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 Karawn Sidhre

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stan

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MessageSujet: Karawn Sidhre   Dim 17 Nov - 21:01

Alors que la longue vie que nous a accordé Valind touche a sa fin, je repense au clan singulier d'ou je viens, le clan Sidhre. Par ou commencer...
Nous sommes sans commune mesure avec la plus part des Orlanthi. Nous sommes sans aucun doute les plus petits de tous les Orlanthi mais aussi les plus fort. Chaque homme du clan est fort comme deux hommes de la plaine et les femmes sont aussi fortes que les hommes vivants en ville, tandis que les vieillards ne perdent qu'a peine de leur puissance au fil des longues années de sa vie. Nous sommes foncés de peau a cause du soleil qui frappe au sommet des montages mais nous sommes clair de cheveux. les hommes portent la barbe des qu'ils sont age de la pousser, ils la tiennent d'une taille raisonnable en ete et assez longue en hiver, ils aiment la parfumer d'un savon particulier fait a partir de graisse de bouquetin et de fleurs des montagnes. Nos yeux sont bleus comme la glace, c'est le feu sacré de Valind qui brule dans chacun de nous. C'est pourquoi il est tres mauvais signe de naitre aveugle. Les borgnes sont les plus reveres de nos guerriers car ils incarnent le sacrifice fait a Valind pendant la bataille.

Notre clan est le clan situé le plus haut dans la montagne. Nous vivons cela comme un veritable defi fait a la mort ainsi qu'aux autres clan, "seul le clan Sidhre est capable de survivre aux duretés de la vie a cette hauteur", voila ce qu'il faut comprendre. Le clan Sidhre tout entier venere Valind et aucun autre dieu n'est son egal dans notre pantheon. Nous avons les yeux bleus, nous aimons dire que c'est le feu de Valind qui brule a l'interieur. A vrai dire le clan Sidhre et Valind sont intimement lié, on raconte parfois que le clan serait meme une creation du dieu de l'hiver. "Sidhre" dans les langues anciennes, ce mot designerait des etres surnaturels descendant direct des anciens dieux. Une chose est sur Valind veille sur nous de facon particuliere. Il nous a octroyé une vie bien plus longue que celle des autres humains.

les Orlanthi sont le plus souvent des gens emportés qui explosent comme la tempete a n'importe quelle occasion. Nous, nous sommes semblable a Valind, impassible en toute occasion. Nous acceptons les difficultés de la vie avec stoicisme et bravoure sans ressentir le besoin de faire des eclats de voix. Bien souvent un simple regard suffit a exprimer l'essentiel de ce que nous ressentons. Rarement vous entendrez un Sidhre crier sans raison, rarement vous le verrez s'enerver, toujours avec force et volonté vous le verrez se mettre a la tache. Il est parfois bien difficile de nous aborder donc, car nous sommes aussi exigeant envers les autres qu'envers nous et nous n'acceptons que rarement les compromis. la compromission c'est deja un pas vers la mollesse d'ame.

Nous ne sommes ni des marchands, ni des guerriers, nous ne sommes que des montagnards qui tentons de vivre en accord avec les principes que Valind nous a légué: "etre fort en toute occasion, accepter son devoir, et l'accomplir avec serieux et discretion". La vie en altitude etant plus difficile que la vie en plaine, le clan Sidhre constitue une veritable famille ou la solidarité et l'entraide sont deux valeurs fortes. Il n'y a pas de guerriers dans le clan mais chacun le defend a la hauteur de son talent, hommes, femmes, enfants et vieillards sont mis a contribuation. les batailles sont sans merci, car meme si nous sommes un peuple calme, le feu couve sous la glace. lorsque le clan Sidhre est sur le chemin de la guerre, ce sera la victoire ou l'aneantissement. Avec le recul je me demande si cet entetement ne conduira pas le clan a sa perte un jour ou l'autre...

Le clan est dirigé par un ceannasai, un chef. au court de ma vie j'en ai connus plusieurs. Je suis né sous la regence de Dylan Eil Ton, puis Bran, son fils, lui a succédé. Lors de la grande bataille des 4 rois, sur le territoire du clan, c'etait Gwynn le chef du clan. il est mort peu de temps apres. le plus long regne a ete celui de Finn, qui a succédé a Gwynn. Enfin c'est aujourd'hui Conall Cernach le chef du clan. Le chef est aidé dans sa tache par un pretre de Valind et par une guerisseuse.
le pretre a un role particulier dans le clan, il est present a la bataille mais ne combat pas. Il regarde le combat pour en faire des chansons qu'il apprendra ensuite a ses eleves. les chefs de clan passent beaucoup de temps a parler avec les pretres. Ils servent a la fois de conseiller, de diplomate, d'augure. J'en ai connu trois au court de ma vie,Tuirreann le vieux, Cian le sanglier et Tuirrean le jeune. les pretres sont souvent accompagné d'un disciple qui deviendra le pretre quand le maitre mourra. Il arrive parfois qu'ils soient deux, actuellement les disciples de Tuirreann le jeune sont Fergus et Mabon. les guerisseuses n'ont aucun role politique en revanche elles s'occupent du bien etre des membres du clan. En general, une guerisseuse est accompagné d'un groupe de disciples car celles ci partent souvent sur les routes pour soigner les gens perdus dans la montagne. Cette tache difficile leur offre le respect de chaque membre du clan. Lorsqu'un membre du clan recoit une guerisseuse dans sa maison c'est toujours un signe de protection, il la recoit alors avec tous les egards. l'actuelle guerisseuse du clan est Blodeuwedd et ses disciples sont Modron, Branwen, Medb, Fand et Eriu.

Dans le clan Sidhre nous ne concevons pas la mort comme une fin mais plus comme le debut d'une autre vie. La mort nous rapproche de Valind, nous devenons alors les gardiens de la montagne. Les tertres de nos morts surplombent toujours le village, pour nous rappeler que la mort n'est jamais loin mais aussi que les morts veillent sur nous en permanence, que nos actes se font sous leur regard, et qu'il peut etre approbateur ou reprobateur. Voila pourquoi les morts ne quittent jamais vraiment le clan et que bien des années apres la disparition d'un etre cher, on continue a lui faire une place autour de la table et a lui parler. Un membre du clan Sidhre n'est jamais seul meme quand il decide de vivre loin loin pres des pics des montagnes.

Mon role au sein du clan est un peu a part, d'abord parce que je ne sers plus le ceannasai mais Valind en personne. Je le sers comme un mort le servirait en etant le gardien de la montagne. Mon nom, Karawn, veut dire "celui qui regne sur l'autre monde" ou "celui qui a dominé la mort". En effet l'espace d'un instant je suis mort, puis Valind m'a accordé de vivre a nouveau, pour le remercier j'ai dedié ma vie a son service. Je veille sur le clan comme l'incarnation vivante de tous les morts du clan. Je leur parle et il me parle. la vie d'un gardien est solitaire, elle se fait loin du village et elle oblige parfois a prendre des decisions qui vont, dans l'immediat, a l'encontre du bien etre du clan. Lorsqu'on devient gardien, on n'est plus vraiment un villageois, un fait deja parti de la cour de Valind, on declenche la crainte dans le regard de certains villageois. le clan Sidhre reste un clan tres croyant malgré les tentatives des autres pantheons de pervertir la pureté de leurs croyances.

le chant dans le clan a une place essentiel. Tout les membres du clan sans exception chante. Certains comme le pretre et ses disciples en font un outil sacerdotal essentiel. Nous chantons pour le vent, nous chantons pour la neige, nous chantons pour que la route soit facile et que la chasse soit bonne. Nous sommes un peuple de tradition orale, je sais que pour beaucoup des peuples des plaines et des villes, ne rien ecrire est vu comme un acte de barbarie, mais nous voulons que nos anciennes epopés vivent, or comment pourrait elle le faire une fois couchée sur le papier? lors des veillés nous racontons nos anciennes histoires, nos batailles, nos deceptions, nos histoires personnelles et nos histoires droles. Si nos yeux sont le reflet de la volonté de Valind, alors le chant est l'expression de notre ame propre. Un bon chanteur devoile son ame au monde. Parfois accompagné d'une flute, du patre au chef de clan, chaque membre de clan Sidhre chante.

nous vivons simplement sans trop echanger avec l'exterieur. Un peu de commerce mais nous ne sommes pas bon dans ce domaine. Nous vivons trop replié et il faut bien l'avouer la plus part des miens se font berner par les habitants des cités ou par des membres de clan plus perspicace. aussi le plus souvent les richesses ne sortent pas du clan. Nous commercons essentiellement avec les Uz depuis la bataille des 4 rois. Nous leurs vendons des produits de la chasse, des savons et des herbes des montagnes, ainsi que des elements d'orfevrerie. Nous sommes peut etre isolé mais nous ne sommes ni idiots, ni incultes. chaque generation compte son lot d'aventuriers qui revient et raconte le monde. Chaque artisan peut quand il le veut quitter le clan pour apprendre de l'exterieur. Il est vrai que depuis la bataille des 4 rois, il est plus simple de se rendre dans une grande forge mostali ou d'apprendre des elfes pour ce qui est de l'agriculture. Comme le rappelle le nom de notre clan nous sommes presque aussi ancien que les races ainées, voila peut etre pourquoi nous nous sentons aussi a l'aise avec elles. le clan compte des artistes, des forgerons de talent et des poetes, nous ne faisons que des choses faites pour durer!

je crois que j'ai tout dis sur mon clan tant aimé. il est maintenant tant d'eteindre la bougie.

"Cette nuit, je suis venu payer ma dette,
Je suis venu régler mon compte.
Que dis-tu ? Qu’il est tard, que l’aube est proche ?
Détrompe-toi ! Ce rouge au ciel n’est point celui qui annoncerait le matin.
Mon ami ! C’est l’oreille gelée, c’est le souvenir de la gifle froide de l’hiver.
Et le lustre de ce firmament étriqué, vivant ou mort,
Il se cache dans le cercueil trapu de l’obscurité massive,
Celui que couvre la mort.
Mon ami ! Va préparer le boire
Car les jours ne diffèrent pas des nuits."
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 18 Nov - 18:13

Karawn Sidhre voila la prononciation: Karaouan Séééthrrii
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 18 Nov - 21:18



Nous etions autour du feu, lorsqu'un d'eux me demanda quelle etait mon histoire...

"En verité, nous autres du clan Sidhre racontons rarement nos histoire, la personne est le clan, sa vie ne peut pas en etre separé... et pourtant c'est bien ce qui m'est arrivé. C'est une histoire sans larmes, une histoire de feu et de glace, d'acier et de sang, rien que de tres ordinaire a notre epoque dans la passe du dragon. Mon pere s'appelait Nuada, fils de Finn, fils de Gofanon. Il etait forgeron et vivait tres haut dans la montage. La bas il trouvait les metaux les plus parfait, la glace la plus immaculée pour tremper ses creations. Il ne descendait au village que deux fois par an, pour la fete de Valind et pour la fete des moissons. Il etait puissant, ses muscles a l'epreuve de la mine et de la forge. Sa barbe etait brouissailleuse et brulée par sa forge, ses cheveux methodiquement nattés. Ses sourcils en bataille lui donnait un air d'une grande severité mais son regard etait doux, calme, comprehensif. Il semblait comprendre les mecanismes du monde et cette comprehension semblait lui apporter un certain calme, une serenité. Sa voix etait profonde mais sans agressivité, elle ne tonnait pas comme le tonnerre, elle bruissait comme un torrent de montagne dans une caverne. Je crois que je ne l'ai jamais vu s'enerver. Ses enormes mains brulées etaient capable du travail le plus fin. Ma mere s'appelait Maighe, fille de Diancecht, fille de Etain. Elle passait le plus clair de son temps au village ou elle fabriquait des onguents, des savons, des huiles et des lotions. Ces produits s'echangeaient a bon prix avec les villages plus au sud. J'ai donc passé les premieres années de ma vie au village. La maison exhalait de ces senteurs d'herbes de montagnes, la melisse, la gentiane, le sureau, la verveine, le bleuet,l'alchemille ou le fenouil sauvage. Cette enfance, je la passais avec ma mere a parcourir les vallées. Ma mere etait une femme determiné, au regard decidé. Elle ne montrait jamais sa tristesse ou sa solitude. Elle etait blonde, ses cheveux toujours nattés sentaient les herbes. Elle etait athlétique mais gracieuse. Elle marchait beaucoup, hiver comme ete, ses petites joues devenaient parfois toute rouge quand elle revenait de ses excursions. Je beaucoup aimé ces promenades, j'ai developpé le gout pour l'escalade et la vie au grand air avec elle. J'ai donc vecu ainsi jusqu'a mes 12 ans. la vie ne m'avait apporté aucune contrainte, je faisais ce que je voulais et le plus souvent je partais en vadrouille. Lorsque j'ai eu 12 ans, lors de la fete des moissons, mon pere est redescendu au village. Il etait temps pour moi de le suivre, d'entamer mon apprentissage de la forge, comme lui l'avait fait avec son pere, et son pere avec son grand pere avant encore et ainsi de suite depuis tres longtemps. Apres la fete, je quittais bon gré mal gré notre maison, mes amis, pour suivre mon pere dans sa forge haut dans les montagnes. si les premiers jours ont ete un peu difficile, je decouvrais dans mon pere un homme patient, attentionné, selon lui "un etre qui crée ne doit ni pressé ni victimes des emotions trop vives". le travail de la forge oppose les forces primordiales de la terre et du ciel et fini par les allier dans la sueur de l'homme. J'ai donc passé plusieurs mois a reperer les filons, a parcourir la montagne a la recherche de mineraux et de metaux. j'ai aussi appris a chasser. A vrai dire je me suis rapidement montré plus habile pour la chasse que pour la forge. Mon pere me regardait avec bienveillance mais je sentais malgré tout de la deception. Il ne s'est jamais enervé meme lorsque je gachais plusieurs jours d'un travail harassant. Une nuit alors qu'approchait la fete de Valind, j'etais dans la forge avec mon pere. Nous travaillions sur une magnifique lame. mon pere la martelait depuis plusieurs heures. Je la remettais a chauffer avant de la plonger dans la glace. Le metal n'a pas tenu et l'epee a explosé. Empli de rage, je suis alors sorti de la forge en courant. Mon pere a bien essayé de me retenir mais le repoussant j'etais sorti et je commencais a courir dans la nuit. ce n'est qu'apres plusieurs centaines de metres que je me suis rendu compte que le blizzard se levait. Pris de panique, desorienté, j'appelais mon pere avec frayeur. ne voyant pas ou j'allais j'ai soudain senti la neige se rompre sous mes pas. j'ai glissé, j'ai roulé, me heurtant aux pierres pour finalement me retrouver presque noyé sous la neige. j'etais sous une espece de proéminence qui avait empeché que je me noie mais j'etais frigorifié. Je sentais le froid engourdir tout mes membres. Petit a petit j'ai senti le froid m'envahir, le sommeil aussi. J'ai fini par me laisser aller au sommeil... C'est a ce moment la que je suis mort. Je n'ai que vaguement le souvenir d'avoir rencontrer Valind dans son palais de glace eternelle. Je me rappelle vaguement lui avoir juré fidelité jusqu'a la mort. a mon reveil le lendemain, je ne me rappelais pour ainsi dire de rien mais je savais que des a present je n'appartenais plus au clan Sidhre mais aux gardiens de la montagne de Valind. Je suis alors sorti de la neige. j'ai grimpé longtemps. je suis revenu a la forge de mon pere mais celui ci l'avait quitté precipitement. J'ai donc decidé de descendre vers le village. la descente me semblait facile et je ne ressentait pas le froid ni la faim. Lorsque j'arrivais au village, la fete de Valind debutait. Les mines sombres des gens du village laissaient a penser que mon pere venait d'annoncer la mauvaise nouvelle. Tandis qu'il avait la tete baisser, ma mere gardait la tete haute, digne, le regard vers le pic. C'est elle qui m'a apercu le premier. Elle a commencé a courir vers moi. Alors mon pere leva la tete lui aussi et fit de meme. Mais ils avaient percu le changement qui avait eu lieu en moi. D'ailleurs peu de temps apres, Culainn, un des gardiens de la montagne de Valind arriva au village. Apres la fete, je du partir avec lui. Il commenca mon enseignement de gardien, il m'apprit beaucoup de choses sur le monde. Je ne faisais plus vraiment parti du cercle des vivants, je serais a la fois bien plus qu'un simple villageois et en meme temps je ne ferais plus vraiment parti du clan. Mais soit, Valind en avait decidé ainsi! J'ai passé de longues années avec Culainn. Il m'a apprit a me battre, a me deplacer sans faire de bruit, il m'a apprit a utiliser la puissance que Valind avait mit en moi, "le feu glacé de Valind" en lieu et place du feu de l'ame des vivants. Et puis Culainn est parti. Il a prit la direction de la cime des montagnes et je ne l'ai jamais revu. Valind l'avait rappelé a lui. Arrivera un jour ou je devrais moi aussi suivre le chemin des cimes mais ce n'est pas encore pour tout de suite."

c'est a peu pres ce que je devais leur dire, avant que le feu ne s'eteigne, et que plongé dans le noir nous dussions faire face a plusieurs ennemis.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 19 Nov - 20:31



"souffle le vent et s'envole les flocons,
car deja le soleil nous envoie ses rayons,
bientot les flancs de la montagne verdoiront
et je redescendrais.

nous abuserons du printemps,
tant de jours ou nous n'avons pas ete amants
l'hiver etait inanimé a present nous somme vivants,
comme la nature qui se reveille.

deja le grillon stridule, le corbeau apprend a voler
le sol se durcira et l'herbe va bruler,
le printemps s'en va deja, chassé par l'ete.
saison de moisson et de labeur.

nous couperons les blés riches et flavescents,
cette moisson d'envie qui bientot appellera le sang,
car au sud et au nord le dechainement est bruissant,
bientot le massacre sera la.

la saison des tempetes, la saison du tonnerre,
la saison qu'Orlanth a choisi pour la guerre,
résonne le tambour, discret est le pas dans les bruyeres,
la razzia est proche.

alors tombe la pluie en grosses gouttes,
les hommes alignés sont envahis par le doute,
le combat sous le regard des dieux assis sur la voute,
decidera des plus valeureux.

souffle dans le carnyx et tire ton epee,
l'heure est au courage choisi ta destiné,
devient le heros, prouve ta volonté,
et meurt pour tes dieux.

souffle le vent et s'envole les flocons,
et plus jamais nous ne nous enlacerons,
l'epee a frappé sans aucune compassion,
je repose sous le ciel.
"



"Soleil couchant, astre du soir,
et pour moi l'appel haut et clair!
et que ne crisse pas la corde contre le rocher
lorsque je monterais vers le sommet,

Mais que la neige tombe et paraisse endormie,
trop blanche pour gronder ou tomber,
lorsque ce qui provient de l'abime infini
rejoindra son foyer

crepuscule et cloche du soir,
et puis, apres, l'obscurité!
et qu'il n'y ait nulle tristesse en l'au revoir
lorsque je partirai;

Car si, hors des confins du temps et de l'espace,
le vent bien loin risque de m'emporter,
j'espere contempler Valind face a face
Lorsque que j'aurai franchi le pic."



" createur et tueur , enflammant de tes traits contrée apres contrée,
entends tes milliers d'adorateurs t'acclamer roi en sylvestres accents. Chantez oiseaux, ouvrez vous, fleurs, et vous, humains, sous la voute azurée,
A genoux, adorez Valind dans cette flamme mesure du temps."




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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 19 Nov - 21:50

"Pour l'honneur de nos peres et la gloire de nos fils
fier et ardent dans la bataille nous ne reculerons pas
que l'acier pleuve, que la ruine vienne,
que le sang coule et que la mort rode,
laisse parler ton bras, il est fort comme la montagne
laisse parler ton coeur, il est tranchant comme la glace des cimes.
sous le regard de Valind montre toi fier, montre toi digne
accepter la mort ou la victoire, ton triomphe ne compte pas
il n'y a que le ravissement des fils de Valind
il n'y a que l'honneur de ton pere et la gloire de ton fils."


"projette ton regard sur les cimes
jette ton ame dans le vent
quand la nuit noire parait interminable
par dela la fontaine du pardon
au dela du feu et de la glace
combien le coeur est fragile
alors que la montagne s'élève devant toi
la vie respire dans ce coeur fragile
soulève ce voile mortel de peur
prends ces morceaux d'espoirs
et envole toi au dessus des pics."

la priere au gardien est une tres ancienne priere du clan Sidhre. C'est sans doute un des plus anciens textes chantés. Il demande la clemence du gardien de la montagne de Valind.

"toi le gardien qui garde la montagne,
qui fait a la fois parti des morts et des vivants,
rappelle toi que tu etais autrefois un des notre.
que tu partageais notre viande et notre lait.
toi qui connait les chemins et les routes
les passages secrets connu seulement de Valind,
veille sur mon fils parti chassé, veille sur mon frere qui s'est aventuré
trop loin dans la montagne, veille sur mon epou parti combattre pour le clan.
gardien, toi qui parle aux esprits de la montagne et des vents,
garde les pres de ton coeur, veille sur leur descente,
veille sur eux de tes prieres, que Valind ne les prennent pas.
et si, en depit de tes suppliques, Valind les rappelle a lui,
veille a leur salut dans le palais des glaces."
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 19 Nov - 22:47

une chanson bien connue de l'ancien temps, racontant l'epopée du roi Bran Sidhre premier du nom, lorsqu'il arriva dans les montagnes des bois de pierre. ecrit dans la langue ancienne, ce texte prend toute sa saveur lorsqu'il est chanté accompagné des 5 instruments qui composent le groupe musical traditionnel.

"We sleep in the sleep of ages, the bleak, barbarian pines;
The gray moss drapes us like sages, and closer we lock our lines,
And deeper we clutch through the gelid gloom where never a sunbeam shines.

On the flanks of the storm-gored ridges are our black battalions massed;
We surge in a host to the sullen coast, and we sing in the ocean blast;
From empire of sea to empire of snow we grip our empire fast.

To the niggard lands were we driven, 'twixt desert and floes are we penned;
To us was the Northland given, ours to stronghold and defend;
Ours till the world be riven in the crash of the utter end;

Ours from the bleak beginning, through the aeons of death-like sleep;
Ours from the shock when the naked rock was hurled from the hissing deep;
Ours through the twilight ages of weary glacier creep.

Wind of the East, Wind of the West, wandering to and fro,
Chant your songs in our topmost boughs, that the sons of men may know
The peerless pine was the first to come, and the pine will be last to go!

We pillar the halls of perfumed gloom; we plume where the eagles soar;
The North-wind swoops from the brooding Pole, and our ancients crash and roar;
But where one falls from the crumbling walls shoots up a hardy score.

We spring from the gloom of the canyon's womb; in the valley's lap we lie;
From the white foam-fringe, where the breakers cringe to the peaks that tusk the sky,
We climb, and we peer in the crag-locked mere that gleams like a golden eye.

Gain to the verge of the hog-back ridge where the vision ranges free:
Pines and pines and the shadow of pines as far as the eye can see;
A steadfast legion of stalwart knights in dominant empery.

Sun, moon and stars give answer; shall we not staunchly stand,
Even as now, forever, wards of the wilder strand,
Sentinels of the stillness, lords of the last, lone land?"
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 20 Nov - 17:57

cheers cheers cheers 

(genial !!!!)

pour le dernier : traduction (mon anglais est pas suffisant ) ? c'est de toi ?
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 20 Nov - 22:22

non c'est le seul truc qui n'est pas de moi (et j'aurai bien aimé l'ecrire!...) c'est The Pines de Robert William Service.
encore un formidable poete anglais pas traduit je pense.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Dim 24 Nov - 23:05

le vent soufflait si fort. Depuis que je m'etais lancé dans cette traque, je ne m'etais pas arreté plus d'une heure. Finalement j'avais trouvé le camp broo dissimulé dans une caverne. Rien de plus que quelques maraudeurs qui causaient assez de troubles pour gener les routes vers Dagori Inkarth. J'avais depassé la plaine des 4 rois, et j'etais presque arrivez au village de Kleth, le premier village apres le Pic. J'avais attendu la nuit, la meilleure alliée a ma disposition. Meme si ces choses peuvent voir dans le noir, l'attaque fut si soudaine, qu'ils detalerent sans regarder ou ils allaient. Beaucoup tomberent dans mes pieges. Je traquais les derniers fuyards jusqu'au matin. Finalement le soleil se levait sur le Pic. Perché sur un a pic, je regardais la montagne s'etendre loin loin en bas. Ce coté de la montagne etait bien plus abrupte que notre coté mais il m'avait toujours fasciné. C'est dans les lueurs naissantes du matin que je crus apercevoir le palais des dieux. A quel jeu se livrait donc ces dieux? Valind ne demande rien, Valind n'exige rien, il prend ce qui lui appartient, il revient chaque année. Je sais que beaucoup le considere comme un jeune dieu, qu'il n'a pas la valeur d'Orlanth ou de Yelm, et c'est peut etre vrai apres tout. Et pourtant il a regner sur pratiquement le monde, il est parti quand son heure est venu. N'est ce pas la l'expression meme du devoir? Valind a ete present le temps ou l'on a eu besoin de lui et puis il est parti sans rien demander. n'est ce pas ce que devrait faire tous ceux qui se revendiquent heros? batir des empires, posseder, detruire et soumettre, dans quel but? qu'y a t'il de noble la dedans? qu'y a t'il de plus noble que la capacité d'un homme libre a choisir et decidé pour lui meme tout en assumant ses torts. Alors que je pensais a tout cela m'est venu une vieille chanson, une chanson transportée par le vent, inconsciemment je saisissais ma flute et comme pour laver la montagne de la souillure de cette nuit de carnage, je me mis a jouer.

Ta'me No Shui

Ferme la porte, souffle la chandelle.
que nulle lumiere ne filtre dans la nuit.
car ce soir rode l'ombre eternelle,
celle que memes les tenebres ont fuit.

prie le vent, qu'il souffle avec fureur,
prie le gel, qu'il piege cette ombre
prie la neige, qu'elle efface tout de sa blancheur
ou ne prie pas et mene la dans la tombe.

oublie l'or, les tresors et les richesses
oublie le pouvoir, la conquete ou la sagesse
tu ne les emmeneras pas dans le palais de glace.

vois,
les etres de metal fouillant la terre
a la recherche de leur or perdu.

vois,
les etres de la terre aigris et mourant
a la recherche du terreau de leur peuple

vois,
le citadin corrompu, faible et perverti
a la recherche de son unique plaisir

La nuit ne durera pas eternellement,
le matin sera de nouveau clair et brillant,
des braises rouges de la nuit viendra le renouveau

alors, la montagne scintillera, blanche immaculée,
et l'homme qui n'aura pas plié se dressera a sa cime,
triomphant de la nuit, sans pouvoir, sans richesse, sans or et sans rubis.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 25 Nov - 17:58

j'aime voyager. Mon clan en general ne venere pas beaucoup Issaries ou Mastakos. Il lui prefere des dieux plus pragmatiques. Dans le grand temple que nous avons, bien sur l'autel principal est dedié a Valind. Il est entouré de 4 dieux tout autant adorés. Chalana Arroy la bienveillante a une place toute particuliere dans notre clan, elle est pratiquement l'egale de Valind dans la veneration et ses pretresses sont tenues en haute estime. Donandar est aussi extremement vénéré, justement parce que notre savoir passe par la musique et le chant, il occupe la place de Lhankor Mhy, certains dises qu'autrefois nous venerions un autre dieu que Donandar mais que celui ci l'a remplacer. difficile a dire... en tout cas un menestrel ou un conteur est toujours bien recu dans la maison d'un Sidhre. Ernalda est bien sur un des divinités essentielles de notre pantheon car elle est l'abondance et la nourricière. Dans les montagnes ou la terre est dure et souvent pauvre, son culte est essentiel. Humakt a lui aussi une place importante. D'abord parce qu'il est la mort et que la mort fait partie de la vie mais aussi parce qu'il est le dieu guerrier et que chaque membre du clan est un guerrier qu'il le veuille ou non.

d'autres autels plus petits occupent les bords du petit temple. Ces divinités ne sont pas toutes des divinités inferieures, j'en veux pour preuve l'autel d'Orlanth, assez peu frequenté par les gens du clan mais que les invités aiment utiliser. les petits autels les plus utilisés sont ceux de Varnaval, le dieu des paturages, surtout lorsque la saison de la saison du feu et celle de la terre. les autels de Gustbran, dieu de la forge et de Odayla, notre dieu chasseur, sont surtout utilisés par les artisans et les chasseurs evidemment. Ils recherchent la perfection dans leur art ou la bonne fortune lors des sorties loin des terres du clan ou en montagne. Inora, comme deesse montagnarde, occupe une petite place dans le temple et Kolat fait office de dieu du voyage.

Je ne sais pas vraiment d'ou vient ce desamour pour Orlanth que nous connaissons dans notre clan. A vrai dire, je ne suis meme pas sur que nous soyons vraiment des Orlanthi. Nous le sommes par facilité. Meme nos terres sont difficiles a situer. Nous sommes selon les cartes en Maniria, ou dans le royaume de Tarsh, sans aucun doute dans la passe du dragon mais a vrai dire nous pourrions tout aussi bien etre en Balazar, personne ne reclame nos montagnes. Personne ne les reclame vraiment, elles ont ete integré sans qu'aucun reel pouvoir ne puisse jamais s'exercer sur nous. les zones les plus basses sont le fruit d'un metissage, nous, nous vivons en autarcie. Notre langue originelle n'a aucun lien avec les langues theyalanes, meme si nous parlons ordinairement le sartari. sommes nous vraiment les enfants de Valind? sommes nous les heritiers d'un empire disparu? sommes nous les seuls de notre peuple? qui peut dire depuis quand nous peuplons ces montagnes... Nous ne laissons aucun ecrit et Glorantha est vaste.

J'etais l'autre jour a Bout du Monde, un des idiots de scribes se ventait de l'etendue de la bibliotheque du temple de Lhankor Mhy... J'aurai pu lui parler des bibliotheques du comté du soleil, mais j'ai prefere lui parler de la superiorité du chant par rapport aux livres. Le savoir doit etre echangé, partagé, il est comme une histoire qu'on s'echange, c'est une monnaie. L'histoire ne doit pas etre la seul propriete des rats, des cafards et de quelques privilegiés. Aussi "sauvage" que soit mon clan, chacun connait les epopés de l'ancien temps. le papier brule, les bibliotheques brulent, une histoire raconté s'envole dans le vent et ne se perd jamais pour qui sait les entendre. Le chant et la musique sont les plus pures expressions, c'est le moyen qu'utilisent les dieux pour communiquer et rependre leurs legendes et nous faisons de meme a notre niveau. ce qui doit rester doit etre gravé dans la pierre et le reste doit retourner au vent. c'est ainsi que nous avons toujours fait.

nos instruments preferes sont la flute, la veuze, le crwth, le bodhran, la harpe et le carnyx qui est plus souvent utilisé pour la guerre ou pour les ceremonies. les musiciens aiment accompagner les conteurs. il n'y a pas de recherche de la perfection ou de la performance, il faut juste  passer un bon moment. si vous voulez mon avis les bergers font les meilleurs flutistes et les forgerons excellent au bodhran.

les deux fetes les plus importantes dans l'année sont la fete de Valind le jour du vent, de la semaine de la fertilité lors de la saison obscure et la fete des moissons , le jour du feu, la semaine de la fertilité, de la saison du feu. Lors de la fete de l'hiver, nous fetons l'hiver a venir, nous prions Valind qu'il se montre clement, qu'il ne prenne aucun de nos fils et de nos filles. Comme Valind est notre dieu tutelaire, nous en profitons pour lui demander toutes les graces pour l'année. ces fetes durent une semaine, on y mange bien et on y boit sans commune mesure la biere brassée aux beaux jours. et la nuit venue on boit des tisanes chaudes au vin de montagne tout en racontant les histoires du temps passé. La fete des moissons est la fete de Varnaval et d'Ernalda. on y mange des agneaux et des cochons de lait. On finit les tonneaux de cervoises de l'hiver. La fete fait la part belle a la musique. on profite de cette periode pour se preparer pour les eventuelles batailles a mener durant les saisons chaudes.

nous sommes des gens simples qui vivons simplement, loin des complots ourdis par les courtisans. Nous nous contentons de vivre. Personne n'est forcé de rester mais bien souvent, ceux qui sont partis sont revenus.


Quand les etoiles tomberont, que les hommes se leveront
comme un seul,contre la tyrannie de ces dieux de lumiere,
Alors les dieux eux memes trembleront, leur pouvoir disparaissant
dans le neant. les etoiles, symbole de ces dieux dements,
tomberont du haut du ciel eternel comme des pierres.

Adorez-moi - car je serai à vos côtés
Louez-moi - mes étoiles brilleront pour vous
Invoquez moi -et je vous revelerais la verité
Adorez-moi - et je vous offrirais l'eternelle jeunesse

en tant que temoin de ce jour glorieux,
j'ai vu le ciel s'assombrir de mes propres yeux,
j'ai vu la multitude des etoiles tomber du ciel,
j'ai vu ces dieux de lumiere tomber a genoux.

en depit de leurs promesses j'ai vu l'heure de l'homme
j'ai vu ceux qui se dresserent contre leur lumiere
sans peur, sans haine, s'extirpant de leurs tenebres,
la passion et le courage au coeur, le fer a la main.


on peut se questionner sur certains poemes tres anciens que nous chantons lors de ces fetes... Que faut il y voir? faut il meme essayer de comprendre ces anciens chants.

ne sort le fer que quand il le faut, car sa soif est insatiable.
il boit le sang de ton ennemi, mais se nourrit de ton ame.
ton ame entachée par la soif de conquete ou les tenebres profondes
des plus hauts sommets aux sombres avens, de la clameur de la bataille aux murmures des palais
lueur funeste dans les tenebres puis chatoiement carmin, dans les flots vermillons se perdent les rois
brille et triomphe ou choit et meurt, mais mefie toi du fer, de la bataille et de sa legion de malheurs.


philosophie chantée valant sans aucun doute les enseignements compliqués des gens de l'Ouest.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 25 Nov - 22:13

la hache dans notre clan occupe une place a part. A vrai dire, la ou la majorité des peuples estimes, a juste titre, que l'épée est l'arme des rois, que la lance est un symbole divin, nous avons prit comme arme honorifique la hache. Etrange reste d'une epoque ou nous ne devions etre que des sauvages? et si le mythe etait plus profond que cela?la hache c'est l'arme de celui qui n'a rien et qui defend le peu qu'il a, sa famille, son animal. Qu'y a t'il de plus noble que de defendre ceux que l'on aime? L'epee est une arme de guerrier et de roi, habitué a tuer, habitué a voir le sang couler pour sa propre richesse, la hache est l'arme de celui qui va au devant du danger, qui risque tout pour les autres. cet instrument vu par beaucoup comme un outil barbare est souvent jugé indigne, regressive. l'utilisation d'armes de femmes par des guerriers, de poisons et autre subterfuge la voila la methode indigne! et bien souvent la civilisation me semble une regression.



la hache est aussi le symbole de l'union de l'homme et de la terre. le fer qu'il forge n'est rien sans le soutien du manche de bois. ainsi l'homme signifie son attachement a sa terre et a ses richesses. au dela de l'aspect pratique, le soin que prend chaque homme a choisir le metal et le bois pour fabriquer son arme est le signe d'une veritable profession de foi. Que l'on ose encore dire que cette arme est barbare!


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 27 Nov - 20:48




Le catéchisme du chasseur

Claque la corde et siffle la fleche,
a la lisiere rode le chasseur silencieux.
rien ne peut echapper a la vivacité de ses yeux,
il voit toutes les failles et toutes les breches.

Arpente la plaine comme une ombre,
ne laisse meme pas l'emprunte de tes pas.
sillonne la foret, caché dans la penombre,
et conduit tes ennemis tout droit au trepas.

Ta fleche doit etre comme un eclair,
l'expression meme de ta colere,
quand ton esprit doit etre tranquille
et que tes doigts doivent etre agiles.

ressent le vent, cherche la lumiere,
garde la main leste et le menton fier.
tout ton corps doit vibrer comme la corde,
lorsque la fleche et ton oeil a l'unissons s'accordent.

le silence, ou que tu sois, est ton meilleur allier,
les tenebres sont une couverture ou te draper,
quand ton ennemi te vois il est deja trop tard,
la mort le perce quand, invisible, tu regagnes le brouillard.

guette l'emprunte, cherche le marque,
le signe du passage de la proie que tu chasses.
aiguillonne la de ta dague et de ton arc,
fait la tomber dans le tissus des pieges que tu laces.

Lorsque tu es a l'oeuvre montre toi sans pitié,
mais prend garde a ne pas te laisser aller a la cruauté.
a la chasse point de jeu, de plaisanterie ou de fiel
mais l'homme et sa proie, en harmonie dans un duel mortel.

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 3 Déc - 0:56

La neige tombait a gros flocons. Cette neige douce qui ne tombe qu'au coeur de l'hiver, qui rend la foret silencieuse. Je la regardais recouvrir l'immensité emeraude des sapins en contre-bas.

Karawn parle moi de la neige...

comme aujourd'hui, la neige tombait a gros flocon. Kylian le meneur, m'avait fait demander. Une bande de maraudeurs lunards arpentaient la montagne. Ils avaient attaqué quelques caravanes mostali et depouillé quelques villages de leurs vivres. Kylian et ses hommes refusaient de se lancer a leur recherche, pretextant qu'il n'etait pas de leur devoir de le faire. A vrai dire, je pouvais lire dans leurs yeux la peur qu'ils avaient d'affronter la montagne et la neige. Kylian et ses hommes etaient de braves hommes, des bucherons et des forestiers pour l'essentiel, je ne leur en voulais pas. Je leur fis un sourire, puis, je fermais les yeux un instant. Alors qu'ils me regardaient partir, la neige tombait plus fort, le froid se faisait plus intense, le gardien se mettait en marche, la chasse pouvait commencer...

Je ne tardais pas a les retrouver. Ils etaient quinze la derniere fois que Kylian les avait vu. Il avait reussi a tuer cinq ou six de ces hommes avant qu'ils ne prennent la suite. Quinze hommes sont faciles a suivre dans la montagne eneigée. Au detours d'un passage abrupte, j'apercu un ebouli et des branches brisées. Un des lunards etait tombé dans le ravin. J'avais entendu des loups quelques temps avant... ces lunards n'etaient pas equipés pour progresser dans la neige. je continuais a marcher quand j'entendis des bruits devant moi. Un tel bruit ne pouvait etre que l'oeuvre des lunards! il n'y avait que les montagnards experimentés qui prenait la direction des pics et les montagnards ne faisaient pas autant de bruit. Hatant le pas, je reussissais a les contourner. Marchant un peu en avant d'eux, je pouvais les observer a loisir. Ils etaient fatigués et frigorifiés. Lorsqu'un tomba au sol, ils avaient deja quitté le manteau protecteur de la foret d'altitude pour s'offrir aux desolations glacées des pics. La nuit etait tombée, les etoiles scintillaient comme tant de diamants. Une en particulier semblait briller avec plus d'eclat, d'un eclat presque tranchant, c'etait l'etoile de Valind. Patiement je les avais vu construire leur campement pour la nuit? Allumer peniblement leur feu avait ete l'essentiel de cette installation. En y regardant de plus pres, ils avaient l'air de guerriers. Je ne pouvais me resigner a leur offrir une mort sans combattre.

Dormez lunards, dormez car demain la lutte pour votre survie aura lieu et la montagne se montrera sans pitie. chantais-je dans le vent...

Le soleil se levait a peine sur les cimes, lorsque le vent de la vengeance se mit a souffler. Il ne tarda pas a reveiller les lunards. deux ne se reveillerent pas. les autres etaient encore transit par le froid. "lunards, vous avez profanez la montagne de Valind, preparez vous a en payer le prix!". Les lunards pris de panique se rueerent sur leurs armes. Deux fleches attegnerent des lunards. je me deplacais en silence et tirait a nouveau deux fleches. Je leur donnais l'impression d'etre encerclé alors que tombait plus forte la neige. une fleche traversa la gorge d'un guerrier et se ficha dans le crane d'un second. 3 hommes, un peu moins courageux, s'enfuirent et tomberent dans le precipice qui bordait leur campement. C'est dans un blizzard terrible que je commencais a m'attaquer aux lunards avec ma hache. J'attaquais le premier avec vigueur lui sectionnant la jambe au niveau du genou. Mais les lunards ne sont pas tous des fillettes effeminés et meme si ces hommes ne connaissaient rien de la montagne, ils en connaissaient beaucoup sur le combat. Avantagé par ma vigueur, le combat n'en etait pas moins equitable. Les lunards me blesserent a de nombreuses reprises aux bras et aux jambes. Sans gravité. Et finalement quand je fis rendre gorge au dernier des spadassins je me rendais compte qu'il m'en manquait un. Dissipant la neige, je pus le voir courir vers le pic. je me mettais aussitot a ses trousses.

cet homme etait colossale meme pour un orlanthi ordinaire. Sa peau etait sombre et ses atours ne l'avantageait guere dans la neige. Bien que blessé, j'arrivais rapidement a son niveau.

"arrete toi!"

" que me veux tu montagnard? sais tu au moins qui je suis?"

"je sais que tu t'enfuyais. Je sais aussi que tu es Dioclos de Prax, le celebre mercenaire."

"ainsi tu m'as reconnu? et tu ne trembles point?"

"en verité, qui devrait craindre qui? je suis le gardien de cette montagne, et toi tu n'y es pas le bienvenue."

" nous avons quittez l'armée lunard car elle nous payait tres mal. Nous ne voulions plus obeir aux lunards. nous en avions assez des brimades et du gruau"

"etait ce une raison pour piller nos terres? vous auriez demandé l'hospitalité nous vous aurions accueilli comme il se doit!"

"je n'implore personne, je ne demande rien a personne, je prends ce que je veux."

"soit Dioclos, mais tout a un prix ici bas. tu as mi en colere Valind, le dieu qui regne sur cette montagne."

"je me ris de Valind et je me ris de toi! bats toi miserable!"

aussitot le geant se jettait sur moi. Ses coups d'epee repondaient a mes coups de hache. il me fit plusieurs entailles. celles ci ne tarderent pas a couler. Mon sang tachait la neige et se melangeait au sang de Dioclos que j'avais reussi a blesser plusieurs fois. Le froid, la neige, nous epuisait et bientot nous ne pouvions plus nous battre. Dioclos lacha son epee et tomba a genoux. Pret a me contenter de l'issue de ce combat, je me laissais tomber moi aussi au sol. C'est alors que dans un elan, Dioclos se saisit d'un couteau et se jetta sur moi comme un ours. D'abord au sol, etouffé, je senti le feu de Valind m'envahir et dans un cri je devais projeter Dioclos dans une tornade de gel et de glace. Voletant dans l'air comme un fetu de paille, Il alla s'ecraser sur un pic rocheux un peu plus loin. Pourquoi... Tres vite je sombrais dans l'inconscience. Je senti le feu de Valind s'eteindre. je mourrais une deuxieme fois. La neige tombait a gros flocon, cette neige d'hiver que j'aimais tant, serait mon linceul. Apaisé, j'etais la ou je devais etre. les yeux fermés, je ressentais la vie s'enfuir, le feu s'eteindre tout doucement... le noir.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 3 Déc - 12:34

quelques flocons tombaient sur mon visage. Je suis bien dans cette neige. je ne sens plus ni le chaud, ni le froid, juste le bien etre.

"que fais tu la? dans la neige?"

je n'avais aucune envie de sortir de cette torpeur si agreable, si reposante. je voulais rester dans ce sarcophage de neige...

"tres bien si tu ne veux pas bouger, je pars sans toi."

je n'entendais aucune trace de pas, c'est finalement ce qui me poussa a ouvrir les yeux. Des lors, ma vie ne devait plus etre la meme... la premiere chose que je vis fut le ciel. je pensais connaitre le ciel, ses reflux, ses etoiles, a vrai dire, pour la premiere fois de toute ma vie, je pouvais admirer le Ciel. Il etait de bleu et de rose melé, des nuages, comme des rubans, semblait aller dans la meme direction. Quel etrange sensation... alors que je cherchais le soleil ou la lune pour estimer l'heure a laquelle nous etions, je ne les trouvais pas. Ce pays au ciel magnifique etait plongé dans une Aurore et un Couchant perpetuels, jamais completement sous le reigne du soleil, jamais completement sous celui de la lune. Je me relevais. Mon corps etait froid. Ainsi donc j'etais mort encore une fois... Tournant la tete pour essayer de reperer la personne qui m'avait parlé auparavant. Je voyais a plusieurs metres devant moi, une jeune femme me regarder. Elle etait juché sur une pierre. Tout autour de moi, le paysage etait d'un tristesse magnifique. Les quelques arbrisseaux qui poussaient a l'ombre de ce pic immense ployaient sous le poids de la neige. Lorsque mon regard se posa sur le pic, je sus instantanement que j'etais devant le palais des glaces de Valind. Ce pic etait plus haut que tous les pics que j'avais pu voir. Il s'elancait comme un eperon de glace vers le ciel. Il scintillait comme un diamant. Un tel joyau ne pouvait etre que le symbole de la mort.
"ce pic? c'est le palais des glaces de Valind?"

"tu parles trop! suis moi!"

en riant, la jeune femme se retourna, sauta de son rocher et se mit a marcher en direction du pic. Je me lancais apres elle. Je me sentais terriblement las. J'avais beau mettre toutes mes forces dans la course je ne m'approchais jamais a moins d'une trentaine de pas. Elle se retournait souvent en riant!

"allez depeche toi! tu traines!"

Ivre de fatigue, mon regard commencait a se troubler. souvent je trebuchais, me rattrapant aux pierres. Mes mains, mes genoux et mes pieds etaient en sang, ecorchés par les pierres saillantes et tranchantes qui se trouvaient sur le chemin. La jeune femme, elle, ne semblait pas souffrir de cette ascencion. Puis la neige s'arreta, le froid se fit plus intense. Le froid me brulait les entrailles en ressortant par ma gorge. Finalement je rejoignais la jeune femme sur un promontoire. Elle m'attendait regardant l'immensité de l'horizon. Elle etait belle et digne, menue mais puissante. Ses cheveux blonds sentaient les herbes de montagne. La couleur avec quitté ses joues et ses yeux etaient triste.

"te voila arrivé Karawn..."

" ou? ou suis je arrivé?"

elle ne voulait pas me regarder. son regard reste fixé sur l'immensité qui s'etendait a nos pieds. Une immensité blanche, teinté des reflets bleus et roses du ciel. Je voyais les rubans des nuageux, comme tant de toiles d'araignées s'etendre jusqu'a la cime du pic derriere nous. Les lueurs dans les nuages donnaient parfois a ceux ci des aspects d'arc en ciel. Je reposais ma question plusieurs fois mais je la voyais serré les dents pour ne pas repondre. Son visage etait dur.

"chante moi une chanson Karawn..." dit elle sans tourner la tete vers moi.

me tournant vers l'immensité de ce gouffre qui s'etendait devant nos pieds, je ne ressenti aucune crainte. fermant les yeux, je me mis a fredonner une chanson. Une chanson ancienne qui m'avait toujours beaucoup emu.

"Quand la neige tombe, et que le vent rugit
qu'au chaud a la maison, la braise siffle et luit
la haut dans ma montagne Inora prend son tribut.

c'est une histoire d'amour et bien triste est l'histoire,
que je m'en vais sur l'heure vous conter de memoire.
L'histoire bien malheureuse d'Aileen et de Oanellig.

Ils avaient grandit ensemble et s'etaient toujours aimé,
par dela les epreuves et la mort ils s'etaient juré fidélité,
mais le destin en avait decidé tout autrement.

Oanellig parti un jour pour mener une bataille.
il etait habile et fier, beau fort et de haute taille.
et au coeur de la guerre nul n'avait son pareil.

Il etait descendu plus bas dans la vallée,
mener des raids sur quelque villages civilisés.
il etait crains, respecté et devenait prospere.

Aileen resté au village attendait le retour de son bien aimé,
tous les jours elle preparait des couronnes de fleurs tressées,
pour accueillir les heros de retour dans la montagne.

Oanellig devenait faineant, appreciant la vie de citadin.
un seigneur effrayé, presenta sa fille a Oanellig et lui offrit sa main.
la fille etait une sorciere qui avait prit apparence de promise.

Faisant fis des serments et des promesses passées,
Oanellig prit dans ses bras la sorciere et se mit a l'embrasser.
Mais Oanellig ne devait pas tarder a regretter ses actes.

Quelques temps apres il devait succomber,
a une foudroyante maladie, comme empoisonné.
c'etait la un vilain tour jouer par la sorciere et le seigneur.

Les hommes sans chef deciderent de rentrer dans la montagne,
inventant sur le chemins des histoires sur ces pays de cocagne,
qu'ils avaient piller comme des sauvages.

Arrivé au village, les hommes furent acceuillit
Aelinn cherchait du regard Oanellig
mais elle ne le vit pas.

Oanellig est parti dans la montagne ou il a disparu
dit alors Saraid, il n'a pas vu les risques encourus.
il laissa Aeleen seule et ebeté.

pour Aelenn le monde venait de s'ecrouler.
et des larmes de diamant, sur ses joues magnifique, se mirent a perler.
alors que tous rentraient a la maison, Aeleen resta la.

Ne pouvant supporter de laisser au dehors le corps de son bien aimé
esperant que peut etre celui ci aurait pu s'abriter.
elle se lanca dans la montagne.

Aeleen monta, et monta encore, ecorchant ses petites mains
elle grimpa aux rochers laissant derriere elle un sillage carmin.
puis bientot la neige se fit trop forte.

fatiguée et ne pouvant plus avancer Aelenn se laissa tomber.
a genoux dans la neige, elle laisser le feu de Valind se consumer.
persuadé que si elle ne retrouvait pas Oanellig ici elle le trouverait la bas.

Quand les villageois la retrouverent Aeleen etait devenu une statue de glace
que meme le soleil ne pouvait faire fondre. elle ne savait pas helas
que son Oanellig etait mort en infame bien loin de ses terres.

Le destin avait frappé sans aucune compassion,
ces deux coeurs qui pourtant battaient a l'unissons,
et avaient ete separé par l'envie de richesses.

Quand la neige tombe, et que le vent rugit
qu'au chaud a la maison, la braise siffle et luit
la haut Aeleen veille sur les espoirs detruits."


Alors que les dernieres notes mourraient dans ma gorge, je pouvais voir que des larmes de diamant roulaient des joues de la jeune femme pres de moi.

"pourquoi as tu choisis cette chanson..."

"Je ne sais pas. tu m'as demandé une chanson alors j'ai chanté pour toi. c'est cette chanson qui m'est venu."

Je senti alors une petite main froide se glisser dans la mienne. Je tournais mon regard vers la jeune femme. Ses immenses yeux bleus brillaient de chagrin et de bonheur mélés.

"tu es Aeleen n'est ce pas?"

"suis moi Karawn..." dit elle en souriant. Nous marchions depuis un moment sur ce plateau enneigé qui ne semblait jamais se terminer quand tout a coup des vents se firent plus forts.

"tu ne les entends pas n'est ce pas?"

elle me conduisait a travers se brouillard avec assurance et courage. Je commencais a distinguer une forme dans le brouillard. Une forme titanesque et sombre. Plus nous nous approchions de cette chose cyclopeenne plus les vents redoublaient de violence. la neige etait peu a peu remplacé par des dalles de pierres aux dimensions inhumaines. Finalement a quelques pas de cette ombre je pue distinguer un temple. C'etait l'edifice le plus immense que je devais voir de ma vie. Sa beauté etait mortel, froide, sinistre. Sur ses murs etaient sculptés les epopées de l'epoque des hauts rois et de la guerre des dieux. Alors que je marquais le pas sur le perron, Aeleen me regarda avec compassion.

"n'ait pas peur Karawn. ils ne te veulent aucun mal." et elle m'aida a passer le perron de ce temple qu'aucun humain n'avait du traverser depuis longtemps. Le temple etait plongé dans l'obscurité quand tout a coup des flammes bleues et glacées embrasserent la piece de leur eclat. des vents sifflants et hurlants rentrerent par des breches dans la coupole du toit. Ces vents commencerent a se muer en hommes et en femmes. Je ne distinguais que tres mal leurs apparences. elles etaient chancellantes, a peine defini. Je senti alors dans les sifflements et les soufflements de ces esprits que j'etais le sujet de toute cette agitation.

"que disent il?"

"ils veulent savoir pourquoi et comment tu t'es retrouvé ici? certains se demandent pourquoi le gardien n'etait pas venu plus tot... d'autres se demandent pourquoi tu es venu."

tout a coup, Aeleen disparu dans une bourrasque puis la lumiere s'eteignit, les vent disparurent. je restais la, seul, n'osant qu'a peine m'approcher. Je remarquais alors une immense statue de glace representant Valind Roi.je m'approchais timidement de la statue.Abattu et a nouveau seul, je tombais a genoux devant Valind et sa toute puissance. Je priais du fond de mon ame. je me sentais seul, faible, abandonné  dans ce silence que plus rien ne venait troubler. et ne me vint qu'une idée aux pieds de mon seigneur "rend moi Aeleen, Roi de l'hiver...". Je sentis une main se poser sur mon epaule.

"je suis la Karawn."

je n'avais pas eu besoin de lever les yeux pour savoir que c'etait Aeleen.

"tu etais au pied de Valind, tu pouvais lui demander ce que tu voulais, pourquoi m'avoir demandé moi?"

" je ne sais pas... peut etre parce que tu es l'espoir Aeleen. l'espoir quand tout est perdu, l'espoir qui aide a prolonger sa quete par dela la mort."

" je t'accompagnerais partout ou tu iras dorenavant."

"si Valind en a decidé ainsi!"

" Valind n'a rien decidé, Valind ne decide rien pour ses sujets, je fais le choix de t'accompagner, je fais le choix de quitter le pays de la terre et des vents."

"pourquoi Aeleen?"

"maintenant tu peux parler aux esprits qui entourent Valind, mais tu dois encore etre guidé. certains esprits ne sont pas bons, certains sont trop anciens pour que tu puisses les comprendre. Je t'aiderais ne t'en fais pas."

" oui mais pourquoi Aeleen?..."

Aeleen me saisit la main, son regard sembla sonder mon ame puis s'embraser l'espace d'un instant. "va maintenant, quitte se pays et rentre dans tes montagnes."


Je me reveillais chez Vanora la vieille. l'odeur du daim roti lechait mes narines et mon estomac gargouillait.
" tu es parti tres loin Karawn Sidhre... tu as parlé longtemps. j'espere que tu as trouvé ce que tu cherchait".

Je me levais avec maladresse. faisant le point un instant, je senti une presence, comme une main sur mon epaule. une main tendre, aimante et patiente.

"oui... je pense avoir trouver le tresor de la montagne... J'ai tellement faim!"
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 3 Déc - 22:11

Nous faisions une halte apres une longue marche a travers la montagne. Le vent soufflait tout doucement. Je m'arretais soudain regardant le bourrasque prendre la forme d'Aeleen... les yeux dans le lointain je la voyais me sourire. Sa presence ne me quittait que rarement a présent. Je ne la forcais jamais a me suivre dans les endroits qui l'effrayait.

Que regardes tu comme ca Karawn?

l'espoir, mon ami, je regarde l'espoir...

Nous nous remimes en route, je prenais la tete, le coeur leger et l'esprit au calme.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 3 Déc - 23:06

je sentais ses deux mains sur mes epaules, je l'entendais murmurer a la limite de ma conscience. Sa voix etait douce et melodieuse comme la harpe. Je percevais les scintillements eclatants de ses phrases comme a travers un grand vent.

laisse moi te guider Karawn. tu dois concentrer ton esprit pour entendre parler les choses qui t'entourent...
Karawn, parle moi de la neige... concentre ton esprit sur les flocons.


j'aime la neige du printemps. les flocons sont petits et fondent presque aussitot. j'aime les capturer dans ma main pour les regarder fondre. ils ont des formes splendides, ils sont fragiles comme des papillons. ils voletent...

bien Karawn, maintenant ecoute autour de toi...

j'entends le vent...

c'est bien, il chante les mots de la terre. il est le messager du monde, il te suffit d'appeler l'esprit que tu veux rencontrer. chantes pour lui comme tu as chanté pour moi et il arrivera, amené par le vent.


Flotte la banniere du roi dans le vent,
pose ton genou a terre devant le regens.
frappe ton coeur en signe d'amitié.

Devant le seigneur les heros sont reunis
le cuir et le bois sont lustrés, l'acier dangereusement luit
la bataille est proche.

Conchobar rentre dans la salle triomphant
les yeux se tourne vers lui confiant
il conduira les hommes a la victoire.

Pour le seigneur et pour la gloire
etre le heros qui marquera l'histoire
par son courage et par sa force.

a 1 contre 100 les hommes s'elancent
sans peur, sans honte et sans mefiance
la destiné est deja ecrite.

Humakt moissonne le champ de bataille
tandis que les guerriers du clan frappent d'estoc et de taille
Conchobar sanglant se fait l'egal d'un geant.

Mais l'ennemi en plus grand nombre prend l'avantage
le roi est tombé et les guerriers s'effondre devant un tel abatage.
Conchobar seul se saisit de la banniere.

Il s'elance comme un heros des temps passés
se jette sur l'ennemi, les transperce de son épée
et fait couler le sang des chiens

Levez vous et battez vous montrez que vous etes des hommes
soyez dignes de vos armes, de vos titres, du cimier sur votre heaume
frappez de la lance et du bouclier, montrez que vous etes libres

Alors comme un seul homme, les guerriers du clan se leverent,
comme une marée de fer, de muscles, de bave et de colere
ils deferlerent sur l'armée ennemie.

Effrayé les chiens prirent bientot la fuite en bas de la vallée
l'ennemi etait vaincu, le clan encore une fois avait triomphé
mais Conchobar avait ete touché plusieurs fois au coté.

Serrant la banniere contre son coeur, il s'adressa a ses amis fideles,
mes amis je pars le coeur leger car la victoire brille et notre nom avec elle
n'oubliez pas de vivre en hommes, voici mes derniers mots.

Alors les guerriers pleurerent maudissant le fer qui avait tué
le plus fier, le plus fort, le plus courageux de tous les guerriers.
On enterra Conchobar sur le seul lieu qui soit digne de lui le champ de bataille.

On dit que depuis des fleurs poussent a l'endroit ou repose
le heros qui tant de fois avait sauvé le clan par ses combats grandioses.
Conchobar symbole de courage et de liberté...


une forte bourrasque souffla quand j'eu finis ces quelques vers... un rugissement terrible, semblable a celui d'un taureau.

"Qui chante aussi bravement les anciennes epopés? sans aucun doute c'est l'emotion d'un authentique guerrier..."

"parle lui Karawn"

"... que dois je lui dire... Je suis Karawn Sidhre, gardien de Valind, c'est moi qui vous a appelé seigneur Conchobar."

"allons pas de seigneur, nous sommes de guerriers, il n'y a que les princes qui s'encombrent des titres! pourquoi m'as tu appelé"

"je ne sais pas Conchobar... J'ai eu l'intuition que je devais chanter ta chanson."

"hummmm... etrange. Mais maintenant que je suis la je veux voir comme tu te debrouilleras, je resterais non loin. n'hesite pas a m'appeler."

Alors Conchobar dans une tornade disparu. Present un instant, disparu l'instant suivant, j'avais du mal a comprendre comment fonctionnait les esprits.

"je ne comprends pas Aeleen... pourquoi Conchobar est il apparut?"

" Tu es lié au monde des esprits Karawn, ton chant te permet d'appeler les esprits. Certains viendront t'aider d'autres n'auront aucun interet pour toi. Ils ne sont pas des alliés, ils ne sont pas des ennemis, ce sont juste les habitants d'un autre monde. J'ai choisi de t'accompagner partout mais certains ne repondront jamais a ton appel. Rappelle toi juste que nous sommes l'incarnation des emotions les plus fortes. nous existons a travers les chansons, dans le coeur et le souvenirs des gens. lorsqu'une chanson disparait c'est aussi un esprit qui disparait. Plus tu chanteras avec ton coeur et plus la force des sentiments que tu chantes sera forte. Pour toi, nous sommes des esprits, des gens du passé mettant un pied dans ton monde. Pour les autres nous ne seront que des vents, des vents d'emotions qui les penetreront au plus profond de leurs coeurs et de leurs esprits. tu l'as dis toi meme Karawn, je suis l'espoir par dela la mort. Conchobar est le courage dans la bataille. a chaque chanson correspond un esprit... tu veux bien chanter pour moi Karawn? chante moi les pays du sud que tu as visité..."

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 4 Déc - 20:04

souffle le vent et tombe la pluie
je vois ton visage meme au coeur de la nuit.
dans le rythme de la guerre et des tambours,
ou dans les nuages de biere de la fete des labours.

je t'effleure, je te touche et parfois je t'etreinds,
pour toi ni fleurs, ni or, pas de velours, et encore moins d'etains.

terrible et sans pitié tu sais te montrer tendre
lorsque parfois pres de moi tu viens t'etendres.
indomptable et indompté ton nom secret n'est revélé
qu'au son des flutes et des harpes; tu danses jusqu'a l'obscurité.

tu brules dans le coeur de chaque homme droit,
tu affranchis les esclaves et tu sacres les rois.

tu ne t'offres qu'a celui qui se montre vertueux
qu'il soit page ou guerrier, sage ou tempetueux.
tu vibres dans l'ame de ceux qui refusent la soumission
tu es une etincelle de fureur, presente mais discrete comme un brandon

et lorsque dans un brasier formidable tu reveles ta splendeur
alors les rapsodhes chantent ta gloire, et explosent les coeurs!

levez vos banniere et frappez vos bouclier,
soufflez dans vos carnyx, deployez vos framées.
elle ne s'offrira pas a vous aller venez la chercher,
cette promise aux yeux doux qui se nomme Liberté!


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 4 Déc - 20:20



Aeleen, esprit du vent, partout tu m'accompagnes
depuis notre rencontre la haut sur la montagne.
tu es l'esprit de l'espoir au dela de la mort,
si celle ci frappe demain, je l'accepterai sans remords.
car enfin il n'y aura plus un monde pour nous separer
et je pourrai enfin, oser quelques baisers.
Je sers Valind avec force et bravoure,
j'obeis a ses commandements je le pris chaque jours.
mais si mon dieu possede mon esprit sans crainte et sans peur,
sache que l'espoir a deja conquit mon coeur.

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 6 Déc - 21:01



rampes entre les ronces, murmures dans les buissons,
tu imprègnes chaque chose, tu vis a l'unissons,
de toutes les creatures.

tu te diffuses dans chaque branche et dans chaque racine,
ton pouvoir fait briller chaque mousse et chaque glycine,
tu es les parfums et les couleurs des sylves.

tu es le sanglier qui veille sur les chenaies,
tu es le corbeau qui sait tout des futaies,
tu es le cerf qui regne sur les bois.

souffle, vol comme le rouge gorge, esprit de la foret,
court comme le chat et je ne verais que ton reflet.
mais tu seras toujours la.

je me montre humble devant toi
esprit vengeur, esprit des bois
je serais ton simple serviteur
si tu fais de moi un loup, esprit chasseur.



Dans nos montagnes, il existe une tres vieille legende sur l'esprit de la foret... Cette bien triste histoire connue sous le nom du "sang des loups" raconte comment Deeg le roi chasseur et Naela la sorciere s'affronterent pour regner sur les bois. Une lutte a mort qui conduisit les protagonistes a s'entre tuer. On dit que selon les saisons, l'esprit regnant sur la foret change et que tantot on peut entendre Deeg rugir dans les sous bois et que parfois c'est la voix enchanteresse de Naela que l'on entend dans le bruissement des feuilles. Cette chanson, je ne m'en rappelle pas... Mais Nefynhir l'instruit, lui s'en rappelle. Quand il me l'aura chanté je pourrais vous la restituer a mon tour.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 6 Déc - 23:33

Oui... il y a des chansons que je n'ose plus chanter... Et pourtant. Il y a une chanson dans mon clan que l'on chante aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, la chanson de Wrmonoc le loup.



Dans la nuit infini ses yeux de braises scintillent cruellement
la neige tombe sur sa fourrure de noir et d'argent .
il est le demon ramené sur terre.

De sa truffe il hume l'air a la recherche de sa victime,
il approchera a pas feutré, relevera ses babines,
ce monstre c'est Wrmonoc le loup des hauts plateaux.

Saison apres saison Wrmononc tue les gens du clan,
se jette sur les femmes et devore leurs enfants.
il egorge meme les hommes venu pour l'exterminer.

La bete est sauvage mais c'est un chasseur né,
les hommes aux pieds lourds ne peuvent rien contre le loup meurtrier.
ni le feu, ni le fer, ni les pieges ne parviennent a l'arreter.

et puis un jour venant de la montagne, un homme arrive,
Fergal est son nom, il a l'oeil decidé  et la main vive.
j'irai traqué le loup et vous vivrez a nouveau sans crainte.

Fergal quitte le village sans une acclamation
les villageois persuadé qu'il echouera dans sa mission,
comme tant d'autres avant lui.

Ils le traitent de fou, lui assure un funeste destin,
mais Fergal d'entre tous etait le plus malin.
j'ai besoin de renfort pour lutter contre cette creature.

Fergal parti dans la foret, demandant audience au seigneur des bois.
Au milieu du cercle des animaux tronait le cerf-roi,
et sa cour innombrable.

ô grand roi des forets, un de tes sujets seme la confusion,
il terrorise les villages et tue les miens sans raison,
son nom est Wrmonoc le loup des hauts plateaux.

les tiens sont sans pitié, ils nous tuent parfois sans raison
pourquoi devrais je me soucier d'eux, faire preuve de compassion?
c'est la loi du plus fort.

Monseigneur, je comprends tes exigences, les miens ont des remords
mais je t'en prie, fait quelque chose, laisse les racheter leurs torts.
il te serviront au mieux.

Je ne peux me resigner, a mettre a mort un de mes sujets
mais montre la valeur de ton espece, gagne mon respect,
bats toi et je t'aiderais.

je ne demande pas mieux sire, je me montrerais loyal
je ne cherche pas la vengeance mais une justice impartiale
je le capturerais mais ne le tuerais point.

Moi le sanglier, gardien de tous les bois,
j'aimerais pouvoir t'aider si le roi m'en donne le droit.
car tous les combats sont miens.

Moi l'ours, le serviteur des dieux sylvains,
je ne peux que t'aider dans ton combat, humain,
je te preterais ma force.

Moi le corbeau, protecteur du savoir,
je ne peux pas te laisser aller seul dans le noir.
je te guiderais a Wrmonoc.

Moi le rouge gorge qui ne suit guere auguste
je vois que ton coeur est noble et que ta cause est juste.
je suis petit mais je suis tres malin, je t'aiderai a attraper ce grand chien.

les loups qui etaient present hurlerent tous en choeurs.
humain, pourquoi faut il toujours que pour qu'un vive l'autre meurt?
notre frere ne merite pas la mort, il est victime d'un mauvais sort.

freres loups, vous qui vivez en clan,
je ne serais ni brutal ni méchant,
je vous en fais le serment!

Alors puisqu'il en est ainsi, homme va et mets fin a la terreur.
Ces terres autrefois si chantantes ne connaissent que  l'horreur.
Le soleil doit rebriller a nouveau et la vie reprendre ses droits.

Alors le cerf-roi disparu dans les bosquets,
et bientot les autres animaux le suivirent de pres.
sauf ceux qui avaient promis leur aide a Fergal.

Je te donne le courage d'affronter ton ennemi,
dit le sanglier, tu ne connaitras plus la peur qui demuni,
tu garderas toujours la tete haute et le coeur leger.

Je te donne la force d'abattre adversaire
dit l'ours, je tiens cette force des dieux du tonnerre,
fait en bon usage, tu deviens a ton tour un de leurs fils.

Je te donne le savoir et la ruse dans ce qu'ils ont de plus merveilleux
dit le corbeau, tache d'apprecier a sa juste valeur ce cadeau venu des cieux.
ca cadeau est sans doute le plus precieux.

Moi je n'ai rien a t'offrir de fantastique ou d'extraordinaire,
dit le rouge gorge, mais je te suivrais partout comme un frere.
et je t'aiderais autant que je le pourrai.

Alors Fergal se mit en route accompagné d'Eb son nouveau compere,
pour trouver Wromonoc, longtemps a travers la lande, ils marcherent.
finalement la confrontation eu lieu.

Humain, tu es bien courageux, pour venir seul et m'affronter,
n'as tu pas entendu parler de tout ceux de ton peuple que j'ai exterminé
je ne prendrais pas de plaisir a te tuer ce sera facile.

Je ne suis pas venu seul Wrmonoc, je suis accompagné,
tu as deja trop fait de mal, ton regne de terreur doit cesser!
mais je te tuerais pas.

ahah! qui est tu donc pour te montrer aussi magnanime,
portes tu un nom? ou sera tu encore une victime anonyme?
je crois que cette fois je vais aimer tuer.

Mon nom est Fergal l'archer, fils d'Ehoarn le roi chasseur
crois tu vraiment qu'un simple loup puisse me faire peur?
je saurais te soumettre!

le fils du roi chasseur? et cette nouvelle est censé m'inquieter?
tu n'es qu'un homme et je n'aurai aucun mal a te tuer.
mais tu m'as dis que tu n'etais pas venu seul, ou se cache ta troupe?

Elle vole la haut, dans les cieux ou jamais tu ne pourras te rendre,
Eb le rouge gorge veille sur moi, il saura me defendre
si tu te montres deloyal.

tu commences a m'agacer, parle ou veux tu en venir?
je te propose Wrmonoc d'une fois pour toute en finir,
un concours de chasse ou tu te soumettra.

Soit! un concours de chasse, je doute qu'homme meme fils de roi
puisse, etre assez rapide ou meme assez malin pour rivaliser avec moi.
j'accepte donc ton offre! mais si tu perds je te devore.

le deux chasseurs partirent a la recherche de la plus belle proie
l'un comme l'autre ayant eu l'idée de chasser l'autre une fois dans le bois.
mais Eb veillait la haut dans les cieux.

prend garde a toi Fergal, Wrmonoc te tendra bien des pieges
si tu veux le capturer tu dois te montrer fin stratege.
et le devancer.

Dans un immense filet je vais le capturer,
et c'est par sa fierté que le loup va tomber,
dans les pieges de l'homme!

Fergal noua, pour creer un filet, de nombreuses cordes de fer
venu de son arc, tresor divin, qu'il avait herité de son pere.
et le tendit au sol.

Puis il marcha dans la lande des jours
se perdant en foret prenant tous les detours
le temps que le loup s'approche

Finalement Fergal se senti traqué
il servait d'appat le piege allait marché
il ne fallait pas trembler.

Fergal donna le change et se mit a courir
Wrmonoc le suivit attiré par la peur qu'il croyait sentir
et tomba dans le piege dressé par Fergal.

Le filet remonta piegant le loup infernal!
Wrmonoc mordait les cordait du filet, tu as triché Fergal!
tu es tombé dans mon piege Wrmonoc.

tres bien tue moi et que l'on n'en parle plus
tu es bien le fils d'un roi, ca y est tu m'as dechu.
je ne suis plus rien.

J'ai fais la promesse a tes freres de ne pas te tuer
et te rappelles tu de la promesse quand l'epreuve a debuté?
tu devais te soumettre.

Je ne me soumettrais pas!
ni a un homme ni a un fils de roi!
mes freres n'ont rien comprit,

j'etais peut etre sanguinaire
mais je dictais mes lois,
je ne me soumettrais pas!

Wrmonoc planta ses crocs dans son poitrail
sorti ses griffes et se fit de profondes entailles
avant que Fergal ne put le liberer

quand finalement le loup fut libre,
il marcha jusqu'a la neige comme un homme ivre.
c'est la qu'il mourrut.

Fergal ne put retenir quelques larmes
devant ce terrible ennemi que n'avait pas voulu rendre les armes.
j'espere que l'autre monde sera un monde de paix pour toi.

Lorsque Fergal revint au village, il portait la peau du loup
alors les villageois firent la fete et burent tout leur saoul
et oublierent bien vite les promesses faitent a Fergal.

Parfois dans la nuit noire, quand la neige tombe en manteau,
on peut entendre le hurlement du loup des hauts plateaux,
pour toujours chant funebre, chant de peur, mais aussi chant de courage.

Wrmonoc, je sens ta presence!

tiens donc, un fils de Fergal qui fait appel a moi? je suis toujours l'esprit de la terreur, mais toi tu n'as pas peur.

non je suis un authentique fils de Fergal et je suis sous la protection de Valind.

Valind? tu as de puissants alliés. Que me veux tu?

je voulais me confronter a Wrmonoc!
alors? tu n'es pas trop decu j'espere! ta chanson manquait de conviction... Si tu y mettais plus de coeur je suis sur que j'aurai l'air moins piteux. Mais peut etre te fais je quand meme un petit peur?

Ne t'en fais pas Wrmonoc le jour venu je saurai reveiller ta fureur. je n'ai pas peur de la force que tu representes mais je n'ai pas besoin de toi pour le moment.

tu m'as deranger pour rien! evite de le refaire a l'avenir ou je ne repondrais plus a ton appel.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 21:15

En verité Aeleen, je suis perdu... Cette quete pour ramener Lyre a l'Empereur Rouge a ebranlé mes certitudes... Nous avons misé sur l'avenir c'est sur mais que faire a présent? les habitants de la passe du dragon sont ils pret a se soulever? et qui les menera? pour la premiere fois depuis bien longtemps je doute... Ne devrai je pas me contenter de rester dans ma montagne, en surveiller les abords et laisser le monde au monde...

la lumiere decroit, et l'ombre tombe
qui se relevera de cette sanglante ecatombe,
quand tous les hommes seront tombé.

La terre en colere tremble et sursaute
de la plus sombre foret a la montagne la plus haute
nul ne sera epargné.

Quand les armées dechainés sur le monde avanceront,
que restera t'il de nos espoirs, de nos chagrins, de nos passions,
tout sera broyé dans le maelstrom du combat.

Qui restera debout la hache a la main
qui sera pret a combattre pour demain
quand la peur aura reduit les hommes en chiens.

Quand la foret ne sera plus ce doux sanctuaire
quand les chemins de la montagne seront ouverts
ou courrez vous vous cacher?

Il n'y aura plus ni passions ni espoir, ni courage,
mais juste les larmes des femmes sans age,
le feu devorant et le neant...

Et puis un jour viendra la lumiere,
un heros triomphant levant la banniere,
des opprimés.

Les ombres impenetrables seront chassés
le feu sera soufflé et le sang cessera de couler
devant l'avancé implacable de cette armée.

L'armée des hommes libres meme dans la mort
qui marchent fiers se moquant de leur sort
luttant pour le renouveau.

Roi d'une armée d'audace et d'hardiesse
tu meneras ton peuple dans une immense liesse
vers la liberté.

l'espoir n'est pas la derniere chose te restant,
il est le premier point commun des etres vivants
tant que tu le garde rien n'est perdu.

Que l'avenir soit fait de soleil ou de tempete,
soit fort, ne doute pas et releve la tete
car les combats sont encore nombreux
et personne ne les menera a ta place.


tu crois vraiment Aeleen...?

je suis l'espoir Karawn... si tu perds l'espoir, tu me perdras aussi. je vois beaucoup de chose que tu ne vois pas, je vois les esprits danser autour de toi, curieux de voir ce que vous ferez toi et la trollesse. Karawn, ton chemin est guidé par les dieux, ne t'en fais pas. Tu as accepté de les servir, alors accepte de suivre le chemin qu'ils te proposent. Rassure toi, ton role n'est pas d'etre ce leader, ce nouveau roi, mais tu devras l'aider.

je ne suis pas sur que les Orlanthi soient capable de se rebeller...

tu te trompes Karawn... c'est dans notre nature, tu n'es pas different d'eux. tu vis sur la montagne mais tu ne vaux pas mieux qu'eux, ni moins d'ailleurs. Bien sur que les gens ordinaires ne veulent pas de la guerre, mais les rois rebelles sont rarement des gens ordinaires tu ne crois pas? Toi tu es le herault, trouve la banniere sous laquelle te rallier. quel sens donner a tous les sacrifices que tu as fait sinon...

oui...

tu as perdu un oeil, tu n'es pas si different d'Orlanth apres tout. ne perd pas la confiance que tu as dans notre peuple, rare sont les personnes capablent de se dresser seul face a l'oppression. Morgan, a son role a jouer, il sert un dieu compliqué, différent de tes valeurs, ce qui ne veut pas dire que tu dois le condamner. J'ai senti la rage que tu eprouvais dans le temple d'Urelia. Cette force que tu gardes en toi, apprends a la relacher... renoue avec les guerriers des temps passés, ceux qui inspiraient courage et crainte a nos ennemis. je vais te chanter une chanson Karawn. Alors cette colere Orlanthi que tu as dans ton coeur, ne sera plus incontrolé.

je ne veux pas relacher cette colere, cette une colere devastatrice, une rage destructrice rien de plus.

Des decombres renaissent les civilisations, des cadavres renait la vie, la destruction vient le renouveau. Ne comprends tu pas le sens de la quete d'Orlanth? Ah pour faire la morale a l'empereur Septimus tu etais fort mais tu n'as pas plus comprit que lui le sens de la soif de liberté Orlanthi. tais toi maintenant.



sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

ecoute l'histoire de Laegh des tempetes
celui qui n'a jamais abandonné sa quete
de l'absolu et du combat.

Laegh etait un homme forgé par la guerre
un digne fils de la tempete et de l'hiver
qui avait fait de sa vie un combat eternel.

Il devait se mesurer sans cesse aux guerriers
venu des collines, des montagnes, et meme de pays oubliés.
et toujours il triomphait.

Grande etait sa colere
infini sa rage meurtriere
c'etait le guerrier de la foudre.

sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

Laegh etait un guerrier sans roi
il ne repondait a aucune loi
si ce n'est la sienne.

Et puis un jour le roi Ungus le rencontra
frappé par la force de Laegh celui ci lui dit devient mon bras droit!
et Laegh rit!

Ungus dit alors as tu peur de devenir mon general?
as tu peur de trouver enfin ton egal?
peut etre me suis je tromper sur ton compte...

Roi! depuis des années maintenant je combats
j'ai abatu des guerriers des sorciers venu de l'au dela
crois tu qu'un roi pansu m'impressionne?

sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

je suis peut etre pansu mais j'ai su montré aux dieux
par mon courage et par ma force que j'etais digne d'eux,
je regne du Pic de Valind aux portes de Sartar
et toi, sur quel royaume regnes tu, barbare?

en verité quelle deception, je pensais trouver un heros
mais je vois que j'ai fait tout ce chemin pour trouver un idiot.
adieu donc, Laegh.

Alors le roi partit monter sur son destrier,
mais le discours du roi avait eu l'effet esperé
Laegh avait prit conscience du role qu'il avait a jouer.

Attends, Roi, tu as raison et j'ai eu tort
pour te convaincre je ne menagerais pas mes efforts
dit moi quoi faire et je le ferais.

sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

Le roi imposa a Laegh 7 epreuves fantastiques
et Laegh se lanca dans ces epreuves heroiques
avec la colere qui faisait de lui ce heros sans faille.

Lorsque Laegh revint a la cour du roi Ungus, triomphant,
trainant derriere lui Waroc le dragon du tonnere, le regard etincelant,
tous surent que Laegh etait le plus fort.

Laegh, guerrier des tempetes, tu apparais sous le regard d'Orlanth
tu t'es montré digne des dieux, digne de porter la banniere adamante
d'etre le chef de mon armée.

Laegh, guerrier des tempetes, mena de nombreux assauts
tua de nombreux ennemi et mourus au combat comme un heros
mais jamais la colere ne le quitta.

sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

Alors le vent se mit a souffler, et les nuages s'aglutinerent, et la foudre tomba autour de nous. Sortant de la brume electrique Laegh, le guerrier des tempetes s'avancaient vers nous, des eclairs jaillissant de ses yeux, le glaive a la main.

TOI! qui m'a appelé! pourquoi? pourquoi me déranges-tu esprit? tu n'es pas une guerriere.

je lui ai chanté cette chanson, pour qu'il puisse t'appeler. C'est un guerrier fier et digne de toi Laegh guerrier des tempetes!

je suis le seul capable de dire qui est digne de moi. Et cet avorton ne l'est certainement pas! tu m'as derangé pour rien prepare toi a perir! nul ne reveille la colere de Laegh sans en payer le prix.

Si j'etais toi je ne ferais pas un peu de plus vers elle Laegh! je n'ai peut etre pas ta colere mais je suis largement digne de toi! et cette fleche pourrait bien mettre un terme a cette colere eternelle. regarde sa pointe! ne reconnais tu pas son eclat meurtrier?

Il te faut donc user de tels stratageme?! MISERABLE! et dire que cette femelle pensait que tu etais digne de moi!

Ne me prends pas pour un insecte Laegh, j'ai beaucoup de ressources! et je pourrai tout a fait te defier que ce soit par cet arc, par ma hache ou par mes simples poings nus. Je ne crains personne, pas meme toi!

hum... tu n'es peut etre pas si avorton que tu en as l'air... et je sens sur toi la marque de Valind, roi de l'hiver. Il n'accorde pas sa confiance sans raison. Bien parlons. Que me veux tu? pourquoi m'avoir appelé?

aide moi Laegh, les royaumes Orlanthi sont dans de grands perils, ils ont besoin de l'aide des heros du temps passé, leur redonner le courage, leur rappeler leur gloire passé. tu as ete un grand heros par le passé, tu restes le guerrier des tempetes, celui dont la colere ne peut etre apaisé. aide moi.

Soit. Tu es un vrai Orlanthi je l'ai vu. Lorsque tu m'appeleras je reveillerais la furie chez tous les orlanthis present, en souvenir de l'epoque ou notre peuple terrifiait les plaines et les royaumes alentours. Mais vieille a ne plus me deranger pour rien.

et dans les brumes il disparut... tu sais Karawn, j'aime quand tu es en colere...
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 21:20

sgrechian, crio, mellt rhyfelwr
gadael eich hun yn mynd i dicter
tâp, taro stormydd rhyfelwr
a gwrando ar eich calon

voila la traduction en francais du gallois:

hurle, cri, guerrier de la foudre,
laisse toi aller à la colère
tape, frappe, guerrier des tempêtes
et laisse parler ton coeur
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 21:28

tu ecris en gallois ?  affraid 

encore ! encore ! encore !  bounce 
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stan

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 21:29



canu, saethwr, yn canu ar gyfer eich pobl,
canu i drwytho dewrder a chryfder,
hud yn cael ei ddatgelu a meddyliau dawnsfeydd
rhythm y bodhran a thelyn
rhythm y dur a saeth
ei dro, ei dro, dawnsiwr
oherwydd bod y saethwr yn ôl
mae'n arwain y bobl rhyddfreinwyr
y gynddaredd a chalon ddwrn clenched
am byth yn ein hatgofion eu bod yn disgyn
canu, canu, bendithio duwiau nobl Sagittarius
a bod eich saeth iâ treiddio eich gelynion
mewn dicter a llid, ar gyfer eich pobl.
arfau byth yn seiliedig,
byth yn gadael i chi i lawr anobaith
Orlanthi oherwydd nad yw pobl yn gwneud hynny,
y ysbrydion y meirw yn cael eu gyda chi
a bydd cenedlaethau'r dyfodol yn eich llawenydd.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 22:38



i chi y bardd, pwy a ŵyr holl ganeuon,
yn dweud wrthym am y gwaith neu arwyr y gorffennol trod y ddaear hon.
chi y deillion sy'n gweld y byd ysbryd
dweud wrthym beth maent yn ei feddwl ysbrydion ymadawedig ein gweithredoedd.
pan fydd y pren a haearn mwyach yr atebion i'r cwestiynau rydym yn gofyn
pan fydd pobl yn colli ac yn anghofio ei duwiau
dim ond doethineb yr hen amser.
tywys ni, yr ysbryd yr ysbryd saethwr, storïwr,
gwaywffon ysbryd celwyddog dinistrio.
os Annwn yw ein tynged, felly â'u gadael i mewn llid
gwneud anrhydedd ein henw, ein tadau, ac mae ein mab.
yfed cyn i chi fynd i mewn i frwydr, inundates eich meddwl
Bydd ofn cael mwy o reolaeth, bydd marwolaeth yn rhyddhau.

Spoiler:
 

aur a gwaed, Sidhre ​​clan yn mynd i ryfel.
mab Valind, mab y mynyddoedd,
plant y storm, unwaith eto rhuo.
ar gyfer eich bos, am ryddid,
gadael i'ch morthwyl a'ch erydr
Rhowch eich basgedi a'ch gweithdai.
o dan y coch y gwaed eich gelynion,
gan fod y brenin Nuada a malu y llwythau eraill
i roi ein tir cysegredig i ni.
o dan y gwallt aur y Frenhines Findabair
a roddodd arwydd hwn o gydnabyddiaeth i ni
pob frodyr, hyd yn oed mewn pobl yn unedig.
cerdded fel un gyda swn carnyx
Byddwch yn falch, yn rhad ac am ddim, peidiwch â crynu.
o dan y llygaid Valind dangos heb ofn
llenwi â llid a chryfder.
cynnig sioe dda i'r duwiau ymgynnull
i wylio'r fuddugoliaeth Sidhre ​​clan neu farw.
cadw'r disgleirdeb y ddisgleirio mynydd yn eich calonnau
ac ni fydd y tywyllwch yn ennill chi!
os yw bywyd hwn yn anodd, yr ydych yn disgwyl gwell bywyd mewn mannau eraill
yn y palas rhew y cedyrn gaeaf Valind brenin.

Spoiler:
 
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Karawn Sidhre
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