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 Karawn Sidhre

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stan

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 23:07



Udo gwynt y gaeaf, rhew anadl eich dicter
cynnwys yr holl o'r eira crai.
rhewi annoeth, yn lladd y gelyn
a oedd yn mentro ar eich tiroedd sanctaidd.

Valind arglwydd y gaeaf, tad mynyddoedd
rhoi'r nerth i wynebu eich trylwyredd mi
yn fy amddiffyn rhag rhew, eira a gwynt
neu yn cario mi os mai dyna yw eich dymuniad.

Stormydd eira Valind, yr wyf yn dy was,
rhoi eich tân oer mi, benthyg eich pŵer mi.
y rhew ac iâ rwygo eich gelynion.
Dy gyfiawnder yn cael ei wneud, byddaf yn eich fwyell ar y ddaear.

anadl, anadl, gwynt oer y gaeaf
ac yn cwmpasu eich holl eira pristine.
Ni fyddwn yn gadael olrhain yn dy deyrnas
a byddwn yn cymryd gyda mi llawer o wrthwynebwyr.

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 23:28

euh .... comme tu es le seul à savoir prononcer le gaelic ....
tu pourras le lire à voix haute stouplé ?

(et je te promets de dire "sizrii" et non plus "sidre")

c'est qui l'illustrateur de génie de ces images à couper le souffle ?
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 23:34

l'illustrateur c'est Jim Fitzpatrick. Il a illustré le livre des conquetes notamment (c'est son album le plus connu) qui raconte les aventures de Nuada aux bras d'argents et de Cuchulainn. Mais les images sont pas faciles a trouver helas...

sinon ouais je prononcerais quelques trucs samedi, mais en fait phonetiquement ca ressemble au breton. mais c'est du gallois, le gaelique c'est en irlande ou en ecosse et ca je ne sais pas (plus) le prononcer, mais c'est tout a fait different.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 9 Déc - 23:36

yeah ! hate d'etre samedi !  cheers 
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 12 Déc - 20:21



Qu'est ce qui nous caracterise nous autres Orlanthi? ce n'est ni la fureur, ni la passion. Nous ne construisons pas de cités magnifiques, nous ne créons pas de navires etincellants capables de flotter dans les airs, nous ne construisons pas de bibliotheques compilant tous les savoirs du monde. Les autres peuples de Glorantha nous appellent barbares, sauvages, ils nous regardent de hauts. Mais il y a une chose que Glorantha nous envie, une chose que nous seuls possedont, c'est cette soif de liberté qui nous pousse a donner le meilleur de nous meme. Cette soif de liberté qui permet au plus humble de s'elever au niveau du roi! faut il rappeler tous les heros de legendes qui, par soif de liberté, ont perit ou sont devenu des demi dieux; Conchobar, Nuada, Leagh, Culainn, Brian, Dagda, Jelvestr et beaucoup d'autres.

Aujourd'hui la passe est sous domination lunars, a force d'exploits et de revoltes, vous avez fait reculer l'empereur rouge en personne! Faut il s'arreter la? Les Orlanthi doivent retrouver la force qu'ils avaient autrefois. Trop longtemps nous nous sommes laisser marcher sur les pieds, en Sartar, en Maniria. Recemment l'Eorth est tombé! faut il qu'un nouveau royaume tombe sous la domination lunar pour qu'enfin les fils et les filles d'Orlanth se reveillent?

Alors je lance un appel, un appel qui resonnera si vous le voulez dans les coeurs Orlanthi. Mes freres, car oui nous sommes freres, unissons nous. Vous qui avez ete chassé de vos villages, vous qui avez proné la revolte, vous les princes sans terres et vous les rois sans royaumes, vous qui savez tenir un arc ou une hache, nous avons beaucoup a nous dire, et nous avons beaucoup en commun. Il est temps pour le peuple Orlanthi de montrer qu'il est encore fort et puissant, qu'il peut rugir comme la tempete et souffler comme le blizzard!

NOUS SOMMES UN PEUPLE FIER, FIER DE SON HERITAGE, FIER PAR NATURE. LEVONS NOUS, COMME LA TEMPETE SE LEVE.
RHYFELWYR YMLAEN ORLANTH!


nifer o frenhinoedd ond dim ond un tad
rydym i gyd yn unedig o dan y cipolwg Orlanth
gan y dewrder a haearn,
fuddugoliaeth pecyn o brenin stormydd.
Bydd ddifethir bradwyr, crynu llwfr
mae'r aer yn drydanol, y taranau yn rhuo.
teclyn codi uchel baneri ein llwythau
adennill ein rhyddid Orlanth y fawr iawn.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 12 Déc - 20:43

lettre adressé aux seigneurs legitimes de Choralintor, Bastis, Sartar, Esrolia, Prax, Tarsh, et tous les seigneurs de Maniria.

Vous le savez peut etre, l'empereur rouge a legerement reculé suite a differents evenements arrivés dans les plaines mais aussi dans les montagnes. la bataille des 4 rois a ete le tournant vers une quete dans laquelle je me suis lancé avec plusieurs compagnons. L'empereur consentirait a relacher son etreinte sur nos terres. Profitons de cette periode de calme pour nous reunir, chasser les seigneurs fantoches installés par le pouvoir lunar et reprennons nos droits. Fazur n'est pas cruel, il est juste faible, montrons lui comment d'authentiques Orlanthi mene les affaires. Bien sur il nous faut un leader, un homme capable de representer notre cause, un homme au dessus des preoccupations de pantheons ou de royaume, mais un homme ayant assez d'assise pour parler avec autorité, courage et aplomb. Si vous aviez ete plus jeune Brian, j'aurai proposé que vous soyez le representant, mais vous me l'avez dit vous meme, vous etes trop vieux pour vous lancer dans une telle entreprise, vous n'avez pas a rougir, vous avez ete le dernier a tomber, vous vous etes battu jusqu'au bout la ou des plus jeunes auraient arreté depuis longtemps.

sous le regard de Valind et de son pantheon, retrouvons nous, afin de parler de cet union, si bien vous esperez retrouver un jour la grandeur perdue des Orlanthi.

Karawn le Borgne.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 12 Déc - 20:46

un petit bonus hors revolte, pour tenter de prononcer le gallois.

http://fr.wikibooks.org/wiki/Enseignement_du_Gallois (avec le lien c'est mieux!)
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 12 Déc - 22:18




anadl, anadl, gwynt o'r gogledd
hela a chlefyd hela pydru
anadl, anadl, i'r de gwynt
yn dod â hapusrwydd yn ein bywydau cyffredin
anadl, anadl, gwynt o'r gorllewin
anadl a dicter sy'n bodoli gan fod y môr
anadl, anadl, gwynt o'r dwyrain
ac yn dod â melyster y dydd heb ryfel
anadl, anadl, stormydd gwynt
a rhyddid anadl i basio y ddraig.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 13 Déc - 21:43



Neilltu llen y gorffennol ac yn datgelu wrthyf am straeon a fu

Ô Bricriu, toi l'ancetre de tous les bardes,
toi qui connait toutes les chansons,
toi qui arpentait la terre quand l'homme etait jeune
et qui connait toutes les histoires,
accorde moi les reponses que je cherche,
pour la grandeur de notre peuple
reunifié dans la grandeur ou dissolu dans la tourmente

Neilltu llen y gorffennol ac yn datgelu wrthyf am straeon a fu

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Ainsi chantait Bricriu, barde et conteur
qui par ses chanson avait fait le bonheur
de bien des haut rois et de tant de seigneurs.

Bricriu marchait le coeur gros et la mine severe
maudissant les hobereaux tant il etait amer
regrettant l'age du triomphe et des heros temeraires.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Ainsi Bricriu, tu regrettes le temps passé?
l'epoque ou les monarques regnaient par l'epee
et ou les histoires meritaient d'etre ecouté?

Par les dieux oui! et qui que tu sois,
si seulement je pouvais revenir a l'epoque des rois
pour sur j'en aurai des histoires qui provoqueraient l'emoi!

vraiment Bricriu tu ne me reconnais pas?
moi qui te pensait sage comme te voila discourtois!
je suis Lanbril, et pour certains je suis un roi!

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Lanbril dis tu? comment pourrai je te reconnaitre!
personne ne sais qui tu es, de la chimere tu es le maitre.
mais dis moi plutot pourquoi soudain apparaitre...

Bricriu j'ai un une quete a te confier
une quete que seul un scalde de ta trempe peut mener
trouve moi le joyau des rois trepassés.

quel est ce joyau, a qui appartient t'il?
dans quel piege essaye tu de me faire tomber etre vil,
je ne suis pas un de tes pantins serviles.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Bricriu, menestrel chatoyant, nul tromperie dans ma requete,
je te parle du joyau qui contient l'histoire de l'epoque des tempetes
l'epoque ou nos rois et nos dieux menaient leurs plus grandes quetes

trouve le pour moi et je partagerais son savoir,
et de ces epopés renaitra avec toi l'espoir
des triomphes et des luttes pour la gloire.

Alors Bricriu se mit en route a la recherche du joyau
allant des cavernes les plus sombres aux sommets les plus hauts
et c'est la qu'il le decouvrit au coeur des bois primordiaux.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Bricriu hesita, apres tout il avait fait ce chemin pour voler,
le joyau que quelqu'un avait laissé la, isolé
au coeur de cette foret qui depuis l'aube des temps etait inviolée.

Allons tu n'as pas fait ce chemin pour rien!
ne sois pas couard, prends le entre tes mains.
mais bricriu avait mal choisi son destin...

Lorsqu'il attrapa le joyau, des images assaillirent son esprit.
il tomba a genoux, "Mortel souffre et perit!"
tu as touché au joyau des tempetes dit une voix au dessus lui

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Bricriu sentait la mort le gagner,
petit a petit il se sentait etouffer,
les tenebres allait bientot le submerger...

Maudit sois tu Lanbril, tu m'as trahis
je t'ai donné ma confiance, quel gachis,
quelle cruauté que de m'infliger ce que je subis.

Lanbril as tu dit? dit la voix tonitruante,
aurais tu ete abusé fils d'Orlanth?
alors que s'appaisait la bourrasque hurlante.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Lorsque Bricriu fini par se relever,
il voulut repondre au grand portier
mais Bricriu ne pouvait plus parler...

Alors celui ci se mit a pleurer.
lui pour qui ne savait que chanter
et conter les soirs d'hiver les anciennes epopées.

Ecrit, fils d'Orlanth, raconte moi ton histoire,
ecrit la de bout en bout sans t'emouvoir,
je ne suis pas un dieu certes mais j'ai bien du pouvoir.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.

Alors Bricriu pris la plume que lui tendait le portier,
et mue par une etrange inspiration il se mit a dessiner,
sa naissance, sa gloire et comment il s'etait fait mystifier.

Fils d'Orlanth tu m'as emu par tes dessins,
tu as bien merité de recevoir un present, tout n'aura pas ete vain
ecoute moi te raconté l'histoire de notre peuple, tu ne repartiras pas sans rien.

Des lors Bricriu le chanteur, devint Bricriu le savant
qui en sacrifiant sa voix avait pu apprendre le savoir d'antan
mais qui a tout jamais devrait le partager en le dessinant.

tombe la pluie a grosse gouttes,
et lave mon chagrin et mes doutes.
la tempete a tout delavé,
il ne reste plus rien de la splendeur passée.
punis d'avoir trop voulu te voila condamné au silence
chaque quete, chaque savoir, a une consequence.


Alors je senti une souffle leger mais glacé. une presence ancienne. une profonde tristesse m'envahi.

Bricriu je t'ai appelé toi qui connait tout de l'ancien temps. En verité notre peuple va bien mal. Aide moi je t'en pris, aide moi a trouver qui sont les heritiers des anciens seigneurs. les lignées ont depuis longtemps ete melangé, voir decimé. Je t'en prie seul toi peut m'aider.

Alors se dessina dans la neige qui tombait en rideau fin, les mots suivants: Patiente, Karawn fils de Nuada, fils de Finn. je reviendrais dans 4 visages. tu auras ta reponse. chaque information a un prix, prepare ce prix.

Alors 4 jours passerent. pendant 4 jours je ne cessais de chanter les epopées du passé, sans bouger. Puis finalement arriva le 4eme jour.

la meme petite neige se mit a tomber en fin rideau. J'ai tes informations scalde, mais paie moi avant.

je vais te chanter une chanson encore jamais chanté Bricriu, une chanson digne des anciens temps!

yr eira yn disgyn , gan gynnwys y gad,
yn cynnwys y ddaear a glaswellt staenio gan waed ,
brenhinoedd mawrion sydd wedi aberthu
am ryddid a newid.

pan fydd yr ymerodraeth o waed Ceryddaist y mynydd Valind ,
y Skald , y iachawr a'i farchog unedig .
Yn wyneb cymaint o ddewrder , trolls , corachod a bach ,
Cododd byddinoedd enfawr. tri ar ddeg o weision yn falch
Umakt i'w gyflwyno i gynrychioli'r mab Orlanth .

Dechreuodd y frwydr ar doriad gwawr . y frwydr yn anghyfartal
cant yn erbyn y etifeddion yr hen cynghreiriau cael eu lansio
ddewr mewn brwydr. O bob ochr y saethau corachod hedfan,
trolls Berserkers taran a phwerus bach hud torri gwair
y rhengoedd o elynion . Yna lansio tri ar ddeg o ryfelwyr Umakt i frwydr

O fod y frwydr hon yn fendigedig , ond y frwydr hon yn waedlyd .
Roedd pedwar brenhinoedd gwych i dalu'r pris ! ar ddiwedd y dydd ei ollwng
trolio gyffredinol , brenin y ellyllon goedwig a gof bach. Yn fab i Umakt ei ollwng , ond y Skald yn gallu lladd y cyffredinol coch . Dim ond wedyn y frwydr enillwyd . a gallai'r gwynt o ryddid eto chwythu .

Spoiler:
 

a la fin de ma chanson, alors que mes derniers mots se perdaient dans le vent, je senti la presence de Bricriu. l'espace d'un instant, je senti une chaleur emaner de lui. a travers le fin rideau de neige, une tablette d'argile apparut. Sur cette tablette, 6 noms, heritiers des grands rois d'antan. Il ne me restait plus qu'a les trouver
.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 13 Déc - 22:49

des royaumes Orlanthi qui possedent encore un roi, peu sont rodés a l'exercice du pouvoir tant la gangrene lunar est la depuis longtemps. Aeleen ma douce amie, regarde plutot ce triste etat des lieux... du nord au sud il ne reste plus de rois pratiquement.

Sartar: Mornoir, roi des colymar qui a embrassé la religion de la lune rouge. je parle encore moins de temertain, le lache.
Tarsh: Moirades, qui a appris la sorcellerie lunar...
Montagne des bois de pierre: C'est le chaos le plus total entre les clans.
Esrolia: Telig, a vrai dire... enfin que penser d'une societe ou les hommes n'ont pas leur mot a dire.
Heort: Brian recemment defait et trop vieux, son idiot de fils Brigomaglos.
Bastis: le gros roi Elmi ecrase le peuple orlanthi
Wenelia: la wenelia n'est qu'un ensemble de petites cités.

Bricriu m'a donné 7 noms, mais chaque region ne sera pas representé je pense...

Kaeran, un capitaine du Sartar, petit cousin de Temertain.
Laoighaire, pretre de Lhankor Mhy, qui peut revendiquer la couronne de Tarsh
un certain Oengus qui menerait un petit groupe de rebelles.
Kallyr sourcil d'etoile qui se cachait en Heort
Tewennin le neveu du roi Brian d'Heort
Quinn du clan Baedd, serviteur de Kolat.
Edana la fille du chef du clan Arth

je ne pense pas qu'un pretre puisse avoir les responsabilités d'un chef... Les plus a meme de reussir sont sans aucun doute
Kaeran et Tewennin. J'ai peur que Tewennin soit un peu jeune... d'un autre coté il peut compté sur l'appui de Kallyr et son poids en tant que quetrice heroique n'est pas a prendre a la legere. Je connais le clan Arth... ils se battent avec fougue mais ils regnent sur un territoire trop petit je pense. Reste Oengus... un authentique chef rebelle, voila de quoi rallier la population. qui sait...
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Dim 15 Déc - 22:28

Tombe la neige calmement,
Le vent fremis dans les sapins
Je parcours ce monde avec entrain.
Le silence regne dans la foret,
Les animaux dans leurs terriers dorment
Je me repose au pied d’un orme.
La riviere glacée a stoppé son chant,
Les poissons ont quitté depuis longtemps son lit
L’eclat de la glace immaculée luit.
L’hiver a recouvert toute chose,
Mais bientôt la vie reprendra ses droits
Car l’hiver n’est qu’un passage, et le renouveau est déjà la.

Suite a ma longue aventure sur le plateau des ombres, je ressentais ce besoin visceral de rentrer sur ma montagne. De revoir les miens, retrouver la foret du givre, et le bois aux loups. La biere d’hiver que brasse Labraid. Comme si j’avais Kajabor aux trousses, je traversais Miniria et la passe en moitié moins de temps qu’il m’en fallait habituellement. Alors que j’arrivais aux Marches des bois de pierre, je decouvrais un certain nombres de villages, incendiés et pillés. Les lunars avait lancés des represailles et j’etais responsable de ses represailles. C’est le cœur gros que je reprenais mon chemin en direction de la montagne.

« je te sens bien ombrageux » me dit Aeleen.
«  c’est vrai… je me sens responsable de ce qui est arrivé dans les villages plus bas. A vrai dire j’ai peur de me battre pour une raison qui me depasse… »
«ton chemin est guidé Karawn, et je suis avec toi… Ne t’en fais pas. Enfin j’essaye d’etre avec toi le plus souvent ! je n’ai pas osé te suivre sur ce plateau des ombres… D’ailleurs aucun des esprits qui t’accompagnent ne t’on suivit. » dit Aeleen qui tentait de se defendre.
« oh tu sais, il y avait tellement d’esprits autour de nous. Et puis je ne demande pas que vous me suiviez partout. Meme toi Aeleen. Je ne te forcerais jamais a me suivre dans un endroit qui t’effraye. » dit je calmement.
Je sentis Aeleen sourire. « ne t’en fait pas Karawn, profite de ce repis que tu t’accordes. Tu l’as bien merité et il y a tellement longtemps que tu n’as pas vu les tiens. »
« c’est vrai… il y a longtemps que je ne les ai pas vu » dis je pensivement. Oui… il y avait tellement longtemps, et meme les rares fois ou j’avais pu les voir, je n’avais pas pu rester. La je devais rester, jusqu'à ce que… jusqu'à ce que quoi ? je ne sais pas, jusqu'à ce que j’eu fini de parler avec mon père. Et puis au loin j’entendis les merles chanter. Cette espece de merle qui ne vis que dans nos montagnes. Levant les yeux, je sentais le pic de Valind se dresser tout la haut. Je chassais les nuages pour le regarder un instant. Oui… cette fois encore bien des choses allaient etre revelé. Mais cette fois j’etais a la maison.
Le reste du voyage fut une authentique promenade. Je retrouvais les chemins que j’avais arpenté tant et tant de fois. Je faisais une halte au village de Malpic, le village du clan Baedd. J’y prenais des nouvelles, comme un simple voyageur. « Comment vont les affaires », « pas de brigands dans les parages », « et les lunars ils ne vous embetent pas trop ? ». Des discussions ordinaires, que je partageais avec des gens ordinaires. J’avais remisé armes et armure dans un baluchon et il ne me restait guere que ma lourde cape de voyage. J’avais posé un bandeau sur mon œil vide. Inutile d’effrayer les gens. Avant de penetrer dans le village, je m’etais questionné sur le pourquoi de ce sacrifice, Aeleen avait passé doucement sa main sur ma joue, carresser le bord de l’orbite, « tu t’es sacrifié comme un authentique heros orlanthi. Par ce sacrifice tu as montré que tu pouvais exiger beaucoup de ceux que tu conduirais car tu etais prêt a te sacrifier toi. Meme borgne, tu es beau mon montagnard. » avait été ses derniers mots.
« alors on rentre a son village ? » me demanda un vieux que les autres appelaient Padraig. Cette soudaine apostrophe avait eu l’effet escompté ! je sursautais sur mon tabouret. « meme avec ta capuche on te reconnait quoi… »
« laisse le don’ tranquille Padraig ! tu vois bien qu’il voyage sans armes, il veut pas qu’on l’embete» dit l’aubergiste que je regardais avec des grands yeux. «  bah oui quoi… on vous a reconnu. On parle pas mal de vous dans les parages ! depuis l’histoire de la bataille la haut, et puis y a eu le gouverneur puis la passe de Hurlevent… »
« oh… je vois… » bredouillais je, me sentant tout a coup idiot. Bien sur que ces gens m’avaient reconnu, c’est gens étaient les miens. Le clan Baedd avait toujours été un clan ami du clan Sidhre. Le plus proche geographiquement aussi. Ne sachant quoi dire, je me mis a rire, et les gens de l’auberge ne tarderent pas a en faire de meme. Je passais du temps avec ces gens, leur chantant quelques unes de mes aventures. Lorsqu’ils furent tous ivres morts, j’allais moi aussi me coucher.
Demain je rentrais a la maison.

Surveille l’atre, remet une buche ,
Sort des verres rempli la cruche,
Car je serais bientôt de retour.
Parents et amis me voici rentré
Vous que je ne voyais plus, comme vous m’avez manqué
Les années de guerre son derriere moi.
La bataille et le fer m’ont appelé
Mais aujourd’hui c’est l’amitié
Qui mene mes pas sur le chemin de la maison.
Comme il me tarde de prendre de vos nouvelles
D’ecouter vos bonheurs et vos petites querelles
S’en est fini de la mort et du sang car demain je serais chez moi.

Au matin je partais. L’aubergiste ne m’avais rien fait payer. La celebrité a quelques avantages. Je traversais le bois aux loups. Pendant des années j’avais joué la, j’avais appris a chasser dans ces bois. Pris d’une soudaine pulsion, je me pris a chanter la chanson de Wrmonoc.

« je connais ces bois, chasseur… » grogna Wrmonoc a mon oreille. « je te remercie de la belle partie de chasse que tu m’as offerte l’autre fois. Que dirais tu d’un petit duel amical, je sens des cerf-esprits alentours… »
Avant meme que je ne parle, Wrmonoc avait lu ma reponse. Je le vis s’elancer dans la foret, courant apres des chimeres. Et je fis de meme. Quel plaisir de trouver les traces, de traquer, de tirer. Oui je me sentais renaitre. J’etais chez moi, les marches, la guerre et la revolte, l’empereur rouge, tout cela était loin. Alors que je vidais le sanglier que je venais de tuer, je vis Wrmonoc revenir. « oui… quel plaisir de revenir chez soi ! »
« alors reste ici un peu, je n’aurai pas besoin de toi ici… toi aussi profite de cette periode de calme. Mais n’effraie personne tu m’entends ! »
Wrmonoc sembla me sourire. Et il disparu. Je mettais le sanglier sur mon epaule et je marche d’un pas leger vers mon village. Alors que le soleil s’elevait au plus haut et que le pic de Valind semblait rayonner, je faisais mes premiers pas dans Blancroc. Je saluais naturellement les villageois, comme si je n’etais jamais parti. Un gamin ne tarda pas a se coller a moi ! « c’est vrai que t’es Karawn ? c’est vrai que t’as presqu’ tué l’empereur rouge ? ». Les gens du village étaient rayonnants et moi tout autant. Je sentais Aeleen heureuse d’etre ici, je posais ma main sur mon epaule, a l’endroit ou elle posait toujours sa main. J’arrivais a hauteur de la petite maison de ma famille. Ma mere était dehors, elle etendait du linge. Je me plantais la, devant le fil. « qu’est ce que vous voulez ? » dit elle sans me regarder. «un grand bol de soupe au caillou ! », dis je sur un ton egal. Ma mere se tourna vers moi le sourire aux levres, la soupe au caillou c’était notre petite histoire. Lorsque j’etais enfant, il arrivait parfois que je ne veuille pas manger (les choses ont bien changé depuis…) alors ma mere me racontait que si je ne mangeais pas elle me ferait une soupe au caillou qui me transformerait en troll ! Alors bien sur je mangeais rapidement ma soupe de peur d’etre changé en troll… le sort est parfois moqueur. Elle lacha son linge et je lachais la bete que je portais sur l’epaule. Nos embrassades durerent longtemps. Elle me regardait comme seule une mere peut vous regarder, avec ce melange de fierté et de crainte et de colere. De la fierté pour ce que vous faisiez, mais de la crainte et de la colere pour les risques que vous preniez. « ton œil… qu’est ce qui t’es arrivé ? on raconte tellement de choses… » dit elle avec peur. Je carressais sa joue rosie par les années passées dehors. « ne t’en fais pas pour ca… je te raconterais tout ! » dis je avec tendresse. Il n’y avait que deux choses infinies dans ce monde, le neant et l’amour d’une mere. J’en avais la preuve a cet instant present. « rentrons donc nous mettre au chaud ! tu dois en avoir assez des cassepieds… » dit elle assez fort pour que les voisins qui semblaient s’attrouper l’entende.
« c’est quand meme trop bete, ta sœur n’est pas la. Elle reviendra bientôt. Tu sais que Conall Cernach est mort ? beaucoup de gens ont murmuré ton nom pour le remplacer… Mais bien sur tu n’etais pas la. Alors nous avons choisit Baglan Bearagh comme nouveau chef. Il est calme et c’est un bon guerrier. » ma mere n’avait pas cessé de parler depuis que nous etions rentré. Elle s’activait en tout sens. On avait l’impression qu’elle recevait un hote de marque.
« ne t’agite donc pas autant mere » dis je. « tu as fais du chemin pour venir ici, pour une fois que tu viens me voir je ne vais pas te laisser partir avec la faim ! Alors raconte moi, quelle betise as-tu donc faites pour te faire amocher de la sorte » dit elle en designant mon œil.
«avant de tout te raconter, dis moi si père sera bientôt la ? »
« Sur qu’il a appris ta venue, il ne devrait pas tarder. Aller raconte moi ce que tu deviens. » dit elle.
Alors je me lancais dans la narration de la quete des 7 nouveaux porteurs de lumiere. Ma mere ponctuait le recit d’exclamations et de commentaires en tout genre. Tantot elle me rabrouait pour ma violence, tantot pour la facon dont je me comportais, «  tu n’as quand meme pas dis ca a l’empereur rouge quand meme ! tout malefique qu’il est c’est un empereur, et tu etais son invité ! » Alors que je finissais mon recit, la porte s’ouvrit. De la neige et un vent glacial penetrerent la piece. Eclairé par l’atre, une masse penetra dans la maison, avec cette faible lumiere, on aurait dit un esprit ancien qui rentrait comme par magie dans le logis de quelques villageois pour leur proposer un pacte mystique. « Brrrrrr, quel froid soudain ! c’est moi ou Valind est mecontent… » tonna l’ombre en rentrant. Je me levais et m’approchait de celui qui était autrefois pour moi un colosse. « Père ! quelle joie de te revoir ! ». «  Mon fils ! nous avons entendu tellement d’histoires a ton sujet ! Il va falloir que tu nous racontes tout ca ! » dit il avec chaleur. Par Valind, que le colosse que je voyais autrefois était loin… Ce visage impassible et noble était a present silloné de rides, sa barbe devenait blanche et ses cheveux commencaient a se clairsemer. Son corps musculeux commencait a tomber, ses epaules autrefois si large, s’affaissaient. En revanche ses yeux n’avait rien perdu de leur acuité et de leur vivacité. Le feu sacré de Valind brulait toujours. Et ce calme… Mon père avait toujours temoigné d’un calme olympien en toute situation, ne s’enervant jamais. Sa voix aurait pu tonner mais il la laissait raisonner comme l’echo d’une caverne. En depit des années, il restait impressionnant. « allez venez vous asseoir mes hommes, buvez donc une chope, et toi Karawn raconte nous tes histoires chez l’empereur ! » dit ma mere coupant ainsi les retrouvailles. « l’empereur rouge ? ce n’était pas des histoires alors ? » dit mon père, surpris, en s’asseyant. Je racontais toute mes histoires en details. J’en chantait quelques passages. La chandelle était presque fini quand je mourrais les derniers mots dans ma bouche. Ma mere dormait depuis longtemps mais mon père était resté la, attentif, a ecouter mon histoire. « eh bien… quelle aventure mon fils ! » Il se levait et s’appretait a prendre ma mere dans ses bras quand je l’interrompis. « Père je ne suis pas venu que pour vous revoir… j’ai besoin de te parler. De certaines choses. » dis je. Surpris, mon père arreta son geste « ah oui ? de quoi veux tu me parler ? ». «  de mon heritage père. De la forge. De l’adamante… ». Mon père souris. « tu es donc au courant de tout ca… rallume une chandelle, je vais coucher ta mere et je reviens. »
« Tes ancetres etaient a la fois page et serviteur des dieux. Lorsque le banquet d’Orlanth prit fin, que toutes les lames furent brisé, ton ancetre Balor Sidhre fut chargé de nettoyer les traces du banquet. Alors qu’il arpentait le grand hall en ramassant les morceaux d’armes brisées, lui vint aux oreilles le chant d’un corbeau… »
« Ou te caches tu corbeau ? » dit Balor.
« je suis partout et nulle part » dit le corbeau, «  car je suis Gigfran l’esprit corbeau. Mon garcon, j’ai entendu le secret de l’adamante. Oreonoar, qui avait bu plus que de raison, me le revela. Et a mon tour je vais te le reveler. »
« pourquoi ? » dit Balor, « je ne suis meme pas forgeron ! »
«c’est un cadeau que je fais a ton clan. Tu m’honoreras et comme ca je ne mourrai jamais. Apprend a forger, devient l’un des meilleurs. Je guiderais tes pas. »
Alors Gigfran revela le secret de l’adamante a Balor. Balor disparu dans la montagne, cherchait a forger l’adamante. Les gens le pensait mort mais un jour il descendit de la montagne. Il fonda Blancroc. Depuis chaque descendent direct de Balor Sidhre, devient un forgeron, concervant le secret de l’adamante.
«mais toi bien sur, tu avais été choisi par Valind… Je ne pouvais plus te former. J’etais fier que Valind te choisissent mais je craignais que notre secret soit perdu. Heureusement dans sa grande sagesse, Valind, peut etre avec l’aide de Gigfran, t’as reconduit ici. » dit mon père.
Alors que je relevais la tete vers lui, je vis, sur son epaule, l’esprit d’un oiseau luire. « tu regardes Mwyalchen ? » dit mon père « c’est un fidele ami depuis des années… je sens que ton esprit est eveillé. Bien plus que le mien a vrai dire… Je ne sais pas ce que tu donneras comme forgeron. Forger l’adamante ce n’est pas forger le fer ou le cuivre… c’est plus compliqué et plus beau. Forger l’adamante demande un esprit eveillé, un profond calme… »
« père ! l’adamante pourrait nous aider dans la revolte que nous preparons ! » dis je alors.
«  ou bien causer la fin des Orlanthi… un tel secret DOIT etre garder, sinon pourquoi crois tu que nous l’ayons gardé aussi longtemps. »
« Père apprend moi quand meme a forger ! je te le demande comme un fils, fier de ses ancetres, fier de son heritage. Avant d’etre fils de Valind, je suis avant tout fils de Nuada, ton fils. Les evenements nous ont eloigné mais la destiné semble vouloir nous redonner une chance ne crachons pas dessus. »
Mon père me souris. Son regard profond comme le ciel scruta mon œil longtemps, je sentis qu’il sondait mon ame. « qui est donc cette jeune femme qui t’accompagne…  tu ne me l’a pas presenté. » finit il par dire, rompant le silence. « Oh… bien sur ! je te presente Aeleen, Aeleen de la chanson… » Ils parlerent tout le reste de la nuit, je n’avais pas envie de les interrompre. J’etais bien.

chwibanau mwyalchen ar ben pinwydd
oherwydd Gigfran wedi datgelu Balor
cyfrinach y dreftadaeth nefol Adamant
canu adar stormydd a tharanau blant du
oherwydd yn ei dyn morthwylion efail
cefndir a diffodd y duwiau hudol dur.
o dad i fab, etifeddion y Sidhre clan
cadw cyfrinach y dur cyfriniol
tan y diwrnod pryd y bydd dynion yn deilwng
dreftadaeth bonheddig hwn.
deuddeg duwiau, deuddeg gofaint
amddiffynwyr y Orlanthi gyfrinach yn y pen draw.
chwibanau mwyalchen ar ben pinwydd.

Spoiler:
 

Le soleil se levait dans la brume. L’ombre de la montagne menacante plongeait encore Blancroc dans l’ombre. L’air était frais et vivifiant. J’humais l’air, profitant du silence.
« prêt a partir ? » je me retournais. Mon père était la, avec son equipement de mineur. « la montée ne sera pas facile… ». je le regardais dubitatif. « ah oui… j’oublais… allez en route ! »
La monté était en effet assez difficile. Rien d’insurmontable mais le denivelé était important. Cela faisait deux jours que nous montions, nous avions depassé le village des glaces depuis l’aube quand mon père glissa et se mit a devaler un a pic. Courant apres lui je reussissais a le rattraper, le retenant avant qu’il ne chute mortellement. Dans sa chute, mon père s’était blessé au pied. «  nous sommes trop loin de tout… ». « ne t’en fais pas père, je vais te soigner. Ta forge est elle loin ? ». « une journée de route encore… » dit il tristement. « Allez viens je vais te porter ! monte sur mon dos. » dis je bravement. » ne t’en fais pas j’ai porté une trollesse sur mon dos. » Je l’accrochais sur mon dos et je me remettais en route. Bien sur le chemin n’en fut que plus compliqué. L’ascencion devenait vraiment fatiguante. Je chantais des chansons pour que mon père ne s’endorme pas sur mon dos. La nuit tombait et le souffle glacé de la montagne se levait… Impossible de s’arreter. Je marchais toute la nuit. Et finalement, alors que le soleil se levait, je vis la forge de mon père. « Père voici ta forge ! » dis je. « comment ? déjà ? tu as marché toute la nuit ? » dit il surpris. « bien sur père nous ne pouvions pas nous arreter ». Une fois dans la forge j’ouvrais le four dont la chaleur n’était que legerement retombé durant l’abscence de mon père. La forge ne tarda pas a se rechauffer. Mon père n’était pas durement blessé mais suffisament pour ne pas pouvoir marcher pendant quelques temps. Je lui faisais une attelle, je mettais quelques plantes sur sa blessure. « Bien… Maintenant que nous sommes la, je vais dormir un peu et bientôt nous pourrons nous lancer dans mon enseignement. ». « Karawn, je peux t’apprendre a forger, je peux te reveler le secret de l’adamante mais je ne pourrais pas t’aider a le forger. Tout ceci doit etre ton propre cheminement. » dit mon père, « courage, tu es pretre, chaman, un guerrier de talent et un homme courageux. tu n’as jamais faillit, ca ne risque pas de commencer maintenant.  Dors maintenant. ». Je m’endormais rapidement avec l’echo de ses mots.

Tombe la neige calmement,
Le vent fremis dans les sapins
Je parcours ce monde avec entrain.
Le silence regne dans la foret,
Les animaux dans leurs terriers dorment
Je me repose au pied d’un orme.
La riviere glacée a stoppé son chant,
Les poissons ont quitté depuis longtemps son lit
L’eclat de la glace immaculée luit.
L’hiver a recouvert toute chose,
Mais bientôt la vie reprendra ses droits
Car l’hiver n’est qu’un passage, et le renouveau est déjà la.
J'arpenterais la route encore quelques temps
puis il faudra que je rentre pres de l'atre acceuillant.
j'y verais mes freres, ma femme et mes enfants.
je n'aurais plus a souffrir, ni feu, ni du fer et encore moins du vent.


Dernière édition par stan le Lun 16 Déc - 22:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 16 Déc - 22:37

« Allez reveilles toi tu as du travail. »

Mon père était debout devant la forge. Je retrouvais le colosse que j’avais connu enfant. Il s’était improvisé une bequille. « viens approche de la forge Karawn. » je me levais et m’approchais du foyer. L’air chargé de scorilles dansaient a cause de la chaleur. Dans la penombre eclairé par ce feu rouge profond, je ne distinguais que les yeux bleus glace de mon père. « Ce foyer n’est pas un simple foyer mon fils. Ce foyer est alimenté par le feu secret de la terre. Boue sous ces pierres la colere de la montage, le corps magmatique de Lodril et Gustbran. La forge n’est pas une lutte, c’est une danse, une alliance secrete entre les metaux et la puissance rougeoyante de la terre. Approche ta main du foyer n’ai pas peur. » j’approchais ma main, refroidissant le foyer instantanement. « Impregne toi de sa chaleur, noue des relations avec les esprits de la lave. Ce ne sont pas des esprits intelligents non, ce sont des esprits telluriques qui ne comprennent que la force ou la faiblesse. Vas y… » Je ressentais les esprits de la lave m’assaillir. Ils ne parlaient pas, ils se contentaient d’etre. Depuis des temps immemoriaux ils se cachaient sous terre et a present je devais faire appel a eux. Instinctivement, sans parler, je les appelais a moi. Je sentais leur puissance effrayante, ecrasante, rouler et couler depuis les profondeurs de la terre. Je sentais les petits esprits curieux s’avancer pour savoir qui leurs parlaient et qui finalement laissaient leurs places a des geants de lave. C’est alors que l’esprit immense d’un parangon de lave m’assailli. Son esprit brulait si fort . Une colere hurlante et incandescente, une conscience chauffée a blanc se dressait devant moi. Le feu de Valind s’eveilla en moi, instinctivement, et le froid les effraya tandis que je poussais un hurlement glacé. Sans parler je me presentait a eux dans des volutes de givre, je leur demandais assistance dans mon entreprise de l’art de la forge. Que s’il me servait bien je leur donnerais des metaux pour se nourrir. Le parangon de lave ecouta patiemment ce que j’avais a lui dire, poussa un etrange grognement et ainsi le pacte fut cellé. Une odeur de cochon grillé me sortait de ma reverie. Ma barbe était en train de bruler, je n’avais plus de sourcils…  « j’ai senti une presence vraiment puissante Karawn... a se demander si tu n’as pas appeler le cœur d’Ernalda lui-même… bien… » mon père semblait un peu decontenencé par l’ episode de la forge. « c’était vraiment des esprits puissants… ». «  je sais père, je pense que c’est le froid de Valind qui les a appelé ». « oui peut etre… bon. Avant d’apprendre a forger, tu dois ramener tes mineraux. C’est ce qui fait du forgeron un artisan a part. Il sait lire dans les pierres, trouver dans les veines de la montagne les metaux qu’il recherche.  ». «je ne connais rien aux pierres… est ce qu’il faudra que je m’appelle aux esprits de la montagne ? » dis je avec apprehention. « Non mon fils, la montagne n’est qu’un seul esprit. Mais cette esprit est trop ancien, trop secret, trop violent pour nous les hommes. Meme pour un heros tel que toi. Pense que tu t’adresseras a un esprit qui date de la creation de la terre. Comment pourrait il comprendre qui ou ce que tu es.  Tu devras faire confiance a ton sens des pierres, une chose que nous avons tous dans la famille. Maintenant prend cette pioche et par chercher tes minerais. ».

Cela faisait plusieurs jours que je m’echinais a creuser la montagne en vain. Chaque fragment que je ramenais ne semblait jamais convenir. Pas assez pur, pas assez fereux… « non ca n’ira pas Karawn. Tu n’as pas assez ecouté ton sens des pierres. » me repetait mon père, encore et encore. Je ne comprenais pas pourquoi je n’y arrivais pas. N’etais je pas destiné a reclamer cet heritage ? la neige tombait en lourd flocon. Envahi par le chagrin, je me laissais tomber a genoux dans la neige vierge. « Valind, me suis-je trop eloigné de toi ? je ne sais pas ce que je cherche, je ne sais pas ou je vais. Suis-je encore digne de te servir ? ». recroquevillé sur moi-même, je priais me laissant recouvrir par la neige. « Valind, mon père, aide moi, donne moi ta benediction. Guide moi, suis-je vraiment sur la bonne voie ? Depuis des mois j’avance sans me retourner, je ne t’ai pas prié, je ne t’ai pas ecouté. Valind, mon père, je te prie du fond de mon cœur. ». La flamme de Valind brulait au fond de moi, d’une intensité rare. Une bise glacée se leva.

« Karawn, mon fils. Pourquoi un tel abattement ? tu as accompli de grande chose, pourquoi ne serais je pas fier de toi ? Aucun autre ne saurait mieux me servir que toi. » Je sentis une main glacée se serrer autour de mon bras pour m’aider a me relever. « tu es sur un chemin difficile, et comme l’hiver embrasse le monde dans sa totalité, tu dois embrasser ta destiné. Devient le herault des Orlanthi. Tu seras ma fierté. Tu redonnes a mon culte une place centrale. Comment pourrai je te reprocher de faire de grandes choses. Tu le sais je n’exige rien de mes serviteurs, sinon qu’ils croient en moi. Alors va Karawn. Va, apprends la forge, entoure toi d’esprits, utilise ma force. Mais pour l’heure tu es avec ton vrai père, impregne toi de lui. C’est un homme, pas un dieu, mais il a plus a t’apprendre que beaucoup de dieu. Va, libre, sans peur, Karawn, et rend moi fier. »

Le vent avait cessé. La neige aussi et le soleil commenca a briller. Je me sentais bien, liberé des doutes que j’avais. Je ne douterais plus. Me relevant, j’empoignais ma pioche. En quelques heures je creusais dans les flancs de la montagne. Je remplissais mes sacs de gros morceaux de fer, de plomb, de cuivre et d’or. Je revenais dans la forge. « Tiens la neige s’est arreté. » dit mon père avec un sourire. Alors que mon père regardait le contenu de mes sacs, il chantait tranquillement. « Bien mon fils. On dirait que tu as le sens des pierres. Pas de doute ! ces minerais sont magnifiques. Quelqu’un t’as aidé ? ». « peut etre bien oui… disons que je sais ou je vais a present. ». « c’est vrai qu’il est parfois dur de voir clair dans sa destiné lorsque fait rage le chaos et les tenebres autour de soi. Mais meme lorsque le feu et le fer parlent et que les corps tombent, il faut rester debout mon fils. C’est aussi ca le secret de la forge. Nous ne sommes pas des dieux, nous sommes juste des hommes, avec nos peurs et nos faiblesses. Mais grace a la force et a la discipline, nous pouvons forger les metaux et ca personne ne peut nous l’enlever. Notre famille detient un secret encore plus grand. Un secret qu’il te faudra proteger. Maintenant vient mon fils, approche du creuset, il est temps pour toi d’apprendre a forger. ».

Creuse, creuse la montagne, et prends le sang de la terre
Creuse, creuse plus profond et derobe l’or et le fer.
Que la pluie tombe ou que le vent souffle en rafale
Rien n’arrete le mineur dans son travail infernal.
Rajoute une buche, atise le feu,
Revele au monde son rougeoiment merveilleux.
Tu as passé un pacte avec les geants de la terre,
Tu as maintenant le droit de forger la matiere.
Frappe, frappe, forgeron sur ton enclume.
Et qu’une forme sorte de ce fer qui siffle et fume.
Les dieux t’ont offert le pouvoir de maitriser
Le feu, le fer et les elements dechainés
Dans un maelstrom primal, l’homme danse avec la terre,
A chaque coup de marteau, le feu danse avec le fer.
Puis dans la glace immaculée des sommets eternels,
Plonge la lame forgée, et rend la immortelle.

« bien mon fils. Frappe doucement… ressent le calme. La forge est une affaire de calme. Rappelle toi de la chanson… pour maitriser les elements dechainés tu dois etre calme comme la montagne, immuable comme le ciel. Doucement, doucement. Ressent chaque coup. Inutile de mettre trop de force la ou il n’en faut pas. ». Je voyais tourner autour de lui une nuée d’esprit-merles. « tu dois toujours etre en paix lorsque tu decides de forger quelque chose, de l’instant ou tu coule la lame primordiale dans le moule, jusqu'à ce que tu la range dans son fourreau. La forge n’a pas de place pour la rage ou la colere. Les armes ont leur esprit propre, si tu les forge avec haine et colere, ces armes seront a l’image de ces sentiments, brouillons, chaotiques, mauvais. Le calme et la patience permettent de calmer la soif de sang des armes » Alors que mon père prenait la lame pour la chauffer a nouveau, un petit merle vint se poser sur sa main libre. Il lui chuchotat quelque chose. Il retira la lame du brasier. La lame chauffée a blanc teintait le visage de mon père d’une lueur rougeatre. Dans la penombre de la forge ce spectacle était fascinant. Chacun de ses muscles semblaient tendus prêt a exploser, mais son visage restait calme, ses yeux sans colere, sa voix impassible. Posant la lame ardente sur l’enclume, je le vis rapprocher sa main ou était posé le petit esprit-merle. « Va maintenant, et vis une nouvelle vie. Tant que cette arme existera tu serviras son porteur. Si la lame se brise alors tu seras libre. Yr wyf yn y cytundeb hwn, y tân a'r efail.( je celle ce pacte, par le feu et par la forge.) ». Alors le petit esprit oiseau se fondit dans l’acier rougeatre, la lame siffla. Alors avec maintes precautions, mon père plongea la lame dans un bac plein de neige. « voila mon fils. Tu sais forger a present. ».

Je regardais mon creuset reduire les morceaux de minerais en liquide. « ferme les yeux, trouve le calme en toi. ». Je fermait les yeux, je voyais la neige immaculé et calme, les forets de sapins se dresser majestueusement devant moi. Oui… « maintenant trouve l’esprit qui t’es destiné. » Je marchais dans cette foret, calme, silencieuse. « regarde autour de toi, que vois tu ? l’esprit ne doit pas etre assoiffé de sang sinon l’arme le sera aussi. L’esprit ne doit pas etre indomptable car sinon l’arme le sera egalement. ». j’avancais dans cette foret quand des sifflements se firent entendre autour de moi. « avance ta main, acceuille ton esprit de la forge… ». je tendais la main pour voir s’y poser un petit oiseau marron et creme, une alouette. Bientôt un deuxieme vint se poser sur moi puis un troisième. « l’alouette… elle represente le juste milieu entre les dieux et les hommes. C’est une de leurs messagers favoris. Encore une fois tu sembles benis des dieux. Bien ouvre les yeux maintenant ». j’ouvrais les yeux. Le creuset avait fini de faire fondre mes minerais. La pate rouge et onctueuse degageait une chaleur intense. Je prenais le creuset et versait le contenu dans le moule en forme de glaive qui se trouvait devant moi. Mes mains tremblaient legerement. « pense a la chanson Karawn ». Je me mis alors a chanter.

gan dân a rhew
haearn yn y chwys a
Yr wyf yn morthwylio waed y ddaear.
y gwynt yn y pinwydd
Eira yn ymestyn ei gôt
nos yn disgyn yn fuan yn ddigon.
yng ngwres yr efail
gwaith byth yn dod i ben
streiciau dragwyddol
sy'n cyseinio eich morthwyl.
Gustbran yn rhoi nerth i mi
ac yn enwedig yn rhoi'r pŵer i mi.
ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy
fyw fy creu, yn gwneud cytundeb
y tro diwethaf llafn hwn
a hyd nes ddiwedd amser.
Spoiler:
 

Je sentais la presence de l’esprit de mon père bien sur, mais lorsqu’un courant d’air carressa mon echine, je pu deceler la presence d’un autre esprit. Je senti ses yeux se poser sur mon travail. Puis il entama la chanson que je venais de chanter d’une voix caverneuse. L’esprit de mon grand père. Mon père ne tarda pas a nous accompagner. Puis bientôt une autre voix se fit entendre, puis une autre et encore une autre. Bientôt tous mes ancetres, etaient la, autour de moi a chanter, tout en me regardant forger. Leurs voix profondes faisaient vibrer l’air de la forge. Une voix plus que les autres semblait venir des trefonds de la terre, c’était la voix de Balor Sidhre. Son regard azur restait fixé sur mon travail. Le fer ecarlate prenait forme petit a petit. Je martelais tantot avec force, tantot avec douceur, donna a la lame une forme idealement tranchante. Alors que s’intensifiait les chants autour de moi, je replongeais la lame dans le brasier. Je receuillais sur mon doigt une des alouettes qui virevoltait autour de moi. J’approchais sa petite tete pres de ma bouche et je lui soufflais : « ac yn enwedig yn rhoi'r pŵer i mi. ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy,fyw fy creu, yn gwneud cytundeb, y tro diwethaf llafn hwn. ». Je sortais alors la lame du brasier, je la posais sur l’enclume comme l’avait fait mon père avant moi et je vis l’alouette penetrer la lame ardente. Litteralement en transe, je saisissait la lame etincelante a pleine main pour la planter, dans un panache de fumée et de vapeur, dans la neige. Alors les chants se turent. Sortant l’arme de la neige, je la fis tinter. La lame chantait comme une alouette. Je vis ces dizaines de regard se figer sur moi, me penetrer et m’investir de leur savoir ancestral. Je tombais, je n’entendis qu’a la lisiere de ma conscience : « Mon fils, tu sais forger. Tu porteras le secret de l’adamante, tes ancetres l’ont decidé.»

Quelques jours passerent. Mon père était presque remis de sa blessure. Il serait bientôt tant de me reveler le secret de l’adamante. Mais lui comme moi n’etions pas pressé d’arriver a ce moment car il marquerait la fin de ce temps passé ensemble. Je savais que le lien chamanique nous unirait n’ importe où, mais ce moment de bien etre serait irremplaçable.
« Karawn, il faudra bientôt que tu forges l’adamante. C’est une aventure solitaire. Je peux te reveler comment le faire mais personne ne pourra t’aider dans cette tache. Tu as été investi du savoir de tous les forgerons depuis Balor Sidhre. Je suis sur que tu y parviendras. Maintenant ecoute moi sans m’interrompre car je vais te reveler le secret de l’Adamante. Les abeilles vivent en ruche, les hommes dans des villages. Les hommes et les femmes s’unissent pour donner naissance a des enfants, les armées s’assemblent pour la bataille… Lorsque Oréonoar est descendu parmi les forgerons divins, elle l’a fait pour prouver la grandeur des dieux celestes dans leur unité. Les forgerons divins au lieu de s’allier s’etaient mit en concurrence, ils ne pouvaient pas triompher. Je suis sur que des a present tu as compris le secret de l’adamante… L’adamante est la metal le plus solide car c’est un alliage de tous les metaux. L’adamante c’est plus que de la forge. Tu devras bien sur meler, l’or, l’argent, le plomb, le cuivre, le fer et le mercure mais tu devras y ajouter un metal secret de ton choix. L’art de l’adamante ne s’apparente pas qu’a un exercice perilleux de la forge, c’est un chemin spirituel car chaque arme que tu fabriqueras aura un coup bien plus important que celui des metaux. Car lorsque tu auras coulé cette lame d’adamante dans son moule, il faudra que tu y verses ton sang, il faudra que tu y verses un souvenir et il faudra que tu sacrifies un haut esprit de la forge. Ces esprits sont rares. Si tu parviens a forger l’adamante alors tu auras crée une arme unique, une arme majeur capable de tuer un dieu. Reflechi bien a cela. Ma blessure est guerie. Et je me fais vieux… je crois que je vais rester a Blancroc avec ta mere dorenavant. Mon fils, cette forge est a toi. Peu importe ce qu’il arrivera, peu importe ce que tu feras, je sais que nous pourrons etre fier de toi, ta mere et moi. Jamais, lorsque Valind t’a acceuilli, jamais je n’aurai espere que tu deviennes ce que tu es aujourd’hui. Va mon fils, devient le Herault des Orlanthi, rivalise avec les heros des anciens temps. Encore une chose, la guerre ce n’est pas que la rage ou le massacre. Ne l’oublie pas. Ne sombre pas dans le chaos en voulant lutter contre lui. Reste toujours fort et digne. Soit comme le vent de Valind, libre, en t’affranchissant de tes peurs et de la soumission. Je pars a present. » Les larmes emplissaient le regard de mon père lorsqu’il me donna l’accolade. « nous sommes lié par l’esprit mon fils et je ne serais jamais bien loin de toi. ». « père, je voudrais t’offrir ceci ! » je lui tendis le glaive que j’avais fabriqué. Il n’était pas affuté bien au contraire et je l’avais gravé des paroles de la forge. « tout ceci c’est grace a toi père. Je comprends a present pourquoi le merle, l’oiseau sage, est ton compagnon de forge. En verité aucun autre animal n’aurait pu mieux te representer. Embrasse mere pour moi. Je ne reviendrais pas avant longtemps. Prenez soin de vous. » j’etraignais mon père dans un melange de tendresse et de chagrin. Je le voyais s’eloigner, gambadant tranquillement, avec l’intuition que peut etre, peut etre, une fois que tout ceci serait fini, je pourrais revenir dans les montagnes passer du temps avec mes chers parents.

Je passais du temps a reflechir a ce que m’avait dit mon père. Quel prix faut il payer pour employer une arme ? fallait il seulement reveler le secret de l’adamante ? La guerre était elle inevitable ? oui sans doute j’appartenais a un peuple guerrier. Mais la guerre devrait etre faite avec dignité, avec bravoure et compassion. Surpassons nos ennemis en etant plus juste, plus courageux, plus determiné qu’eux. Pas en etant plus sanguinaire ou plus cruel. Bien sur l’heure de la cruauté arriverait, l’heure du sang sonnerait, les armes reclameraient leur tribut de sang et d’ame… Mais tout ceci devrait etre contenu. Le soleil se levait dans la vallée, et c’est la que tout m’apparut clairement. Il était temps de forger l’arme du grand Airwain, le guide des Orlanthi. Il me fallut plusieurs jours pour trouver les meilleurs metaux. Il me restait encore a trouver le metal secret. Un metal resistait a l’usure, a la rouille, c’était le platine. Apres des jours de travail, je mettais la main sur une pepite de platine suffisante pour le rituel que je preparais. « tu ne peux pas faire se rituel ici… » me dis je. Je pris mes outils, mes metaux, et je partie pour la cime du pic de Valind. L’ascencion fut longue, marchant dans les neiges eternelles qui n’avaient encore jamais été inviolées. J’etais sur le mont le plus haut des montagnes des bois de pierre. Je m’attelais aussitôt a la creation d’un creuset et d’un four assez grand pour mon rituel. Je passais des jours a creuser d’enormes roches pour en faire les outils de la forge. Puis je m’attelais a realiser un autel pour Valind. Le rituel pouvait commencer…

« Toi esprit tellurique qui a jurer de me servir, vient et empli ce four que j’ai creusé ! car en verité devant les dieux je vais forger l’adamante. ». Un grondement se fit entendre, je senti la presence du parangon de lave, et bientôt la lave se deversa dans le four le remplissant parfaitement. Je posais le creuset au centre et je plongeais un a un les metaux. D’abord le plomb pour les tenebres, puis l’or pour le feu et le ciel, puis l’argent pour l’air et les tempetes, puis le mercure pour les eaux, puis le cuivre pour la terre, puis le fer pour les hommes et enfin le metal secret, le platine… « le platine, pour que l’arme que je forge devant les dieux et le symbole qu’elle represente, dur eternellement et que ni le temps, ni la mort, ni aucun signe du pourrissement ne viennent jamais la frapper. Que comme la soif de liberté Orlanthi et par la l’autorité de l’Airwain soit infini et universel. ». Je me dirigeais alors devant l’autel que j’avais fabriqué. J’etais pratiquement nu, ne gardant qu’un pagne. Comme les orlanthis des anciens temps je me mis a genoux devant l’autel. « Valind, mon père, appelle ici les dieux des tempetes. Orlanth le tonnant, toi qui regne sur notre peuple entend mon appel. En verité devant toi et ta cour, je veux preter un serment qui engagera tes enfants pour l’eternité. Seigneurs de la tempete, consentez a quitter vos demeures pour m’ecouter ! ». Ma voix tonnait comme le tonnerre. Le vent se tue face aux eclats tonitruants de ma voix. « Dieux des tempetes pour vous et pour la multitude, je forge une arme adamante. » Alors le ciel s’obscurcit tout a coup. Le vent se leva, de plus ne plus fort. Des eclairs, de la neige, de la pluie commencerent a tomber. Les dieux avaient entendu mon appel. Je me dirigeais devant le creuset, les metaux avait presque integralement fondu. Le moule devant moi representait une lance. Quel meilleur symbole pour unifier les Orlanthi qu’une lance le symbole d’Orlanth. Alors que je m’approchais du creuset, je sentis des presences incommensurables s’approcher. Il était temps pour moi de chanter.

duwiau nefol metel,
yfed fy ngwaed, yfed fy enaid,
Fi yw'r gof a roddodd i chi bywyd.
fel tad byddwn yn bwydo i chi
ond fel mab fy ngwneud yn falch.
bellach yn mynnu y gwaed
nid yw'n galw am ladd.
yn dangos gryf ac yn deilwng i chi
mewn brwydr neu yn y cyfarwydd.
Adamante bendithio ymysg yr holl metel
dderbyn hyd meddwl fy mod yn galw i chi.
brenhinoedd metel yn derbyn yr anrhegion
y byddwn yn ei wneud, ond bob amser yn
yn safon o ryddid, dewrder ac arwriaeth.
Spoiler:
 

Alors a ce moment j’entendis dans le vent, les chants de mes ancetres. Je chantais plus fort encore le chant du forgeron.

gan dân a rhew
haearn yn y chwys a
Yr wyf yn morthwylio waed y ddaear.
y gwynt yn y pinwydd
Eira yn ymestyn ei gôt
nos yn disgyn yn fuan yn ddigon.
yng ngwres yr efail
gwaith byth yn dod i ben
streiciau dragwyddol
sy'n cyseinio eich morthwyl.
Gustbran yn rhoi nerth i mi
ac yn enwedig yn rhoi'r pŵer i mi.
ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy
fyw fy creu, yn gwneud cytundeb
y tro diwethaf llafn hwn

je commencais a verser l’adamante dans le moule quand se materialiserent, en assemblée, les dieux. L’adamante coula comme du miel dans le moule. Son eclat ardent était a la fois plus intense et plus inquietant que celui du fer. Alors que je finissais de faire couler l’adamante dans le moule, apparut le haut esprit de la forge. C’était un cerf immense, aux bois gigantesque. L’intelligence dans son regarde ne laissait planer aucun doute sur sa nature veritable.
« je suis Brenin, le haut cerf-esprit. J’ai entendu ton chant. Ta cause est juste, ton chant est fort, j’accepte de me sacrifier pour le peuple que je cherie tant. En me sacrifiant a cette lame, je declare que seul l’Airwain pourra me brandir pour la gloire d’Orlanth et de son peuple. ».

Le cerf baissa la tete.J’empoignais alors un long poignard. J’entaillais profondement mon torse et mon bras, faisant ainsi gicler mon sang dans le creuset. « par ce sacrifice de sang, je paie le tribut que reclamera l’arme. Arme adamante bois mon sang et apaise ta soif a jamais. » le sang en tombant dans le creuset créa un panache de fumée epaisse. Il était temps de sacrifier un souvenir. Les dieux silencieux, regardaient toujours la ceremonie avec devotion.
« Adamante, a present, bois ce souvenir. Par ce souvenir, tu seras lié a l’ensemble du peuple Orlanthi, car des a present, nous serons unis par l’esprit. Apres la bataille des 4 rois, j’ai été pendant un temps le roi de la montagne, seigneur des trolls et des montagnards… Valind, mon père, m’avait fait cet immense honneur, prend ce souvenir, devient l’arme d’un roi… ». Un vent glacé souffla.

rheolydd Brenin aloft ei waywffon
dilyn y uffern i fyny
iddo rydym yn rhoi ein bywydau
iddo rydym yn rhoi ein henaid
pigo y cythreuliaid
dreigiau malu
ar gyfer y mawredd dy
ar gyfer y gogoniant dy dduwiau.
Spoiler:
 

Il était temps a present de remplonger la lame dans le brasier. Le cerf-esprit chantait avec moi. Et lorsque le fer fut a nouveau rouge, le cerf s’avanca. Il baissa la tete et je lui chuchota « ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy, fyw fy creu, yn gwneud cytundeb, y tro diwethaf llafn hwn ». Il releva la tete, plongea ses immenses yeux dans les miens et me dit noblement : « Yr wyf yn aberthu fy mywyd ar gyfer eich faner yn disgleirio. y cytundeb yn cael yw bod. (je fais le sacrifice de ma vie pour que brille ta banniere. le pacte est cellé.) ». La lame de la lance poussa un hurlement alors que le cerf-esprit la penetrait.
« hearn yn goch, y llafn yn barod.( le feu est rouge, la lame est prete.) » dis je.
« pas encore maitre forgeron ! » dit une voix. Mes esprits suivants etaient la pres de moi. Conchobar s’avanca le premier. « je donne a cette lame le courage, que celui qui la porte, ne defaille jamais. ». Puis ce fut le tour de Leagh : « que le porteur de cette arme brille au firmament, que son esprit anime l’ame des guerriers qui le suivent. ». Dans un grognement Wrmonoc s’approcha de la lame : « que celui qui porte cette lance n’oublie jamais l’importance de la liberté ni que celle-ci a un prix. ». Enfin Aeleen s’avanca, magnifique, digne et fier vers la lame de la lance. « que le porteur de cette arme ne fasse pas d’elle une arme de destruction mais une arme de renouveau, d’entente et de prosperité. Qu’il ne perde jamais l’espoir. ». La lame de la lance devenait de plus en plus irridescente au fur a mesure que mes compagnons couvraient cette arme de present. Quand ils eurent fini, j’enfoncais un baton de bois de fer parfaitement droit a sa base. « que jamais ce bois ne viennent a se briser. Maintenant dieux, assistez au bapteme de cette arme. » tenant d’une main la lance, je creais un immense socle de glace grace a la puissance magique qui m’habitait. « Par cette lance, je scelle le destin du prochain Airwain. Dieux si je vous ai demandé de venir c’est parce que j’ai une requette a vous faire. Ce secret ne peut etre gardé. Que chacun d’entre vous m’envoie un de ses serviteurs. Je le formerais au secret de l’adamante. Ainsi donc il y aura 12 forgerons saints, qui veilleront sur le secret de l’adamante et sur le pacte de l’unité Orlanthi. » et finissant cette phrase, je plantais la lance dans le bloc de neige eternelle. La vapeur et la fumée et un sifflement terrible se fit entendre. La lance d’adamante était forgée. Elle scintillait de mille feux et semblait indestructible. M’avancant devant les dieux devant moi, je leur presentait l’arme ainsi forgé. « Dieux, le secret de l’adamante c’est le secret de l’unité. Acceptez vous ma proposition. Douze dieux, douze forgerons saints, pour garantir le secret des orlanthi ? ».

Alors Valind prit la parole : «  Karawn, personne ne me servira mieux que toi. ».

Puis ce fut au tour de Chalana Arroy : « pour l’harmonie et la paix, j’y consens. »

Vint ensuite Donandar : « en verité, pour la gloire et les epopés, j’y consens ! »

Humakt prit la parole : « j’ai suivi tes exploits, tu es digne, par l’épée j’y consens. »

Mastakos se dressa alors : « je t’ai déjà aidé par le passé, je continuerais, je t’enverrais un disciple. »

Inora dit alors : « devient le herault, soir le forgeron, par les neiges eternelles j’y consens. »

Arkat grommela : « que j’aurai aimé avoir une telle arme en mon temps… je t’enverrais quelqu’un. »

Kolat souffla une longue bourrasque puis dit : « heros, quel exploit as-tu accompli, je consens a t’envoyé un serviteur. »

Issaries et Lhankor Mhy restait silencieux. Orlanth allait parler le dernier. Issaries finit par declarer : « et de quel droit le serviteur de Valind se dresserait il en heros ? oui tu as fait des exploits mais pas plus que ca. » Lhankor Mhy enchaina : « et de quel droit avez-vous gardez ce secret ? il devait etre donné a mes fils qui l’aurait protege. » les yeux se tournerent vers Orlanth quand Ernalda dit : « eh bien moi heros, je consens a t’envoyer quelqu’un. ». Orlanth fit la grimace, agacé. Il finit par declarer : « forgeron, je t’ai entendu proferer a mon egard bien des remarques desobligeantes. Pourquoi devrais je accepter ton offre alors que je pourrais voler ton secret ! j’ai tué le grand Yelm, crois tu qu’un homme m’effraie ? ».

surpris je ne savais plus vraiment quoi repondre… « Pour montrer ton allegeance et ta fidelité a mon pantheon, plonge ta main dans le creuset ! ». Valind s’indigna : « enfin Orlanth ! cet homme a fait la preuve de sa fidelité ! ». Alors calmement je m’approcha du creuset. « n’ayant crainte père, si telle est la volonté du roi des tempetes, qu’il en soit ainsi… ». Sans peur, j’approchais ma main du creuset. Je ne tardais pas a plonger la main dans le reste d’adamante. Le froid que degageait mon corps engourdissait mon membre qui brulait. Une odeur infame de chaire se degagea puis je ressorti l’avant bras du creuset. « puisqu’il fallait souiller cette reunion pure par un sacrifice de sang, voila qui est chose faite. » dis je en direction d’Orlanth. Orlanth inclina la tete : « tu es effectivement l’homme qui sera le herault de nos peuples. Accepte de former un de mes serviteurs aux mysteres de l’adamante. ». « bien sur Seigneur tonnant. » dis je alors que je commencais a perdre contenance. Issaries et Lhankor Mhy accepterent presque a contre cœur d’envoyez leurs serviteurs. Puis les dieux disparurent. Je sentis la douceur de Chalana Arroy envahir mon bras. Elle me murmura dans le vent : « ton bras de chair est perdu mais tu as gagné un nouveau bras d’adamante qui le remplacera en tout point. Donne et repends le courage autour de toi Karawn. La liberté, l’harmonie et la paix dependent en partie de toi. Va maintenant, va chercher l’Airwain du peuple Orlanthi. »

Je tombais inconscient. Le vent soufflait autour de moi, la neige tombait doucement. Je sentis la presence chaleureuse d’Aeleen aupres de moi. Mon corps ne repondait plus. Elle leva ma tete et la posa sur ses genoux. J’etais bien ainsi, dans le monde des esprits.
« Karawn… jusqu’ou iras tu dans ta quete ? d’abord ton œil, aujourd’hui ton bras… ne tiens tu pas a vivre… » me dit tristement Aeleen.
« je tiens a vivre mais aupres de toi. Si je veux gagner ma place dans les legendes et vivre eternellement a tes coté, je dois tout tenter. » lui repondis je pensivement.
« tu fais ca aussi pour notre peuple, n’est ce pas ? »
« bien sur. Ecoute le merle chanter. Mon père a assister a tout ca ! j’espere qu’il sera fier. Et toi es tu fiere de moi ? »
« bien sur Karawn, mais j’ai peur pour toi. Peur que tu finisses broyé par des forces qui te depassent… »
« nous verrons ma belle amie. L’heure de la guerre n’est pas encore la. »…




Tombe la neige calmement,
Le vent fremis dans les sapins
Je parcours ce monde avec entrain.
Le silence regne dans la foret,
Les animaux dans leurs terriers dorment
Je me repose au pied d’un orme.
La riviere glacée a stoppé son chant,
Les poissons ont quitté depuis longtemps son lit
L’eclat de la glace immaculée luit.
L’hiver a recouvert toute chose,
Mais bientôt la vie reprendra ses droits
Car l’hiver n’est qu’un passage, et le renouveau est déjà la.
J'arpenterais la route encore quelques temps
puis il faudra que je rentre pres de l'atre acceuillant.
j'y verais mes freres, ma femme et mes enfants.
je n'aurais plus a souffrir, ni feu, ni du fer et encore moins du vent.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 16 Déc - 23:01

les epees bientot scintilleront,
les lances et les boucliers s'entrechoqueront,
le carnyx et les chants dans la vallée resonneront.
dans la victoire comme dans la defaite
nous seront heroique.
que le merle ou le roitelet chante
nous nous batterons jusqu'au dernier
laissant nos noms dans la legende.
investis du pouvoir divin et de la fureur celeste.
beaucoup de nos ennemis tomberont
avant que nous disparations.



deuddeg duwiau, deuddeg gofaint,
ymhlith y gweision gorau
cael eu dewis i gadw cyfrinach
y mwyaf gwerthfawr o bobl Orlanth.
Byddant yn cael eu datgelu cyfrinach y Adamant
y sanctaidd metel anghofio duwiau ar y ddaear.
deuddeg o ddynion gyda chalon bur a balchder ffyrnig.
sy'n gwasanaethu at farwolaeth y pantheon o stormydd
ac yn arwain pobl Orlanthi.
Gwneud i chi fab stormydd, ar yr un pryd, rhyfelwr,
bardd ac yn offeiriad, y storm yn galw i chi.
gadw'r gyfrinach, ond nid yn cael eu defnyddio
cynnig eich gwaith ac nid ydynt yn gwneud gwrthrychau dinistrio
neu os ydych yn torri'r llw a byddwch yn anghofio am y maes
wybodaeth rydych wedi caffael a byddwch yn dod o hyd i farwolaeth ddiflas.

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 17 Déc - 11:34

voila la chanson d'une troupe de menestrels prometteurs. Des Orlanthi venant d'Heort qu'on appelle les "gods of thunder"...

tres prometteur vraiment!

http://www.youtube.com/watch?v=4N-k0dRVx4Q

Ils disent que tout est perdu
Qu'il n'y a plus d'espoir
Je ne veux pas être déçu
Et ne plus y croire

Maintenant au revoir
Tend tes mains vers le ciel
Laisse cet hymne au courage
s'élever dans la nuit

Le vent portera mon cri vers ceux prêts à lutter
Chante cet hymne au courage
Unis dans la nuit

Il te faudra te battre avec la force d'y croire
Fais face, vas-y, n'hésite pas, je suis avec toi
Ton coeur, ton âme te guident
Haut, jusqu'à la victoire
S'il faut combattre je suis là, je suis là


Le vent portera mon cri vers ceux prêts à lutter
Déploie tes ailes avec moi
Unis pour la vie
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 17 Déc - 13:06

dans la clameur de la bataille,
dans les conquetes d'un soleil triomphant.
au coeur des tenebres et dans la tempete,
le guerrier d'Orlanth est toujours fort
et reste debout quand les autres tombent.
sous le regard des dieux eternelles
ils connaitront le pouvoir de mon bras.
je n'ai pas peur de la defaite,
je n'ai pas peur de la tourmente
je ne crains meme pas le destin,
car jamais je ne baisserais la tete.
jamais mes yeux ne perdrons l'eclat de la liberté.
par le fer et par le feu ils apprendront a me craindre
autant qu'ils craignent les dieux.
la banniere aux eclairs se dressera bien haut.
le choc des boucliers, le tintement de l'acier,
rien ne couvrira ce chant de liberté!
dix milles hommes cote a cote
courant vers la victoire ou la mort
se dresse face a l'oppression
quand les autres tombent.
sonne la charge vers le triomphe
rattrapons le vent dans sa course insolente
astres souverains tremblez!
car deja voici les fils d'Orlanth


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 17 Déc - 21:17

j'ai vu le chaos tout submerger,
j'ai vu les flammes de la guerre consumer le monde.
j'ai vu cent mille hommes charger comme un seul,
j'ai vu des combats perdus a un contre cent,
j'ai vu des heros tomber, j'ai vu de simples soldats se redresser,
j'ai vu des hommes faire des exploits et d'autres pleurer.
Quand notre monde tombera, je n'aurai pas peur.
je passerais tranquillement de l'autre coté des pins,
dans ce monde que nous appelons Annwn,
la ou mes freres tombés et mes ancetres m'attendent,
la ou toi mon amour, tu patientes en attendant mon retour.
je traverserais la foret, je franchirais la riviere,
qui me separe du monde des esprits.
quand les fleches et le fer me transperceront,
je ne tremblerais pas, car jamais je n'aurai ete aussi pres de toi.
quand notre monde tombera je n'aurai pas peur,
j'irai de l'autre coté des pins le coeur leger car je sais que tu m'y attendras.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mer 18 Déc - 20:52




Faites dire dans tout le royaume d'Orlanth,
que celui qui parviendra a soulever la lance d'Adamante,
pourra pretendre a diriger tous les Orlanthi.
n'importe qui pourra essayer, aucun titre ne sera demandé.
Karawn le forgeron


Dernière édition par stan le Ven 20 Déc - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 26 Déc - 16:15

Apres nos aventures etranges, je decidais de quitter la Nouvelle Opar discretement. La nature de la liberation des dieux de leur prison d'adamante ne m'inspirait rien de bon et certains esprits n'annoncaient rien d'encourageant. On avait parlé d'un navire lunars occupé par 8 jeunes et riches heritiers. On disait que ceux ci avaient adressés de grand geste a Thamar et Melkior. Ils avaient fait leur choix, je ne pouvais pas leur reprocher d'avoir choisi en ame et conscience, mais etait ce vraiment le cas? Cette confrontation avec cette deesse malfaisante qu'etait Binafsha pouvait facilement tourner les tetes. Ses histoires de reel ou d'illusion... peu importe tant que ce qui nous apparait sous les yeux semble tangible, quelle importance que cela soit une illusion. Apres deux jours a boire dans une auberge sombre du quartier des tempetes je quittais donc la Nouvelle Opar sans dire ou j'allais. Je laissais tout l'arsenal du futur Airwain au temple d'Orlanth, apres tout son fils n'avait qu'a venir le chercher lui meme, et s'il ne venait pas quelle importance, c'est que le fils d'Orlanth devait etre trop couard ou trop faineant pour venir en personne. La colere grondait en moi... pourquoi? je ne sais pas. Parce que je ne pouvais rien faire sans doute. Comme une ombre je passais les grandes portes des 7 porteurs de lumiere, direction la montagne. Oui mais laquelle? Je ne voulais pas retourner chez moi, pas maintenant. Instinctivement je prenais le chemin de la partie occidentale des montagnes des bois de pierre, la direction de Dorastor...

Pourquoi es tu parti Karawn? me demanda Aeleen.

j'ai a faire ma belle amie... je ne sais pas quoi mais j'ai a faire, lui repondis je sur un ton laconique.

tu ne sais meme pas ce que tu cherches... tu a des yeux mais tu ne vois pas, tu vois les vents des esprits mais tu ne les regarde pas, tu cours en tout sens sans savoir quoi faire... TU n'as pas voulu etre le roi, tu as choisi d'etre le messager, alors comporte toi comme tel! attend patiemment que l'on t'appelle, qu'on vienne te chercher. me dit Aeleen sur un ton severe. Tu aurais pu mais tu n'as pas voulu, assume tes choix. Tu pars vers Dorastor, sans savoir pourquoi... tu crois que ton coeur est inviolable pour moi? je sais tout ce que tu vas faire Karawn, tu ne peux rien me cacher comme je ne peux rien te cacher. Au lieu de te comporter en brute ecervellée comporte en heros. A quoi pensais tu dans le temple d'Orlanth? espece de profanateur va! tu as un devoir devant les Orlanthi, tu as choisi de reveiller en eux la flamme, assume cela, ne part pas mourir pour rien en Dorastor! ce serait fuir tes responsabilités!

A quoi bon... tu as vu avec quelle facilité l'image de Kajabor m'a defait, tu as vu Thamar et Melkior liberer de leur prison ces dieux debauchés...

Kajabor est un dieu, tu n'es qu'un homme, tache de t'en rappeler. Quant au choix de tes alliés, n'y apporte pas trop d'importance pour le moment, tu as une tache lourde, ils sauront rattrapés leurs torts. Maintenant que tu es sur ce chemin, que vas tu faire?

continuer a l'ouest, vers les montagnes.

Karawn... tu ne m'as pas ecouté... dit Aeleen tristement.

oh si bien au contraire!...

Plusieurs jours passerent et enfin j'arrivais dans les hauts sommets de la montagne des bois de pierre. Dans sa partie occidentale je pouvais presque sentir les odeurs pourrissantes de Dorastor en contre bas. Du haut de cette montagne, je pouvais voir l'horreur du pays damné s'etendre a mes pieds.

que vas tu faire? me dit Aeleen d'une voix tenue, j'ai peur d'etre ici...

pars ma belle et ne revient que quand j'aurai fini. Je vais apporter la lumiere au coeur des tenebres...

Je sculptais dans la pierre un autel enorme qui me servirait de forge consacrée. Je sculptais aussi le creuset dans une pierre noire. ce travail me prit plusieurs jours dans un silence total. les oiseaux ne volaient pas a proximité, toute vie avait fuit ces montagnes. La montagne elle meme semblait corrompu. Quand vint le premier soir, une brume sombre et vicié monta depuis les contreforts de Dorastor. Je sentais quelle etait l'incarnation d'un mal ancien et fou qui ne cherchait qu'a devorer toute ame qui vivait dnas ces montagnes et je comprenais soudain pourquoi tout etait si calme, la vie avait tout simplement ete devoré par cette chose. Elle avait senti ma presence. elle se dirigeait vers moi. Alors je me mis a entamé un chant.

disgleirio yn yr niwl
hela galar tu mewn i mi
amheuaeth wedi ymledu fy enaid
dal i mi cyn y cwymp

pigo y gorwedd
ansicrwydd dinistrio
ffrwydro y tywyllwch
yn yr wyf yn dod o hyd i fy hun

o wirionedd yn codi y Adamant
gan yr eryr a'r dylluan
disgleirio disgleirio drwy'r niwl ac anhrefn,
fy enaid, fel y fflam Orlanth.

Spoiler:
 

alors que j'avais les yeux fermés, je pouvais sentir la brume m'entourer. Elle tentait de me toucher mais mon chant créait une protection autour de moi, je sentais mon ame briller legerement du bleu de Valind, c'etait a peine suffisant pour pouvoir chasser la brume. Elle tourna autour de moi jusqu'a ce que Yelm decide d'arpenter le ciel. Au matin, la brume disparu dans la foret au pied des montagnes. J'etais sauf jusqu'au soir suivant.

Je me lancais donc a la recherche des metaux dont j'avais besoin. La montagne recelait de metaux d'une qualité formidable. L'homme n'avait plus utilisé ces ressources depuis longtemps. Je trouvais de formidable morceaux d'or, d'argent, de fer, de plomb, de cuivre et de mercure. Des morceaux assez gros pour remplir a merveilles mes sacoches. Mais il me manquait toujours le metal secret, celui qui consacrerait cette coulée d'Adamante, celui qui offrirait une demeure eternelle au haut esprit de la forge. je finissais par trouver de l'emeraude. je la pris sans conviction. Le soleil allait bientot se coucher je devais faire vite! Je retournais rapidement a mon campement, je disposais les metaux sur l'autel quand je senti la brume arriver tout pres de moi. A genoux devant le creuset, j'appelais rapidement l'esprit de la terre qui etait lié a moi.

"Ôh toi, esprit tellurique, repond a mon appel. Vient me preter la chaleur de ta presence, vient faire fondre le metal, vient consacrer l'arme adamante que je m'apprete a forger aux noms des dieux."

Alors que la brume progressait jusque la je la senti reculer a mesure que l'esprit du magma montait a la surface. Dans un terribleme dechirement de pierre, le sol s'ouvrit devant moi, créant une sorte de cuvette de magma s'ouvrant sous le creuset. le grognement de l'esprit se fit entendre dans toute la vallée. J'arrivais presque a percevoir certaine de ses emotions basiques. Ici au coeur du chaos, au milieu de cette brume electrique et malsaine, dans un craquement sismique, j'entendis, Golchi et je sus que c'etait son nom. Alors que la lave rougeoyait je chantais a nouveau toute la nuit la chanson que j'avais chanté la veille. Etait ce la presence de Golchi qui me poussa a chanter plus fort? etait ce la discrete mais eternelle presence d'Aeleen qui brillait au coeur de la nuit comme une veilleuse, mais mon chant se fit plus puissant et la brume resta a bonne distance toute la nuit. c'est au coeur de cette meme nuit qu'un symbole celeste vint marqué mon travail. Alors que les metaux fondaient tranquillement dans le creuset et que j'etais sur le point d'y ajouter le metal secret, un trait etincellant traversa le ciel le temps d'un instant la chose venait d'eclairer le ciel dans un hurlement terrible. un morceau des dieux tombés sur terre. je retenais ma main. Cette chose qui venait de tomber du ciel serait mon metal secret je le savais a present.

Comme la veille, la brume battit completement en retraite une fois le soleil levé. Je sentais que je devais faire vite car cette chose reviendrait plus puissante le soir. Je courrais dans la montagne a la recherche de la chose tombé la nuit precedente. Apres une demi journée de marche, j'arrivais enfin devant cette chose. l'endroit fumait, un enorme cratere entourait la masse etrange au sol. Elle luisait du meme eclat que le fer mais ses reflets etranges etaient differents. En m'approchant j'entendis le chant du metal emaner de ce bloc. Ce chant vibrait dans l'air, presque palpable. je le saisi de ma main d'adamante, le metal n'etait pas chaud. je rentrais alors a la forge. Devant le soleil couchant j'entamais le grand chant de la forge. Je sentais resonner ce chant dans les montagnes, comme si chaque montagne, autrefois habité par ces chants avaient cessé de les entamer et que soudain, comme une vieille rengaine d'autrefois, elles en retrouvaient l'air. Je sentais ce chant parcourir les racines des montagnes jusqu'a MA montagne. Je sentis la main de Balor Sidhre et celle de mon pere.

Pour la grandeur d'Orlanth et de son peuple, j'offre ce metal tombé des etoiles au creuset. Metal divin, empli de ton pouvoir l'arme en devenir. Devant vous dieux, je vais forger la lame de verité, qui jugera qui ment ou qui dit vrai, qui honorera son serment a vie ou qui le trahira. Ainsi que plus jamais les traitres ne puisse regner sur le peuple d'Orlanth.

le metal etait a present parfaitement fondu. Le soleil venait de se coucher et la brume serait bientot la. j'offrais mon sang au metal avant de lui reveler le souvenir de Binafsha, des doutes du reel et de l'illusion.

"Par les dieux, puisses tu combattre le mensonge et les masques pour l'eternité"

le metal etait maintenant pret. Mais la brume etait la. je le receuillais puis le versais dans un moule. L'idée du moule m'etais venu dans la nuit, alors que je chantais encore et encore contre la brume, Une longue dague. A present que le moule se remplissait je devais chanter plus fort pour faire fuir la brume, mais ces derniers jours avaient ete harrassant et je saignais abondamment... l'adamante coula dans le moule doucement. la brume se rapprochait plus forte encore que les jours precedent. je  plongeais le moule une premiere fois puis le remettait dans la forge avant de le frapper. Il etait maintenant temps d'appeler le haut esprit de la forge.

gan dân a rhew
haearn yn y chwys a
Yr wyf yn morthwylio waed y ddaear.
y gwynt yn y pinwydd
Eira yn ymestyn ei gôt
nos yn disgyn yn fuan yn ddigon.
yng ngwres yr efail
gwaith byth yn dod i ben
streiciau dragwyddol
sy'n cyseinio eich morthwyl.
Gustbran yn rhoi nerth i mi
ac yn enwedig yn rhoi'r pŵer i mi.
ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy
fyw fy creu, yn gwneud cytundeb
y tro diwethaf llafn hwn
a hyd nes ddiwedd amser.

La brume m'entourait, elle buvait mon energie. J'avais du appeler le haut esprit en depit de la brume... Maintenant celle ci etait trop proche. je sentais des eclairs qui me lacerait l'esprit. l'ombre me gagnait petit a petit. Il ne restait que le rougeoiment de la forge... Quand tout a coup deux eclats scintillerent. l'un d'un bleu etincellant venant du ciel et le second d'un cuivre profond venant du sol. Dans un chatoiement formidable, les deux esprits chasserent la brume autour de moi. les deux esprits de la forge s'avancerent vers moi.

je suis Dylluan, le haut hibou-esprit, je suis celui qui voit dans les tenebres, je suis le gardien de la verité. dit alors l'esprit du hibou a l'eclat bleu etincelant.

Et moi je suis Moch' Dear, le haut blaireau-esprit, je suis le rusé, le trompeur, celui qui se cache dans l'ombre et le mensonge. dit alors l'esprit du blaireau au profond eclat de cuivre

je ne comprends pas... d'habitude je ne convoque qu'un seul esprit...

et pourtant nous sommes deux a avoir repondu a ton appel guerrier! alors lequel vas tu choisir? la verité ou la tromperie? d'apres toi lequel de nous est il le plus a meme de reveler le mensonge?

Je ne pourrais pas choisir, car vous etes tous les deux les faces d'une meme piece et ce serait un deshonneur que de renvoyer l'un de vous... Comme une piece a deux faces, une lame a deux tranchants. Accepteriez vous de vous incarnez tous les deux dans cette lame unique?

c'est entendu fils de Valind, nous habiterons chacun de notre coté de la lame!


la lame etait a nouveau rechauffé. Son rougoiement etait unique. penetrant. Elle avait bu le sang que je lui avais offert, et alors que nous chantions, esprits et homme a l'unissons, je posais la lame sur l'autel. Le Hibou s'approcha, je lui murmurais pres de sa tete: " ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy, fyw fy creu, yn gwneud cytundeb, y tro diwethaf llafn hwn". Le Hibou plongea ses immenses yeux dans les miens et je pu sentir toute l'immensité de son savoir, puis il penetra la lame. La lame chanta une triste melopée alors que le hibou sacrifiait sa liberté. Je me retournais du coté du blaireau. Celui ci etait dressé sur ses deux pattes. Je m'approchais de lui mais il me dit a l'oreille: "ne croit jamais le trompeur...". Il glapit, arracha une touffe de ses poils et la jeta sur la lame avant de disparaitre. La lame se teinta de cuivre avant de reprendre sa couleur normale.

Que cette arme, soit le symbole authentique et eternel de l'engagement, qu'elle incarne la terreur des menteurs, qu'elle soit capable de distinguer la verité du mensonge, qu'elle soit une lumiere dans les tenebres.

Alors que je disais ces mots la lame se mit a scintiller de plus en plus fort. Ce n'etait pas un scintillement ordinaire, pas une clarté solaire, non c'etait un eclat electrique, bleu, vert, violet. Alors que je frappais la lame de mon poing, l'eclat se faisait plus fort a chaque coup. apres quelques coups la partie ou s'etait refugié le Hibou etait acéré tandis que l'autre partie s'affinait sans jamais vouloir devenir tranchante. Absorbé par la forge je n'avais pas senti la brume viciée se rapprocher de moi... Je senti sa presence derriere moi, immense, geante. La lame etait fini. quand la brume se jeta sur moi, je donnais le dernier coup de poing sur la lame qui explosa dans un eclat de lumiere effroyable. La brume fut instantanement consumé. Comme j'en avais prit l'habitude je consacrais cette arme dans la glace de Valind.

"Arme accompagne moi, aide moi a traquer le mensonge et les illusions, tu seras l'objet du serment, la relique sur laquelle les serviteurs de l'Airwain et les 12 forgerons jureront. Bois le sang des hommes dignes et rejette celui de autres. par les dieux devient l'instrument de la verité, l'outil des serments."

La lame brillait etrangement... elle degageait un froid terrible. Le metal etait teinté de bleu et veiné de brun. un nouvel esprit avait ete sacrifié... je me sentais mal... Le soleil se levait pale et malade. les eclats violets de la nuit m'impregnaient encore. le vent soufflait, pur... il etait temps de partir...

En arrivant dans les paturages, je sentis la presence d'Aeleen.

alors tu as fait ce que tu avais a faire? je n'ai pas pu tout voir, les choses etaient masqués par une brume horrible! Oh mais tu t'es blessé la main?

c'est un serment ma douce.

un serment?

oui... la dague l'a accepté.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 26 Déc - 17:00



cette arme est moins une arme pour tuer qu'une arme rituelle. il est impossible de savoir quel coté tranche et quel coté ne tranche pas. le sang semble aussitot absorbé par cette lame au brillant etrange et inquietant. ceux qui passent serment et qui ne le tiendront ne peuvent pas s'entailler la main, preuve que leur pacte est faux. Lorsque la lame bois le sang du pactisant, elle semble luire d'une lueur bleue et glacée. lorsque le blaireau a jeté ses poils dans la lame, il a mit un peu de l'esprit de la tromperie dans cette lame. lorsqu'un masque est porté, que quelqu'un ment ou en presence de ce qui semble etre une tromperie, les poils du blaireau scintillent d'une douceur couleur cuivrée. cette arme est golau yn y tywyllwch la lumiere au coeur des tenebres du mensonge. le fer meteorique qu'elle contient lui donne une drole de teinte et elle est legerement magnetique.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 27 Déc - 17:20

Lorsque je cours dans la montagne, que je cours apres le vent, que les esprits m'entourent, alors je suis heureux. Je n'avais que rarement quitté mes montagnes jusqu'a il y a peu, mais à present, j'adore parcourir le monde. Je pars de longues semaines, j'arpente les chemins et les routes inconito. Je chante pour un repas, je prends du temps pour aider les gens. J'attends patiemment que celui qui guidera les Orlanthi se manifeste. En attendant j'ai commencé a dessiner une carte du monde orlanthi, les passes secretes, les grottes, les ravins, tout ce qui pourra un jour nous servir. J'ambitionne aussi d'apprendre plus de langues...

Ce jour la, je me suis laissé surprendre par la nuit. Je marchais tranquillement et puis d'un coup les tenebres avaient tout envahi. J'allumais un petit feu. Depuis le sommet sur lequel j'etais je voyais l'immensité de la mer au loin et le royaume de Sartar qui s'etendait a mes pieds. Les montagnes des orages etaient magnifiques, elles se dressaient noires, dans le ciel. la sous les etoiles me vint une chanson... Oui que j'etais bien... et pourtant bientot il faudrait reprendre le chemin des batailles. Comme je deteste la guerre et son lot de destructions... et pourtant comment ignorer le danger, comment ne pas defendre la liberté? envahi par toutes sortes d'emotions je me mis a chanter.

o dan y llygaid y duwiau
rydym yn dod o hyd i ni.
yn y mawredd y sêr
rydym yn cofleidio ni.
rhy hir y rhyfel gwahanu ni
ond heddiw yn dechrau cyfnod o heddwch.
ailadeiladu pentrefi, gadewch i ni ffensys
sydd byth wawr unig resymau gweiddi
ac eithrio adar hynny.
oed y gogoniant i ben
ond yn dechrau ar y cyfnod o fywyd.
oherwydd, er gwaethaf y gogoniant a buddugoliaeth
pan llosgiadau popeth a marwolaeth marchogodd.
Mae yn anadl olaf hwn, y gobaith olaf,
Yr wyf yn edrych ar yr awyr gydag arlliw ysgarlad.
ie rydym yn cusanu, ond gan frathiad o haearn,
ac ni fydd unrhyw wawr i mi oherwydd eisoes Rhedeg gwaed
a thywyllwch ymosod mi. Mae bywyd yn well disgwyl i mi
yn Annwn, oherwydd dyma dim pot i ddod â mi yn ôl yn fyw.
yn rhannu yn y gwynt, glew ac yn ysgafn, ddewr mewn bywyd
hapus yn farwolaeth, mae hyn yn tynged rhyfelwyr.

Spoiler:
 

Alors que mourrait mes dernieres paroles, j'entendis le tonnerre craquer. qu'avait donc Orlanth a ralé encore ce soir... Mais c'est alors que mon regard fut attiré par un scintillement emeraude dans le lointain. La sur la mer, brillait de plus en plus fort une lueur, qui devint bientot une flamme. La chose se rapprochait a une vitesse vertigineuse. La chose emergea de l'eau et commenca a monter dans les airs. Chaque fois des petits eclairs accompagnaient la flamme qui montait de plus en plus haut jusqu'a atteindre ma hauteur. C'est alors que je le reconnu, c'etait le cheval que j'avais vu dans la caverne. La creature m'avait ramené jusqu'a Glorantha. C'etait un magnifique coursier, gigantesque et robuste. Son pelage avait le vert dense d'une foret de pins et sa criniere ondoyait comme les herbes d'une prairie. Ses sabots de bronze produisaient des gerbes d'eclairs a chaque pas et des flammes bleues sortaient de ses naseaux. Il arriva pres de moi. Je me relevais. Je n'avais pas l'habitude des chevaux, dans les montagnes nous utilisons au mieux des mules. Je me dressais sur les pieds et je tentais de me donner une consistance. je m'approchais de la creature alors que celle ci tournait et m'observait...

tout doux...

je sentis que ce que je venais de dire agacait le cheval. Comme on force les portes d'une etable, mon esprit vola en eclat et je sentis toute la puissance du cheval me penetrer. Le cheval ne parlait pas et pourtant je pouvais deviner ce qu'il voulait me dire.

je ne suis pas une mule. Mon nom est Storïur et je suis celui qu'on appelle le conteur. Je me nourris des chants, de la musique, des epopées. J'ai vu le jour sur les champs de batailles au coeur des exploits des heros, de la conflagration du marteau et du bouclier. Je suis immortel car les legendes sont immortelles et je suis tissé de legendes...

je me prenais a murmurer une chanson...
Storïwr, brenin ceffylau
eich bod arolwg y môr a'r awyr.
pob eich bod yn y gorau
yn fwy ffyddlon ac yn gryfach.
ydych yn rhedeg ganeuon cyflymder
cyn gynted ag y chwedl.
byth yn blino chi edifarhau
eich felyster emrallt golau
y beirdd a chantorion.
ond gwae'r Iddo ef, sydd yn anffodus
troseddu di am i ti ladd heb drugaredd.

Spoiler:
 

Oui... je connais cette chanson. C'est mon premier acolyte qui la chantait...

ton acolyte?

bien sur. Je n'ai pas de maitre. Je te l'ai dis je suis l'inspiration et la legende. En revanche il m'arrive parfois de vouloir aider un conteur particulierement doué. C'est ton cas Karawn... Je vois en toi de nombreuses possibilités. Et puis j'aime ton chant.

Le puissant destrier ponctuait ses phrases de coup de sabot au sol qui declenchait des eclairs, avant de conclure en faisant sortir des flammes de ses naseaux.

Je suis un esprit Karawn, un esprit tangible. toute la puissance de ton esprit eveillé ne pourrait pas me faire prendre consistance mais moi, de ma propre volonté, je peux apparaitre. je pourrai t'emmener au royaume des esprits, je pourrai t'emmener sur Glorantha si tu en fais la demande, je chanterais avec toi, je serais la caisse de résonance de tes chants et de tes legendes. Je garderais tes souvenirs. Mais n'oublie pas que je ne suis pas un cheval, je ne t'appartiens pas. Chante avec moi...

biotáille finscéalta chanadh,
gaotha buille cathanna,
Storïwr, tagann an scéalaí a ghlacadh a fine.
bard, imirt ar an fheadóg mhór, bhuail do druma
chanadh dom, a thabhairt dom do chuid focal.
Tá mé inspioráid, tá mé ag canadh,
Tá mé an spiorad na finscéalta éirí amach ama.
Tá saothraítear rónta an comhaontú bard
mar gheall ar na laochra ag rith cheana
agus scéalta a éisteacht leis an ghaoth.

Spoiler:
 

etrangement meme si le cheval ne chantait pas, sa voix resonnait dans le vent. Accompagné par le bruit des vagues et le son des flutes, son chant etait melodieux, leger, poetique... Il parlait une langue que je ne parlais pas et que pourtant j'arrivais a comprendre... Et je me surpris a chanter avec lui. Ensemble, nous avons chanté jusqu'a l'aube. Puis le soleil pointa derriere la mer.

Karawn, il est temps pour moi de partir. Tu m'as appelé la premiere fois dans les cavernes. Aujourd'hui je suis venu a ta rencontre. Je suis un allié de plus dans ta quete, appelle moi quand tu en auras besoin. Recoit cette marque, qui te fera reconnaitre par tous les chevaux.

des flammes jaillirent des naseaux de Storïwr et vinrent enlacer mon bras d'adamante. Ces flammes bleues laisserent un magnifique entrelac representant le roi des chevaux sur mon bras.

Cela ne fera pas de toi un grand cavalier mais te voila l'allié de tous les chevaux. Bien le soleil se leve. Que le souffle des legendes parcoure ton coeur! go bhfuil an cath fós i bhfad ó tú !(que  la bataille reste loin de toi)

Et dans un eclat emeraude Storïwr, le roi des chevaux, disparu a l'horizon, dans une course effrené avec le soleil. Lorsque Aeleen vint vers moi apres la nuit, elle posa sa main sur mon bras.

Ton esprit... il est different. Et cette odeur de mer... qu'as tu encore fait cette nuit?

Storïwr est venu me visiter.

Storïwr? c'etait donc lui que j'ai entendu chanter cette nuit. Je ne sais pas si j'ai encore ma place aupres de toi Karawn. Tu convoque les dieux, tu forges le metal des dieux celestes, de tres puissants esprits viennent te voir... Moi je ne suis rien dans le monde des esprits...

je tendais ma main vers sa joue vaporeuse.

Aeleen, la guerre ne durera pas tout le temps. Et quand tout sera fini, nous arpenterons le monde ou nous resterons dans les montagnes mais crois moi, plus personne n'entendra parler de moi. Nous serons en paix.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Lun 30 Déc - 20:26

Je dormais paisiblement. Les jours precedent avaient été agité… un hypothetique combat contre une ombre de Kajabor, fruit de la demesure et de la folie de ce nain rouillé… S’en était suivi cette aventure pres de Dorastor et la creation de la dague. Je profitais de la douceur des paturages avec Aeleen. La nuit était douce ce jour la. Les etoiles brillaient doucement dans le ciel sans nuage de cette saison du feu. Je sentais la presence d’Aeleen tout contre moi quand je sentis un souffle dans mes reves. Je vis un nuage epais et glacé. Une presence connue. Bricriu murmurai je… Dans le maelstrom de vent et de glace, Bricriu sculpta des images. Des montagnes qu’on appelait le sommet des neiges, une etrange et ancienne architecture, un trou dans la montagne et la une forge… un creuset immense fait dans le granit le plus pur. Et il montra des images du passé, des heros des anciens temps reunis autour de cette forge, tout puissant dans leur demesure. Il jure fidelité sur l’adamante. Et puis Bricriu me montra 12 silhouettes penchées autour du creuset… Je me reveillais en sursaut.

« Bricriu est passé… le temps est venu Karawn. Tu dois accomplir ce que tu as juré de faire. » me dit Aeleen en passant sa douce main sur ma joue.

Le chemin jusqu'aux montagnes ne fut pas tres difficile. Je traversais le village et quelques jours de marche apres, j’arrivais enfin devant les ruines venerables. D’immenses blocs de pierre etaient disposé en cercle. Les vents soufflaient fort, portant les mots des esprits des environs. Cet endroit embaumait des esprits d’antan, puissants et majestueux. Nous n’aurions pas pu trouver un meilleur endroit. Je laissais les ruines pour m’avancer vers la montagne. Je depassais une immense table de pierre couverte d’entrelacs, comme tant de vents qui avaient guidés les pas des seigneurs du passé. Mais nous etions aujourd’hui. La caverne percait le flanc de la montagne. Elle était sombre. Je marchais jusqu'à une salle immense en demi cercle. Sur les immenses parois circulaires etaient gravés des entrelacs et des legendes du temps passé. Le mur droit était percé d’une niche dont la statue avaient disparu. A ses pieds un immense creuset de pierre s’etendait. J’approchais ma main et je caressais ce creuset millenaire. Il avait participé a tant d’exploit et aujourd’hui nous allions le ranimer. C’est alors que je sentis une chaleur, un esprit rougeoyant tout pres de moi. Je vis un colosse descendre du promontoire. Cet esprit était puissant, majestueux, il bouillonnait. Se materialisait devant moi, un geant puissant aux muscles saillants. Sa barbe sombrait dansait de memes que ses cheveux corbeaux. Une chaleur insoutenable emanait de lui. Il portait une armure barbare ancienne, finement ouvragée et un enorme casque avec deux immenses ailes d’aigles. Il portait un marteau titanesque a la main.

« HUMMMM… Qui me derange… hummm je sens un odeur familliere… » ses yeux rougeoyait et sa voix resonnait comme un volcan en eruption. Il posa son regard sur moi. « Toiiiii. Je sens l’odeur de Balor sur toi. »
« oui seigneur je suis un de ses fils… »
« un fils de Balor ? tu dois etre un enfant. Balor était un geant ! »
Cette homme était un geant pour moi… alors de savoir que mon ancetre avait l’air d’un geant a coté de lui… Il avait fallut des siecles a vivre dans la montagne pour que nous soyons rabotez a ce point…
« je vois que tu portes le metal secret ! tu dis donc vrai. Tu es forcement un fils de Balor. Bien que me veux tu ? »
« Je veux ranimer cette forge ! Aujourd’hui le peuple Orlanthi est en danger et il a besoin de champions pour le mener a la revolte et a la victoire »
« le peuple Orlanthi en danger ? faut il que les choses aient changé a ce point ? »
« en verité oui seigneur… »
« Morthwyl ! le gardien de la forge ! C’est Balor lui-même qui m’a confié le secret de la forge et celui de l’adamante. Il m’a confié la protection de ce lieu jusqu'à ce qu’un nouveau forgeron saint vienne et se serve de cette forge. Je lis dans ton esprit la meme determination et le meme courage que Balor ! il serait fier de toi tout avorton que tu es. Tu as ma benediction pour utiliser cet endroit. Je resterais la jusqu'à ce que tu choisisses un nouveau gardien. Va maintenant. Accompli ta destiné. »

Je sortais de la forge adamante sentant le regard brulant de Morthwyl sur ma nuque. Quelle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un assis sur la table de pierre. Je m’approchais rapidement. L’homme assis se leva quand il me vit approcher. Il sauta de la table et s’approcha de moi.

« n’ai pas de crainte Karawn Sidhre, mon nom est Boyd. Je suis l’envoyé de Kolat. J’ai senti l’esprit de la forge, j’ai senti sa puissance. Cet endroit fourmille d’esprit. »

jusqu'à present l’homme avait gardé les yeux fermés mais a present je pouvais contempler deux immenses yeux d’emeraude. C’était un homme dont il était impossible de dire s’il était vieux ou jeune, la seule chose que l’on pouvait dire c’est qu’il était entre deux ages. Son corps était sec, musculeux. Il n’était ni grand ni large mais tout chez lui transpirait la puissance maitrisé. Ses longs cheveux noirs et luisants entouraient un visage noble et decidé. Sa peau était tanée par le soleil. « Madame » dit il en direction d’Aeleen

« oui Karawn je suis un shaman tout comme toi. Je sens que les autres arriveront sous peu, les vents me le disent. Je vais aller parler avec le gardien de la forge si tu le permets avant qu’ils n’arrivent. Je me sens lié a cet esprit. »

Boyd s’en alla vers la caverne. Devant les ruines, je decidais de les remettre en etat. Je sculptais les pierres, je les couvrais d’entrelacs et de legendes. Mon travail dura plusieurs jours et pendant toute cette durée je ne vis pas Boyd. Et puis un matin, alors que je finissais de sculpter le trone de pierre ou j’installerais l’armure d’argent, je sentis les esprits s’animer. La terre se mit a trembler. Les vents jusqu'alors calmes se mirent a souffler. Je sentais le sol vibrer d’une force sourde. Je me dirigeais en courant vers la forge quand Aeleen m’arreta.

« Karawn attend ! on dirait que Boyd livre son propre combat. »

Je fermais et tout a coup je percevais la fureur des esprits dans la forge. En effet Boyd se livrait a un terrible duel contre Morthwyl.

« courage Boyd, le souffle du nord est avec toi » pensais je, je sentis ses yeux se poser sur moi un instant. Il me remercia.
Je retournais a ma sculpture, laissant les vents hurler plusieurs jours encore. Alors que je mettais un terme a ma sculpture je vis Boyd sortir de la forge. Son crane était a moitié rasé, laissant ses longues meches noires tomber que d’un coté de sa tete. Son œil droit était entouré d’une peinture bleue.
Je laissais tomber mon marteau et m’approchais de lui.

« Boyd ! que s’est il passé ? tu as été absent si longtemps ! »
« oui Karawn j’avais des choses a faire avec les esprits d’ici. Morthwyl m’a donné son pouvoir au prix d’un apre duel. » Je vis alors apparaitre un marteau flamboyant et spectral dans sa main. « nous avons sa benediction… »
« qu’as-tu fais a Morthwyl ? »
« rien a vrai dire… Il est toujours la. Mais je suis le nouveau gardien de la forge. »

Je sentais la puissance de son esprit vibrer. Oui… pas de doute, Boyd était bien le nouveau gardien de la forge. J’aimais le calme qui emanait de lui, a vrai dire je n’aurai souhaité que personne d’autres ne soit le gardien a ce moment. Son regard passa au dessus de mon epaule. Il m’indiqua quelque chose. Je me retournais et vis 10 personnes franchir la corniche. Ils semblaient venir de tout le pays orlanthi, de Sartar, de Tarsh, des montagnes et des plaines.

« viens Boyd, nous avons du travail. »

Je faisais signe aux personnes de s’approcher de la table de pierre. Tous prirent place. Ils me regardaient avec insistance, curiosité. Je pensais percevoir par moment du dedain ou de la deception…

Des dix personnes qui se dressaient devant moi, voila ce que je pouvais dire a ce moment la. Il y avait la une epee d’Humakt. Terrifiante dans son armure noire. Il avait retiré son heaume et il laissait voir une terrifiante cicatrice qui partait du coin de la bouche et courrait le long de la joue. Ses yeux était noirs et brulaient d’un feu terrible. Sa chevelure était noire aussi et sa peau était pale. Il avait un corps fait pour la guerre, ni trop grand ni trop petit, on sentait que sa musculature n’entravait en rien ses mouvements. Il portait la marque de nombreuses batailles. Pres de lui, comme un etrange negatif, se trouvait la disciple de Chalana Arroy. Elle était grande et menue. Sa longue chevelure chatain tirait sur le roux. Son visage était resplendissant et plein d’un amour infini. Sa beauté était vraiment eclatante. Un peu en retrait se trouvait le disciple de Donandar. Il avait le corps fin d’un lettré mais il avait la peau tannée de celui qui a parcouru le monde. Ses cheveux blonds foncés lui donnait des airs de jeune premier meme si il arrivait dans la force de l’age. Ses yeux bleus azur renforcait cet air mutin qui ne voulait pas quitter son visage. Se trouvait pres de lui la servante d’Ernalda. Petite, boulotte, sa mine respirait la joie de vivre et la bonhommie. Des cheveux chatains, une mine rondouillarde, des taches de rousseur et un petit nez en trompette accompagnait un grand sourire. Derriere, monté sur un cheval se tenait le disciple d’Issaries. Rond, avec un petit collier de barbe noire qui encadrait son visage, l’homme avait tout du voyageur sans le regard avide du marchand. Il portait un accoutrement etrange sans doute venu de Pent. Alors qu’il descendait de cheval, je pu deviner que sous l’apparentre bonhommie du personnage, se cachait un homme tout a fait capable de se defendre. Se tenait a sa gauche une femme a la blancheur presque maladive. Elle rivalisait en mauvaise mine avec le serviteur d’Humakt. Habillé d’une robe grise, la femme semblait tout a fait insignifiante. Et pourtant je pouvais voir qu’une incroyable puissance emanait d’elle. Timide, silencieuse, elle bouillonnait d’energie mystique. Pres d’elle, attendait bras croisé, un colosse. Depassant tous les autres de plusieurs pouces, Il portait une tunique presque barbare. Il tenait un cheval a sa dimension. Son corps transpirait la force physique. Pres de lui se trouvait un homme au port altier, a la chevelure blonde et au regard decidé. Il était vetu d’une armure simple. Attendez… une armure de lunar ? et un glaive ! Que faisait ce type ici ?! A coté de lui se trouvait une femme impressionnante, au corps puissant, a la chevelure d’or et aux grands yeux bruns. Son visage portait l’expression de ceux qui avait beaucoup combattu et pourtant elle semblait assez jeune. Elle portait une armure de cuir simple et elle avait deux longues epees dans le dos. Enfin le dernier representant était une femme. Une femme gracile et elegante, a la chevelure noire et aux yeux d’un bleu presque transparent. Tout chez elle, inspirait la retenue. Elle semblait froide et implacable. En depit de sa tenue, elle portait un long arc dans son dos.

Tous s’assirent autour de la table.

« Je suis Karawn Sidhre. Je suis le serviteur et representant de Valind. Je ne ferais pas de long discours. Ma famille a recu en heritage le secret de l’adamante. Alors que nous vivons des heures sombres, j’ai souhaité partager notre secret avec un representant de chaque dieu de notre pantheon. Parce que la guerre est inevitable et que bientôt un guide sera choisi, il ne faut pas que notre secret disparaisse. Nous seront les 12 gardiens du guide, les 12 forgerons saints des Orlanthi. Vos dieux respectifs vous ont envoyé ici pour que je partage mon secret. Des a present nous sommes des freres, nous partagerons ce secret mais nous jurerons de ne l’apprendre a personne qui ne soit ni orlanthi, ni digne de ce secret. »
Je les regardais a present. « peut etre pourrions nous nous presenter… » dis je un peu gené…
« mon nom est Boyd, chaman de Kolat et gardien de la forge d’adamante» dit alors Boyd. Tous le regarderent avec surprise.
« ah… certains sont déjà gardien ? » dit alors le serviteur de Donandar
« et si tu nous donnais plutôt ton nom ! » dit quelqu’un
« avec plaisir ! mon nom est Dilwynn le celebre barde ! » dit alors l’homme blond.
« c’est donc toi ! » dit un autre, « celui qui donne vie aux legendes ! »
Dilwynn eu un air satisfait.
« Mon nom est Aanor » dit la disciple de Chalana Arroy, « je suis une grande pretresse de Chalana Arroy ».
« je m’appelle Ida » dit la servante d’Ernalda.
Tous passerent ainsi, Tairdelbach était le nom du serviteur d’Humakt, Gavin celui d’Issaries. La femme en gris s’appellait Laig et le colosse Maitias et il servait Mastakos. La guerriere dit s’appeler Barabal, elle venait loin de l’ouest ou elle servait Arkat. Enfin la femme magnifique, la pretresse d’Inora se fit appeler Riwalenn. Quand le tour de la table fut fait il ne restait plus qu’un seul qui ne s’était pas presenté. L’homme a l’armure lunar.
« alors et toi quel est ton nom ? » dit Maitias
« il se finit sans doute en « us » » dit Dilwyn.
« qu’il est facile de rire quand on nait dans un pays libre… Mais quand comme moi on nait en Tarsh et que les dirigeants de votre pays on vendu vos terres ancestrales a l’envahisseur, il ne reste pas grand-chose a faire si ce n’est tenter de survivre. Oui je porte une armure et une arme lunar, oui j’ai servi dans la legion. Et pourtant… Je n’ai pas renié Orlanth. J’ai cru un temps que les choses pourraient s’arranger mais a l’heure ou le peu que j’ai gagné en servant l’empire est sur le point de m’etre reprit je ne vois pas en quoi la moderation nous aidera. Je suis peut etre un tarshite, je suis peut etre un legionnaire, mais je suis un orlanthi, au sang pur et d’une lignée fiere. Que celui qui pense que je n’ai pas ma place ici, vienne me defier sur le champ. Je n’en fait pas appel a Orlanth, il m’a choisi, a moi de me montrer digne. Alors ? Personne ? »

Les moqueries avaient cessé. Des eclairs sortaient litteralement des yeux de l’homme. Oui cet homme était la preuve du dechirement de notre peuple, il en était le symbole.
«Tous ceux qui sont la en sont digne ! » dis je « mais tu ne nous a pas donné ton nom. »
« je m’appelle Oisin. Oisin Iolar ! »
Des murmures parcoururent la table… Oisin Iolar était dit on un capitaine orlanthi dans la legion tarshite qui s’était illustré dans les campagnes de Pent et de Prax. Si cet homme était vraiment Oisin Iolar, alors nous avions face a nous une legende…
« une chose quand meme Karawn. Il est question de forge, de metaux, de magie… pour la magie je devrais m’en sortir mais je ne connais rien a la forge » dit alors Laig.
« et je refuse de fabriquer des armes » enchaina Aanor.
« forger l’adamante est aussi eloigné de la forge qu’il ne l’est de l’agriculture » dis je alors, « forger l’adamante est avant tout un parcours spirituel, un marche sacrée. L’adamante est le metal des dieux, volés par mon ancetre aux dieux celestes. Chaque objet en adamante demande d’enormes sacrifices, physiques et spirituels. Chaque objet d’adamante est habité par un haut esprit de la forge qui ne sera jamais remplacé voila pourquoi il ne faut forger l’adamante qu’avec parcimonie. Nous forgerons tous un objet d’adamante qui sera le symbole de notre appartenance a la garde pretorienne du guide orlanthi. »
« qui est ce guide ? » demanda Gavin
« je ne le sais pas encore. Il viendra en son heure et nous serons tous la pour le servir. » ils me regarderent tous « oui, le secret de l’adamante ne vous sera revelé que si vous acceptez de servir le guide. Vous avez deux mains, une main pour chaque serment. »
Je sorti la dague du serment. Nous preterent tous serment de ne reveler a personne le secret de l’adamante et de servie le guide jusqu’au bout. Et tous s’entaillerent la main. Alors Ida fit apparaitre un delicieux repas et nous festoyerent !
« Ils sont puissants » me dit Boyd, « crois tu etre en mesure de leur apprendre ton art ? »
« je n’ai rien a leur apprendre, ils ont déjà tous la force pour maitriser l’adamante. »
« oui je sens aussi ce potentiel… les esprits me soufflent qu’ils sont fiers de notre groupe. »
Je voyais alors Oisin seul, tourné vers Tarsh. Je posais ma main sur l’epaule de Boyd. Il me fit un signe de tete et retourna boire. Je m’approchais d’Oisin.
« tu es vraiment Oisin Iolar ? » demandais je
« oui… » dit Oisin pensif
« tu es une legende ! c’est un honneur de t’avoir parmi nous. »
« alors nous sommes deux legendes… on ne parle plus que de toi. »
Je bafouillais quelques onomatopés de remerciements. Oisin se retourna les yeux flous.
«Ne nous decois pas Karawn… guide nous. Je ne suis pas une legende, je suis un orlanthi qui a decidé de servir l’empire rouge par facilité. Je serais toujours pour une partie d’entre vous le traitre. Toi tu n’as jamais fait de compromis. Je connais les bruits qui courent mais je sais reconnaitre un homme sans compromis et toi tu en a tout l’air. Apprends nous a forger l’adamante, rend nous notre dignité. » me dit il avant de se retourner.
« tu regardes vers Tarsh ? ne t’en fais pas un jour ton pays sera libéré. Je suis fier de t’avoir avec nous Oisin Iolar, capitaine de Tarsh ! » dis je enfin.


Les premieres semaines furent consacrés a l’apprentissage de l’art de la forge. Ida parvenait a trouver les meilleurs metaux, Dilwyn avait,grace a son chant, pu appeler un formidable esprit tellurique. Bien sur Boyd, progressait a pas de geant, mais il avait aussi Morthwyl comme professeur. Riwalenn refroidissait les lames comme personne. Et il faut bien avouer que si Barabal, Tairdelbach et Maitias rivalisaient dans la puissance et la demesure des armes qu’ils forgeaient, Gavin, Aanor et Laig excellaient dans les fines creations. Mais le meilleur de tous était Oisin qui voulait prouver sa valeur a chaque instant. La forge bruissait des animaux esprits de la forge, tous avaient été eveillé et on voyait partout des abeilles, des roitelets, des mesanges et toutes sortent de petits animaux-esprits. Les coups de marteaux raisonnaient en permanence. Ils etaient a present tous de bons forgerons. L’heure était venue.

« demain mes amis, nous allumerons le grand creuset et nous coulerons l’adamante. Vous avez déjà preparez vos moules je pense. Ida, accepterais tu d’aller avec Maitias et Barabal cherchez les metaux ? J’ai gardé ceci pour nous… » je sortais la reste de pierre meteorique que j’avais trouvé dans les montagnes « ceci est tombé du ciel… c’est du fer meteorique, nous aurons tous le meme metal secret, ainsi nous seront freres d’adamante et nos liens ne pourrons jamais etre brisé ! »

Le ciel était envahi de nuages et le vent soufflait fort. Le jour des tempetes était bien pour aujourd’hui. Dans un silence solenel nous etions arrivé dans la forge. Chacun de nous apportais le moule qui lui servirait a fabriquer l’objet d’adamante. Riwalenn avait empli des bacs des neiges eternelles d’Inora et Ida était aller chercher les meilleurs metaux que recellait cette montagne.

Tous autour du creuset nous nous mirent a chanter le chant de l’atre.

Ô feu eternel vient et attise notre forge,
Toi qui brule au creux de la terre nous t’appelons.
Nous avons cellé un pacte avec vous
Esprits des forges, esprits du magma,
Venez et pretez nous votre chaleur ancestrale.
llosgiadau, llosgiadau, tân tragwyddol
Dy dicter yn cynhesu ein pair
byddwn yn galw pŵer telluric
sydd byth yn mynd allan.
yn eich cynhesrwydd yn dod
y metel nodedig, yn cymryd eich llaw
a gadewch i ni weithio.

Spoiler:
 

Nous chantions tous comme un seul. Les differences de voix donnaient un chœur puissant et magnifique, de la voix douce et melodieuse d’Aanor a celle profonde Maitias, de la douceur melodieuse de Dilwyn, au chant mystique de Boyd, nous chantions tous a l’unissons. C’est alors que la montagne se mit a trembler, plus fort et plus fort encore. Bientôt la terre se fissura autour du creuset et dans un hurlement, l’esprit de la montagne se reveilla. Nous n’etions pas trop de 12 pour pouvoir le maitriser. La puissance de la montagne était telle, qu’elle menacait de nous emporter tous. La chaleur augmentait terriblement dans la forge. On entendit l’orage tonner dehors. Alors Boyd se lanca seul contre la montagne de toute sa puissance chamanique. Tous purent voir l’etendu de son pouvoir. Il semblait faire la taille d’un geant, son marteau incandescent dans la main.

« Esprit de la montagne, sert nous et nous te traiterons bien. Tu auras ta part de metal. Sous le regard des dieux, acceptent notre offre ou deperi par ce poing » l’esprit grogna puis voyant le marteau spectrale dans la main de Boyd, il sembla s’appaiser. Les autres ne comprirent pas ce qui se passait.

« je te reconnais comme le successeur de Morthwyl… soit je te servirais mais a une seul condition… tu devras rester ici, me servir. C’est le prix que doit payer le gardien, le prix que l’on doit payer pour la forge d’adamante. »

Boyd se tourna vers moi, il inclina la tete, semblant me dire qu’il acceptait cette situation.

« soit Montagne, tu as gagné. Je serais ton gardien. Maintenant rempli ta part du marché.
L’epreuve était dure mais a la fin de la chanson, l’esprit de la montagne avait été dompté. Il avait accepté de nous servir. Le prix en était bougrement eleve…
Lorsque Boyd retrouva son corps, les metaux etaient déjà dans le creuset. Ils fondaient tranquillement. D’abord le plomb pour les tenebres, puis l’or pour le feu et le ciel, puis l’argent pour l’air et les tempetes, puis le mercure pour les eaux, puis le cuivre pour la terre, puis le fer pour les hommes et enfin le metal secret, le fer meteorique. Le fer immaculé qui nous unirait tous dans le meme combat pour la liberté.

« nous forgeons l’adamante comme un seul homme, 12 dieux, 12 forgerons saints pour la multitude, la gloire et la victoire. Dieux du ciel, contemplez vos enfants unis, pour votre grandeur, donnez nous la force. Par le serment que nous avons fait, nous serons a jamais les gardiens des valeurs orlanthi. »

Le tonnerre se faisait plus fort dehors, le vent soufflait de toutes ses forces. La terre tremblait sous nos pieds. Les forces de l’univers nous regardaient. Alors nous entamâmes le chant du forgeron.

duwiau nefol metel,
yfed fy ngwaed, yfed fy enaid,
Fi yw'r gof a roddodd i chi bywyd.
fel tad byddwn yn bwydo i chi
ond fel mab fy ngwneud yn falch.
bellach yn mynnu y gwaed
nid yw'n galw am ladd.
yn dangos gryf ac yn deilwng i chi
mewn brwydr neu yn y cyfarwydd.
Adamante bendithio ymysg yr holl metel
dderbyn hyd meddwl fy mod yn galw i chi.
brenhinoedd metel yn derbyn yr anrhegion
y byddwn yn ei wneud, ond bob amser yn
yn safon o ryddid, dewrder ac arwriaeth.

La tension était a son comble. Le metal avait parfaitement fondu. Tairdelbach, Maitias, Boyd, Barabal, Oisin et moi apportions l’adamante fondu dans les moules. Le chant de l’adamante raisonnait dans la forge.

byddwn yn galw y ysbryd o greu
roedd y Adamant bwrw yn dod yn fyw
pasio'r cytundeb sy'n ein huno i'r tragwyddol
Byddwn yn parchu chi a byddwch yn gwasanaethu i mi.
cyn i'r duwiau yn unig yn cael ei datgelu.
byw ar gyfer fy sefydlu maint Orlanthi
ar gyfer y gynddaredd a gogoniant
am ddewrder a buddugoliaeth.
rydym yn ddeuddeg, ond nid ydym ond
cyn i'r tragwyddol neu mewn chwedlau.
Spoiler:
 

A ce moment la, chacun de nous semblait investi de la puissance de son dieu. Dans la caverne, la neige, les eclairs, le vent, le froid cotoyaient les arbres en fleurs, la musique et la chaleur. Nous irridions tous d’une puissance incroyable. Au dessus de nous, les runes de nos dieux brulaient. Les voix se faisaient plus fortes, les parois de la forge tremblaient. Ce maelstrom magique fut bientôt interrompu par une incroyable clarté qui venait de derriere nous. Presque comme un seul nous nous retournames. Les haut-esprits de la forge etaient la, majestueux. Dans la solenité de l’instant, nous avions face a nous les seigneurs des animaux, et a cet instant precis, au dela de la puissance, des titres et des armées, nous etions nous aussi des seigneurs. Nous nous inclinames devant eux et a leurs tours ils s’inclinerent. Chacun s’approcha de son acolyte. L’adamante avait été coulé dans les moules et déjà les objets avaient été remit au brasier. Je sortis ma dague, quel plus bel instrument que celui-ci pour un tel evenement. Je m’entaillais la poitrine et le sang gicla sur le moule en forme de glaive. Alors un ours s’avanca.

« je suis Arth, j’accepte de te servir, pour la gloire et l’eternité. Je passerais mon existence en compagnie d’un guerrier et j’en suis fier. »

« Adamante boit ce souvenir que je t’offre a present ». Je lui offrais le souvenir du combat contre Kajabor.
Je m’approchais d’Arth et dis : « « ysbryd yr efail yn cyd-fynd yn fy, fyw fy creu, yn gwneud cytundeb, y tro diwethaf llafn hwn »
Il leva la tete et me repondit : « « Yr wyf yn aberthu fy mywyd ar gyfer eich faner yn disgleirio. y cytundeb yn cael yw bod. »
Alors Arth, s’approcha du glaive rougeoyait que je tenais de ma main adamante. Et Dans un rugissement il penetra la lame.

Boyd fabriqua une flute. Un roitelet du nom de Dryw vint l’habiter.

Dilwyn fabriqua une corne. Un saumon magnifique coula sur une riviere d’argent jusqu'à la corne, il s’appelait Eog.

Aanor fabriqua une magnifique boucle de ceinture qu’une vache du nom de Bwch vint honorer de sa presence.

Ida fabriqua une fine couronne. Une chouette du nom de Dylluan y prit place.

Tairdelbach avait eu le temps de marteler un plastron qu’un corbeau du nom de Gigfran vint habiter.

Barabal avait fabriqué une epee immense. Un noble sanglier du nom de Baedd vint s’y sacrifier.

Gavin avait martelé un magnifique bouclier que Blaidd le chien loup decida d’habiter.

Maitias avait fabriqué des fers a cheval et c’est tout naturelement que Ceffyl le haut esprit-cheval se dirigea vers lui.

Laig avait sculpté une magnifique broche qu’Ermin, l’esprit insoumis de l’hermine decida d’habiter.

Riwalenn avait sculpté une toute petite pointe de fleche. Un merle du nom de Mwyalchen se posa dans la pointe.

Enfin Oisin venait de finir de coudre une magnifique banniere quand Ceirw, le haut esprit cerf, le seigneur de cette assemblée s’avanca vers lui.

« nous avons sacrifié nos esprits pour vous, seigneurs forgerons. Montrez vous digne de notre sacrifice. N’oubliez pas le pacte que vous avez tous scellé avec les esprits qui habitent ces objets. Si vous voulez qu’ils perdurent restez toujours, fort, fier, avide de liberté mais aussi capable d’assumer vos erreurs. Je vois en vous de grands champions… » Ses grands yeux se poserent sur chacun de nous, « vous etes tous amenés a faire de grandes choses. Chaque combat a son prix, chaque action a un prix, vous l’avez appris aujourd’hui en versant votre sang, en offrant vos souvenirs. N’oubliez jamais cette ceremonie et si on jour vous doutez dans le noir alors tournez vous vers l’esprit de l’adamante et il vous rappellera en quoi vous devez croire et pourquoi vous devez y croire. » Il se tourna ensuite vers Oisin « oui, une banniere pour tout un peuple, une banniere pour la victoire. Je le jure, cette banniere vous conduira a la liberté ! Pour les dieux, pour votre peuple je me sacrifie, rheoleiddiwr yn uchel eich mab lliwiau Orlanth, am ryddid ac am y chwedl (leve bien haut tes couleurs fils d'orlanth, pour la liberté et pour la legende).

Alors le haut esprit du cerf penetra la banniere et dans un brame d’une tristesse absolue, il fusionna avec la banniere grise.
Alors que dehors l’orage resonnait encore, la forge qui avait tonné toute la journée était a present silencieuse. Nous pleurions tous le depart de ces hauts esprits. Quel sacrifice a chaque fois… Alors dans le silence de la forge, nous decidames de sortir. L’un derriere l’autre, nous quittions cette forge qui avait été le haut lieu de puissance formidable. Chaque objet émanait encore du froid des neiges d’Inora.

Instinctivement nous nous dirigions vers la grande table de pierre. Dans la tempete et sous la pluie, nous nous regarderent, suants, noircis, fatigué par les sacrifices. Certains saignaient abondamment et pourtant j’avais la sensation que tout n’etais pas fini.

« mes freres, l’adamante est un cadeau des dieux, un cadeau doit rester un cadeau… les objets que nous avons fabriqué ne sont pas pour nous, ils sont pour l’un d’entre nous. Offrons nous ces presents en signe de fraternité »

Alors Boyd se dirigea vers Dilwyn « prend cette flute, comme le roitelet qui l’habite repends la legende et les chants. »

Alors Dilwyn se saisit de la flute et donna a Boyd la corne « cette corne est habité par l’esprit du saumon ,l’esprit sage qui conduit les morts dans l’au dela, l’esprit qui sait. Toi qui parle aux esprits fait en bon usage. »

Aanor se dirigea vers Ida et lui passa la ceinture autour du ventre « cette ceinture est habité par Bwch, le haut esprit de la bonté et de la fertilité, car apres la guerre, il faut reconstruire et que la bonté est parfois meilleure que les armes »

Ida prit son fin diademe et en coiffa Aanor « cette couronne est habité par le haut esprit de la chouette, qu’elle guide tes pas, qu’elle te protege du mal.

Les deux femmes s’enlacerent comme deux sœurs.

Alors Tairdelbach s’approcha de Barabal « prends ce plastron habité par Gigfran l’esprit du guerrier. Que cet esprit te protege car il ne me serait plus possible de te perdre… »

Barabal, la geante alors tandis a Tairdelbach une epee magnifique « Tairdelbach prend cette epee habité par Baedd l’invincible. Pourfend tes ennemis, bats toi vaillament mais ne meurt pas avant moi serviteur d’Humakt. »

Alors ils s’embrasserent. Car de la guerre pouvait naitre la passion et peut etre la vie.

Gavin et Maitias se regarderent. « nous sommes liés par le voyage » dit Maitias, « prends ces fers a cheval, ils sont habités par le haut esprit du cheval. Par lui tu pourrais traverser Glorantha sans laisser de traces. Va Gavin avec la benediction de Mastakos. »

Alors Gavin tendis un bouclier a Maitias : « le symbole d’Issaries est la roue, mais prends ce bouclier, car toujours mon frere je serais ton bouclier a present. »

Les deux hommes se serrerent la main avec amitié.

Vint le tour de Riwalenn. Elle tendis sa petite pointe de fleche a Laig « que tu choisisses d’en faire une arme ou une plume, l’esprit du merle t’accompagneras. »

Laig la regarda, pour la premiere fois une emotion pouvait se lire sur son visage. « prends cette broche Riwalenn, c’est le symbole de la guerriere indomptable et je pense que cette broche t’ira mieux qu’a moi. Elle te protegera des mauvais coups grace a un sortilege. »

Les deux femmes se sourirent. Il ne restait plus que moi et Oisin. Je savais des le debut que nous serions liés. Je m’approchais de lui.

« Oisin, parce que tu es le meilleur guerrier d’entre nous, parce que tu es le stratege et le commandant, parce que tu es la voix et les yeux, accepte ce glaive habité par Arth, le roi des guerriers, le meilleur d’entre tous. Car en verité Oisin, tu es le meilleur d’entre tous. »

Oisin me regarda longtemps sans rien dire. Il accepta le glaive et me tandis sa banniere.

« Karawn, un herault a besoin d’une banniere. Je ne sais si les orlanthi avaient besoin d’un guide car ils t’avaient toi. Tu combats avec ton cœur et c’est ce qui fait de toi le meilleur d’entre nous, celui que les dieux ont choisit. Prends cette banniere, leve la bien haut, qu’elle inspire la crainte et la peur dans le cœur de Septime. »

Alors Oisin leva son glaive et poussa un cri de guerre terrifiant. Les autres en firent de meme. Je deployais la banniere immense. Elle était grise et magnifique, elle rayonnait dans la tempete d’une lueur mystique et malgré la fatigue nous nous sentirent tous ragaillardis. A la vue de ce dragon d’adamante vibrant, je sus que Ceriw disait vrai, cette banniere nous conduirait a la victoire. Comme lors de notre premiere soirée nous festoyames. Je retrouvais Oisin au meme endroit.

« toujours soucieux ? » dis je
« oui toujours… nous sommes plein de bonne volonté, nous sommes douze armés d’adamante mais j’ai peur que cela ne suffisent pas a faire trembler l’empire rouge… »
« c’est vrai mais ce n’est qu’un debut. Avec toi a la tete de l’armée orlanthi nous triompheront ! »
« nous verrons… »
Alors Oisin s’eloigna apres un sourire. Boyd avait entendu une partie de la discussion.
« que voila un homme malheureux… » dit il.
« oui Boyd. Un homme rongé par le doute. Comment l’en blamé… »
« ecoute le vent, le carnage est pour bientôt mais la liberation suivra… »
« j’aimerais en etre sur. »
« fait tout pour en etre sur Karawn ! tu pourras rejoindre Aeleen plus facilement ensuite. »

Le lendemain nous decidions d’attendre le guide. La suite vous la connaissez… apres la tromperie de la forge nous decidions de nous disperser. Nous resterions une fraternité secrete pour le moment. La forge serait ouverte a tous, Boyd en était le gardien et il ne pouvait plus la quitter.

Quelques jours apres la visite dans le palais d’argent, alors que nous nous reposions dans une clairiere, profitant du beau temps, Aeleen me pose la question tant redouté.

« est ce que tu vas me ramener Karawn ? »
Je ne voulais pas repondre.
« Valind te doit bien ca non ?... »
« ecoute Aeleen… Valind ne me doit rien. C’est un dieu moi pas… »
« c’est pour ca qu’il t’envoie toujours au sacrifice ! tu as une opportunité d’etre heureux avec moi mais tu la refuses sous pretexte que tu vas contrarier ton seigneur. »
« ecoute Aeleen, la guerre se prepare, le chaos va deferler, tu veux vraiment revenir maintenant ? au moment le plus dangereux ? »
« bien sur que c’est ce que je veux ! je veux me battre a tes cotés Karawn ! »
« Je ne veux pas te ramener pour que tu souffres a nouveau… et si tu etais blessé ou tué ? j’ai fais le serment de te proteger. J’ai juré sur la dague. Tu es plus en securité dans le palais de Valind… »
« fais ce que tu veux je demanderais a quelqu’un d’autres de me ramener. »
Aeleen resta eloigné loin de moi pendant plusieurs jours. Des jours qui parurent des mois
...

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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 2 Jan - 17:34

as tu deja entendu parler des douze dents de l'ours,
qui autrefois arpentait la terre du roi Conall Cornach.
douze, le chiffre consacré qui marquait les legendes,
legendes sur terre, etoile dans le ciel a present
car il arrive que certains dieux derobent les ames
par trop etincelantes et les prennent pour de l'or.
et etincelantes etaient leurs ames en verité.
nul roi ne fut servit par tant de bravoure,
d'honneur et de force. Mais je vais te raconter
l'histoire des douze dents de l'ours.
souffle le vent dans les arbres, et allume la chandelle
avant la fin de la nuit nous auront tout dit.

le roi Conall Cornach regnait sur un royaume prospere
aimé de ses sujets, il regnait avec justesse. le pays
ne manquait de rien, les recoltes etait bonne,
a table on buvait du vin. Mais un tel bonheur ne pouvait
pas rester invioler. car deja le prince Tadgh, le sinistre voisin
du roi Conall Cornach, convoitait une partie des richesses
du petit royaume. le prince Tadgh etait deja riche mais
il ecrasait ses sujets sous de terribles impots. et quand
les richesses etaient mauvaises, il les ecrasait encore plus.
Un jour, l'immense armée du prince Tadgh se mit en marche.
un merle qui avait vu tout ca alla prevenir le roi Conall.
"roi, ton sinistre voisin marche dans ta direction, dresse ton armée,
il faudra lui faire face cette fois!" Mais le roi Conall ne possedait pas
d'armée. Alors il sombra dans un profond desarroi. Implorant les dieux
le roi Conall demanda "dieux, vous qui m'avez couvert de bonté,
ne me reprenez pas tout, pour le bonheur de mes sujets. Envoyez mo
une armée pour defendre ce que vous m'avez octroyé. Et je construirais
des temples pour vous." Alors descendirent du ciel, 12 corbeaux. l'un
etait de plomb, l'autre d'argent, l'autre d'or. d'autres etaient de mercure,
de fer ou d'electrum. D'autres enfin etait de cuivre, de bronze, de cobalt,
de platine et de cristal. Mais celui qui menait cet flotte etait un corbeau
d'adamante etincelant. Ils se poserent aux pieds du roi Conall suppliant.
"roi Conall Cornach nous te ramenerons une armée, les dieux sont avec
toi. Ils ont entendu ta supplique. patiente quatre jours et nous reviendront."
Les corbeaux prirent leur envol et la nuée avait disparu.

pendant quatre jours, le roi Conall arpenta la salle du trone. De toute part
on lui rapportait que deja les armées de Tadgh etait en vue. Et puis le quatrieme
jours, les armées furent aux portes de la ville. Alors que la journée commencait
par un orage redoutable, le roi se tourna a nouveau vers les dieux "dieux! vous
m'envoyé vos stupides volatiles, mais ceux ci ne sont pas revenus et maintenant
mon doux royaume va etre ravagé. et moi je serais decapité." Alors le roi entendit
un cliquètement derriere lui. "patience roi... laisse aux volatiles stupides le temps
d'accomplir leurs missions. si tu as ete plus prudent tu n'aurais pas laissé ton
royaume sans defense." c'etait le corbeau d'adamante qui parlait. "si tu veux
me suivre ton armée t'attends.

lorsque le roi penetra dans la cour, il ne vit que 12 guerriers.
"est ce la l'armée que tu as trouvé? Tadgh arrive avec une armée qui leur
sera 100 fois plus nombreuse! que pourront ils faire?". Le corbeau agacé
dit alors ceci " prefere tu 1000 moutons ou 12 lions? tu n'as de cesse de
geindre. En verité ces guerriers sont les meilleurs de ton royaume et ils
ont accepté de se battre pour toi." Jamais dans le royaume de Conall on
avait vu pareil assemblée de combattants. De Talfryn le geant a Denw
la tueuse en passant par Karnay bardé de fer, on sentait emaner d'eux
une puissance guerriere jamais vu encore. Et celui d'entre tous qui semblait
imbattable etait Callum Cadoyn, neveu du roi et heros parmi les heros.
il y avait aussi Cadwgawn et Cadwallon les deux freres venus de la foret
Lachina aux cheveux d'or et Owen qui la suivait partout. caché par son
sinistre heaume Maelcat trepignait d'impatience alors que Rhett le conteur
verifiait ses fleches. Glenn fils de Glew attendait patiemment alors que Baellec
le chaman parlait avec les esprits. Ca oui, ils etaient beau, et jamais avant
longtemps on ne verrait pareil troupe dans le royaume de Conall.

Et puis bientot on entendit les trompettes de Tadgh. Alors sous la banniere de
l'ours, symbole du roi Conall, les douze guerriers se mirent en marche. "Soyez les
dents de l'ours, dechiquetez vos ennemis, ne montrez aucun pitié." leur dit le
roi Conall. Lorsque Tagdh vit les 12 guerriers s'avancer vers lui, il rit et lanca ses
troupes a l'assaut. Mais le corbeau d'adamante avait eu raison, douze lions se battant
pour leur liberté et leur terre valent bien bien mieux que 1000 moutons. se lancant dans
la bataille, les 12 guerriers etincelaient. Et plus ils se battaient et plus ils semblaient
pris d'une puissance divine. Et puis le sang coula. Cadwgawn tomba et il fut bientot
suivi par son frere rendu ivre de rage. puis Lachina. Owen qui la suivait partout ne
tarda pas a la suivre. Rhett ne tarda pas a percer le coeur de Tagdh mais tomba aussitot
Enfin quand toute l'armée fut detruite, que la derniere goutte de sang coula,
sur le sol imbibé du sang des ennemis et des braves, alors Callum Cadoyn, dernier survivant
de cette bataille sanglante s'ecroula, il avait combattu pour deux vies et la sienne le quittait.

les douze corbeaux tournerent au dessus du champ de bataille, chantant une sombre melopée,
et on vit bientot 12 lueurs s'elever dans le ciel. depassant les nuages, les esprits des heros
furent emmené jusqu'au ciel ou ils brillent encore. Alors le corbeau d'adamante alla se poser
sur la fenetre du roi. "aujourd'hui roi, tu as sacrifié 12 guerriers irremplacables. N'oublie pas ce
qu'ils ont fait pour toi.". Le roi pleura les heros disparu de nombreux jours et puis la vie repris
ses droits. Le royaume de Conall finit par etre conquit mais on dit que toujours les douze dents
de l'ours brille dans le ciel et que le jour ou les terres de Conall seront vraiment en danger,
douze guerriers se dresseront pour defendre les valeurs du roi Conall  Cornach, seigneur des
paturages.


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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Mar 7 Jan - 13:05

Les montagnes autour de Wintertop etaient vraiment magnifiques. Elles se dressaient comme tant d'aiguilles au milieu des collines. Assis au dessus de la forge, je regardais les paturages s'etendrent a mes pieds... Je repensais a l'epoque pas si lointaine ou tout etait plus simple. A l'epoque je n'etais qu'un simple ranger au service de Valind, je me contentais de patrouiller dans ses montagnes, la vie au grand air, l'arc a la main, sans me soucier de ce que j'allais faire le lendemain. Je chassais pour le plaisir, je bottais les fesses de quelques maraudeurs et le soir venu j'allais chez Cooley. L'ivrognerie et les bagarres, tout casser dans l'auberge avant de partir en riant le matin. Vivre comme un effronté. Mais deja les nuages amoncellent au dessus des paturages...

Je rentre a la forge. Boyd me regarde arriver. J'ai la mine des mauvais jours, voila plusieurs tentatives que je fais pour fabriquer l'arme que j'ai promise a Iscandre. Mais je dois bien l'avouer je n'y arrive pas.

"alors as tu trouvé l'inspiration?" me demande Boyd, " a ta mine, je devine que non."

"rien ne me semble assez digne de lui..."

" j'ai une idée" me dit Boyd " nous allons la forger tous les deux! en signe d'amitié!"

Alors nous nous mimes chacun dans un coin de la forge et nous sculptames une partie du moule. Lorsque le travail fut fini Boyd approcha son moule du mien. Il avait sculpté un tranchant legerement ondulé rappelant les armes aldriamis ou exotique. de mon coté j'avais sculpté une lame droite. Assez etrangement les deux moules s'assemblerent parfaitement.

L'adamante rougeoyait en permanence dans le creuset. Comme du miel, il coula dans le moule. Boyd et moi etions en parfaite harmonie, nos gestes se synchronisaient parfaitement, nos mots resonnaient au meme moment. Et puis vint le moment du sacrifice de sang.

"Adamante tout puissant,
boit notre sang melé,
devient a cet instant l'epee de l'amitié,
celle qui au dela de pourfendre l'ennemi tant honnis
rapproche les ames soeurs et reunis les amis.
par ce sacrifice de Boyd et Karawn,
devient l'etendard reunificateur d'Iscandre,
le courtisan, puis l'homme, puis l'uz
le guerrier aux milles visages
le serviteur d'Arkat
le heros qui connaissant chacun des aspects de la vie
de chacun sera bientot le heros absolu."

Ces mots tonnerrent dans la forge, alors que nous les recitions au meme moment. Il aurait fallut etre un chaman pour voir qu'a cet instant, au dela de la forge, au dela de l'adamante, au dela du rituel, un autre rituel prenait corps, le rituel entre deux chamans qui unissaient leurs ames pour accomplir de plus grandes choses. Le vent ne tarda pas a se lever dans la forge, la neige se mit a tomber. Au milieu du rougeoiment de l'adamante, nous echangerent le souvenir de notre rencontre a l'arme. Puis vint le moment d'invoquer le haut esprit de la forge.

Ô toi haut esprit de la forge
nous t'appelons ici car devant toi
nous forgeons une arme d'exception.
symbole de l'amitié, symbole du combat
car en verité rien n'est plus fort
que les liens qui se tissent dans l'affrontement.
que cette arme soit comme mon bras
qu'elle protege Iscandre d'Arkat
lorsque je ne serais pas la
qu'elle le guide dans sa quete sans jamais defaillir
que le chaos et le neant ne puisse briser ce lien.

Alors dans un eclat carmin, au milieu de la tempete qui hurlait dans la forge arriva un esprit. Un esprit immense, qui brillait tellement fort que nous dumes cacher nos yeux quelques instants. Cet esprit etait un haut-esprit de chien. Jamais je n'avais invoqué un esprit de cette force mais Boyd y etait pour beaucoup.

"Mon nom est Cù, haut-esprit du chien et j'ai entendu votre appel. Vous devez beaucoup estimer celui pour qui vous forgez cette arme!"

" oui Cù, cet homme pour qui rien n'etais acquis, n'a jamais reculé. Il a toujours affronté ses ennemis avec courage. Pour nous guerriers il devrait etre un symbole, le symbole qu'au dela des limites du physique l'esprit et le courage n'ont pas de limites et que pour qui se sent assez fort, aucun combat n'est impossible."

"si ce que tu dis est juste, alors ton ami doit etre un redoutable guerrier."

"en verité il l'est, c'est le serviteur d'Arkat et bien plus encore!"

"Alors tres bien moi Cù, haut-esprit du chien, moi qui incarne la ferocité guerriere et l'amitié entre les freres d'armes je consens a servir ton ami. Je sacrifie mon existence a cette epee d'adamante. Que jamais cette lame ne se brise et que pour toujours, le courage brule dans le coeur d'Iscandre mais au coeur des plus profondes tenebres."

Alors le chien hurla et il penetra la lame. Mais la lame rougeoyait encore...

"Le rituel n'est pas fini Karawn, tu as voulu une arme d'exception, fait en une arme d'exception! pour ton ami"

je voyais cette lame rougeoyer et j'entendis les esprits des anciens temps murmurer... et puis tout me parut simple.

"je suis forgeron, je suis un createur. Puisque les dieux m'ont donné le don de creer, alors dans l'instant, je crée une rune."

le tonnerre gronda. Un eclair prodigieux transperca le ciel et penetra dans la forge. la foudre ondoyante vint entourer une bague que je portais, heritage de Balor. Et a ce moment je senti sa presence pret de moi, me levant le bras vers le ciel.

"par cette bague, reprensentant deux fleches croisées, je fais le symbole de l'amitié et de la fidelité. la croix (X) comme symbole des ames qui s'unissent a jamais, dans le combat et dans la paix, dans la vie et dans la mort. De ce concept humain nait cette rune. Les runes qui regissent le monde, je rajoute cette petite rune, ce petit vent sacré qui apportera un peu d'espoir dans le tourment, qui offrira une lumiere a celui qui est dans l'ombre, la main tendu et toujours la mais quand crie l'acier. Createur je suis, createur je resterais! par cette croix, Iscandre mon ami, va dans ta quete, accompli la, et quand tu reviendras je serais la a t'attendre. Par les dieux, que brule la croix de l'amitié dans les tenebres de la guerre et du dechirement."

alors je posais la bague sur l'adamante qui chanta. l'eclair passa de la bague a la lame et je sentis mon energie suivre cette foudre. Je sentis mes souvenirs de combat, mes parades, mes techniques, tous les combats que j'avais mené dans ma vie et aussi ceux que j'aurai a mener, je sentis tout cela passer dans la lame. Quand je parvins a retirer la bague de la lame, je tombais epuisé.

"Mon ami, tu dois encore tremper cette arme!" me dit Boyd "je vais t'aider, faisons le ensemble!"

Alors Boyd de souleva, il attrapa ma main qu'il mit dans la sienne et tous les deux nous levames l'epee.

"il n'y a que ta glace qui pourra tremper cette epee mon frere..."

Alors reunissant mes dernieres forces, je creais un monticule de glace

"au nom du feu de sacré de Valind, Epee d'Adamante, sert Iscandre au dela de la mort! je t'ai donné la rune, Cù t'as donné la fureur et Boyd t'as soufflé l'existence, tu ne peux pas defaillir."

Nous plongames la lame dans la glace immaculé. De terribles sifflements se firent entendre. Un eclat formidable puis la glace explosa sous les vibrations de l'arme. Oui... nous avions crée une arme digne du successeur d'Arkat... Elle brillait comme aucun autre metal, elle chantait de fureur, de passion. Je tombais epuisé.

En me reveillant, je vis Boyd a l'ouvrage. J'avais la tete lourde et mes gestes etaient mal assurés.

"tiens tu te reveilles?" dit Boyd amusé "j'espere que tu te sens mieux..."

"ohlala, je ne me rappelle plus de tout... qu'est ce que tu fais?"

"je fais un fourreau..."

"un fourreau?"

"un fourreau pour ca"

je regardais la direction qu'il designait, et je la vis la, etincelante dans la penombre de la forge. je m'en approchais, et je vis la rune... la rune...

"tu crois que... enfin je veux dire cette rune..."

"je ne sais pas Karawn, mais en tout cas tu as mis dans cette arme pas mal de chose, ecoute la chanter... je ne sais pas si tu as crée une rune, d'ailleurs sans doute une rune mineure voir moins que ca mais c'est deja ca non?"

"Balor avait mit le symbole de notre clan sur l'epee d'Arkat. j'ai senti sa presence"

"alors je suis sur qu'il t'a aidé dans ta tache!"

Alors je pris l'arme dans ma main, je touchais la rune, et je sentis toute l'arme vibrer. la rune brilla legerement.

"voila un fourreau digne de cette arme." dit Boyd satisfait. "Ca! une arme de seigneur!"

Alors que je glissais l'arme dans le fourreau, je me dirigeais vers la sortie.

la devant la table de pierre, tout petit face aux montagnes, j'appelais Iarlaith un de mes aigles. Celui ci arriva percant les nuées. C'etait le plus gros des deux mais aussi le plus fort.

"apporte cette arme a Iscandre, que rien ne t'arretes. Maintenant va Iarlaith!" et je le relachais. Je le vis s'eloigner l'arme serré entre ses puissantes serres.

"tu crois qu'il le trouvera?" me dit Boyd

"Ou qu'il soit, Iarlaith le trouvera. C'est un aigle de Valind..."

alors que je voyais l'oiseau devenir un petit point dans le ciel je pensais a Iscandre qui s'eloignait, devoré par les tenebres d'Arkat. "que cette epee t'apportes la lumiere..." dis je dans un murmure.
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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Jeu 9 Jan - 13:30

les mots d'Arkat resonnait a mes oreilles... "je battirais une forteresse d'adamante et celle ci sera imprenable."

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'Aeleen etait partie. Comme je refusais de la ramener, elle avait fait le choix de ne plus me parler. Nous etions liés par le pouvoir de Valind, elle ne risquait pas d'aller trop loin mais sa presence chaleureuse me manquait. Fatigué de cette brouille je me resignais a faire le premier pas

"Aeleen je sais que tu n'es pas loin, je veux te parler."

"que veux tu? pourquoi me deranges tu encore?" le vent s'etait mit a souffler, mais la douce bise d'ete qui entourait Aeleen etait glacée.

"pourquoi tiens tu tant a ce que je te ramene? le monde vas bientot etre envahi par l'horreur et la guerre. la corruption et le sang vont bientot se deverser partout. Dans le palais de Valind tu ne crains rien!"

"tu n'as vraiment rien comprit Karawn! tu forges des objets, tu en appelles aux dieux mais pour comprendre le coeur des gens tu es vraiment mauvais! tu sais pourquoi tu ne pouvais pas etre le guide? pas parce que tu ne le voulais pas, rustre egocentrique, mais parce que tu ne le pouvais pas! un guide doit pouvoir comprendre le coeur des gens, leur parler, reveiller la flamme dans leur coeur. Karawn le chanteur le fait, Karawn Sidhre ne le fait pas. pas pour moi en tout cas..."

"je veux juste comprendre Aeleen. Je pensais qu'en te laissant pres de Valind tu serais plus en securité!"

"tu n'as pas compris que je me fiche de la securité! je veux etre avec toi, combattre avec toi, partager la guerre et la lutte, la joie et la victoire, ou la defaite et la mort. Je suis un esprit, ma vie de femme s'est arreté bien tot. La vie d'esprit n'est pas merveilleuse, tu gouttes la realité mais tout est plus fade. Je veux vivre tu entends! et si possible avec toi!"

les larmes coulaient abondamment de ses joues, elle emplissait l'air de sa tristesse demesurée et contenue et a cet instant je sentis la petite flamme de l'espoir qu'elle etait vaciller.

"je vais le faire! je te ramenerais puisque c'est ce que tu souhaites. je voulais te ramener apres la guerre, mais puisque tu insistes je le ferai avant. je voulais t'epargner la souffrance et la guerre. Et je voulais m'epargner le soucis de ta securité, car comment se battre et prendre tous les dangers si la femme que vous aimez risque de mourir. Mais chacun peut choisir sa destiné, tu as choisi la tienne, je ferais ce que tu demandes. Maintenant je dois me rendre a mon village. c'est tout pres que j'ai choisi de batir ma forteresse d'adamante."

Plongé dans une profonde tristesse, je me fermais aux esprits.

Plusieurs jours etaient passés, une sourde tristesse vibrait toujours en moi. au lieu d'ecouter les chants des esprits, j'avais ecouté le chant de la nature eclatante en cette fin de saison du feu. Je voyais mes montagnes a l'horizon et cette seule vue me suffit a me redonner un peu de moral. inconsciemment mon esprit se reouvrit legerement et tout parut se teinté, et si la realité etait aussi fade que la vision du monde qu'en ont les esprits? et si il fallait les deux pour trouver les vraies couleurs de la vie. C'etait la sensation que j'avais a cet instant.

"Karawn..." c'etait la petite voix d'Aeleen, "Karawn... je suis desolé. Valind nous a causé une grande peine a tous les deux avec cette histoire..."

"oui, mais il pensait bien faire. ecoute je te ramenerais je te l'ai promis." j'etais encore agacé et atristé par cette decision...

"oui... merci Karawn..."

la suite du chemin se passa dans un silence des plus genants, mais fort heureusement la nature, jouant sa partition, vint a notre secours.

Un petit detour au village, pour saluer les amis, les parents, et puis deja il est temps de repartir. La vallée des 4 rois, ses tombes fleuries et comme un gouffre beant, l'escalier de Dagori Inkarth. Je m'asseois sur une pierre taillée, vestige d'un ancien batiment. Mon esprit s'ouvre en grand.

"Arkat, heros devenu dieu, j'ai enfin choisis le lieu ou batir ma forteresse." dis je alors. une Ombre tournoyante s'approche alors de moi.

"ferme les yeux, vois la forteresse et elle sera." Alors je ferme les yeux.

"je vois cette montagne terrible que nous appelons le Pic. Je vois les montagnes autour d'elle, Caern Anorchfygol et Caern  Amhosib, qui rendent les acces a cette montagne impossible si on ne vient pas de l'ouest. Je vois sa cime merveilleuse et etincelante. Je vois plus bas une grande terrasse couverte d'arbres. Cette tour de guet ceinture completement la montagne.  Des arches immenses decorent les remparts. Plus bas, je vois, d'adamante et de roc melés, des colonnades qui font comme un belvedere. Au coeur de ce belvedere la salle d'adamante. La ou la justice se rend, ou la politique se decide. Plus bas encore, des temples des chapelles et des terrasses. Que chacun puisse venir prier, que chacun puisse profiter de la vue. Que chaque creature volante digne et fier puisse profiter de ces terrasses pour se reposer. Et puis Les grandes portes du belvedere, racontant les legendes des grands heros Orlanthi. Que chaque orlanthi du passé, du present et de l'avenir trouve une place sur ces portes. Plus bas, la ou personne ne les verra, les forges. Je vois une grande arche au dessus de l'escalier de Dagori Inkarth, une grande arche ou seront raconté les exploits de l'alliance des Uz et des Orlanthi. Plus loin, une chapelle pour les tombes des 4 heros tombés dans cette vallée. Partout des maisons, un marché, une tour pour regarder les etoiles, des potagers, des vergers et pourquoi pas une bibliotheque. Des sources et des jardins. Des endroits dediés aux esprits, que eux aussi puissent profiter de cette forteresse. Des villageois venant de toutes part, que celui qui est chassé de chez lui, que celui qui est traqué a tort et victime d'une injustice, trouve refuge ici s'il est desireux de faire changer les choses. Je vois les gardiens de cette ville, tout arnachés d'adamante. Et puis les murs haut et resistant. Sans failles. Et les grandes portes d'adamante, portant les visages d'Arkat et d'Humakt, seuls gardiens de la verité. Car par ces portes, que ne passe jamais un etre corrompu ou empli de duplicité. Cette cité de verité restera a jamais fermé a ceux qui portent le poison dans leur coeur ou dans leur ame. Ces murs subiront les attaques et la destruction et toujours ils l'endureront mais jamais cette cité ne cedera au mensonge, aux sortileges et a la tromperie. Je vois plus loin le pont de pierre et d'airain, qui relie cette citadelle au reste du monde. Ô Arkat, toi le dieu le plus comprehensif, protege nous des sortileges, protege nous des esprits malfaisants. Que cette cité soit sous la multiple protection d'Arkat le heros, d'Humakt la verité, d'Orlanth le roi des dieux et de Valind, mon pere, le tres sage, seigneur de ces montagnes. Que partout des runes protegent les murs de cette cité des malefices. Des a present celui qui en fera la demande, et qui sera assez franc et juste, peu importe son peuple qu'il soit Aldriamy, Uz, Mostali, Humain peu importe son origine, Esprit ou Dieu, trouvera le refuge de ces murs d'adamante. Que les ennemis de la liberté et de l'honneur ne trouvent jamais le chemin de cette cité, que ceux ci se perdent a jamais dans les brumes et disparaissent dans les ravins. Et cette cité sera baptisé Gaer Dur, la forteresse d'adamante et que sa banniere soit la montagne etincelante. Arkat tu m'as fait le serment que jamais cette citadelle ne tomberait, alors par le sang et le fer, par le feu et la glace, par la victoire ou la chute, que jamais cette citadelle ne tombe. Et parce que ce cadeau immense que tu nous fais merite un serment sur l'eternité, je jure qu'a jamais un Sidhre regentera cette ville en ton nom, avec justesse, humanité, honneur et force, liant un peu plus encore le destin des orlanthi et des uz."

alors l'ombre ondoyante disparu et quand je reouvris les yeux, la cité se dressait devant moi... etincellante, magnifique. Et puis je sombrais dans l'inconscient. Arkat avait utilisé mon esprit et j'etais epuisé. Dans le reve qui suivit, je vis des amis en grand nombre venir dans cette forteresse. Ronce qui vivait sur la terrasse, Iscandre de passage Thamar a son bras, l'esprit de Boyd venu rendre visite, Oisin triomphant, les 12 reunis pour l'occasion... et puis moi, accompagné d'Aeleen au ventre tout rond.

une chaleur penetra mon corps et mon ame. Dans l'abime de se reve pourtant magnifique je n'avais plus qu'une envie remonter a la surface. En ouvrant les yeux, je vis le doux visage d'Aeleen, ses grands yeux verts, ses lourdes boucles blondes, sa petite bouche decidé. Elle venait de partager un peu de sa force avec moi...
"je vais te ramener Aeleen, je le veux a present..."




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MessageSujet: Re: Karawn Sidhre   Ven 10 Jan - 12:09

message placardé partout en Tarsh et en Sartar.

La guerre est a nos portes, l'ennemi sera bientot la, mais n'ayez pas peur! Le guide qui reunis les orlanthis de KerOfyn à Ralios fera bientot route vers vous. Mais freres, vous avez connu la guerre et le combat dans l'armée rouge, vous qui etes a present d'authentiques orlanthis, je sais que vous craignez pour vos familles, pour vos villages. Mes freres, les villages nous pouvons les reconstruire, les recoltes nous pouvons les semer a nouveau, votre vraie richesse c'est votre famille. La famille est la base de notre peuple, conduisez vos familles a Grise-Murailles, a Gaer Dur, a Sommet des neiges ou a n'importe quel autre point fort de notre armée. Nous prendrons soins de vos familles, car des l'instant ou vous vous battrez pour le guide, vos familles deviendront nos familles, vos peurs et vos espoirs deviendront nos peurs et nos espoirs. Il est temps que le feu d'Orlanth se reveille en nous tous. Inutile d'adorer Orlanth pour ressentir ce feu, ce feu c'est la liberté, c'est le symbole meme que nous refuserons de nous faire massacrer. Freres de Tarsh et de Sartar, laissons la theologie un instant et luttons pour notre survie! unissons nous derriere le commandement de Oisin Iolar le faucon de Tarsh, la legende, qui vous conduira avec fierté jusqu'a la victoire. En verité, je sais que dans le coeur de chacun d'entre vous, dans le moindre recoins de son etre, il y a la flamme des legendes, vous etes tous des heros, devenez les forgerons de votre propre legende, rejoignez les contingents de Tarsh et de Sartar et luttez contre l'invasion injuste d'une exhalaison du chaos! nous ne luttons pas contre les lunars envoyés a la mort mais contre leur maitre noir. POUR LA VICTOIRE! POUR LA PASSE DU DRAGON!



Dernière édition par stan le Sam 11 Jan - 19:38, édité 1 fois
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