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 Soliloque des érudits de l'ambigu

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MessageSujet: Soliloque des érudits de l'ambigu   Lun 18 Nov - 22:21

Au second age, aussi appelé age impérial, les terrifiants "érudits de l'ambigu" ou "apprentis divins" se livrèrent à une véritable dissection cosmique, une étude comparée des différentes religions et panthéons.
Loin de se limiter à des dissertations fumeuses sur l'ontologie divine, leurs expérimentations menèrent glorantha à la catastrophe, disloquant les terres et déchainant les océans, engloutissant l'empire jrusteli et son immense hubrys.

Je me propose d'user de cet espace pour -à la manière des érudits - vous proposer un certain nombre de réflexions théologiques comparées sur glorantha.

Que l'empereur Georges Dumezil, suprême souverain de l'empire jrustelli nous évite de connaitre le courroux divin à notre tour Laughing 

N'hésitez pas à l'enrichir de vos propres réflexions.
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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Lun 18 Nov - 23:19

Question de paradigme…


Tout est question de paradigme, dit –on. La métaphysique du monde varie grandement selon que l’on s’adresse à un représentant des races ainées, un humain, une culture civilisée ou barbare.


UZ – Le chaudron de Nakala

Les uz n’ont pas vraiment une vision humaine et déterminée de leurs déités des ténèbres. Celles –ci sont vues comme un véritable gestalt, une matrice de potentialité, de forces tapies, primordiales, ataviques, informes.
Tout n’est que circulation, potentiel, racine, prémisse, un peu comme le ventre ou le vagin.
Les uz se conçoivent eux - même comme des chaudrons ténébreux ; et le cosmos est conçu comme le propre chaudron de Nakala, déesse des ténèbres primordiales.
L’image culinaire est parfaitement appropriée : Glorantha est une immense soupe attendant d’être dévorée par les uz. Les autres habitants, mêmes leurs dieux y sont vu comme des ingrédients gastronomiques. Il n’est donc pas faux de dire que les uz pensent avec leur ventre ; leur vie est vue comme une occasion perpétuelle de festins.
Le ventre féminin, véritable matrice de vie est doublement révéré, puisqu’il est la source de la prochaine génération d’uz.
Les ténèbres représentent donc symboliquement l’existence prénatale et Nakala est un peu le placenta du cosmos.


DRAGONEWT – œuf d’ouroboros.

La philosophie des dragonewt est particulièrement étrange et aliénante. Elle a conduit l’empire des amis des wyrms à la catastrophe et ce n’est qu’en la lointaine kraloréla que les humains ont pu bâtir une civilisation harmonieuse draconique.
Cette cosmogonie repose sur une réflexion très poussée sur l’être et le non être, le vide y étant perçu non comme une vacuité mais comme un symbole de la plénitude spirituelle.
Le cosmos est donc une gigantesque nasse de serpents, un nid d’œufs ou d’orbes qui sont autant de dragons lovés sur eux –même dans la conscience de leur plénitude, rayonnant du sentiment de l’existence jusqu’ à ce que celle –ci se déploie à la mesure de l’infini. L’utuma ou anéantissement rituel est donc une occasion d’ouverture spirituelle.
Les dragonewt ne découvrent rien, ils recouvrent ; le temps s’écoule pour eux comme à l’envers, il n’ y a donc nulle ascension divine, tout juste un recouvrement de capacités voilées.
La réalité est donc repliée, elle ne se présente que partiellement. En déployant le dragon, le sage découvre le sens secret, presque lové des êtres et choses.
Glorantha est donc l’œuf lové dans les anneaux d’ouroboros le dragon cosmique. Au delà de la toile d’arachne solara, baignant dans le vide originel, épris de plénitude, les vrais dragons représentent la conscience du monde, des âges et des éléments primordiaux. Il existe donc un dragon des ombres et un dragon doré tout comme il existe un panthéon des ténèbres et de la lumière.


ALDRYAMI – l’arbre de Ga.

Les elfes, mais aussi à travers eux le panthéon de la terre sont très attachés à la vision du cosmos comme d’une gigantesque forêt enchevêtrée, dont une partie, céleste est représentée par la voute étoilée ; le soleil et la lune sont des graines, des germes, des fruits cosmiques.
L’arbre le plus majestueux de cette forêt est Glorantha elle –même, l’arbre cosmique, dont chaque être, chaque conscience est un bourgeon. Les contrées et les royaumes sont des branches, les océans sont la sève et si la forêt a des ennemis, ce sont ses parasites, qui sucent sa sève, scient ses branches, broutent l’herbe. Car certaines plantes, comme le gui se nourrissent d’autres végétaux plus augustes et majestueux. Le jardinier doit tailler les branches, couper les mauvaises herbes, permettre à la grande forêt de vivre en harmonie afin que chaque créature vivante y trouve sa place.
Le symbole du triskelle indique la nature profonde et secrète du cosmos. L’eau, la terre nourricière et la lumière sont ainsi indispensable à la vie. Les lignes de vie, véritable mana rellient tous les être vivants, formant une toile tellurique, une arborescence qui se reflète dans les lignages et les lignées généalogiques.
Chaque corps est comme une fleur ou les âmes, véritables papillons viennent butiner. La migration des âmes est ainsi une véritable pollinisation cosmique.


MOSTALI : La machine du monde.

Les nains ont une vision mécaniste du monde, curieusement moderne à nos oreilles postmodernes, matérialiste et scientiste.
La science occulte contient et explique le fonctionnement de l’univers. Celui-ci est comme une horloge dont les rouages sont invisibles mais dont on peut voir les effets dans les phénomènes naturels. Les êtres eux-mêmes sont des machines organiques ; la maladie, la blessure sont donc des dérèglements, des cassures.
Les bouleversements cosmiques des 3 ages montrent le délitement de la Grande Machine. Il appartient donc aux habitants de ce monde de le réparer en comprenant les mécanismes de réel.
Mais la société est elle –même une machine. Quand celle-ci est régulée, chaque être a sa place, sa fonction dans la collectivité. Il n’existe donc pas d’individu, dans le sens ou seule la conscience collective permet de veiller à l’intérêt supérieur, qui dépasse la somme des egos et d’œuvrer pour le grand dessein, la réparation de ce qui est brisé.
En poussant ce raisonnement à son paroxysme, on comprend que les flux monétaires, mais aussi le fonctionnement de l’âme (le mouvement, la dynamique des êtres-objets) peut être lui aussi inclus dans la grande équation, la maître plan du cosmos.
Les dirigeants, véritables architectes du cosmos, soit authentiques artisans démiurges ont avant tout la connaissance du monde et le désir de le régénérer.
En utilisant les lois secrètes et scientifiques du monde, les savants peuvent concevoir des inventions, outils et autres modèles, qui leur donnent l’avantage sur le champ de bataille en usant de la guerre systémique et en temps de paix par le pragmatisme et le rationalisme de leur société.
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Jeu 5 Déc - 20:24

question de regles :

comme on a deux persos futurs +/ - shamans et un sorcier, et que stan se déchaine en poesies à couper le souffle,

pensez vous qu'il sera sympa de faire des invocation d'esprits avec runes poetiques (vers libres ou rimés) ou avec une petite legende en lien avec ?

et pour la sorcellerie, qqchose de plus "intellectouel", d'abstrait ?
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stan

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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Jeu 5 Déc - 20:43

a vrai dire je me sens relativement mi chaud pour ca... faire quelques rimes sur le forum c'est pas la meme chose que de le faire en partie. sans parler d'une certaine forme de timidité/pudeur a versifier devant des gens. Bref je suis un peu frileux a cette idée.
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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Ven 13 Déc - 13:07

Les runes.

Les runes sont plus qu’un signe, une représentation du réel. Elles forment une véritable alphabet cosmique.
Les 30 runes originelles correspondent ainsi aux 8 hautes divinités de la cour céleste, aux 5 éléments primordiaux. Elles sont comme des lettres.
Ces signes peuvent s’associer, se dissocier pour former une myriade de runes correspondant à autant de dieux et de principes. Ces forces primordiales association / dissociation des runes sont parfois représentées comme deux hautes divinités, Uleria (la lieuse) et Kajabor (le briseur)
Pendant les âges divins, et en particulier les grandes ténèbres, Glorantha a été presque disloquée en particules élémentaires. De nombreuses runes ont été perdues, brisées. Parmi les vestiges du cosmos, la grande toile d’Aracne Solara (autre nom de châle d’Uleria) a rassemblé les derniers fragments du réel pour recomposer le cosmos.
Le monde moderne enfanté par la grande aurore est issu de cette redistribution des runes, cette nouvelle association, donne. Il est donc possible, au dela de la diversité des panthéons et des coutumes de discerner des fondamentaux, qui correspondent à autant de fragments des runes originelles.
Les apprentis de l’ambigu ont consacré leur existence à la quête de ces structures secrètes.
Par exemple, il était possible quelles que soient les civilisations et les panthéons de distinguer un certain nombre de divinités archétypales :
- Le dieu suprême du panthéon (yelm, orlanth)
- La compagne du dieu suprême (ou plus rarement le prince consort)
- Le dieu de la guerre (humakt, urox, yelmalio)
- Le dieu des commerces, voyages (issaries, etyries, lokarnos, argan argar)
- La déesse compatissante (chalana arroy, xiola umbar, voria)
- Le dieu des esprits élémentaires (kolat, dehore)
- Le dieu chasseur
- Le bouffon.

Dualités cosmiques :

L’age d’or a vu se dresser 2 grandes familles divines : les dieux resplendissants dirigés par Yelm et les dieux ombrageux menés par Orlanth. Les guerres célestes ont mené au meurtre de Yelm et plongé le monde dans les ténèbres. L’action des dieux ombrageux semble à priori néfaste ; c’est oublier que cette opposition divine est aussi celle de l’immuable et du changement. L’age d’or soumis au règne absolu de Yelm était aussi un despotisme éclairé qui a plongé le cosmos dans la stase. Véritable agent du changement, Orlanth et sa tribu ont permis à la grande dynamique du changement (incarnée par le dieu Larnste le danseur) de s’exprimer. La mort elle-même dérobée à Humakt et qui a permis le meurtre de Yelm est aussi un agent de ce changement, donc de la métamorphose du réel

Pendant les grandes ténèbres, les cohortes divines unies contre un adversaire commun se sont heurtées aux hordes du chaos. Cette nouvelle dualité incarne l’opposition entre l’être et le non être. Le chaos est un force de corruption et d’entropie, une véritable maladie et folie spirituelle qui précède la néant incarné par Kajabor. Insistons sur le fait que le véritable néant n’est pas chaotique mais lié au vide qui entoure les limes du cosmos et qui cherche à s’insinuer dans les réels par les interstices de la grande toile d’uleria. Les dragonewt, mais à travers eux de nombreux mystiques ont une vision ambiguë de ce vide puisque le dragon cosmique qui à lui-même part avec le vide enserre Glorantha de ces anneaux

Les hautes divinités associées aux 30 runes originelles sont percluses dans leur perfection, isolées de Glorantha par des abimes d’ether. Elles sont donc sans recours et pratiquement sans utilité pour leurs adorateurs, trop abstraites et splendides pour intéresser d’autres personnes que des philosophes ou des métaphysiciens.
Uleria encore une fois est un cas singulier. Haute divinité, c’est bien par compassion et par amour pour le monde manifesté qu’elle a sauvé ce dernier de la destruction. C’est un véritable mythe gnostique ou la plus splendide des divinités renonce à une partie de sa puissance afin de ne plus être adorée que comme une divinité secondaire et mineure de glorantha. Car Uleria n’est pas uniquement la déesse des amants, des poètes et des catains. C’est vraiment la grande lieuse, le pouvoir d’attraction cosmique qui maintient Glorantha unie et soudée.
Une autre divinité semble avoir une grande influence. Il s’agit bien sur du bouffon cosmique. Si celui-ci est adoré sous bien des noms et bien des formes, il s’agit des multiples métamorphoses d’une même haute divinité Rastlaff. Entre la grande lieuse incarnée par Uleria et le briseur de rune manifesté par Kajabor, le bouffon représente une divinité ambigüe et paradoxale qui ne tient rien pour sacré et interdit, qui ne s’incline que devant le rire et qui semble inspirée par la folie et le hasard.
Cette force mystérieuse redistribue les cartes et les rapports de force en permanence amenant de l’inattendu en toutes choses. C’est bien par ce que l’univers n’est pas déterminé et que tout finalement peut advenir que le bouffon me semble lié malgré tout à la liberté
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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Ven 13 Déc - 21:17

Les divinités de la cour céleste :

Les 8 divinités de la cour céleste peuvent être classées par paires opposées :
Acos (loi) / Rastlaff (désordre)
Uléria (amour) / (Kargan Tor (guerre)
Oréonoar (vérité) / Tylénéa (masques)
Harana Ilor (harmonie) / Larnste (changement)

Loin d’être stériles, ces dualités induisent des dynamiques, des complémentarités, des polarités.
Elles permettent d’appréhender la réalité de façon symbolique au travers des archétypes runiques
Par exemple la musique céleste (harana ilor) inspire la danse cosmique (Larnste) qui permet à l’amour (Uleria) apprétée par le masque du désir (tylénéa) de susciter le désordre (rastlaff). Celui-ci mène au conflit (kargan tor). Quand le secret jaillit de cet affrontement (oréonar), la loi cosmique est restituée (acos).

Repassez par exemple le meurtre de yelm par orlanth au crible de ce mythe.
Orlanth, inspiré par la grâce de la reine des cieux convoite cette dernière et tue yelm. A travers la quête des porteurs de lumière, un nouveau monde est enfanté et l’aurore succède aux grandes ténèbres.

Même parmi les hautes divinités, il est possible de faire un tri entre les dieux de l’immuable et ceux de l’inattendu. Le guerre entre la tribu de la lumière et celle des tempêtes est un autre symbole de cette partition. D’un côté la perfection, la stase et l’immuable. De l’autre côté l’accident, le temps, la liberté et le changement. Les anciens contre les modernes. La tradition contre le changement.

En chaque conscience se jouent ses forces. Liberté contre contrainte, mais aussi continuité contre rupture. L’ascension spirituelle demande une constante remise en question. Pourtant, elle ne peut s’établir que selon la transmission donc la tradition. Aux deux extrêmes, la révolte perpétuelle conduit tout autant à la stase que la soumission à l’autorité.

Les maîtres des runes sont ceux qui revivent en leur fort intérieur les joies et les peines des dieux, des héros et des poètes. Ils structurent la psyché, ils permettent de donner sens au maelstrum de l’existence. Surtout ils permettent le jaillissement de nouvelles formes, soit la naissance de nouveaux exploits qui seront autant de contes pour les générations futures.

« Soyez résolu à ne plus servir ; vous voilà libres »
La Boétie.
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MessageSujet: Re: Soliloque des érudits de l'ambigu   Ven 27 Déc - 13:26

Dans la fluide de l’infini inconnaissable originel flottaient des entités éprises de perfection et pleines du pur sentiment d’exister.
Une de ses créatures s’éveilla à un étrange sentiment d’altérité. Elle désira créer et contempler quelque chose qui ne soit pas elle. Elle devient le Créateur.
L’esprit du créateur se déploya selon deux potentialités, le façonneur ou démiurge et le fertilisateur ou jardinier. Ces deux principes désirèrent le monde et les êtres qui le peupleraient.
Le premier acte du couple gémellaire fut de séparer ce qui est de ce qui n’est pas.
Le monde fut appelé Glorantha. Ce qui n’est pas ne fut pas nommé, mais les esprits inférieurs le confondent souvent avec le néant ou le chaos.
En ces temps la, dits philosophiques, tout n’était que projet. Les jumeaux se rendirent compte de l’immensité de la tâche qui était la leur.
Ils décidèrent de créer alors assistants divins, les hauts dieux.
Ceux –ci formaient paires, non pas opposées, mais complémentaires.
L’harmonie et le désordre
La loi et le mensonge
L’amour et la guerre
La stase et le changement
Même si les jumeaux avaient unis leurs essences pour créer les hauts dieux, 4 étaient plus proches du démiurge (l’harmonie, la loi, la guerre et la stase) et 4 plus proches du jardinier (le désordre, le mensonge, l’amour et le changement)  
Il faut insister sur le fait que les 8 hautes runes se situent par delà le bien et le mal. C’est le déséquilibre de chaque paire qui est source de tous les vices. En ce sens, la mesure dans les équilibres des paires peut seule maintenir la santé de Glorantha.
Par exemple, il fut un âge, dit l’âge de fer ou les créatures s’affrontaient perpétuellement. L’amour vint se plaindre auprès du jardinier dont elle était la préférée et la guerre fut emprisonnée. Comme la mort ne moissonnait plus les vivants, une multitude pullulante recouvrit bientôt le corps de Glorantha et la menaça d’asphyxie. Les dieux comprirent que la mort était nécessaire et relâchèrent la haute rune.
Un autre exemple concerne l’age d’adamante.
Il faut savoir que la citadelle céleste était juchée sur un pic de vérité, nommé montagne adamante, qui était comme un phare entouré par une gigantesque forêt de l’illusion, nommée forêt amaranthe.
Les hauts dieux étaient lassés et agacés des roueries du mensonge et décidèrent de l’enfermer pour entraver son pouvoir. Dès lors la rune de la vérité gouverne sans contrepartie. Ce qui semblait bon dans un premier temps, s’avéra vite insupportable et insoutenable. Le monde avait plongé dans l’oppression et la tyrannie ; Les juges d’adamante étaient des bourreaux impitoyables, qui ne toléraient nulle déviance, nulle liberté. Avec la destruction de la forêt d’amaranthe, c’est la capacité d’enfanter par l’imaginaire qui fut détruite. Il n’en reste plus qu’un reliquat, les rêves. De gigantesques prisons d’adamante accueillaient les déviants, ceux qui avaient péché en pensée, en intention, en parole, en acte. Bientôt de terribles tribunaux de la pensée furent érigés pour traquer et éradiquer toute pensée impure. Glorantha se transformait en une vaste plaine grise, sans magie, sans saveur. Les dieux relâchèrent le rune du mensonge, mais le mal était fait : les bois d’amaranthe qui rendaient les créatures semblables aux créateurs n’étaient plus.
Les hauts dieux reçurent 5  outils divins, présents des jumeaux.
Les  5 mondes furent suscités.

La création.
Rappelons qu’en ces temps la, tout n’était que potentiel, prémisse.
Quand ils usaient de concert, en cénacle des  instruments, les hauts dieux pouvaient évoquer l’esprit du Créateur et susciter des merveilles.
Ils ressentirent à leur tour la solitude et désirèrent emplir le monde.
A partir de ce qui n’est pas, ils sculptèrent le premier élément, la ténèbres. Puis par métamorphoses successives et usant des outils divins, les autres éléments furent créés (l’eau, puis la terre, puis le feu, enfin l’air, en partie d’une volonté propre). Cette grande alchimie préside à toutes les créations magiques.
Par association, dissociation, par hypostase des hautes runes, l’ensemble de la création fut forgée.
De nombreuses légendes divergent sur les modalités de cette Création. Certains prétendent que le Désordre proposa un grand jeu, d’autres que l’ahmonie présida à un grande danse.
Peu importe : le monde fut la ou il n y avait que des prémisses.
Le spectacle de la création était grandiose, et l’un des êtres de l’infini sortit de la contemplation de lui-même. Il se présenta humblement à la cour céleste pour bénir la création et en fut chassé comme un vaurien. Comme le désordre se raillait de lui, celui-ci fut maudit. Les souris cosmiques sont le fruit de cette malédiction. Cet être qui fut connu des adorateurs du chaos comme Kajabor fut empli alors d’un immense ressentiment et décida de se venger et de détruire ce qu’il ne pouvait bénir.
Après la grande création, les hauts dieux s’assemblèrent un grand festin pour célébrer leur union.
Le vin de la folie leur fut alors servi et ils s’enivrèrent. Dès lors, ils créèrent de nombreuses choses, non plus sous l’égide du Créateur, mais épris de leur propre puissance. Les êtres qui furent suscités étaient contrefaits, malingres, difformes. Quand ils s’éveillèrent, les Hauts Dieux furent emplis de honte et rejetèrent les avortons divins aux limes de la création. Kajabor les recueillit et leur communiqua son ressentiment pour la création. Cette horde fut nommé le chaos.
Il n’est donc pas ridicule de dire que les éléments ne sont pas 5, mais bien  6 si on rajoute le chaos, voire 7 si on compte l’infini inconnaissable originel.
Les hauts dieux étaient épuisés. Ils décidèrent de se reposer et chargèrent un jeune et splendide éphèbe Yelm du panthéon du feu de prendre le contrôle de l’univers. Ils lui donnèrent un sceptre d’or comme symbole de son mandat.
La cité céleste était si lointaine et inaccessible que son souvenir finit par s’estomper. Dayzatar,  le frère ainé de Yelm, à présent imperator était le hérault et le messager des jeunes dieux. Il finit par prendre les habitudes des hauts dieux et devenir inaccessible à son tour. Le frère cadet de Yelm, Lodril fut envoyé dans la création ou il se lia avec les créatures. Il finit par oublier le palais d’or de Yelm.
Un panthéon était rebelle à l’ordre divin de l’âge d’or incarné par Yelm. Orlanth comme tous ceux du panthéon de l’air étaient épris de singularité et de liberté. Ils avaient été suscité autant par les hauts dieux que par leur propre désir d’émancipation. Ils avaient du se frayer leur place dans la création et nul n’appréciait la tribu des tempêtes qui par certains aspects pouvait ressembler aux hordes du chaos.
Ce qui devait arriver, arriva : il y eut une révolte et un déicide : Yelm fut tué de la main même d’Orlanth. On murmure que l’amour n’était pas étranger à ses terribles évènements et qu’elle avait suscité le désir de l’impératrice dans le cœur d’orlanth. Il faut dire qu’entre les 8 hautes divinités, Amour visitait encore en secret la création. Seule des principes premiers, elle n’avait pas oublié la création qu’elle chérissait.
Quand la création fut plongée dans les grandes ténèbres, une terrible guerre opposa les cohortes célestes et les hordes du chaos. Mais les armées du Chaos ne faisaient que précéder celle de Kajabor qui projetait l’anéantissement de la création.
Les hautes dieux, effrayés se replièrent dans leur citadelle céleste. Ils n’étaient plus omnipotents. Les jeunes dieux en même temps que les runes avaient pris une partie de leur puissance.
La montagne céleste fut détruite par Briseur-de-runes, le marteau de Kajabor.
La citadelle céleste fut projetée sur le bord du grand abime aux limes de la création. On murmure que c’est moins la vengeance de Kajabor que la faiblesse et la décadence des hauts dieux qui en est la cause.
Bien qu’exilés et brisés, les hauts dieux subsistaient et bâtirent au bord du grand abime 8 grandes cavernes, chacune liée à l’un d’entre eux. Ils s’assemblaient à tour de rôle dans chaque caverne et celles –ci étaient comme marquées par le grand abîme
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