brasser l’air et de chasser les odeurs de cigarettes. Elle me demande d’ailleurs si elle peut fumer, précaution inutile vu l’odeur du bureau. Elle sort un long porte cigarette noir et y pose une cigarette rouge, l’odeur de fumée est étrange, parfumé. Moi je fume américain, un point c’est tout. Vient enfin la question fatidique : que vient elle faire si loin des beaux quartiers qu’elle fréquente d’habitude. Breathless (j’ignore son véritable prénom) se dit la cible d’un esprit malin qui la tourmenterait depuis qu’on lui a offert une peinture sur bois. Elle n’ose pas retourner chez elle. Je lui demande de me parler de cet esprit, quel est sa nature, comment se manifeste il ? Sa réponse m’étonne. Elle me dit que dans un premier temps elle sentait juste une présence. Pendant plusieurs semaines, elle a cherché d’où pouvait venir ce sentiment. Finalement son regard s’arrêta sur une plaque que lui avait offerte quelques temps plus tôt un certain docteur Almers. Elle ne se rappelait plus des traits du docteur… Etrange elle avait pourtant une bonne mémoire des visages ! Dans un petit rire elle me dit qu’on ne réussissait pas dans ce métier sans se rappeler des gens. Apres quelques jours, elle eut la sensation qu’une voix tentait de lui parler alors qu’elle était seule. La voix était de plus en plus nette mais incompréhensible. Finalement gêné par cette gravure, elle la décrocha du mur et la mit dans un tiroir afin d’oublier cette horreur. Petit à petit je vois Breathless s’enfoncer dans sa chaise, elle semble terrifier. Ce qui m’inquiète beaucoup car elle a l’air beaucoup moins cruche que le laisse supposer sa situation. Elle poursuit son récit avec toujours plus de crainte. Elle me raconte que finalement dans la nuit, elle a dut se lever pour raccrocher la gravure sur ordre de la voix. Au matin quand elle a vu la plaque accroché au mur, elle a prit la fuite cela fait 4 jours. Pour le moment je vois deux solutions, une drogue ou l’hypnose. On est souvent sceptique sur l’hypnose… les gens pensent qu’il suffit de sourcils broussailleux, d’une paire d’yeux inquiétants et d’un charabia idiot pour hypnotiser les gens. En réalité c’est beaucoup plus simple et beaucoup plus compliqué. Il faut les plonger dans un état de confiance qui les incite à obéir ou en tout cas à ne pas se questionner sur leurs agissements. C’est une technique qui a souvent été utilisé par les militaires. Une jeune fille aussi mondaine aurait put être la cible d’une attaque a base de drogues. On programme des actions grâce à la drogue qui plonge la victime dans certains états mentaux. Bref tout ceci me semble assez simple. Je lui demande si elle a un endroit ou se refugier. Elle me parle d’un artiste que je connais vaguement de nom. Evidement Art ! Elle n’allait pas dire, non monsieur Mathers ! Puis je me refugier chez vous ? Tu n’es pas Marlowe et ce n’est pas Crystal Kingsley ! Bref je prends un numéro de téléphone ou la joindre. Elle quitte le bureau laissant derrière elle une délicieuse effluve de coquelicot. Cloué par se départ, je reprends tout juste connaissance… l’espace d’un instant j’étais le héros de mon propre polar. Elle a parlé de 2000$ de quoi partir tranquille en vacances.

Dans un premier temps chercher le Docteur Almers. Ca va être simple, ca a du bon de travailler pour Myskatonic parfois. Je prends ma voiture et je me rends directement à la tour. Toujours aussi dégueulasse cet endroit… Je pousse les portes, je me dirige directement vers un secrétariat ou j’ai l’habitude d’aller. J’aime bien cette secrétaire, elle à quelque chose de sexy et en même temps de dangereux j’adore ca ! Elle s’appelle Rosario Casas. Je crois qu’elle m’aime bien. Je lui sors le grand jeu en rentrant. Je lui pose des questions sur un certains docteur Almes. Ce nom ne lui dit rien alors elle cherche dans sa banque de données. Myskatonic est certainement une machine truffée de divisions secrètes mais personne n’échappe à leur registre. Il ne s’agit que de noms, rien d’autre n’est précisé. Et ce nom ne fait pas parti de leurs bases de données. Déception, s’il ne fait pas parti de Myskatonic, la recherche peut devenir très longue. Je quitte Rosario en lui demandant de me tenir au courant si elle trouvait quelque chose, sait on jamais… Je passe à l’asile, ce nom ne dit rien n’a personne. Le contraire m’aurait étonné, surtout si c’est un de leurs bonshommes qui teste ses produits a la sauvage. Je rentre chez moi bredouille. J’ouvre un trieur pour voir si j’ai quelque chose sur un certain docteur Almers. Rien non plus. Tant pis de ce coté ca piétine je vais au moins me rendre chez Breathless pour voir un peu cette fameuse gravure. Je me rends donc dans les quartiers chics. Situé sur les hauteurs, ces quartiers je les connais plutôt bien, j’ai souvent eu à travailler la. Je trouve sans mal la petite maison de Breathless. Au milieu de ce quartier bohème, la maison de Breathless fait presque trop propre. Je monte le petit escalier je passe la porte. Quelque chose me dérange ici… la chanteuse n’était peut être pas si fantasque… une drogue aurait été enduite sur le panneau de bois ? Qui sait… je parcours les pièces. Je passe prés de sa chambre, l’envie de m’y glisser un instant me traverse l’esprit mais non je ne peux pas… et pourquoi ne pas piller le bar tant qu’on y est. Je me gifle mentalement. Je poursuis mon enquête. La maison est bien conçue avec des pièces spacieuses. J’imagine qu’à l’étage il y a d’autres chambres, sans doute un cabinet de toilette. Mais en arrivant dans le salon, je vois qui se distingue au milieu de la pièce, en dépit des nombreux bibelots exposés partout, le fameux panneau de bois. Quelle étrange idée d’avoir accroché ca dans son salon… sur le panneau est peint une sorte de tour immense. Difficile de dire si c’est une scène marine, on dirait que oui. Je me sens attiré par cette plaque. Je m’en approche avec fascination. La mer semble s’agiter sur le tableau, j’entends des murmures lointains, a peine humain… Cette fascination que j’eprouvais pour la peinture se transforme alors en peur. Je ne veux plus avancer et pourtant mon corps fait le contraire et petit a petit je m’approche de la plaque. Est-ce que c’est des chants que j’entends ? la peur envahie chaque recoin de mon etre. Non ! il ne faut pas avoir peur. Mon père disait que la peur était inutile. Quand j’etais petit je faisais beaucoup de cauchemars. Un jour alors que le cauchemar avait été particulierement affreux (je ne m’en rappelle pas ca devait pas etre si terrible…) il s’était assis pres de moi. Il m’avait dit Arthur (c’était le seul a m’appeler Arthur, il n’aimait pas se prenom mais c’est tout ce qui lui restait de ma mere), tu ne dois pas avoir peur des cauchemars, si tu refuses d’y croire ils ne te tourmenteront plus. A chaque fois que j’avais peur je repensais aux mots de mon père. Et la j’avais peur ! si tu refuses d’y croire ils ne te tourmenteront plus. La peur disparait, le tableau est a nouveau muet. Je ne sais pas si mon père était conscient du cadeau qu’il me faisait le soir ou il m’a confié ces mots… peut etre. Adulte ces mots me servent moins, j’accepte plus de choses mais des fois… je m’approche du tableau, il degage une drole d’odeur que je n’avais pas remarqué jusque la. C’est bien ce que je pensais, un drogue a diffusion longue qui plonge la victime dans un état d’angoisse avancé. Je regarde l’âtre avec intérêt. J’espère juste que c’est une vraie cheminée. J’allume un bon feu, je décroche le panneau et je le jette dans le feu. Les flammes se teintes de vert, un liquide bouillonnant et crépitant dégage une odeur infecte de souffre. J’ouvre les fenêtres. Au final il ne reste rien. Puant je rentre chez moi.

Arrivé au bureau, le téléphone sonne. C’est Rosario. Elle me dit que le seul docteur Almers dont on ait connaissance est porté disparu depuis 10 ans. Hum on a donc usurpé son identité. Etrange, pourquoi s’en prendrait on a cette jeune chanteuse. Je la rappelle, je tombe sur un type très efféminé… bon. Je vais la rejoindre chez ce type. Je me lave et je repars. Le type ouvre la porte. Je vois Breathless assise anxieuse. Je lui dis que le mal a été chassé de chez elle. En revanche il va être très dur de retrouver ce docteur Almers puisqu’il s’agit d’une fausse identité. Je lui conseille donc de se méfier des cadeaux des gens. Si jamais elle ressent une nouvelle sensation de mal être qu’elle me recontacte. Elle me remercie à mi mots, tandis que l’homme qui m’a ouvert me redirige vers la porte d’entrée. Il me glisse une enveloppe dans la poche et me sort un « nous comptons sur votre discrétion » pauvre con ! Je repars agacé, à quoi je m’attendais ? Qu’elle me tombe dans les bras ? Reste sérieux Art ! On n’est pas au cinéma. Tout en conduisant, j’ouvre l’enveloppe. Son délicieux parfum émerge du pli, je trouve 2500$ a l’intérieur et un petit mot sur une photo de Breathless: « merci Art ! Judy ». Je coince la photo dans le tableau de bord et je prends la route du Rodes Island. Je les ai bien gagné ces vacances !


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 29 Juin - 22:16

Magnifique !

On sent que tu es nourri au polar et au film noir

Vraiment immersif (il est possible que je reprenne quelques éléments....)
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 29 Juin - 23:01

fait toi plaisir, si il y a des choses qui te plaisent dedans
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Dim 1 Juil - 18:51

Les jours précédents avaient été difficiles… Ces gros richards… Ils pensaient que leur pognon permettait de tout effacer. Deux jours que je fume clope sur clope, je fixe le ventilateur du plafond ou viennent mourir mes ronds de fumée. Je repensais à Michael. Non pas que ca mort me touchais outre mesure, après tout ce n’était qu’un journaliste, mais on s’était rendu plusieurs services et avec le temps, une certaine complicité c’était lié entre nous. J’avais choisi de ne pas lire son dossier, pas ici, pas maintenant. Le temps était orageux, mais depuis la fin de cette enquête, la pluie tombait sans discontinuer. Comme pour laver les outrages fais à Salem. Puis il y avait eu cette réception. L’occasion de bien s’amuser au milieu de cette clientèle qui faisait semblant de ne pas me reconnaitre. Quelques photos par ci par la afin de constituer des dossiers. J’avais évité Breathless toute la soirée, et finalement lorsque j’avais enfin trouvé le courage d’aller la voir, un gus endimanché était venu m’alpaguer. Je repensais à Benedict Ashcroft, s’apitoyant sur son sort. J’avais eu envie de lui dire « ce qui est fait est fait on ne rattrape pas le passé » mais cela n’aurait servit a rien. Ce type n’a pas vraiment besoin de la compassion des gens… d’ailleurs de la compassion pour ces gens la je n’en ai pas. Leurs recherches les ont conduites à ce qu’ils sont aujourd’hui, mais dans leur chute ils nous entrainent tous. Il n’est pas question que je participe au rachat de cet homme. Cet homme qui demande pardon et se paye son absolution alors que dans le même temps il fait refroidir, sans doute de façon indirect, Connely. Quel crédit apporte à un homme de cette trempe ? Tel père, tel fils. Le père est un juste meilleur comédien. S’il croit que je n’ai pas compris son petit numéro, essayant de trouver un écho d’empathie chez moi. Je sais qu’il connait mon dossier. Dommage pour lui, il ne parle pas à un de ces gosses qu’il a l’habitude de manipuler. Les heures passent comme si c’était des minutes… deux jours que je n’ai pas mangés. Je me lève du canapé. Je passe mon imperméable. Il me faut un peu d’air...

Je marche dans la nuit. Notre quartier a retrouvé ses couleurs, les enseignes brillent a nouveau. Je passe devant un dancing miteux, une vieille pute m’invite à rentrer. Je ne l’entends qu’a peine. Je repense à la chose dans cette rue, ce monstre. Tout le monde y trouverait sans doute des explications mystique ou magique. Il fermait une nouvelle fois les yeux sur l’horreur que peut générer l’esprit humain. Rien de magique, pas de démon, si ce n’est un démon de chair et de sang au visage trop humain. Sans trop m’en rendre compte je me retrouve devant le bar de Tom. Il n’y a pas grand monde ce soir. Tom me sert une grande pinte de bière brune. Je plonge mes lèvres dans le breuvage amer. Je la regarde, trouble, noire, dense et amer… cette bière me rappelait trop cette ville. Je ne dois pas avoir bonne mine, Tom me demande si j’ai faim. Je lui réponds que oui. Il s’éclipse quelques instants et revient avec une assiette fumante d’un délicieux ragout de mouton que fait sa femme. Mon dieu que c’est bon. Je mange en silence, Tom sait que quand c’est comme ca, ce n’est pas la peine d’essayer de discuter. Il me regarde un instant à la recherche d’un regard. Puis il jette son torchon sur son épaule et retourne discuter avec un client. Le type raconte qu’il est représentant de godasses et qu’il traverse la cote est du nord au sud. Il raconte sa tournée dans le Maine. Selon lui c’est l’endroit le plus désolé du pays. Mon ragout avalé, je fini ma bière. En silence. Je n’ai plus envie d’écouter les bêtises du mec, je ne regarde même pas les courses du soir. De toute façon je perds tout le temps. Le rire puissant de Tom me sort de mes réflexions, je ne peux plus lui demander de garder mes papiers. Connely c’est une chose, Tom en est une autre. Et puis que deviendrait Irène et Mick s’il arrive du vilain à Tom. Ces brutes de Gambino ne se contenteraient peut être pas seulement de Tom d’ailleurs. Je lui fais un geste et je lui demande de me filer le sac. Il file dans sa cuisine et revient avec un gros sac en plastique. Il me le pose sur le bar. Il est inquiet. Je prends le sac et je pars sans rien dire. Je rentre chez moi. Le sac de paie pas de mine, difficile de croire que tous les secrets que je conserve depuis que je travaille pour Myskatonic sont caché la dedans. Une valise avec digicode et emprunte digitale attirerait plus l’attention. Une fois chez moi je range le sac plastique dans le tiroir qui ferme à clef. C’est alors que je remarque un tas de papier qui a été déplacé. Je fais le tour de l’appartement. Un cadre qui a été remis droit, la corbeille a papier qui a été jeté. Quelques photos qui ont disparu. J’ai eu un visiteur. Pratiquement au même moment, Danny la petite frappe qui travaille pour Gambino, apparait dans l’encadrure de la porte. Déjà qu’à la base je n’aime pas trop les italiens mais lui… c’est l’archétype du petit cave. Ses cheveux en arrière, sa petite moustache, ses costumes de tailleur, ses manières de maquereau. Il s’invite tout seul a rentrer. Il est à la recherche de photos que j’aurais soi disant prise. Le type se veut menaçant. Il ne m’impressionne pas. Je lui dis d’allez se faire foutre. Il me colle un direct dans le ventre. J’ai le souffle coupé. Il enchaine un deuxième puis un troisième coup dans le ventre avant de me redresser et de me cogner dans la tronche. Faudrait pas vieillir… je n’ai même pas eu le temps d’éviter son premier coup. Cogner un Gambino… en même temps il est venu ici de son plein gré pas en tant qu’envoyé. Je bloque le nouveau coup en serrant son poing dans ma main. Il semble surpris. A mon tour de cogner. Je frappe dans les cotes flottantes de toutes mes forces, je sens que ca craque. Avant de le laisser répliquer je lui colle un grand coup de tête dans le nez. Son arrête éclate légèrement du sang cool doucement d’une petite plaie. Je le pousse dans le couloir. Rien de bien méchant pour un mec dans son genre. Excédé je sors mon flingue. Je la lui colle sur le front. Je n’ai pas le droit de faire ca mais de toute façon il n’ira pas porter plainte à la police. Je lui dis que si un jour je recroise son regard, je le tue. Je n’ai rien à perdre. Je crois qu’il a peur, je me demande s’il ne vient pas de pisser dans son froc. Je range mon flingue et je rentre dans mon bureau en refermant la porte.


Je balance le sac en plastique sur la banquette arrière, il faut que je parte ici j’étouffe. Je prends la route du nord. Je roule sans me soucier de la distance. J’avance tout droit, la nuit tombe doucement. La pluie s’est arrêtée. Voila quatre heures que je roule. Je vois finalement un panneau : Waterville, Maine. Inconsciemment je m’étais remémoré les mots du marchand de commerce et de fait j’étais dans un coin vraiment paumé de l’Amérique. La nuit se prolonge tandis que j’avale les kilomètres. L’aube arrive. Toute la nuit j’ai écouté ces rengaines jazzy qui m’ont maintenu éveillé. Nous sommes samedi, il fait froid, je me sens bien. J’arrive finalement dans un patelin nommé Presque Isle. Je m’arrête faire un peu d’essence. J’en profite pour repérer un diner ouvert. Quelques camions sont à proximités. L’endroit est délicieusement décoré dans un style retro rock’n’roll. On me sert une tasse de café bouillant. Je prends des œufs au bacon. La serveuse doit avoir pas loin de la cinquantaine, c’est une femme assez grande et bien en chair. Elle m’apporte mon assiette. Ca a l’air délicieux. Je profite de cet endroit pour m’accorder une pause. J’aime cet endroit. Au moment de payer, je me rends compte qu’Ashcroft a payé pour le travail accompli. Même si je n’aime pas ce type je n’ai pas pour habitude de cracher sur du pognon. J’en profite pour demander à la serveuse si elle connait une maison à vendre dans les parages. Elle me conseille d’allez voir un certain Enfield, il est notaire et a son bureau sur la place principale. Je trouve rapidement le dit Enfield, un homme antipathique, au visage rougeau et aux cheveux gras et plein de pellicule. Je lui demande s’il n’a pas une maison à vendre. Il éclate de rire. Il n’a que ca et pas d’acheteurs. Parfait ! Je vais pouvoir trouver un petit quelque chose pour pas cher. Rapidement je trouve une maison assez éloigné et qui correspond à ce que je recherche. Enfield monte dans ma guimbarde direction la maison. Il faut rouler 30 minutes dans la campagne, au milieu des arbres. La route suit la rivière, la journée s’annonce magnifique. Finalement à un endroit il m’indique un chemin de gravillons. Je l’emprunte, je traverse un petit pont couvert et finalement j’arrive tout prés d’une petite maison perdue dans une clairière au milieu des bois. Nous sortons de la. La maison est plutôt délabrée mais ce n’est pas une ruine et le toit est bon. C’est l’essentiel. Je propose de prendre la maison cash mais pour moins cher. Enfield hésite. Dommage pour lui, pour une fois qu’il a une affaire à conclure. Il me demande ce que je fais dans la vie, je lui réponds que je suis peintre, un peintre très réputé a Akham et que j’ai besoin d’un cadre comme celui-ci pour l’immortaliser sur mes toiles. Je vois les dollars pleuvoir dans les yeux d’Enfield, persuadé qu’une telle publicité ramènera les milliardaires de la ville. En 25 minutes l’affaire est conclue, pour 3000$. Je donne pour nom Mr Connely, c’est sous ce nom qu’on me connaitra a Presque Isle. L’endroit est suffisamment éloigné pour que je puisse faire mes recherches en paix et y cacher mes dossiers les plus importants.

La maison est petite et de plein pied. Une chambre, un cabinet de toilette, une cuisine et un salon, voila ce qui constitue ce havre. La tapisserie est vieille et l’endroit est plein de poussière. Les meubles des anciens propriétaires sont toujours la. Je pense que cet endroit sera parfait. Je passe quelques jours à retirer les toiles d’araignées et à me reposer, finalement j’ouvre le dossier de Connely…


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Lun 2 Juil - 19:19

Aaaaaah ces 15 jours a la campagne m'ont revitalisé! quoi de meilleur que de vivre au rythme de la nature? levé tot, couché tot, siroter une biere au bord de la riviere, regarder les pommes murir sur les arbres! ca vous fait oublier tous les tracas. j'ai mis de l'ordre dans mes notes et j'ai commencer a monter un dossier contre Myskatonic. Connely avait pas mal d'infos sur Gambino aussi ce ne sera pas perdu! mais je pense avoir trouvé l'astuce, il faut faire publier ca par quelqu'un qui n'est pas d'Arkham. Quelqu'un de Washington par exemple. Je file sous la maison, j'y ai caché une sorte de casier en ferraille. Il etait etanche, je vais pouvoir y cacher mes dossiers importants. Il est temps de rentrer a Salem.

La route est agreable et c'est avec plaisir que je retrouve la ville. Se mettre au vert, panser ses blessures ok. Mais il ne faut pas que ca dure trop. a vrai dire j'en avais ras le bol de Presque Isle. Les gens y sont curieux! c'est souvent comme ca dans les petites villes. Je retrouve les collines de Salem d'ou semble emaner le parfum de Breathless... Elle est la, comme une ombre. puis je penetre dans des quartiers beaucoup moins chic et finalement j'arrive chez moi. la ruelle pleine d'ordures, les murs couvert de tag, l'odeur de pisse tout ca m'a manqué. Je rentre dans l'appartement. Sa tapisserie marronnasse decoré de fleurs caca d'oie m'a manqué. J'ouvre un peu la fenetre pour entendre le bruit de la rue. On est pas si mal ici. Je vais allez voir Tom. Je ne l'ai pas appelé, il doit se demander ou je suis fourré. j'ai roulé une bonne partie de la journée et j'ai mortellement envie de son omelette aux patates. la soirée s'annonce douce. Lorsque j'arrive dans le pub de Tom, il me regarde pas tellement surpris. J'ai meilleure mine que la derniere fois. Tom n'est pas curieux, il ne pose pas vraiment de question, il veut juste savoir si ca va. Je le rassure. Il est persuadé que si on me retrouvait beignant dans les colombins un matin, ca ferait la une du journal. Mon omelette aux patates arrive, fumante et gratinée! un delice! j'arrose ca d'une bonne biere. La biere a Presque Isle est plus que passable, alors que Tom a toujours servi de fameux nectars! Je me sens revivre, me voila reconcilié avec la ville. La ville et moi c'est un vieux couple, qui se dechire mais qui s'aime plus que tout. Je vais allez au King tient! ils passent Les Forbans de la nuit et ca fait une paye que je l'ai pas vu! La salle est presque vide, quelques couples d'amoureux ont decidé de s'occuper autrement, visiblement les peripethies de Richard Widmark ne les interessent pas outre mesure. la nuit est douce, alors apres le film je decide de faire un petit tour. comme ca pour profiter, pas envie de rentrer, pas envie de dormir. je me grille une petite cigarette. je vais trainer un peu dans ce bar la bas. on y promets des danseuses nues. je rentre dans le dancing. il est aussi miteux a l'interieur qu'a l'exterieur. les neons roses vomissent une lumiere fluo echoeurante sensé caché les problemes de peau des danseuses. le spectacle n'est vraiment pas terrible... une nazzadi essaye tant bien que mal d'attiré le chalant mais je crois que les types qui traine dans cet endroit sont aussi blasé que moi. aaaah si j'avais l'argent pour allez dans le bar ou se produit Breathless... J'ai souvent repensé a la proposition d'Ashcroft... je n'arrive pas a me decider. Entre son pognon et la facilité de glaner des infos je serais tenté... mais mettre un doigt dans l'engrenage d'Ashcroft c'est y laisser tout le bras, voir plus. J'ai accepté de travailler pour eux exceptionnellement et voila que j'ai failli mourir a cause d'eux et pour rien! je n'ai pas tellement envie de prolonger mon association avec eux. En tout cas pas augmenter ma participation dans leur organisation. je bois quelques verres. il est temps de rentrer le dancing va fermer. je sors, le soleil n'est pas encore levé mais ca ne saurait tarder. j'emprunte une ruelle laterale, un petit raccourci pour chez moi. C'est alors que j'entends un cri. un cri de femme. Il vient d'une ruelle perpendiculaire. je m'avance doucement mais je mets un coup de pied dans une bouteille en verre... me voila reperé. Je vois un type s'enfuir. Il a ete surpris par mon arrivée. je le regarde partir vers le neant. Une fille est etalée dans les poubelles. Elle est encore vivante mais beaucoup de sang coule de sa poitrine. je tambourine a la porte arriere du dancing pour qu'ils appellent une ambulance. Mais je suis presque sur que la fille ne va pas tarder a mourir. Alors qu'on entends les premiers tintement de la sirene, la fille meurt, la au milieu des ordures. Je regarde autour des poubelles, j'aperceois un couteau. je le ramasse avec precaution pour ne pas laisser mes empruntes dessus. C'est un tres joli couteau, avec une longue lame retractable. le manche est noir et incrusté de nacre. On dirait que le nacre dessine des ronces. pas banal... Alors qu'arrive le medecin qui ne peut que constater le deces, la police fait son apparition.
Un gros flic arrive, le genre buté. Il a un gros nez en trompette et des yeux qui sentent la betise. Il va voir le docteur, il veut savoir si c'est une droguée. Apparement oui, mais trop tot pour dire si c'est la raison de la rixe. C'est alors qu'il m’aperçoit. je vois son gros visage se fendre en deux comme une citrouille d'halloween. il s'avance vers moi, trop content d'apprendre que j'ai appelé l'ambulance. je lui donne le couteau avec precaution, mais celui ci le manipule avec ses gros doigts. les infos qui etaient dessus etaient perdues et c'etait fait expres j'en suis sur! Le flic me demande ce que j'ai vu, je lui raconte. Il trouve l'histoire trop simple. Apparement je suis son premier suspect. Je me permet de lui rappeler que je travaille pour Myskatonic. C'est ce qui me vaut de rentrer chez moi libre.

ca fait pas 24h que je suis la et j'ai deja des ennuis. je vois les premiers rayons de soleil filtrer mes stores. on frappe a ma porte. j'invite la personne a rentrer. Je vois une jeune femme, elle sent bon le lait de toilette. la vingtaine tout au plus. je me leve du canapé pour la saluier et la je me rends compte qu'elle a un petit revolver en main. pas de panique. qu'est ce qu'elle me veut. elle me prends pour le meurtrier de sa soeur, c'est ce que lui a dit le gros flic. je lui explique ma version des faits, je m'approche d'elle doucement et je recupere le flingue toujours aussi doucement. je lui passe une main autour de l'epaule et je la fais s'asseoir sur le canapé. je ne lui en veut pas. elle pensait trouver l'assassin de sa soeur. tout a coup elle eclate en sanglots. je suis gené. elle m'explique que c'etait sa seule famille. je lui dis que je vais m'occuper de l'affaire. elle me regarde, ses grands yeux plein de larmes. C'est un bébé. elle me remercie. si elle savait que c'est pour sauver ma peau que je fais ca... bien sur je gagnerais pas d'argent la dessus... mais tant pis la prochaine fois Myskatonic raquera un peu plus, ils ont les moyens, la fille non. elle sort de mon appartement, elle essuie ses grands yeux, elle halete mais ca ira. Une nouvelle course contre la police debute, ce n'est pas la premiere! il faut commencer par le couteau...


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mar 3 Juil - 20:47

j'enquete sur le meurtre d'une jeune fille. Les flics me collent au train persuadé que c'est moi le tueur... encore un sale coup de ces salauds de ritals! Ils paradent fier de leur mafia et de leur famille. Ils ont tendance a oublier que l'IRA existe depuis plus de 150 ans. Je lacherais pas! j'arriverais a prouver qu'un de ces enfoirés gominés est le coupable. Le couteau utilisé pour le meurtre etait un bon point de depart pour mon enquete. je passe voir Will N'diai, un vendeur de journaux nazzadi qui vend ses journaux en plein coeur du territoire Gambino. Il connait la rue et ses secrets. En me voyant arriver il s'enfuit. Il faut que je lui cours apres. Il court vite mais prit de panique il ne reflechit plus et s'engouffre bientot dans une rue sans issue. un leger plaquage et le voila qui vole dans une poubelle. essouflé, je lui dis que j'ai besoin de quelques infos. Il ne veut pas parler, il ne vaut pas qu'on le voit avec moi. Je le redresse du sol, et je commence a le menacer. Je suis sur qu'il me dira ce que je veux entendre. Je veux savoir quel bande aime jouer du couteau et se balade avec des couteaux d'art. le meurtre au couteau est reservé aux gens proches en theorie. la le type s'est servit d'un couteau de facon naturelle, ca denote un style a part. Il me parle d'un ancien gang aux ordres des Gambino. le genre de gang qui gagne petit car trop imprevisible. la plus part des types sont d'ailleurs aujourd'hui en taule. Je lui demande des noms. Il refuse de me les donner dans un premier temps alors je dois me faire plus menacant. Finalement il crache deux noms Luigi de Rossi et Roger Carusi. Parfait il est grand temps de rendre visite a ces deux personnes.

Alors que je repasse chez moi, voila que je tombe dans un traquenard tendu par la police. Le gros flic en a vraiment apres moi. heureusement il est idiot. a peine arrivé, il se montre agressif. Il est tellement facile de le provoquer. Il fonce sur moi, une simple esquive, un petit croque en jambe et le voila le nez dans la pisse de chien. Il est en colere, mais son collegue l'empeche d'en faire plus. les menaces pleuvent mais rien n'y fait, je me fous pas mal des remarques de ce gros porc. Je prends mon flingue et je me rends chez Luigi. le type n'est pas la alors je decide de l'attendre. Selon la concierge il ne va pas tarder. lorsqu'il arrive je lui fout la gueule dans la boite aux lettres, je le retourne tout en sortant mon flingue que je lui colle dans les bijoux de famille. Le type a 20 a peine. Il flippe ca se voit. Je lui demande si un cran d'arret noir avec des ronces en nacre ca lui rappelle quelque chose. Dans un premier temps il ne veut pas repondre alors j'arme mon flingue. Il devient bavard. ce flingue appartient a son pote Roger. je veux l'adresse de Roger. il me la donne. Je lui conseille de ne pas prevenir Roger de m'a venue. Il est le seul a savoir que je cherche Roger donc si Roger est au courant je reviendrais le voir et il pourra entamer une nouvelle carriere de castrat. je lui demande si il est au courant d'un truc sur Roger, est ce que son pote n'aurait pas fait une connerie recemment? il me parle d'une nana dont Roger etait fou, il lui a donné pas mal de thunes mais la nana n'a pas joué franc jeu et Roger a voulu se venger en lui refaisant le portrait. Je lui conseille d'aller a la police raconter ca. d'aller a la police TOUT DE SUITE. je relache mon etreinte, Luigi fonce sans demander son reste au poste. Allons voir ce monsieur Roger.

Je sais que je vais avoir la police vraiment au cul a partir de maintenant. je ne peux plus perdre de temps et pourtant je veux que Roger se sentent traquer. une envie. l'envie de lui faire payer ? peut etre... je suis toujours plus brutal quand ma vie est en jeu, mais quand meme... cette fois c'est different. je revoyais cette pauvre fille l'autre jour qui pleurait sur mon canapé craquelé. seule. a cause d'un connard qui aime jouer du couteau. les gens deviennent fous? je n'aime pas ces enquetes, je prefere faire des photos de cocus. la nuit venait de tomber quand la pluie commenca a tomber. Encore une fois j'avais l'impression que la pluie se faisait un devoir de nettoyer le sang dans les rues. je suivais Roger depuis quelques heures deja. Luigi m'avait indiqué ou le trouver. Finalement il rentre dans un bar. j'attends un peu et je rentre aussi. je m'assoie dans un coin, lui est au bar. je fais semblant de m'interesser a ce qui se passe autour. Roger boit un verre, puis deux, puis trois. enfin il s'en va du bar. je le suis discretement. Il tourne, prends une ruelle. Je le suis. il continu, il marche vite. m'aurait il repere? non... il prend a gauche. je presse un peu le pas pour ne pas le perdre. merde une impasse! Roger m'attends la. avec le sourire. Il me demande ce que je lui veux. je lui demande si il n'a pas perdu son canif. cette question ne semble pas lui plaire. tout a coup je sens deux presences derriere moi. pas le temps de me retourner, je sens un coup derriere mon genou. je tombe par terre. je sais que je vais passer un sale quart d'heure. Roger me lance un grand coup de pied au visage. je sens l'arcade de mon nez eclater a nouveau. il me releve. se prepare a me derouiller a nouveau. coup de poing dans les cotes, je les sens craquer... un nouveau coup de poing au visage, je suis par terre. inutile de se defendre. ils sont probablement armés ils auraient vite fait de mettre fin a mes jours. je ne peux pas... pas tant que le crime n'est pas elucidé. c'est au tour des gorilles de me rouer de coups de pieds. je n'arrive plus a durcir mes muscles. j'ai mal. des rires. des voix qui se font plus lointaines. le noir...

de l'eau. des gouttes sur mon visage. je reprends conscience doucement. quelle derouillé. j'ai mal partout. en me redressant je regarde mon sang s'ecouler vers l'egout emporté par le torrant qu'a crée l'orage. je regarde l'heure, 3h du matin. Roger aura continué sa soirée comme si de rien n'etait. Avec de la chance il n'est pas encore couché. ma respiration est difficile. c'est les cotes... je marche avec difficulte. je me prends une grande rasade de whisky. ca va mieux. je me rappelle l'adresse de Roger, c'est tout pres. je rentre doucement, je regarde la boite aux lettres, deuxieme etage a gauche. je monte silencieusement. il n' y a personne. je sors mes outils et je crochete sa porte sans probleme. j'entre. dans ce cafarnaum repugant qu'est son appartement je trouve un petit sac posé sur la commode. je l'ouvre et je decouvre que c'est le sac de la fille. elle s'appelait Sally. Roger n'a meme pas prit le soin de vider son sac. merde! quelqu'un dans l'escalier. je range tout, j'eteinds la lumiere et je sors. je crois sur le palier Roger. Apparement j'en ai pas eu assez selon lui. sauf que cette fois il est ivre et seul, ce qui reequilibre un peu la balance. j'ai l'avantage cette fois, je lui colle deux coups de poing dans les cotes et un uppercut dans le menton. Il est sonné, alors j'en profite pour balancer un coup de pied qui le fait valdinguer. le coup au visage a fait eclater sa levre. il pisse le sang. de rage, il sort un flingue. les voisins au dessus sont deja sorti pour voir qui faisait ce raffut. lorsque le premier coup est tiré, c'est la panique. pour sur que les flics sont prevenus maintenant s'ils n'avaient pas ete prevenu avant. je sors le miens et je replique. Il est totalement bourré et tire sans viser. alors je prends mon temps pour viser et j'ajuste un tir dans l'epaule droite. il lache son arme. arrive alors la police. je range mon flingue, je descend l'escalier. je croise l'inspecteur principale Cheney, un type bien. je lui dis qu'il trouvera l'assassin de la fille d'hier soir la haut. Il n'aura pas de mal a trouver des preuves. il me regarde un peu consterné, bon enqueteur mais ce ne sont pas des manieres de faire... selon lui. je croise le gros flic qui enrage de voir l'enquete resolue. je ressors de l'immeuble il pleut.

voici 3 jours que j'ai coincé ce salaud de Roger Carusi. je replie le journal. Il va etre jugé, parfait. les Gambino ne le soutiendront pas ce n'est qu'un petit poisson beaucoup trop visible. savoir se separer de quelques soldats pour garder la main mise sur la ville. avec la sensation du devoir accompli, la satisfaction de savoir qu'un italien de plus ne trainera pas dans la rue ce soir, je fini ma cigarette. je me sers un petit verre. je defais mes bretelles. je pose mes lunettes sur le bureau. tout a coup on frappe a la porte. j'invite la personne a rentrer, je rechausse mes lunettes. c'est la soeur de la fille tué. elle s'appelle Daphné je l'ai lu dans le journal. Elle n'a plus rien du bébé appeuré de l'autre soir. elle fait beaucoup plus vieille. elle vient me remercier. je lui dis que ce n'est rien, que c'est mon job. elle regrette de ne pas pouvoir me payer. je lui dis que ce n'est pas grave, je risquais moi meme d'etre bien embeter dans cette affaire. Elle tient pourtant a me remercier. Elle s'approche de moi. je sens son parfum, fleuri et frais. Elle se rapproche de plus en plus. Elle pose sa main sur mon epaule. Elle se dresse sur la pointe des pieds. je la regarde dans les yeux, elle les ferme. Elle veut t'embrasser Art! c'est une enfant et toi tu es un vieil alcoolo. ca ne doit pas se passer comme ca. Elle s'approche toujours plus pres mais de je la retiens. je la stoppe net dans sa course. elle rouvre les yeux. surprise. peu d'hommes doivent lui resister, c'est vrai qu'elle est belle. je la remercie mais tant pis pour le dédommagement je m'en passerait. Amusée, elle se retourne et depose une carte sur mon bureau. je peux y lire son nom Daphné MacLennane. avant de partir elle se retourne une derniere fois me demandant si je n'ai pas besoin d'une secretaire. elle sort. pffffff... les bonnes femmes te font tourner la tete ces temps ci mon vieil Art. je repose mes lunettes, je m'allonge dans le canapé pour une sieste bien merité.

Je repense a Daphné, a Breathless. je prefere l'appeler Breathless, ca concerve la magie. Je me suis marié il y a longtemps maintenant. je n'ai pas vraiment envie de retenter l'experience. j'y peux rien j'ai pas la fibre mondaine...


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mer 4 Juil - 21:59

"Je ne suis pas ce qu'on appelle un esprit brillant; les résultats que j'obtiens sont en général le fruit de la patience, de l'acharnement et d'un travail de déduction ou l'imagination n'a pas de part, le tout aidé de-ci, de-là, peut être par un peu de chance. Mais j'ai quelquefois des éclairs de génie."

Je repense a ces quelques mots tirés de La mort du docteur Estep . Mon enquête n'était pas facile cette fois... Les gens restaient muets à mes questions et personne ne semblait pressé de voir s'éclaircir ce mystère. Un étrange meurtre avait eu lieu dans l'atelier d'un parfumeur de renom. Irvin Seilmann etait depuis 15 ans le nez de la division parfum chez Baron Dandy. En quinze ans il avait eu le temps de se faire un bon paquet d'ennemis. ce cher Irvin avait soudainement prit feu en sortant du labo. Baron Dandy voulant étouffer l'affaire avait fait appel a mes services. Le coup classique. En arrivant dans l'open space ou Irvin avait prit feu, je senti une multitude d'yeux braqué sur moi. J'avais l'impression qu'on leur avait dit, "regardez bien cet homme vous ne devez repondre a aucune de ses questions." De fait ils restaient muet depuis le debut de la matinée. Selon eux tout se passait bien, il n'y avait aucune raison qu'on en ai voulu a la vie d'Irvin. Etrange... cet homme avait pourtant la reputation d'etre un vrai salopard. l'examen de l'endroit ou Irvin s'etait consummé ne m'avait rien revelé. la chaleur avait ete intense mais localisé, on pouvait distinguer la silhouette du parfumeur fondu dans l'espece de revetement en plastique. Il faudrait que j'aille voir le corps mais il me faudrait inventer un bobard pour ca... Je savais que je n'obtiendrais rien des collaborateurs proches de Seilmann. Ces gens etaient hautains et ne pensaient qu'a leur carriere. Le risque de dire une betise etait une raison au moins aussi valable que le degout que je leur inspirais. Les flics oublient souvent de parler aux petits employés. Ces gens qui triment pour quelques dollars tandis qu'a coté d'eux certains s'en foutaient plein les poches en passant leur journée assis derriere un ordinateur. chacun gagne sa vie comme il peut. Toujours est il que le petit personnel est toujours affable. Je decide de patienter pres de l'ascenseur. Une femme de menage ne tarde pas a venir, poussant son chariot allegrement decoré de bouteilles de produits menagers. La femme doit avoir pas loin de 60 ans, d'origine arabe. Elle me regarde avec des yeux fatigués, ses yeux qui traduisent une vie de labeur sans plaisir, de santé usée et d'espoirs envolés. Et pourtant elle me sourit. je lui rend son sourire. Je lui demande si ca va, c'est quand meme une sale histoire cette mort. Elle me reponds que ca doit etre dieu qui l'a punit car Irvin etait quelqu'un de mechant. je lui reponds que je suis surpris parce que l'entente a l'air d'etre cordiale au sein du bureau. S'approchant tout doucement, elle me confie a voix basse, que ce bureau les employers l'appelle le champ de bataille et que personne ne se fait de cadeaux. En particulier Irvin Seilmann et son second Kim Lee-Davids. Entre les deux hommes c'etait la guerre, mais il ne fallait pas en parler. Je lui souhaite bon courage et la petite femme s'eclipse avec un leger sourire en coin, contente d'avoir pu vider son sac. Ici je n'en apprendrais pas vraiment plus. Deux choses a faire encore, allez voir le corps et allez voir ce monsieur Lee-Davids.

Comme il est midi, je decide de me rendre a la morgue. Les legistes sont toujours plus sympatiques et affables la panse pleine. J'arrive devant le petit bureau du chef de la morgue. Il est la, a mordre dans son sandwich tout en lisant un magasine sur les motos. En guise d'intro je lui lance un "belle machine!" On a deja vu mieux mais ca fera l'affaire. le type me regarde abruti. Je sais qu'il va falloir qu'il regarde dans son cahier pour m'indiquer dans quelle etagere se trouve la depouille calcinée d'Irvin. Il commence a me parler un peu de ses motos. J'en ai rien a foutre mais je l'ecoute, c'est le prix a payer. au bout de 5 minutes on est copain comme cochon. Il me demande ce que je veux, j'ai juste besoin de voir la depouille d'Irvin Seilmann. De bon coeur le type se leve, ouvre son registre et me donne un numero d'etagere. Les registres de morgue sont une des rares choses pas totalement informatisés, pour eviter de perdre ces infos. on m'a dit qu'un type est payé uniquement pour rentrer les données des registres dans l'ordinateur et conservé le double papier. Bref j'ai le numero que je voulais: 075. J'entre dans la morgue, elle est recouverte de blanc et d'inox. Je trouve sans mal le 075. Je sors le tirroir. j'ouvre le sac noir dans lequel la depouille a ete deposé. Un odeur etrange en emane. bizarre... Irvin a ete brulé sur une bonne partie du torse et du visage mais ses bras, ses jambes n'ont rien. vraiment c'est de plus etrange. je renifle un peu cet etrange odeur chimique afin de m'en rappeler. C'est alors que j'entends une voix derriere moi. C'est Ralph Howard, le medecin legiste. Je le connais depuis bien longtemps, j'ai souvent eu a faire a lui. Il m'indique qu'il a retrouvé sur le corps des traces d'alcool et de gaz liquide . Etrange qu’un homme qu’on disait maniaque se renverse ce genre de produit sur lui… petit a petit, une hypothese se dessine. Quelqu’un avait sans doute voulu faire disparaitre Seilmann. Reste a savoir qui… Fait plus etrange encore, selon Ralph, les recepteur olfactif de Irvin était brulé et ca depuis de nombreuses années… Irvin avait sans doute un negre.
Je me rends sans plus attendre chez ce Kim Lee-Davids. Il habite dans les beaux quartiers sur les collines. Decidement ces temps ci j’y suis souvent… La baraque est immense, le genre villa moderne. J’arrive devant une porte parfaitement lisse et noire. Je sonne. Un type vient ouvrir. Il est tres effeminé. Je demande a voir Kim Lee-Davids. Le type me demande de le suivre. On dirait une folle en folie, la demarche, la gestuelle, le phrasé. Chacun fait ce qu’il veut mais la quand meme… Bref le type me conduit dans un grand salon richement decoré. Je decouvre alors le fameux Kim, emitouflé dans une robe de chambre noire. Le type est petit et fluet, asiatique, avec des cheveux bruns coupés en brosse et une petite moustache. Il a l’air aussi manièré que l’autre. Commence alors un interrogatoire entre champions de la dissimulation. A chacune de mes questions le petit asiatique en robe de chambre me reponds par une autre question. Il avoue que ses rapports etaient parfois tendus avec Irvin mais Irvin menait la vie dure a tout le bureau. Kim n’avait pas d’interet a tuer son patron puisque de toute facon il gagnait déjà tres bien sa vie. Et pourtant quelque chose cloche dans son histoire. Je ne le sens pas honnete. C’est alors que j’apercois une brulure sur son bras. Je lui demande ou il s’est fait ca. Il me reponds que c’est au labo, il lui arrive de manipuler des gaz liquides pour la pression des parfums. Je lui parle alors du fait qu’Irvin ne sentait plus rien. J’ai fait mouche ! Kim bafouille avant de se resaisir. Apparement Irvin avait perdu son odorat suite a une agression perpetré par un fan qui n’avait pas supporté de voir son parfum refusé. Le detraqué avait alors aspergé le parfumeur de detergeant, rien de dangereux dans l’absolu mais suffisant pour provoquer des degats quasi irreparable chez Irvin. Depuis Kim et son equipe elaborait les parfums et Irvin recoltait les lauriers. Kim eut alors un petit rictus qui trahissais son enervement. Je suis a present sur que Kim est l’auteur de l’attaque.

Je retourne au labo. A proximite de la porte je decouvre un bouteille de gaz liquide. Le genre qu’on utilise pour conditionner l’alcool des parfums. Un rapide examen de la bombonne me confirme que le robinet a bien été ouvert. A on passage Irvin a sans aucun doute été aspergé de ce gaz liquide qui aussitôt a commencé a s’evaporer. En passant a proximité du detecteur laser, le gaz s’est enflammé. Je vais voir l’homme qui m’a engagé pour l’enquete un grand ponte de Baron Dandy. Le type me recois, surpris de me revoir si vite. Je lui fais par de mes conclusions, mais elles ne lui conviennent pas. Selon lui il y a trop de zone d’ombres. Et puis Kim n’aurait pas pu tuer Irvin. Bref je comprends trop bien que les conclusions de mon enquete derange. Le type me donne une enveloppe et me demande de partir.

Quelques jours plus tard l’affaire est ettoufée. La mort d’Irvin est expliqué par une negligence de sa part dans le laboratoire. Kim devient le nouveau parfumeur star. Ce monde est un monde de requin. Ils m’ont confié une enquete pour la forme, mais le resultat ne les interessait pas. Irvin devenait sans doute gourmand en tout cas il était devenu genant. Le monde court a sa perte et pourtant ces gens continuent de vivre comme si de rien était, dans leur luxe, leur parfum, leurs vetements luxueux. Quelles sont leurs valeurs ? l’argent ? le pouvoir ? Et quand tout sera perdu ?


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 6 Juil - 18:23

Je lis un journal qu’un type a abandonné sur le bar. C’est le Arkham Daily News, un important journal, plus ou moins a la solde de Myskatonic. Moi d’habitude je lis le Detroit News, ce n’est pas un grand journal mais ca permet de savoir ce qui se passe la bas. Dans les colonnes du « Daily » comme on le surnomme ici, on peut lire qu’un vaisseau nazzadi s’est échoué non loin d’Arkham. Pourquoi venir ici ? Je n’ai jamais rien eu contre les nazzadi mais je n’ai jamais compris pourquoi ils venaient s’entasser ici, alors qu’ils étaient mal traités. Faut dire que jusque la je n’en fréquentais pas trop. Ils se plaignent de ne pas être intégré et d’un autre coté il reste beaucoup entre eux. Mais en dehors de ces considérations somme toute sans intérêt, je n’avais pas encore entrevue le pourquoi de la chose. Et s’ils voulaient VRAIMENT venir à Arkham. Et pas ailleurs. Quelle idiotie. On raconte qu’ils ont un pays a eux en Sibérie… mouais peut être…

Tiens on parle du docteur Ichtyos… Quel sale bonhomme… je suis bien content de lui avoir cogné la tronche contre la bagnole l’autre fois. Je devrais m’intéresser a lui aussi… je suis sur qu’il planque des trucs bien d’égueulasse. Petit à petit mon casier sous la maison de Presque Isle se rempli. Tranquillement ces documents sommeillent jusqu’au jour ou ils sortiront a la surface. L’idée du chahut que ca va causer ne me plait pas mais est ce que cette folie doit continuer ? Hum… la vérité c’est que je sais que ces infos valent du pognon. J’ai commencé à les collecter pour ca. Pour les revendre ensuite. Mais plus j’en apprends … J’ai l’impression que quelque chose est tapie la dans l’ombre et n’attends la bonne occasion pour surgir. Je ne crois pas au paranormal, tout s’explique et pourtant, malgré tout, je n’arrive pas à savoir qui ou quoi frappera. Mais je sais que c’est la, quelque part. Je sens ce picotement dans les doigts, comme quand je travaille pour mes clients et que je sens l’indice tout proche.

Le père Ashcroft se lance dans la course à la municipalité. Soit disant avec une étiquette démocrate. Il n’est pas clair celui la. Son numéro n’a pas prit sur moi l’autre jour. Ses rengaines sur la paternité, ses excuses, tout sonnait faux. C’est bien pour ca que je n’ai pas accepté son offre. Mais son plan m’échappe encore. Il a de fortes chances de gagner. Les gens en ont marre de la corruption, d’un autre coté les gens en ont marre des nazzadis. Et je suis sur que les nazzadis font parti du plan d’Ashcroft. Un grand patron de groupe démocrate, ben voyons… Il n’y avait que Steve Jobs qui avait réussi à tromper son monde, dieu seul sait avec qui il avait passé une alliance pour réussir ce tour de force… de toute façon les Gambino resteront en place, les nazzadis occuperont toujours leurs taudis, et la pluie continuera à tomber acide sur Arkham.
Des sirènes raisonnent devant le bar. Des gyrophares éclairent l’intérieur du bar, donnant a cet endroit morne et sans vie, des allures de discothèque tendance. Quatre flics arrivent dans le bar. Ils me cherchent, gueulant mon nom dans le bar quasi vide. Je replis le journal, je me tourne vers eux tout en descendant de mon tabouret. Je me dirige vers eux. Les types sont flippés. En me voyant arriver ils posent la main sur leurs flingues. Quelles lavettes… c’est moi qui ai chaud et c’est eux qui balisent… a 4 contre 1 franchement. Je dis que je suis Art Mathers. Alors l’un d’eux se dirige vers moi, ouvre mon imper pour voir si j’ai un flingue. Ils doivent savoir que j’en ai un. Mais je sors rarement avec, c’est dangereux et c’est le meilleur moyen de se faire repérer. La plus part des gens ne sont pas armés, pour passer inaperçu il ne faut pas être armé. Voyant que je ne suis pas armé, le mec se sent soudain puissant et prends des manières de cowboys. Ce con m’appelle grand père. C’est malin… Bref je me laisse embarquer sans poser de questions. Ce n’est pas la première fois. Je demande pourquoi on m’arrête et on me répond qu’on m’expliquera au poste. On arrive au poste. Un genre de bunker, avec une immense porte renforcée. De grands projecteurs balayent le sol et le ciel aux alentours. Je passe dans un petit sas aux murs vert amande. L’endroit sent la cigarette et le café. J’entends les claquements des claviers sous les doigts des policiers consciencieux qui rédige avec méthode et rigueur les conclusions d’enquêtes souvent extirpés a grand coup de claques dans la gueule. On me colle dans une petite pièce sans fenêtre. Une salle d’interrogatoire si j’en crois la table équipée d’un anneau pour accrocher les menottes. D’ailleurs le cow boy ne tarde pas à accrocher une des parties des menottes à cet anneau. Il me colle un téléphone sous le nez, j’ai le droit à un appel. Miranda n’a pas encore tout a fait rendu l’âme, même si cela ne veut plus rien dire aujourd’hui. C’est du droit humain, et la chaise sur laquelle je suis assis voit plus souvent défilé des nazzadis et eux ils n’ont droit à rien. Ils faillaient mieux négocier leur arrivée. J’appelle Rosario Caras, la secrétaire de Myskatonic qui me sert de référent. Je lui dis que je suis au poste sans savoir pourquoi. Elle me demande si j’ai quelque chose à me reprocher. Absolument rien. Elle m’envoie quelqu’un. Je raccroche. Le flic me sourit. Selon lui on a un peu de temps avant que quelqu’un arrive mais on va commencer sans lui. Les flics ne m’aiment pas. Ils ne m’ont jamais aimé. Déjà à Detroit, je les rendais fou. Ici depuis que j’ai résolu quelques affaires plus vite et mieux qu’eux, on peut dire qu’ils ne me portent pas dans leur cœur. Surtout depuis cette affaire de soi disant suicide… Une des assistantes du maire s’était soi disant suicidé, alors qu’une analyse rapide des lieux conduisait directement à un assassinat. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque et même si je n’avais pas pu conclure l’affaire (un type étant venu se dénoncer de lui-même, heureux hasard), les flics continuaient de m’en vouloir. Bref, un autre flic rentre le sourire aux lèvres, un dossier à la main. Il me demande si je suis bien installé. Je regarde ces deux clowns, je ne fais même pas mine de m’intéresser a ce qui va m’arriver. Ca a tendance à les exaspérer. Je n’ai aucune envie de leur donner du plaisir, et quelque chose me dit qu’il n’y aura pas de gentil flic. Ce sera méchant flic et méchant flic. Mais on en est pas la. Le type sort de son enveloppe une photo. Un type mort. Je le reconnais, c’était un mac qui travaillait sur Hill le quartier salace de Salem. Un type était à la recherche de sa fille. Il était venu s’installer a Arkham pour tenter de la retrouver. J’avais fini par trouver qu’elle tapinait pour ce mac, lorsque je m’étais approché de la nana, il avait réagit violement. Ca avait été pire quand j’étais revenu avec le père et que la gamine avait fondu en larmes dans ses bras. Le mac s’était alors ramené avec un poing américain, mais trop drogué pour se battre je l’avais rapidement mit K-O. Le mac avait porté plainte (y en a qui n’ont honte de rien…) mais ca avait été classé sans suite grâce au témoignage du père. Les flics, ravis d’entendre cette histoire, sont persuadés qu’ils vont me tirer des aveux. Je reste muet. Alors les coups commencent à pleuvoir. En échange je leur balance mon mépris au visage, pas de douleur, pas de cris, toujours le même regard qui les rend dingue. Alors commence les menaces, on va détruire ta carrière, t’auras plus de vie. Ils gaspillent leur salive pour rien. J’aime ma place à Myskatonic, je ne fais pas parti de cet ensemble et je n’y vais que quand j’ai envie. Ma place dans la société est la même. Je ne suis pas rentré dans leur moule social. Mon argent je ne le place pas, je n’achète pas de maison (quoique) ni de belle auto, je descends tout en whisky et en course et j’aime ca. Le meilleur moyen de ne jamais être brisé ? Ne pas avoir d’estime de soi. Ils me cognent pensant sans doute que je regretterais ce petit menton finement dessiné ? Ahah je me fiche pas mal de tout ca. Dans ces cas la tout m’est égal, je repense à la fois avec Jeremy Ashcroft… Je n’avais pas été curieux et c’est peut être ce qui m’avait sauvé. Tout m’est égal, comme un leightmotiv pour encaisser. Il n’y a rien qui ne résiste à une bonne rasade de whisky. Le temps passe lentement et ses flics sont tellement gauches. Ils frappent comme des lavettes. Finalement l’avocat de Myskatonic arrive. Je n’ai rien dis. J’ai l’arcade un peu éclaté, la lèvre pareille. Les cotes me chatouillent mais ce n’est rien. Ils sont obligés de me relâcher. Dommage, ils vont devoir trouver un autre coupable idéal.

Je pense souvent à Joe Hallenbeck. C’était un privé que j’ai bien connu. En fait plus que ca, c’est mon exemple. J’ai mimé chacun de ses défauts. Mais Joe était trop agressif, et ca lui a joué des tours, c’était a cause de son passé dans les forces spéciales. Ce type a été une vraie source d’inspiration pour le détective que je suis devenu. Le bon détective ne dit rien, se fiche de tout, prends tout comme ca vient, mais n’oublie pas de tout voir, de tout entendre. Il était fort ce type, il savait s’indigner quand il le fallait. Je crois que je commence à lui ressembler avec l’âge… J’arrive chez moi, déposé par une voiture de Myskatonic. Je descends un litre de whisky et je me couche. Ca ira mieux demain.


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Dim 8 Juil - 18:56

Premiere bouteille. La nuit vient de tomber. Je marche dans la chaleur etouffante de l'ete. une voiture de police me depasse, toutes sirenes allumées. encore un crime commit dans Salem. J'ai grandi a Detroit mais c'est de la rigolade comparé a Salem. Je n'en peux plus de cette ville... Mon enquete sur le KKK n'avance plus. Je pensais pouvoir remonter leur piste plus facilement, mais ils ont des moyens. Molosses, pieges... est ce que je dois vraiment risquer ma vie pour des dollars? mais quelle difference si je ne le fais pas. Art Mathers ne manquerait a personne. Le probleme est different. voici plusieurs enquetes qui n'aboutissent pas, je devrais peut etre arreter... Quitter Salem, quitter Arkham et attendre que la guerre vienne. Puisqu'ils ont tous l'air persuadé que la guerre arrivera bientot. Si ca doit arriver, ca arrivera. Rien n'est eternel...

deuxieme bouteille. la nuit n'a aucun interet. elle va passer, comme tant d'autres, noyer dans les effluves d'alcool. Le temps passera plus vite. Je n'ai pas la tete a m'occuper de l'affaire de Doppling. De toute facon, ils ont deja essayé de me coincer pres de l'université. C'est qu'une question de temps pour qu'ils deboullent ici. et quand ils seront la? ils me casseront la gueule. peut etre plus. tant pis. je sentirais plus rien de toute facon. Qu'ils ne tardent pas et que le travail soit bien fait. tous ces dossiers que je planque et pour quelle raison? faire chanter des gens? pffff et apres... quand je me vois j'ai l'impression de revoir mon pere. sans ambition, sans avenir. Quelle chaleur! j'etouffe... Je dois partir... Je vais descend a ma bagnole et je pars. les images se brouillent... tant pis. je prends la route de Providence. Comme toujours, je fuis. Je fuis vers la mer.

troisieme bouteille. J'ai du mal a rester eveillé. L'alcool n'aide pas. mais dans une demi heure je serais au bord de l'eau. Je pourrai me garer au bord d'une falaise, et tranquillement attendre que le soleil se leve. je profiterais de l'air frais de la marée. ce sera bien. et quand j'aurai desaouler j'irai me prendre un café et peut etre des oeufs au bacon... Mais pour le moment je me gare tranquillement. Ma voiture a ete completement deglingé l'autre jour. ils ont pete une vitre, fait tombé le pare choc et abimé l'ensemble de la carrosserie. j'aimais cette voiture... Enfin j'arrive au bord de l'eau. l'air est doux ici. il est encore tot. le soleil se leve tout doucement, embrasant la mer. Je m'asseois sur le capot. tranquille. attendant paisiblement l'aube, alors que le sommeil me gagne. tout a coup j'entends du bruit derriere moi. je sors de ma torpeur, je me retourne. je vois un type sortir des buissons. il a un flingue a la main. je vois pas son visage, il fait encore trop sombre. Je lui demande qui il est mais il ne reponds pas, il s'approche et redresse son flingue, il me vise. alors je plonge ma main dans mon imper, mais l'alcool a un peu ralenti mes reflexes. Il tire. deux fois. je sens le metal mordre ma chaire. je tombe sur mes genoux. je sens le sang couler contre mes cotes. le type me regarde tomber. il range son flingue. et s'en va. je me traine contre la voiture, je me redresse. il me reste un peu de whisky. j'en bois une grande rasade. le sang coule. j'apercois enfin l'aube, je sens le vent de la mer. la journée va etre belle. Mes yeux se ferment je lache ma bouteille... le silence.


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Dim 8 Juil - 20:30

Le noir. le froid. Rien n'est éternel, pas même Art Mathers. Je suis un peu déçu, j'aurai aimé me tromper, mais a part le silence et le froid, il n'y avait rien. pas de révélations, pas de lumière blanche, pas d'esprit vous accueillant je ne sais ou, juste le rien. Je ne regrette pas d'avoir été un incroyant, quelle perte de temps ça aurait été... belles illusions. Art Mathers, affaire classée.


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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 13 Juil - 17:41

j'aurai aimé que l'affaire Mathers soit vite classé! Je m'appelle Bill Diamont, agent spécial Diamont pour etre precis. Je viens de Phoénix dans l'Arizona. J'ai passé plusieurs années a Austin au Texas. Aujourd'hui, parce qu'un petit procureur aux dents longues en a envie, je me retrouve contraint de monter dans ce nord pourri, ou il fait froid. Je compte bien boucler cette affaire rapidement. tres rapidement. quitte a cogner un peu fort pour avoir des reponses...
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mar 17 Juil - 18:42

Entre la paperasse et les embrouilles habituelles, l'été etait passé sans que je puisse travailler sur l'affaire Mathers. Ca ne m'arrangeais pas, vraiment pas. Depuis les pistes auraient sans doute toutes refroidit. J'avais reussi a faire parvenir jusqu'a mon bureau d'Austin un carton contenant les affaires qu'il portait. Sans le connaitre l'homme me paraissait sympatique; Pas de telephone cellulaire, un calepin remplis de gribouillis, des paquets ecrasés de Kent qui deversaient leurs miettes de tabac dans les poches du vieil imper. Le mec se la jouait vraiment retro, ca changeait de tous ces cons tendance detective de l'extreme et qui finisait la gueule dans le caniveau au premier coin de rue. On sentait le type discret. En fouillant un peu dans la presse, j'avais pu me rendre compte que l'homme etait un vrai fouille merde, le genre qui aime faire passer les flics pour des nuls. Difficile de lui en vouloir... le niveau moyen du flic est quand meme pas elevé. Bref apres avoir essayé de comprendre le type, je m'interesse un peu plus a ses notes. Quelques noms, quelques pistes, le tout redigé avec une ecriture quasi illisible. Il enquetait sur les relations entre un politicien et le KKK. trois noms reviennent regulierement, le nom du politicard, le nom d'une gonzesse, nazzadi a en croire la nature du nom, et le nom d'un autre mec. Une rapide recherche m'indique que c'est un ancien combattant... Qu'est ce qui peux bien lier ces 4 gugusses. A mon arrivé a Arkham j'irai les voir, ils doivent avoir des tas de choses interessantes a dire. Je crois qu'ils m'ont gardé le corps, heureusement que les techniques de conservations sont efficaces... de toute facon le type n'a plus de famille visiblement. Ce qui m'arrange puisque personne ne sera pressé d'avoir les resultats et surtout pas les politiciens des environs. Je pense meme qu'il va etre possible de s'en mettre dans les poches... je pourrais toujours tout foutre sur le dos de Mathers, il viendra pas se plaindre.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Sam 21 Juil - 19:56

faire parler Scott et Souadou s'etait avere plus difficile que prevu, mais c'etait deux negligables, ils pourraient toujours me servir a un moment ou a un autre. Il n'avait pas ete difficile de contacter ce Dopling. C'etait un conseillé du maire, un politicien. Ma venue ne semblait pas lui faire plaisir, tant mieux! a peine avais je commencé a lui parler qu'il proposa de me payer tres cher pour ne pas faire sortir son nom, helas il etait deja dans le dossier. Aussi lui conseille a-je de collaborer en me donnant les noms de ses contacts republicains au KKK. Mathers avait un dossier complet sur eux, il n'etait qu'a peine etonnant qu'ils aient voulu le faire disparaitre, la methode etait neanmoins assez propre par rapport a d'habitude. Dopling me donna deux ou trois noms j'attendrais que le week end passe pour pouvoir allez les voir.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mer 25 Juil - 20:01

C’était mon premier week end à Arkham. Je n’avais pas vraiment eu le temps de faire connaissance au bureau. Le temps avait manqué. Mais de toute façon les filcs d’ici faisaient preuve d’un zèle impressionnant. Il n’y avait même pas un jeune inspecteur sympa, fan de basket et pas contre allez boire un coup après le service. Bref je passais le week end seul à regarder la télé en fumant clope sur clope et c’était avec une certaine délivrance que j’accueillais le lundi matin. Un passage au bureau, le temps d’un café et de prendre les messages. Un rapide coup de fil au procureur Hammett pour l’informer des avancées de l’enquête et il était déjà 10h. Il était temps pour moi d’aller cuisiner un peu les contacts que m’avait donné Dopling. Un m’intéressait particulièrement. C’était le fils d’un gros industriel du New Jersey. Le père avait fortune en fabriquant les véhicules légers de l’armée. Le père qui était un homme d’affaires redoutable avait passé un contrat de 15 ans pour équiper les marines, un rusé. Ce n’était pas le cas de son fils qui était un vrai âne disait on. Son père l’avait envoyé à Arkham pour faire des études mais la progéniture sans doute trop gâtée n’avait que peu gouté à l’université. Loin du cocon familial il avait passé son temps à boire et à se rendre au Canada pour y acheter des médicaments. Finalement, il s’était retrouvé catapulté par son père, directeur de l’usine qui fabriquait les sièges des jeeps. L’usine tournait toute seule depuis des années et le fils se contentait de ramasser les bénéfices.

C’est à 10h45 que je me retrouvais devant la grille de la demeure de James J. Clark. Un rapide coup de fil à son bureau et sa secrétaire m’avait indiqué qu’il ne venait jamais travailler le lundi. Drôle d’idée… Apres avoir négocié 5 minutes a l’interphone on me laissait enfin rentrer. La maison était grande et cossue, entouré d’un parc planté de grands arbres sombres. La maison était construite sur deux étages, tout en brique rouge. Des structures de bois servaient de porche et de promenades tout autour de la maison. Sur la droite on pouvait apercevoir un bâtiment qui était vraisemblablement une écurie autrefois. Aujourd’hui la construction accueillait un autre genre de chevaux, vapeurs ceux la. D’où j’étais je pouvais voir que l’enfoiré possédait une sacré collection de voitures. Sur la gauche on distinguait la rivière ainsi qu’un ponton ou était amarré un bateau de taille moyenne. Finalement je me garais devant la porte. Un domestique m’ouvrit la porte. « Suivez moi, monsieur Clark vous attends » me dit il.

La maison était décorée comme le palais d’un prince qatari, tout en dorure et en clinquant, d’un absolu mauvais gout. Finalement, James J. Clark m’apparu. Le type devait avoir 45 ans, les cheveux châtains grisonnant aux tempes. Il était trop bronzé pour que ca soit vrai. Il m’accueillit dévoilant son plus beau sourire, et de fait 32 dents parfaitement blanches m’apparurent. « Monsieur l’inspecteur ! Que me vaux le plaisir de votre visite ! ». Le type n’avait visiblement pas jugé utile de s’habiller pour me recevoir, et c’était dans une robe de chambre courte et en maillot de bain qu’il se dirigea vers moi. « Je ne suis pas inspecteur Monsieur Clark, je suis marshal fédéral et j’enquête sur la mort d’un certain Art Mathers. ». Le type se raidit soudain. C’est vrai qu’il était con… me donner si tôt une piste a exploité. « Vous le connaissez ? » lui demandais-je. « Non pourquoi je devrais ? » me répond y t’il. Je me promenais au milieu de la salle à manger, « c’est décoré avec gout chez vous… » Dis je en indiquant un tableau accroché au mur. C’était une sorte d’horreur néo-80’s vaguement branché. « Je pense bien ! Vu ce que ca m’a couté ! », Quelle classe… « Monsieur Clark nous pensons que vous êtes lié de près ou de loin au meurtre de Mr Mathers. ». Le type se déconfit aussitôt, « moi ? Pourquoi ? ». –« eh bien monsieur Clark, nous savons que vous êtes un soutien du parti républicain, tout comme votre père. Nous savons aussi que vous faites parti de la branche dure du parti … ». « C’est vrai je ne m’en suis jamais caché » dit il presque fier. « Nous pensons que vous faites partie d’une autre organisation, plus secrète, plus discrète, qui a un pied légal dans le partie républicain et une partie moins légale. » dis-je en regardant Clark dans les yeux. Le type tentait de donner le change : « une organisation ? Laquelle ? ». Il me prenait pour un imbécile… « Allons monsieur Clark nous savons tous les deux de quelle société secrète nous parlons… mais puis que vous tenez a ce que je la nomme, je parle du Ku Klux Klan. ». Clark blêmi. « Co…Co… comment êtes vous au courant ? ». « Je vous en prie monsieur Clark, nous sommes l’état nous savons beaucoup de choses. Mathers fouinait pas mal, on sait que ces derniers temps, il s’était renseigné sur le KKK. C’est pourquoi nous pensons que vous êtes liés à cela. ». « Mais je ne suis même pas au courant de cet assassinat ! Personne ne m’en a parlé dans le Klavern ! ». Ca y est le mot était lâché ! Au même moment Clark se rendait compte qu’il venait de faire une connerie… grosse erreur que j’allais m’empresser d’utiliser. « Eh bien monsieur Clark vous semblez bien renseigné ! Vous êtes conscient que si je voulais je pourrais vous arrêter sur le champ et vous boucler dans une prison de haute sécurité au milieu de nazzadis juste parce que federalement vous êtes un criminel racial. ». Je lisais la peur dans ses yeux. « On doit pouvoir s’arranger » me dit il, « j’ai beaucoup d’argent ! ». Je décidais de continuer à lui mettre encore un peu la pression… « En plus vous me proposez un pot de vin !! A ce train la c’est le couloir de la mort qui vous attend, surtout si je décide de vous accuser du meurtre de Mathers ! Vous possédez un automatique similaire a celui qui a servit le tuer ». « Mais je n’ai rien fait ! » finit il par dire pisseux. « Ne vous en faites pas monsieur Clark, je ne m’intéresse pas a vous, je veux que vous me mettiez en relation avec le grand sorcier de la cote est ou au moins son grand dragon ! ». Le type me regarda éberlué ! « Vous avez bien entendu monsieur Clark ! D’ailleurs ils doivent me connaitre de réputation… Bref voici mon numéro, transmettez leur ou je reviendrais vous voir mais cette fois ce sera pour vous coffrer. J’attends leur appel. Bonne journée monsieur Clark. ». Je sortais laissant cet imbécile derrière moi. Il continuait à me fixer, ma carte dans sa main tremblante, il avait ptet même pissé dans son short… Je n’avais plus qu’à attendre.

Deux jours plus tard, je reçu un appel sur mon téléphone personnel. La voix était déformée. « Monsieur Diamont, ici le Grand Dragon. Monsieur Clark semblait assez impressionné par votre visite, il dit que vous savez des choses à notre sujet… ». « Clark est un imbécile » le coupais je, « bien sur que je sais des choses a votre sujet concernant Mathers. ». Un silence. « Nous avons entendu parler de vous monsieur Diamont… on parle de vous comme quelqu’un de brutal. Mais aussi comme quelqu’un qui sait fermer les yeux quand le besoin se fait sentir. Dans ce cas, l’affaire dépasse votre entendement, vous n’avez pas toutes les clefs… ». « Mais je peux les trouver… » Rétorquais je. Le type au téléphone semblait gêné malgré le vocodeur qui masquait sa voix. « Monsieur Diamont, soyez raisonnable… D’autant que j’ai pu voir dans votre dossier – info intéressante il a accès a mon dossier – que vous êtes plutôt proche de nous idéologiquement… c’est pour cela que vous êtes parti de Phoenix puis d’Austin… ». « C’est vrai » admis-je, « alors que me proposez vous ? ». « Intégrez nos rangs… bénéficiez de nos largesses, de nos contacts, vous serez à l’ abri du besoin » me dit le grand dragon. « Et pour l’enquête je fais quoi ? Je dis quoi a Hammett… » -« Monsieur Diamont vous avez déjà truqué des preuves… vous n’avez qu’a accuser Dopling ou un nazzadi, ce n’est pas ce qu’il manque ici. Je suis sur que vous saurez faire ca très bien ! ». « Très bien… quand est ce que je vous verrai ? » demandais-je. « Vous le saurez le moment venu… » Puis le grand dragon raccrocha.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mer 22 Aoû - 22:18

Cela faisait un moment que je ne m’étais pas assis tranquillement à mon bureau, les pieds sur le sous mains en simili cuir vert. Le couinement de mon fauteuil me manquait. Je crois que cette affaire me changea radicalement… Ashcroft avait fait rénover mon appartement. Sans fioritures mais d’un coup ca faisait plus propre. L’espace d’un instant j’étais content. Je sortis de son sac en kraft la bouteille de whisky que je venais d’acheter. J’arrachais le bouchon avec les dents et je commençais à siroter le casse-pattes. Je m’allumais une cigarette. Repensant à ces jours derniers je regardais les ronds de fumée mourir au plafond. Ces vacances m’avaient fait du bien, et pourtant, quelque chose avait changé. A trop fricoter avec le diable, on fini par devenir un peu comme lui…

Apres que m’a fausse identité ait faillit être découverte, je devais faire vite. Souadou et Scott était au courant de ma mort maquillée et qui sait a qui ils allaient parler ces gros bavards. Incapable de tenir leurs langues. Et puis il se pouvait que le FBI soit sur le coup et ca, ca puait ! Quelques jours plus tard je passais un coup de fil à ce con de Clark. « Clark, c’est Diamont ! Tes potes ne m’ont pas rappelé… tu veux vraiment que je revienne te voir ? À moins que tu préfères te retrouver dans une ruelle avec 3 nazzadis au courant de tes penchants politiques … » Clark bégaya : « Monsieur Diamont, je ne comprends pas… je vais faire le nécessaire. Ils ont du… » Je raccrochais avant qu’il ait eu le temps de finir. Quelques heures plus tard le grand dragon m’appelait. « Monsieur Diamont, Monsieur Clark nous a appelé pour nous faire part de votre impatience. Ce ne sont pas des méthodes monsieur Diamont. Nous apprécions votre enthousiasme, mais c’est NOUS qui viendrons vous chercher ; le moment venu. Des agents du FBI étaient à votre recherche Monsieur Diamont. – merde, ils sont au courant, ce type doit avoir des relations plein son calcif – aussi nous avons préféré qu’ils repartent avant de vous contacter, nous ne tenions pas a être mêlé a une quelconque histoire. Soyez au croisement de la route 83 et de la est highway 124 a 20h. » Le type raccrocha. Ok, j’allais pénétrer dans la tanière de l’ogre. La journée passa lentement. J’attendais la nuit, avec un peu d’impatience je l’avoue… j’étais curieux. Curieux d’en savoir plus sur ces gens, je voulais moi aussi connaitre leurs secrets. C’était ce besoin de connaitre les secrets qui m’avait amené dans ce business, c’était peut être ce qui m’avait permis de faire un coup ou deux bien fumant, enfin c’était ce qui me rendait meilleur que la moyenne. Phares coupés, j’attendais qu’on vienne me chercher. A 20h pile, je voyais une voiture arriver. Un modèle ordinaire, brun, tout ce qu’il y a de plus classique. Deux types avec des cagoules en sortirent. Le genre costaud, 1m90, gonflés comme des bœufs aux hormones. L’un d’eux tentait de cacher un genre de batte de baseball. L’autre s’avance vers moi « vous êtes a l’heure c’est parfait. » Il sourit, puis il sorti de derrière son dos une cagoule aveugle qu’il tendit vers moi : « désolé mais c’est la règle ». Je hochais la tête, montrant ainsi ma soumission et je me laissais passer la cagoule. L’homme m’emmena jusqu'à la voiture, ferma la porte, rejoignit son volant et mit le contacte. Le temps parut long. J’essayais tant bien que mal d’identifier des sons. D’abord des bruits de circulations, ca devait être la IS 93 qui mène a Boston. Etrange… je pensais que nous irions au cœur du vieux Salem, la ou j’avais tenté de les suivre. J’entendais à présent des bruits d’avions, c’était sans doute la base aéronavale de Lynn. On prit à droite, puis on roula longtemps. Finalement notre allure ralentie. Un bruit étrange me provenait aux oreilles, une sorte de chuintement suivi d’un Clang métallique. On tourna a droite, on roula au pas sur un chemin puis a gauche, les Clang se firent plus lointain. Enfin la voiture stoppa. La portière s’ouvrit et le chauffeur retira la cagoule.

Le chauffeur nous avait conduits devant un genre de relais de chasse construit sur une petite butte. Tout autour se dressait le foret. Et un peu plus loin on pouvait apercevoir les drapeaux d’un terrain de golf. Le proprio du golf était forcement de mèche avec le Klan… Il ne pouvait pas ignorer ce qu’il se passait sur son terrain. On me conduisit au relais. Je notais en m’approchant qu’il était allumé. Le chauffeur ouvrit la porte et me demanda de patiente dans l’entrée. Les deux hommes me laissèrent en compagnie de deux gardiens portant l’accoutrement habituel mais de couleur noire. Les deux hommes revinrent eux aussi habillé de leurs robes noires et coiffé de leurs cagoules pointues. Pour des hommes qui voulaient représenter la supériorité de l’homme, surtout blanc, il était étrange d’avoir choisi une robe comme uniforme, mais ce n’était pas le moment pour un bon mot. « On va vous conduire a l’assemblée pour être reçu pas vos futurs frères » me dit le chauffeur. Il accrocha mon bras et me poussa vers l’avant. Les deux gardiens ouvrirent les doubles portes. J’eu un instant d’hésitation avant de poser le pied en enfer, mais je me ressaisi aussitôt. C’était ce genre de choses qui trahissait une couverture, je ne devais plus faire d’erreur. D’une démarche de cowboy, je marchais au milieu de cet assemblé de gens à chapeaux pointus. Sur plusieurs rangs se dressait des types habillé de blanc avec parfois quelques motifs. Ils me regardaient avec intérêt, tentant sans doute de me jauger. Au fond se trouvait un homme habillé de vert entouré de gens aux robes colorés, des rouges, des pourpres, des dorés. Visiblement, ils comptaient faire les choses en grandes pompes. On me fit me mettre à genoux devant l’homme en vert, le grand dragon, l’homme que j’avais eu au téléphone sans doute. « Mes frères, nous accueillons ce soir un nouveau klansman dans nos rangs. » pas de doute, c’était l’homme que j’avais eu au téléphone, je reconnaissais ses inflexions, cette façon de parler avec emphase et suffisance. « Tu viens du sud et déjà tu as prouvé ton engagement dans notre cause. Aussi nous avons décidé de te nommer Nighthawk. Relève toi et rejoins nos rangs mon frère ! » Tel un prêtre exerçant un rituel il me fit relever. Deux hommes en robes d’or m’apportèrent une robe et une cagoule noire, qu’ils m’enfilèrent. Alors les rangs applaudirent puis tous se dirigèrent vers l’extérieur. Je suivis le mouvement, qui nous conduisit devant une grande croix. Deux hommes enflammèrent la croix. C’est alors qu’on apporta un nazzadi. Il était ligoté mais tentait de se debattre. Un homme en noir le frappa derierre la tete. Le nazzadi tomba. Je n’avais pas vu la corde qui pendait pres de la croix… Le Grand Dragon se lanca alors dans une omelie sinistre. Alors qu’il redoublait de ferveur les deux hommes en robe noire passerent la corde autour du cou du nazzadi, qu’ils hisserent. Sa mort fut longue et douloureuse… je ne pouvais rien faire, je ne devais rien faire, je devais meme faire semblant de me rejouir de cette evenement. Il se debattit encore pendant plusieurs minutes, j’etais devenu sourd, je n’entendais plus ce que racontait ce connard habillé en vert. J’avais l’impression que le nazzadi me regardait… je devrais porter le regard de cette homme, melange de supplique et de haine. Il était mort a la fin de la preche du grand dragon. Alors les membres se disperserent, et le grand dragon se dirigea vers moi. « Monsieur Diamont, quel plaisir de vous rencontrer enfin ! vos exploits nous ont été raconté en detail ! j’espere que vous avez apprecier la reunion de ce soir ! », il posa sa main sur mon epaule. Ce type me degoutait j’avais envie de lui faire bouffer sa cagoule avant de le buter a coup de poing, mais je ne pouvais pas, pas encore… je devais me contenir. En puisant au plus profond de moi je reussi a paraitre tout a fait detendu, « excellente omelie » lui dis-je « bien qu’un peu longue… je ne suis pas vraiment un homme de discours. » -« je le sais Monsieur Diamont, c’est pourquoi je ne vous ai pas porposé de parler tout a l’heure ! mais ne vous en faites pas, il y aura de l’action a notre prochaine reunion ! vous avez un fusil de chasse ? » s’enquit il. « non, je n’avais plus de place dans mes bagages… » plaisanter avec ce type me donnait la gerbe « pourquoi donc ? »- « tous les vendredi nous avons notre partie de chasse, vous aimerez j’en suis sur ! je vous preterais une de mes armes. A vendredi, Buddy » il me donna une petite tape sur l’epaule, je le senti sourire sous sa cagoule et il s’eloignat. L’homme qui m’avait conduit ici s’approcha de moi : « prenez la voiture, je la recupererais demain. » Il parti. Je suivis le flot des klansmani, je regagni la voiture, mis le contact et me mit en route. Je m’arrangeais pour voir dans quel golf nous etions. C’était le Pine Meadows Golf Club, a 35 minutes de Salem. Ce club, encore plus que tous les autres, avait la reputation d’etre un club pour richards qui ne savaient plus ou degueuler son fric. J’etais le dernier je crois. Je repensais a ce nazzadi… je mis un grand coup de frein et je m’arretai le long de la route. Je degueulais dans le fossé. Ca devait sortir, tout ce spectacle echoeurant me rendait fou, j’avais voulu jouer, je devais continuer la partie jusqu'au bout.

Le lendemain, j’avais mal au crane. En rentrant j’avais vidé une bouteille entiere de whisky pour dormir, sans reves. Et pourtant a mon reveil je voyais encore les yeux de ce nazzadi qui me suppliait de lui venir en aide. J’avais rendez vous avec Hammett. Je soignais volontairement ma degaine de frimeur degueulasse. A l’abri des oreilles indiscretes, je fis mon rapport a Hammett. C’était le premier que je lui faisais. Le premier de cette teneur… et je ne savais pas bien comment il reagirait, lui le procureur noir. Il me regarda, calmement, silencieusement. Je sentais qu’au fond de sa tete se deroulait un combat terrible. Il devait peser le pour et le contre. Puis il finit par dire « nous savions ou nous mettions les pieds, ils vont sans doute vous pousser a faire de vilaines choses, tentez de ne pas y laisser trop de plumes… vous etiez conscient des risques Mathers ! ». C’était facile pour lui, il se posait en victime, victime du passé de son peuple. Moi je jouais les bourreaux, et c’était netement moins facile a digerer. Je le regardais un moment et je conclus l’entretien par un « oui » laconique. Je quittais le bureau, qu’il ait fini ou pas j’en avais assez entendu. Sans le regarder je m’engouffrai dans le couloir du palais de justice. je detestais venir ici, tous ces pontes en costard qui se frequentaient entre deux plaidoiries. A ma gauche se trouvait un regroupement d’hommes. Ils etaient tout ce que je detestais, riches, pedants, persuader que le monde s’arreterait de tourner sans eux. Je les depassais rapidement quand j’entendis un « allez salut buddy » suivit d’un petit claquement. Salut buddy, c’était ce que m’avait dit le grand dragon ! je me retournais rapidement pour voir un homme finir de donner une petite tape sur l’epaule d’un de ces connards. L’allure, le phrasé, la petite tape, tout y était. C’est alors que nos regards se croiserent, il me fit un petit hochement de tete, imperceptible pour celui qui ne regardait pas la scene avec attention, puis il parti. J’attendis qu’il s’eloigne un peu puis commenca une filature en bonne et due forme. Je le vis prendre l’ascenseur. Il montait au 5eme. Je retournais dans le hall d’entrée. Je regardais sur le panneau d’installation des bureaux. Il n’y avait que trois personnes a disposer d’un bureau personnel. Le juge Fullgam, l’Attorney Lloyd, et un avocat federal, un certain Marcus. Je connaissais Fullgam depuis que j’etais a Arkham, il était la depuis des années, c’était un petit homme ventripotent tres loin de notre grand dragon. Il ne restait que Marcus et Lloyd. Je retournais alors dans le bureau d’Hammett. « je l’ai ! » criais-je en rentrant dans son bureau sans frapper. Il fit signe a sa secretaire de sortir puis une fois que les portes etaient closent il me regarda avec de ses yeux ecarquillés. « mais vous etes taré ou quoi ? vous rentrez sans frapper en gueulant tout ce que vous pouvez ! »
- « je vous dis que je sais qui c’est ! »
-« qui ? de qui parlez vous ? expliquez vous ! »
-« le grand dragon ! il est ici ! »
-« qu’est ce qui vous fait dire ca ? »
-« j’ai entendu un type dire Salut Buddy a quelqu’un et c’est exactement ce que m’a dit le dragon vert hier soir ! »
-« vous vous basez sur un truc que vous avez entendu dans un couloir ? vous deconnez Mathers ! »
-« je vous dis que je sens un piste bordel ! laissez moi faire ! j’ai deux noms un certain Marcus et un autre qui s’appelle Lloyd ! et je pense… »
-« Rod Marcus ? » me demande l’attorney « ce n’est surement pas lui » dit il avec aplomb
-« comment en etes vous si sur ? » demandais je
-« parce que Rod Marcus est né a Dale Colorado, que ses parents sont d’origine ethiopienne et qu’il est noir ! je le connais depuis la fac ! »
-« il ne nous reste alors que Lloyd ! »
-« Franck Lloyd ? » me demanda l’attorney « ca me semble etrange, il n’est pas connu pour ses opinions radicales … »
-« laissez moi faire ! » et je partais aussi vite que j’etais arrivé.

J’attendis dans la voiture tout l’apres midi. Il commencait a faire froid. C’est finalement vers 18h que je vis Franck Lloyd sortir du palais de justice. Il se dirigea vers sa voiture, son chauffeur ouvrit la porte. Le chauffeur était plutôt grand, musclé comme un bœuf aux hormones… decidement tout se mettait en place. La voiture demarra et je la suivis. Le chauffeur ne parut pas remarquer qu’il était suivi. Je le suivi pendant une bonne heure, slalomant entre les voitures des cadres qui rentraient du bureau, rincés par une journée abrutissante. J’etais content d’exercer le travail que je faisait actuellement mais quand je voyais tout ces pauvres mecs je me disais que l’homme n’était pas fait pour etre exploité de la sorte. Finalement on arriva dans les collines. La circulation ici se fit plus calme et je crus a un moment que le chauffeur m’avait repere mais non. Finalement, la voiture s’arreta dans l’allée d’une villa d’assez mauvais gout, vaguement victorien. Je continuais ma route pour ne pas eveiller les soupcons. Je savais ou se terrait la bete, je viendrais rendre une visite a sa caverne une fois qu’elle serait partie.
Le Lendemain, vers 14h, je decidais de me rendre a la maison de Franck Lloyd. Je garais ma voiture a quelques centaines de metres de la maison. Je traversais la rue, prenant l’allure d’un representant en bible. J’arrivais devant la porte et je frappais. Personne. Je patientais 5 minutes et je refrappais. Toujours personne. Ok, la maison était vide. Je faisais le tour en passant par le jardin. Ce genre de quartier était tranquille, et les cameras qui truffait les rues permettaient d’identifier tous les contrevenants. Mais pour qui savait ou couper, les cameras devenaient rapidement inopinerantes… et vu l’heure personne ne viendrait les reparer avant le lendemain. Je grimpais a la goutiere afin de passer par une porte de l’etage. Les gens truffaient souvent leur porte d’entrée de gadget electronique mais oubliait le plus souvent d’equiper les fenetres des etages. Le style vaguement victorien de la baraque facilitait encore plus l’intrusion. Bref en deux temps trois mouvement j’etais a l’interieur. Je ne remarquais qu’a peine la decoration execrable de la bicoque, fait de meubles sombres et austeres et de souvenirs de safari. Une chose m’interessait, le bureau. Le bureau de Lloyd était au bout de la maison, c’était la piece la plus eloignée. A l’interieur se trouvait un ensemble de bureau en bois noir. Le bureau était recouvert de papiers et de dossiers. Des gadgets s’entassaient ca et la sur les etageres. Une penderie se trouvais au fond de la piece. Je ne pus m’empecher de sourire. Devant sa robe de magistrat, qu’il ne devait pas porter souvent par soucis de coquetterie, se cachait la robe de grand dragon de Franck Lloyd. Cette image était tellement revelatrice … je pris une photo. En fait je pris des tas de photos du bureau. Mais c’est le tirroir central qui attira mon attention. Il était verrouilé. Ce genre de vieux bureau était facile a crocheter. Un clic et le tiroir s’ouvrit. Il y avait la des papiers concernants le Klan. Des dossiers sur des membres notament et un precisement sur Franck Lloyd lui-même. Etonnant qu’il ait eu un dossier sur lui, peut etre essayait il de faire disparaitre ses traces… je pris quelques photos, je volais les dossiers et je refermais le tirroir. Je partis par la ou j’etais venu. J’arrivais a ma voiture quand une voiture s’engagea dans la rue, je reconnus la voiture de Lloyd, merde ! je rentrais precipitament dans ma caisse et je mettais le contact, partant l’air le plus detaché possible. Je regardai dans le retro le chauffeur se garer dans l’allée. Je fis des photocopies de tout le dossier, je fis parvenir les photocopies a Hammett. Je cachais le vrai dossier, histoire qu’il ne se perde pas en route. Ma nuit fut agité par des cauchemars.

Nous etions vendredi. Il y avait la chasse du klan. J’avais peur de trop bien comprendre en quoi consistait cette chasse… Dans l’apres midi, je recu un coup de fil de Lloyd : « Diamont ? vous serez avec nous ce soir ? » -« bien sur ! avec joie ! » lui repondis-je… alors qu’il racrochait, je fut pris d’un doute. Et si il savait que j’etais venu chez lui… n’avais je pas été trop presomptueux dans cette histoire ? Le soir arriva vite, trop vite. Et vers 23h, j’etais dans le cœur de Salem, vetu de ma robe noire. Apres sa preche sur l’importance de la pureté de la race, Lloyd nous invita a quitter nos bures et a s’equiper pour la chasse. Il vient me voir me tendis un fusil ainsi qu’une paire de lunettes. « ne les perdez pas, sans quoi vous risqueriez de tomber dans un piege » il n’avait pas dit ca comme ca, il était au courant ! La chasse debuta. Ils avaient amené des nazzadis qu’il avait fait fuir au cœur des ruines leur donnant l’espoir d’un salut, quelque part. encore une fois j’etais malade de participer a cette chasse mais je devais jouer le jeu. Au detour d’une ruelle j’entendis un homme parler, et un autre qui semblait supplier en nazzadi. Je m’approchais silencieusement. Je vis l’homme, un gros type avec une moustache, debout devant un nazzadi a genoux. Il lui demanda d’ouvrir la bouche et colla le canon de son fusil dans la bouche du nazzadi. Il arma son fusil, mais il n’eu pas le temps de tirer, car j’avais collé mon fusil derriere son crane et avant qu’il appuie sur la detente de son arme, sa cervelle c’était eparpillé en l’air et sur ma gueule. Le corps flasque tomba. Le nazzadi me regarde je lui fit signe de partir. C’est a ce moment la que le chauffeur fit irruption : « je me doutais que t’etais pas clair enculé ! je t’ai vu nous suivre l’autre soir et je t’ai vu quitter la maison de monsieur Lloyd. Je sens que je vais m’offrir ta petite tete de youpin… » Il était vraiment costaud… si je le laissais prendre le dessus jamais je ne survivrais. Alors le plus vite que je pu je lui collais la crosse de mon fusil dans la gueule et il tomba a la renverse le nez en sang. Le nazzadi parti en courant. « ahah ton pote le negro il va droit vers le champ de mines ! » dit le chauffeur. Dans les lunettes je vis les mines apparaitre, le gamin courait entre les mines quand soudain son pied heurta quelque chose il tomba de tout son long sur une mine qui le dechiqueta aussitôt. Le chauffeur riait ! un gamin venait de mourir et il riait . Prit d’une rage insoupconné je tirai dans le genou de l’homme. Le membre eclata en bouillie sanglante, lui tirant un hurlement. « alors tu ris plus connard ? » lui demandais je. Je ne me controlais plus comme si toutes ces années de retenues sortaient maintenant comme un torrent. Je rearmais le fusil et tirait cette fois dans le coude. Le tire eu le meme effet sur le bras que sur la jambe. Ses cris de gorets allaient attiré quelqu’un alors je fis sauter sa grosse tete rasé et porcine. A la sortie de la rue déjà deux types s’avancaient, sans me poser de questions, je decidais de tirer. Des gerbes de sang volerent de leurs torses boudinés dans leurs tenues de camouflages. Trois klansman virent leurs amis s’ecrouler a terre. Continuant dans ma folie meurtriere, je tirais sur eux. L’un fut touché au thorax, la tete du second explosa et le dernier qui, je le savais avait l’habitude de frequenter les prostitués mineures fut puni par ou il avait peché. Nous n’etions plus nombreux sur les dix qui etaient parti a la chasse ce soir. A partir de ce moment je revois ce qui s’est passé de loin, comme si j’avais quitté mon corps. J’ai souvenir de la suite mais pas du fait que c’est moi qui les ait fait. Je vis un homme, grand et brun, venir sur la place ou se deroulait le carnage. Il portait a la ceinture la tete d’un des jeunes hommes nazzadis apercut un peu plus tot. Je tirais dans le bras droit, lui sectionnant la moitié du bras. Quand j’arrivais a sa hauteur, il était a genou et pleurait en tenant son avant bras tombé au sol. Je pris son couteau lui tranchait la tete. Arriva alors Lloyd le grand dragon et un de ses larbin. Je jetais le couteau sur le larbin parvenant a le toucher a la cuisse. Lloyd fut atteint a l’epaule alors que je tirais ma derniere cartouche. Il tomba a la renverse, sonné par le coup. Courant vers le larbin je lui assainais plusieurs coups de poing. En voyant ses yeux, je reconnu l’homme, le monstre devrais je dire, qui avait pendu le nazzadi en debut de semaine. Alors sans precaution, je prenais la grenade qui pendait a son gilet, retirait la goupille et la lui encastrait dans la bouche. Je le vis paniquer essayer de l’enlever. Je me dirigeais vers Lloyd pour l’eloigner un peu, je lui reservais un traintement special. Loin de quelques dizaines de pas j’entendis l’explosion de la grenade. Me rendant a la voiture je trouvais du chatterton. J’enfilais la robe de grand dragon a Lloyd sa capuche, et je parti vers le ghetto nazzadi. Je fis une rapide incurtion. j'ouvris la porte et le sorti de l’habitacle.Lloyd me suppliait a genoux en chialant de ne pas le laisser la: "Diamont, me laisse pas la! tu sais pas ce qu'ils vont me faire si ils me trouvent! me laisse pas! tu veux quoi? du fric je t'en filerais du fric! tu auras tout ce que tu veux! je serais ton esclave!" me retournant vers lui, le regardant droit dans les yeux je lui dis: "creve" et je le poussais du pied il tomba a la renverse. Il tenta bien de rejoindre la voiture mais c’était trop tard les nazzadis avaient déjà vu son costume. Rentrant dans ma voiture, je pu voir dans le retro les nazzadis le tuer a coup de machette. Lloyd avait du souffrir. C’était fini.

Cette nuit la, je conduisis longtemps. Maculer de sang, puant, en sueur, je me detestais. Je n’aurais pas reussi a me suicider me si j’avais voulu tant je ressentais de cruauté envers moi-même. J’avais participé a leur manege et quelque part le sang appelait le sang. Mais dans sa cruauté le destin avait decidé de me laisser vivre avec cette confiance tachée. J’etais devenu la bete qu’ils avaient voulu que je devienne… la route defilait sous mes pneus. Je vis l’aube rouge embrasé la nature alentours, je vis l’orage venir de l’ocean et obscurcir le ciel de Providence. Finalement a bout de force, je m’arretais dans un motel des alentours de New Haven. Une ville predestiné pour les gens cherchant un nouveau depart on dirait ! la je dormis deux jours d’affilés. Puis je pris mon courage a deux mains et j’appelai Hammett. « Mathers bon dieu ! ou etiez vous ? on pensait qu’ils vous avaient eu et que vous croupissiez dans une de leurs planques ! beau boulot mon vieux ! on a pu coffrer plusieurs de ces salauds ! Lloyd a disparu vraisemblablement victime d’un reglement de compte puisqu’on a trouvé les principaux lieutenants etripés dans le vieux salem… une guerre de succession sans doute… Bref vous en avez fini avec Bill Diamont ! bravo ! vous n’avez pas volé votre reputation mon salaud ! l’etat va crediter votre compte de 7000 $ » sans mots dire je raccrochais. 7000$, c’était donc le prix de mon ame. Je n’avais pas fais attention mais mon masque de Bill Diamont était a moitié arraché. Je le retirais completement et le brulais non sans soulagement. Il me fallait des vacances…

Cette affaire avait été la plus dure que j’avais eu, et j’y avais meme laissé un bout de moi-même. Une chose qui m’empechait peut etre de sombre dans le cynisme le plus complet, une espece de foi en l’homme. Mais comment esperer apres avoir vu, apres avoir été soi meme, une bete au cœur empli de haine. On ne pouvait rien esperer de l’Homme. Il detruisait, il tuait, bien sur il creait mais pour se donner bonne conscience. Je descendais toujours plus au sud, cherchant le soleil, tentant d’oublier ce que j’avais fais en me noyant dans les cocktails. Le sejour fut agreable mais toujours, toujours raisonnait en moi ce grincement, cette disonnance qui n’était pas la avant cette affaire.
A court d’argent j’avais du rentrer a Arkham, et aussitôt Ashcroft m’avait mit la main dessus par l’intermediaire d’amsar. Tout le monde semblait avoir oublié cette affaire. Moi pas. J’ai toujours le fusil de Lloyd dans mon coffre, avec une balle pour le dernier des chasseurs du Klan…
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Jeu 23 Aoû - 19:12

depuis mon retour de vacances, j'avais eu peu de temps a moi et c'etait tant mieux. Presque aussitot rentré, Amsar etait venu me chercher pour cette histoire avec Chrysalis. Cette histoire m'avait donné encore une fois l'occasion de contempler le cynisme qui faisait pourrir la ville sur pied. Ashcroft etait vraiment une ordure, il avait vendu sa fille pour quelques liquidités avec l'espoir d'en faire une espionne. Il n'avait sans doute pas pensé a ce qui arriverait si les chinois decouvraient les reelles intentions de la gamine Ashcroft. Elle etait sans doute tres douée a l'ecole mais ce genre de travail ne demandait pas seulement un esprit bien instruit. Je dirais meme qu'avoir peu d'instruction etait un avantage, au moins comme ca on ne se posait pas trop de question sur le bien fondé de ce qu'on faisait. Elle, elle serait tiraillé entre son devoir et ce qu'elle estime bien et a coup sur ca causerait sa perte. Surtout qu'elle venait d'etre symbiotisé... Quelle saloperie ces symbiotes. Je n'ai pas voulu etre trop dur avec Amsar mais les symbiotes me degoutent. On ne sait jamais qui parle, eux ou le crustacé qu'ils ont dans les tripes. le docteur completement imbecile que j'ai rencontré au cyclopean m'a affirmé qu'un injection d'adrenaline pourrait necroser la symbiote, temporairement du moins... info interessante, il faut que je pense a toujours avoir quelques seringues dans ma poche. Avec l'installation de Chrysalide a Salem, ces saloperies vont se multiplier Comme si cette ville avait besoin d'un nouveau fleau... la pourriture etait deja omnipresente et Ashcroft va repandre encore plus de merde.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Ven 24 Aoû - 18:31

l'hiver etait la. Mordant, froid, pluvieux. le labrador nous renvoyait du froid dans la tronche et les hivers etait rigoureux par ici, mais pas tant qu'a Detroit. J'ai toujours l'impression que l'hiver revele la veritable nature du monde; c'est l'epoque ou la nature est hostile. J'aime les ballades a cette saison. Ces temps ci je n'ai pas vraiment le temps d'aller me balader... je n'avais pas trop la tete a mentir, alors je me suis concentré sur de banales histoires de cocufiages. j'ai eu aussi une histoire de succession. Une affaire a particulierement attiré mon attention. A vrai dire j'ai derogé pour la premiere fois a mes regles. Un type, un barbier, est venu me voir il y a 6 jours. Il venait parce que ca femme avait disparu. Le type etait du genre a s'imposer une rigueur de vie digne d'un militaire et devait sans doute l'appliquer a sa femme. Il avait une vie parfaitement carré; il se levait a 6h30 partait a pied vers son officine a 7h15. Il metait 20 minutes pour y arriver. Il ouvrait la porte de derriere, acceuillait ses employers et ouvrait l'echoppe a 8h00 tapante. il quittait ensuite la boutique pour boire un verre et parier sur deux courses de levriers. il faisait des papiers jusqu'a 11h30 puis il prenait le bus 715. a 12h il etait chez lui, le dejeuner l'attendait. Mais ce jour la, quand il etait arrivé, il n'avait remarqué que la table desesperement vide. ne voyant pas de marmite a mijoter sur le feu, il avait comprit que sa femme etait partie. Ce type etait un con fini. Il jurait tous les saints que sa femme n'avait pas d'amants. je me chargeais de la retrouver comptant 80$ par jour plus les frais. J'avais pas eu besoin de creuser beaucoup pour decouvrir que la femme avait un amant, qu'il y avait deja eu du grabuge entre le cocu et le petit mec qui ne c'etait pas demonté devant ce gros porc lustré et imbu de lui. par acquit de conscience j'avais pisté le couple adultere, ils n'etaient pas parti loin. ils avaient l'air tres heureux. en rentrant au bureau, je decrochais mon telephone - c'etait un telephone neuf, ashcroft avait fait remplacer celui qui avait prit la flotte mais je ne lui faisais aucunement confiance - et annoncait au gros barbier que personne n'avait vu sa femme partir de la ville, et que je ne pouvais pas decement me permettre de fouiller tout le pays pour la retrouver. le type fou de rage, ne voulait pas me payer. quelle importance... je lui raccrochais au nez sans plus attendre. qu'il aille au diable. Pourquoi devrais je aider ce gros porc, qui avait sans doute mener la vie dure a sa femme, alors que celle ci semblait retrouver un peu de bonheur. C'etait la premiere fois que je faisais ca... et la derniere. la regle numero un c'etait respecter le contrat, c'est ce qui avait fait ma reputation. je ne pouvais pas me permettre de renacler sur ce genre de boulot facile. En fait je crois que je suis atteind de ce qu'on appelle la lassitude du genre humain. Je n'en peux plus de voir tant de bassesse. Je n'en peux plus de faire partie du systeme que je deteste. Moi aussi je participe au cynisme ambiant. je vis comme un parasite sur les problemes des gens. il est peut etre temps de raccrocher... oui peut etre...
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mer 29 Aoû - 19:16

le temps passe, l'hiver est la... pas encore trop froid, mais la pluie n’arrête pas. le fric commence a se faire rare mais je suis lassé de travailler. Je n'y arrive plus. j'ai l'impression que ma vue est brouillée, les déductions ne me viennent pas, l’évidence est sous mon nez et pourtant je passe a coté.

il y a 6 jours, une femme magnifique vient me voir. Elle frappe a la porte, et rentre sans attendre ma réponse. Aussitôt son parfum inonde le bureau, cachant les odeurs de vieilles cigarettes et de bouffe chinoise. Ce parfum est enivrant, entêtant sans être trop fort. Elle est grande, avec des cheveux noirs, un visage acéré et des yeux noirs sans empathie. Elle secoue son parapluie envoyant de l'eau partout. Elle me regarde. Je reste derrière mon bureau un peu surpris par cette intrusion soudaine. Est elle un ange ou un démon? question stupide... Elle me demande si je suis bien Art Mathers, je lui réponds oui en bafouillant. "J'ai besoin de vous" me dit elle. Elle me dit que son frère a disparu. C'est apparemment une petite frappe qui a fait le con avec les mauvais mecs. Bon... j'accepte. je prends quelques infos, le type s'appelle Billy Carrey, 26 ans, châtain, le genre petit cave avec des cheveux gominés. Sa soeur n'a pas vraiment d'idées sur ses fréquentations, si ce n'est un prénom qu'a mentionné son frère régulièrement: Eliott Wang. Ce nom me dit quelque chose... il faudra que je passe au Shining Dragoon. La femme s'en va ne laissant que des nuées de son parfum dans le sillage de la porte.

Le Shining Dragoon etait un petit bar sinistre de Salem. Le lieu de dépravation favoris de la communauté asiatique de la ville, beaucoup de taiwanais, de chinois de Hong Kong et de sino americains. L'endroit ne payait pas de mine de l’extérieur et pourtant une fois passé les portes et surtout le gros chinois qui gardait l'entrée, tous les mystères de l’Asie s'offrait a vous. L'endroit était sombre, rempli de recoin, éclairé par la lumière rouge des lampions faussement authentique. On se croyait dans un bordel de Hong Kong destiné aux étrangers. Et pourtant ce bar est quasiment fermé a la clientèle non asiatique. Drogue, putes, armes de contrebande, on trouve tout au Shining Dragoon. On y trouve aussi beaucoup d'infos. j'y ai un indic, Charlie Chu. Je le retrouve au bar, il y passe ses nuits. Sans tourner autour du pot je lui demande des infos sur Eliott Wang. Aussitôt il prend peur. Eliott Wang est le chef d'une petite bande qui s'occupe de racket pour ce qui ressemble a des triades. Ils ont des méthodes assez vilaines et n’hésite pas a castagner ceux qui sont trop curieux. Je lui parle alors de Billy Carrey. Charlie Chu, sur le ton de la confidence, me révèle que pendant un temps Wang a été en affaire avec un blanc, mais il ne connait pas son nom. Ca fait un moment que personne n'a plus vu le blanc... Alors que le barman se rapproche de nous, Charlie fiche le camp. Ok donc Wang aurait peut etre fait disparaitre Carrey... mais pourquoi... je reprends un verre que je m'enfile d'une traite. Quelques instants plus tard je regarde le verre, il y a un leger depot blanc... merde... deja ma tete tourne... ce que je suis con, je n'ai rien vu... Le noir.

une vague me réveille en sursaut. constatation, ce n'est pas de l'eau salée. J'ai mal partout, je suis ligoté a une chaise. Un chinois avec un gros nez de porc me regarde. Je lui demande si il est Eliott Wang. Il me réponds que c'est lui qui pose les questions et il me donne un coup de poing. Je lui réponds que je cherche Billy Carrey. Il me répond qu'il sera dur a trouver... Il veut savoir si je suis un flic... je lui réponds que non... il n'aime pas les fouineurs et il va me donner une leçon... Il a un compte a régler avec moi Ok encore une fois je vais me faire dérouiller. J'ai l'habitude. J’espère juste qu'ils n'iront pas trop loin. Je ferme mon esprit au monde extérieur. Je vois un des hommes se saisir d'un manche de pelle. Il s'approche et m'en colle un grand coup dans le bras. Le type n'a rien dans les bras et il ne sait pas ou frapper. les coups pleuvent mais je pense a la mer, aux embruns qui frappent le visage, au vent vivifiant, aux rochers lisses qu'on lance en ricochet. A une assiette de homard avec une bouteille de vin blanc. non, deux. Et puis dormir a l'abri dans la voiture avec une bouteille de tord-boyaux et attendre que l'aube se lève. Attendre que l'aube se lève. Le noir.

Je me réveille dans un caniveau. Je ne sais pas depuis quand je suis la. je sens une douleur vive a l’épaule, au bras, a la jambe. Hormis quelques coups de poing ils ont épargné ma gueule... Je tente de me lever, c'est dur. je me colle contre le mur et je me redresse tant bien que mal. Je me traîne jusqu’à la voiture. Ok, je mets le contact, je rentre chez moi, je m'affale. Je dors longtemps, d'un sommeil sans rêves. J'ai vraiment été nul cette fois. La douleur m'a réveillé, Il faut que j'aille voir le médecin.

L’hôpital public de Salem est une institution. Sans doute pas le meilleur ni le mieux équipé. on n'y trouve pas de chirurgiens a renommé mondiale, mais les gens y sont tout aussi compétent. J'attends patiemment que le médecin reviennent avec les radios et les résultats des examens. Le médecin rentre, une grosse enveloppe a la main. Les résultats ne sont pas très bons. Mon genou est quasiment mort, pareil pour mon coude. Selon le docteur un coup comme j'ai reçu au coude et il explosera comme du verre et il n'y aura plus que la chirurgie avec une invalidité quasi certaine. Pourtant selon le docteur ce n'est pas le plus grave. En faisant des analyses de sang, ils ont trouvé je ne sais quoi. Le cancer me ronge, pas encore localisé mais déjà avancé. Bien sur aujourd'hui cette maladie ce soigne, tout se soigne mais il faut pouvoir y mettre le prix. Je ne réagis pas, presque comme si je m'y attendais. C'est ce qui avait emporté mon père, a peu près au même age que moi aujourd'hui. Le médecin continue son blabla, mais je ne l’écoute plus. Le temps passe a toute allure. tant pis. Avec des médocs je peux tenir quelques mois selon lui, ok c'est déjà ça. Je vois d'ici Ashcroft et toute cette bande se lancer dans des spéculations sur mon compte, m'appelant pour savoir comment je vais, m'offrant leur aide en échange d'un petit service ou pire se payant le luxe de me retiré ma dignité en m'offrant la charité. C'est l'heure je l'ai décidé, dans quelques mois le temps de faire ce qu'il faut. Je donne une tape sur l’épaule du docteur, je glisse son ordonnance dans ma poche, je reprends mon pardessus taché de sang et je sors. Je sors me noyer dans la masse des gens sortant du travail. J'ai bien mérité un verre...

Je n'ai jamais revu la femme. En fait, je n'ai même plus entendu parler d'elle. Elle n'est jamais revenu et son numéro ne répondait pas. Eliott Wang s’était il occupé d'elle? est ce que je la trouverais en train de tapiner au Shining Dragoon? ou alors c’était peut être un coup monté et je ne l'avais pas vu... tout a coup tout s'imbriquait... Il y a quelques semaines j'avais réussi a faire coffrer un Wang pour meurtre, La femme, Charlie Chu, le barman tous étaient de mèche pour que Eliott Wang puisse se venger de l'arrestation de son cousin. Eliott Wang, ce nom me disait quelque chose mais je n'avais pas réussi a retrouver... Mathers, tu n’étais plus l’enquêteur que tu avais été. était ce les cauchemars de cette affaire Lloyd, qui revenaient chaque nuit, qui t'usais a ce point? ton esprit marchait au ralenti... regarder l'aube se lever... oui.
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MessageSujet: Re: Art Mathers   Mer 5 Sep - 16:10

que le temps passait vite... et dire qu'il y a encore quelques jours, le soleil donnait encore. Il etait doux, comme j'aime. Il ne faisait pas encore froid, mais le temps des chemisettes etait passé. ceci dit, on avait rarement l'occasion de se promener en chemisette a Arkham tant l'ete etait pluvieux. La meilleure periode de l'année c'etait le debut de l'automne. L'ete indien qu'on appelait ca. J'avais eu l'occasion de me rendre du coté d'Ottawa a cette periode de l'année, c'etait magnifique. J'aimerai y retourner... Pour l'heure j'etais a Arkham, il pleuvait et j'etais en pleine filature. Qu'est ce qui te prends Mathers... reste concentré bordel. Manquerait plus que la minette que tu suis te remarque...

La minette en question etait une vraie dure de dure. Genre Bonnie Parker ou Mallory Knox. Le genre qui vous coince dans une ruelle, sort son fusil a pompe de sa bagnole et vous carre quelques cartouches. Je la suivais pour le compte d'un gros bijoutier qui tenait a retrouver une malette que lui avait derobé la jeune femme. Il n'avait pas fait appelle a la police car le contenu de la caisse n'etait pas "vraiment" legal. Le gros tas (il s'appelait Dwight Hotner) m'avait vu tiqué, il avait alors rajouté 600 dollars a mes honoraires. Apres tout j'etais pas la pour poser des questions... Je suppose que le type bossait avec la mafia (laquelle?) et qu'elle lui avait confié la mallette. Selon l'origine de ses interlocuteurs, leur patience serait plus ou moins longue. Les ritals n'etaient pas pressé et savait qu'un jour il recupererait leur marchandise, les chinois etaient moins patient, moins discret aussi... Bref, si je voulais etre payé j'avais interet a me grouiller.

Je suivais donc cette nana jusqu'a un hangar. Je la laissais disparaitre alors que je garais ma voiture dehors. Discretement je m'approchais des hangars. A l'affut j'essayais de la trouver, ou du moins de l'espionner. Penetrant a pas feutrés dans le hangar, je m'approchais de la voiture que j'inspectais rapidement. Je m'approchais d'un tas de caisses par curiosité, je soulevais le couvercle. C'est alors que j'entendis derriere moi :" t'as du culot mon pote!". Je me retournais doucement. Je me doutais a qui appartenait cette voix feminine. Elle etait la, devant moi, une cigarette a la main, la mine menacante. " il en faut dans mon metier m'dame!" lui dis je conservant mon sang froid.
" ton boulot c'est de fouiner la ou tu devrais pas?"
"ouais y a de ca! et puis des fois d'autres trucs..."
elle emit un petit rire, charmant du reste, mais contenant quelque chose de menacant malgré tout.
"c'est Hotner qui t'envoie pas vrai?"
"ca se pourrait pas, mais c'est ptet quelqu'un d'autre."
" t'es pas un bavard toi! c'est une qualité rare chez les hommes aujourd'hui!"
" vous etes trop aimable m'dame."
elle s'approchait de moi, doucement, avec l'assurance d'une lionne en chasse. elle passa ses mains sur les revers de mon imper. Son visage etait a quelques centimetres du mien.
" tu peux dire a Hotner que son petit plan est mit a jour. Il va bientot avoir une visite. Dommage pour toi mec, mais je crois que tu seras pas payé..."
"comment ca?"
"ah il t'a rien dis bien sur! c'etait du fric qu'il avait volé, ou plutot detourné, des caisses de son employeur. Pas de chance cette fois il s'en est apercu. Bref il va se faire refroidir et toi tu n'auras pas ton pognon..."
je ne parvint qu'a articuler un maigre "je vois"

elle lacha mon imper, s'eloigna et se retourna en riant
" allez fait pas la gueule quoi! ca peut arriver! t'as pas bonne mine toi! je te paye un verre?"
"je sais pas dire non a une dame!"

elle m'invita a la suivre. nous etions dans un bureau qui dominait tout le hanger. c'etait un de ces vieux bureaux en mezzanine, bati sur des armatures en acier. Ses talons claquaient dans l'escalier metallique. Elle etait vraiment pas mal. Quand elle ouvrit la porte du bureau, une forte odeur de cigare s'en degagea. Elle me vit renifler.
"ouais c'est un de mes petits pechés... j'adore ca je peux pas m'en passer."

Elle alla se caler sur son fauteuil en bois derriere son bureau. Elle ouvrit un tiroir et en sorti deux verres et une bouteille de scotch. Elle etait belle, jeune et fascinante. On passa un long moment ensemble. Je ne parti que lorsque la nuit fut tombé. nous avions discuté de tout et de rien mais le temps etait passé a toute vitesse. Avant de partir elle s'agrippa a mon imper et elle m'embrassa.

j'avais la sensation de planer. c'etait sans doute l'effet du whisky. Etions nous amené a nous revoir? Je repensais a la liste des membres du KKK, a la maladie. En arrivant au bureau, je sorti la lettre ou se trouvait toutes les adresses. Il me suffisait de la mettre dans une enveloppe et de l'envoyer a Amsar, et c'est ce que je fis. Ce n'etait pas ma lutte. Je repensais a Marthin Luther King, a Malcom X, a Barrack Obama. Les noirs avaient gagné leur independance eux memes. Les indiens d'amerique n'avaient pas eu de leader et ils ont disparu ou presque. un peuple doit gagner sa liberté, il n'y a meme pas de reflexion a avoir, c'est comme ca et ca l'a toujours ete depuis l'ancien testament et sans doute meme avant.

Je repensais a Heather. Elle avait raison quelque part, j'etais sans doute trop vieux pour ces conneries, j'etais arrivé trop tard cette fois la. Avec les chiens dans la foret j'avais ete limite. Ces affaires de KKK avait abimé mes valeurs et je devenais limite, me trouvant a avoir des crises de cruauté alors que je m'etais toujours tenu a une certaine distance de tout ca. Maintenant que la fin etait proche il fallait profiter du temps imparti et vivre un peu pour soi.

d'abord envoyé la liste a Amsar, puis rappeler Heather, prendre un allez retour pour Detroit, faire un tour a Reno, partir en vacances a Catalina, payer mes pv, lire tout philip K dick. Oui il etait temps de profiter!
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Art Mathers
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