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 Cadwallon, Prince de Gwynedd

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stan

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MessageSujet: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Mer 14 Mai - 21:55



Dernière édition par stan le Ven 16 Mai - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Jeu 15 Mai - 0:19

as tu jamais ressenti la caresse de la flamme...

Il faut bien qu'un jour tu saches qui je suis. C'est pour ça que je compile tout cela. Des souvenirs enfouis qui finiront par resurgir. Les souvenirs resurgissent toujours.

Tu m'appelles papa, d'autres m'appellent Cad le forgeron, la plus part ne m'appelle pas. Mon enfant, j'ai été baptisé sous le nom de Cadwallon, mon frere jumeau sous celui de Maelgwn, notre père était Einion l'Impetueux, prince de Gwynedd, notre mère Dylana princesse de Gwynedd. Si je te dis tout cela, c'est parce qu'un jour tu finiras bien par entendre parler de notre legende familliale. Gwynedd n'est qu'un minuscule territoire au nord du pays de Galles, a peine considéré par les nobles anglais des environs. Mon pere, petit seigneur anglais, s'est marié avec ma mère la princesse de Gwynedd.

Notre mère est morte en couche. Je ne te parlerais pas de ma prime enfance, mais tres rapidement le don s'est manifesté chez nous. Je dis nous, car à cette epoque, ton oncle et moi etions inséparable. Notre pere partant pour les croisades, il nous a placé chez un grand oncle qui lui aussi avait le don. L'oncle Optat etait un chevalier de grand renom et un mage d'une tres rare puissance. Il avait combattu en terre sainte avec Godefroy de Bouillon, conquit la sainte Jerusalem avec lui et il etait revenu des années plus tard, extremement riche bien que devenu un peu etrange. Depuis, ses excentricités étaient devenus sujets de moqueries.

Lorsque mon pere revint des croisades, il decouvrit son royaume spollié, pillé par ses cousins anglais. La terre que nos ancetres des années auparavant avaient conquit a la force de leur poignet etait aujourd'hui aux mains de seigneurs ventripotents. Ils n'hesiterent pas a faire assassiner notre pere. Ce jour la nous jurames que notre vengeance serait terrible, et qu'ils payeraient aux centuples leurs mefaits.

Mon frere etait petit et rusé. J'etais un colosse destiné a devenir un combattant. l'Oncle Optat ne pouvait jamais nous separer, c'est ainsi qu'il finit par trouver nos noms secrets.

Cadwallon tu es "Ducwn" et toi Maelgwn tu es "Cigwyn", tout m'est apparu cette nuit. J'ai fait un reve terrible mes enfants. J'ai vu un enorme chien noir devorer les hommes et j'ai vu un chien blanc malingre laper le sang qui coulait des plaies. J'ai vu vos desseins. Je suis un combattant, j'ai fais couler le sang, je suis un flambeau. Qui suis je pour vous priver de votre vengeance? prenez garde toutefois a ne pas vous bruler dans ses flammes.

Alors mon frere et moi, nous nous sommes entrainés. Bien plus que ceux de notre age. Et bientot nous n'avons plus rien eu a apprendre. Du moins c'est ce que nous pensions. Avant de partir de chez Optat, Nous decidames de faire un tour dans son coffre magique. Ce fut la notre premier forfait. Afin de commettre notre larcin paisiblement nous nous approchames de chez l'oncle Optat afin de l'assomer sans menagement. A cette epoque j'etais peut etre l'homme le plus fort du pays de galles. Mais lorsque nous sommes entré dans la chambre, Optat avait bu son ultime elixir, il etait parti dans le crepuscule. Alors voyant ceci comme un symbole, nous avons pillé ses coffres, nous nous sommes affublés d'armures exotiques et c'est la que j'ai decouvert son épée. La grande batarde, celle qu'on appellerait plus tard la flamberge des enfers.

Nous sommes rentré a Gwynedd. Nous avons decouvert un pays apathique. Alors avec deux autres de mes cousins, nous avons ressorti notre ancien ecu, 4 dragons. Bientot des malandrins ne tarderent pas a nous rejoindre et nous commencames a piller la campagne. Brulant tout sur notre passage. La compagnie ne faisait pas de prisonniers. Tout le monde se moquait bien de ce qui pouvait se passer dans ce coin reculé du pays de galles. Nous avons detruit des chateaux, fendus la pierre, brulé les eglises. Nous avons decapité les usurpateurs, leurs femmes et leurs enfants. Enfin presque tous. C'est au cour d'un de ses pillages que je vis ta mere pour la premiere fois. Elle avancait froide au milieu des cadavres.

Je me souviens d'avoir regardé mon frere a cet instant. Ses yeux ne la quittaient pas. Mais c'est vers moi qu'elle est venue. Nous ne vivions plus que pour nos envies, notre soif de vengeance et de pouvoir. Alors descendant de mon cheval, dans mon armure noire, je me suis approché d'elle.

Je ne cherche pas la vengeance, je cherche juste le pouvoir. Vous etes des flambeaux, je le suis aussi! la seule de ma famille. Une famille de cafard que vous avez eu raison d'ecraser. Je l'ai emporté avec moi, elle s'est offerte a ma brutalité.

plusieurs années passerent. De rapines en charniers, de pillages en destructions, nos pouvoirs grandissaient. Mon amour pour ta mere aussi. La rancoeur que me vouait mon frere elle aussi grandissait. Bientot l'etendart aux 4 dragons ne fut plus qu'un signe funeste. Les gens parlaient des cavaliers de l'apocalypse. Il ne restait plus qu'une ville qui s'opposait a nous: Aberffraw.

Il n'y eu aucune preparation pour cette bataille. Nous nous sommes simplement gavé d'elixir. tu es née quelques jours avant la bataille. Ivre de pouvoir nous nous sommes lancé sur Aberffraw comme des chiens. le reve d'Optat venait de s'accomplir. Les puissances magiques furent telles que le petit royaume de Gwynedd fut separer du continent. Je dois te l'avouer aujourd'hui, a cette epoque on ne me connaissait que comme Cadwallon le faucheur, et ce jour la je suis devenu une bete. Je ne me rappelle pas bien de cette bataille, mais nous nous sommes livrés a des horreurs sans noms. Quand tout fut fini, tout etait en feu. Un feu que j'avais moi meme allumé. Autour de moi des femmes, des enfants, des chiens, tous morts. Alors j'ai pris conscience de l'horreur de notre vengeance. un paysan s'est alors jeté sur moi, hypnotisé par les flammes de la bataille, je n'ai pas reagi, il a frappé et fendu mon casque. Je me suis ecroulé. Je ne sais pas qui etait cet homme mais depuis cela doit etre une legende dans son pays...

Lorsque nous nous sommes installés dans notre chateau, j'etais changé. Ma soif de pouvoir et de violence avait disparu. je suis resté plusieurs mois, sans ressentir l'envie de me battre, je me sentais souillé, vide, disonnant. D'abord mes cousins puis mon frere finirent par trouver cela offensant. Je les traitaient de voleurs, de barbares, je pretextais que nous valions mieux que ca. Ces mois de reflexion créèrent en moi une faille. Je m'en suis ouvert a ta mere. l'enfer a ouvert ses portes pour moi ce jour la. Elle a rit, a dit que si je n'etais plus Cadwallon le faucheur alors je n'etait plus rien. Mon frere qui jouait dans l'ombre m'a alors fait arreter. Je n'ai pas cherché a me defendre. Devant toute cette troupe de vauriens, devant ta mere tout sourire, mon frere s'est adressé a moi.

Cadwallon mon frere, tu n'es plus rien, tu fais honte a notre famille. Par tes propos par tes hesitations tu nous nuis plus que tu ne nous aide. Parce que tu es mon frere je ne te ferais pas executer mais tu seras marqué a vie par la griffe brisée de Gwynedd.

Alors mes cousins me tinrent les bras, mon frere s'approcha de moi un fer en forme de griffe brisée a la main.

Je sais que tu resistes au feu... sauf a mes flammes, un cadeau de notre cher Optat. Il a toujours eu peur que tu devienne  ingerable...

Alors mon frere fit chauffer le fer, il leva la meche de cheveux qui cachait le coté droit de mon visage et il ecrasa le fer incandescent au dessus de mon oeil droit. Je me tournais vers ta mere mais elle detourna le regard et dit

Je ne cherche pas les chiens rampants. Prend ta fille, elle est de toi. J'attends un autre enfant, celui ci il n'est pas de toi.

et elle tendit la main vers mon frere qui l'aida a grimper sur un trone de bois brulé.

Je suis alors parti avec toi. Je trainais derriere moi quelques affaires d'un passé trop lourd a porter. Je suis parti de Gwynedd, je marché dans la direction de la ou cette marque n'aurait aucun sens. J'ai trouvé ce petit village qui etait la proie des voleurs. J'ai detruit les voleurs sans pitié. comme autrefois. J'ai simplement demandé a rester dans ce village. Il n'avait pas de forgeron je suis alors devenu leur forgeron, Cad le forgeron. Je n'ai jamais vraiment su si ils savaient qui j'etais vraiment.

C'est un jour de printemps que j'ai rencontré Gaenor. Ton oncle Gaenor. un homme agé, un homme sage. Il m'a montré un chemin, le chemin de la redemption.

Mon enfant j'ai ete une bete, on ne dompte pas une bete, mais on peut l'acclimater. Sache que j'ai cessé d'etre ce demon, le jour ou je suis parti avec toi sur cette route boueuse. Tu m'as montré le chemin, Gaenor me guide sur ce chemin. Sois sage, ecoute le, il est infiniment sage. infiniment plus que moi.

Aujourd'hui je suis parti. Mon frere est mort. Il est temps pour moi de revenir a Gwynedd. Seul. Car ta place n'est pas encore la bas. pas deja.


Dernière édition par stan le Jeu 15 Mai - 0:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Jeu 15 Mai - 0:27

le molosse noir cours dans la nuit
son regard de braise dans l'ombre luit
la bave aux levres il vient vers toi
ce soir sonne l'heure de ton trepas

volutes de sang et de carnage
ivresses brutales d'un autre age
ne lutte plus laisse toi saisir
laisse la froideur de ses crocs t'envahir

Ducwn tu te regales du malheur,
Ducwn tu te rejouis des pleurs,
une bete plus qu'un homme ca tu l'as prouvé
tu as ta place en enfer pour l'eternité.

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Jeu 15 Mai - 13:07

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Jeu 15 Mai - 13:57

laisse moi te parler de Gwynedd...

Gwynedd, la blanche, aux falaises etincelantes, a la lande devastée, Gwynedd ou le vent souffle tout au long de l'année. Terre de Flambeau, sans y etre destiné. Cadwallon premier du nom, s'est taillé un royaume dans ces terres abandonnés aux mains des irlandais. Lui et ses fils ont su faire prosperer la terre, les richesses et donner du prestige a leur nom. Et puis nous sommes arrivés. les derniers fils de Gwynedd. les 4 dragons de l'etendard, brulant, devastant tout. Regni Flammas... le regne des flammes. Depuis Gwynedd a ete rebaptisé Ynys Dywyll, l'ile noire. l'ile aux dragons. des 4 dragons, il ne reste plus que moi, il est temps de changer les flammes de l'enfer en flammes du soleil.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Ven 16 Mai - 22:30

La magie, Dieu, tant de puissances incomprehensibles pour l'homme. Nous les sentons, au mieux nous les effleurons, mais nous ne les comprenons jamais vraiment. Ecarter le voile, jeter un oeil de l'autre coté et garder son esprit. son ame. Pour certains la religion est un refuge contre la peur de la mort. Peut etre... La mort est elle vraiment un absolu? mon cher Gaenor dit souvent que magie et religion sont la meme chose. Des refuges. Qui peut dire... 55 ans, ce n'est pas si vieux et pourtant j'ai deja connu deux fois l'elixir. Je connais bien la mort, je l'ai souvent donné. Et pourtant je ne me suis jamais senti menacé par elle. Elle a frappé ma famille a de multiples reprises et pourtant je n'ai pas peur. Me sais je deja condamné? me sais je deja mort? pire, me sais je deja damné? bien sur, j'ai apercu une chance de redemption, mais y ai je le droit? Un ami mercenaire m'a dit un jour: "Faites oeuvre du Diable, Cadwallon. Et je pense que vous verrez le paradis plus tot que ne le verra jamais votre maitre." Beaucoup de personnes agissent pour le diable, est ce que Dieu les acceptent malgré tout? Dieu accepte t'il les magiciens? Meme les maraudeurs? le repentir sincere lui suffit il? Bien et si Dieu se desinteresse des magiciens, que nous reste t'il? J'ai tellement tué, comment nettoyer tout ce sang sur mes mains. Bien sur j'ai aidé le village, j'ai élevé ma petite Nimue avec amour. Mais ce n'est qu'une goutte d'eau comparé aux massacres que nous avons perpétré. Mes cousins ont ete assassiné, mon frere est mort en terre sainte, suis je le suivant ou cette demande pour la terre sainte est elle une occasion du ciel pour me racheter? probablement... Meme si je ne crois pas au destin. Il serait idiot de croire au destin, nous autres mages sommes capables de sculpter le temps et l'espace, la matiere et la non matiere, comment croire qu'une chose serait ecrite et predestiné pour chacun? Je veux croire que mon salut arrivera en son temps. Un jour mon cher Gaenor m'a demandé :" Cadwallon en quoi crois tu?" je lui ai alors repondu " Gaenor, mon ami, j'ai été baptisé. Je suis le descendant d'un general roman chretien. Mes ancetres ont fait les croisades. J'ai d'abord grandi dans la foi du christ. Et puis je suis devenu magicien, et la j'ai servi la magie. Puis je suis devenu un demon et j'ai servi le diable. Alors mon cher Gaenor, comment te dire en quoi je crois?... en rien sans doute." Alors Gaenor se leva et avant de partir me dit : " Cadwallon et pourquoi ne pas croire en tout ca? pourquoi ne pas croire en Dieu, au diable et a la magie. Puisque tu connais tout cela. Dis toi juste qu'il y a une place pour chaque dans le cosmos. Tu as deja senti le Vis en toi. Ton épée irradie de Vis. Mieux qu'aucun autre, un magicien peut comprendre non pas la nature mais sa mecanique. La magie, dieu, toi, vous etes de l'energie qui flux et reflux dans le cosmos. Mais deja je parle a ta place. Vois dans dans le monde ce que tu veux voir." Voir ce que je veux voir... Je suis un aveugle qui retrouve la vue petit a petit. Mais le chemin sera encore long. prie pour moi seigneur, car je ne te prierai pas.

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Ven 16 Mai - 23:20

certains poemes traversent les epoques... celui la est l'oeuvre d'un barde du passé, un barde de legende au nom oublié.

Tombe la neige calmement,
Le vent fremis dans les sapins
Je parcours ce monde avec entrain.
Le silence regne dans la foret,
Les animaux dans leurs terriers dorment
Je me repose au pied d’un orme.
La riviere glacée a stoppé son chant,
Les poissons ont quitté depuis longtemps son lit
L’eclat de la glace immaculée luit.
L’hiver a recouvert toute chose,
Mais bientôt la vie reprendra ses droits
Car l’hiver n’est qu’un passage, et le renouveau est déjà la.
Surveille l’atre, remet une buche ,
Sort des verres rempli la cruche,
Car je serais bientôt de retour.
Parents et amis me voici rentré
Vous que je ne voyais plus, comme vous m’avez manqué
Les années de guerre son derriere moi.
La bataille et le fer m’ont appelé
Mais aujourd’hui c’est l’amitié
Qui mene mes pas sur le chemin de la maison.
Comme il me tarde de prendre de vos nouvelles
D’ecouter vos bonheurs et vos petites querelles
S’en est fini de la mort et du sang car demain je serais chez moi.
Tombe la neige calmement,
Le vent fremis dans les sapins
Je parcours ce monde avec entrain.
Le silence regne dans la foret,
Les animaux dans leurs terriers dorment
Je me repose au pied d’un orme.
La riviere glacée a stoppé son chant,
Les poissons ont quitté depuis longtemps son lit
L’eclat de la glace immaculée luit.
L’hiver a recouvert toute chose,
Mais bientôt la vie reprendra ses droits
Car l’hiver n’est qu’un passage, et le renouveau est déjà la.
J'arpenterais la route encore quelques temps
puis il faudra que je rentre pres de l'atre acceuillant.
j'y verais mes freres, ma femme et mes enfants.
je n'aurais plus a souffrir, ni feu, ni du fer et encore moins du vent.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Sam 17 Mai - 12:46

le temps etait effroyable. comme l'annoncement d'evenements funestes. la pluie tombait en un epais rideau qui etouffait tout les sons. Ce n'est que lorsqu'ils furent a proximité de la forge que je les entendis. les soupirs de leurs chevaux, le grattement des sabots.

"Cadwallon de Gwynedd, sors d'ici."

Je laissais ce que je faisais mais ne me debarassais point de mon marteau. Je restais sur le seuil.

"c'est moi. que voulez vous?"

c'est alors que je vis les deux etendards. celui des 4 dragons et celui de Flambeau.

'"nous avons ordre de te ramener a Aberffraw. que tu le veuilles ou non."

un coup d'oeil a ses hommes suffisaient pour voir qu'ils etaient morts de peur.

" qu'irai je faire a Aberffraw? je n'ai plus personne a y avoir."

"tu ne penses pas si bien dire. ton frere est mort. Guiomar de Warwick est venu en personne pour vous charger d'une mission."

la pluie venait de cesser. Deja le soleil brillait entre les nuages. Un signe sans doute. Je posais mon marteau et m'avancais pres des messagers. L'un d'eux mit sa main a son épee, le cheval de l'autre rua.

"attention! nous n'hesiterons pas a te brutaliser!"

"ce ne sera pas utile..."

je passais dans la petite ecurie. je sellais ma fidele Judith, une vieille jument de trait. Sans plus attendre nous prenions la route.
je n'avais jamais repris la route pour Aberffraw. Le bac autrefois noeud de commerce etait vide. Il n'y avait qu'un vieux passeur. toujours le meme. Il me regardait avec crainte. Alors que nous prenions la route, je l'ai vu se signer. La foret me semblait plus sombre, presque en friche. La route n'etait plus entretenue. Les villages que nous apercevions etaient minuscules et sales. cette ile etait laissé a l'abandon. Mon arrivée a Aberffraw ne fit que renforcer ce sentiment. Autrefois, le chateau de mes ancetres se dressait majestueux au bord de la falaise. Aujourd'hui il etait delabré, moussu. ce n'etait pas les ravages du temps, c'etait la les ravages de la guerre, de la violence... Le village ne vint pas acclamé le retour de son prince. bien au contraire. Les volets se fermerent, les portes furent verouillés et je suis pret a parier que ce jour la on a prié.

toujours guidé par mon escorte, je me rendis dans la grande salle du chateau. La, un homme ventripotent m'attendait.
"Cadwallon de Gwynedd, vous n'etes pas facile a trouver... vous m'avez forcé a user de ma magie et a rester plus longtemps que prevu dans cet ignoble endroit." l'homme parlait avec un etrange accent. " Maintenant que vous etes la, ne tardons plus. Votre frere etait parti en terre sainte. Il oeuvrait dans une alliance la bas. Je ne vous cacherais pas qu'il a contracté beaucoup de dettes pour cela. Il s'etait engagé pour et aupres de Flambeau dans un certain nombre de taches. C'est a vous aujourd'hui d'honorer les dettes qu'il a contracté. Flambeau ne saurait tolérer cela. meme venant d'une famille comme la votre."

a cet instant, Juidth, mon ancienne epouse, entra accompagné d'un jeune homme d'une vingtaine d'années. Elle ne me regarda pas, lui oui.

"Seigneur Warwick, comment se fait il que vous soyez venu vous perdre dans cette ignoble demeure. Vous auriez ete mieux a Castlerock. il n'y a rien a voir ici. surtout depuis que mon epoux est mort."

"je ne suis pas d'accord. Il y a la le prince de Gwynedd." dit le gros homme.

"je..." mais il ne me laissa pas finir.

"votre fils est bien jeune dame Judith. Et sans vouloir vous manquer de respect, vous l'avez formé vous meme a la magie. il vient a peine de finir votre apprentissage. nous aimerions quelqu'un qui a de l'experience."

"Seigneur Warwick!..."

"assez! notre decision est prise." dit le mage ventru.

" Seigneur Warwick, j'aspire a une vie paisible. Je ne pratique plus la magie et je ne merite plus le titre de prince de Gwynedd. Pourquoi ne pas laisser ce jeune homme faire ses preuves. "

"Prince Cadwallon, le primus n'a que faire de vos etats d'ame. vous ferrez ce qu'on vous dira de faire. Nous connaissons l'existence de votre fille, il n'est pas difficile de la surveiller. Ce n'est pas le vieil homme qui l'accompagne qui pourra faire grand chose pour la sauver. a l'instant ou je vous parle, un ost de flambeau est pret a raser votre village et ses environs. etes vous pret a encourir la perte de tous ces gens?"

je baissais les yeux.

" c'est bien ce qui me semblait. Tout prince que vous etes, n'oubliez pas qu'il y a des gens au dessus de vous qui decideront toujours de votre destiné. vous irez remplacer votre frere."

Alors le jeune garcon se jeta sur moi. un tout petit poignard de flamme entre les mains. instinctivement un ecran se dressa entre lui et moi. Il se heurta a ce bouclier et vola a travers la piece. assommé par le choc, il tomba au sol. je m'approchais de lui et l'aidais a se relever.

"entraine toi plus fort. quand tu seras pret, viens prendre ta vengeance."

"lache mon fils!" hurla Judith. "Cadwallon partons." le jeune la suivi en chancellant.

"votre famille etre tres compliqué seigneur Cadwallon" dit Warwick. " maintenant que les retrouvailles sont faites, plus rien ne vous retiens n'est ce pas? n'oubliez pas, c'est comme si nous detenions votre fille. ne faites rien d'idiot."

au pied de ce chateau, je fis le serment de ramener a Aberffraw la splendeur d'antan et redorer le blason des dragons.

une fois rentré au village, je ressortais ma vieille epee. toujours etincelante malgré les années. Quand je saisis la poignée les flammes la parcoururent comme si elle venait d'etre forgé. je trouvais ma cotte de mailles noire, et le heaume cornu noir et sinistre, symbole d'une epoque lointaine ou on m'appelait le faucheur. l'eclat froid de ces armes me fascine toujours apres toutes ces années. Moi qui ne forge plus que des socs de charrue et outils de paysans, je retrouve dans le fer de cette hache, dans la brillance de ce fer de lance, toute la furie des batailles. Je me perds dans ces lointains souvenirs. l'echo du tumulte des batailles, les cris de rage, les rales, le chant des flammes. oui le chant des flammes. je mettais tout cela dans un sac.

la route serait longue.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 18 Mai - 17:32

Césarée. Cette alliance est un étrange reflet de mes propres conflits. Elle a connu la splendeur et connait maintenant le gout moisi la décrépitude. Elle marche dans l'ombre après avoir été une flamme étincelante. Elle vit déchiré entre l'ouverture et la fermeture sur le monde. Je ne crois pas en la destiné et pourtant il faut croire que quelqu'un de très haut cherche mon salut la ou je ne l’espérais plus. Voici l'espoir pour moi, le chemin de la rédemption a parcourir est a la dimension de la réfection de cette alliance, long et difficile. Il serait idiot de croire que ce chemin serait facile. Ici, loin des démons du pays de galles, il sera plus simple pour moi de me reconstruire. La nuit dernière, j'ai entendu des cris dans la rue. J'ai rêvé de ce village, quel était son nom déjà? peu importe... J'ai senti que cette ville était imprégné des même ténèbres que celle que nous avions répandu dans ce village d'Angleterre. Nous avions tué hommes, vieillards, enfants. Pas les femmes, nous les gardions pour les vendre aux seigneurs pictes du nord. les cauchemars n’étaient pas près de m'abandonner...

Assis la au milieu de la forge en ruine, je me sentais chez moi. ni bien, ni mal, juste chez moi. Comme si le nom des Gwynedd etait inexorablement attaché a cette Alliance. Comme Nimue et Gaenor aurait été emerveillé par ce que je voyais ici. Des animaux etranges, des mets delicieux, un vin de miel et finalement il faut bien l'avouer des sarrasins pas si terribles que ca, cultivés, acceuillants. Au fond nous sommes un peu les sarrasins de l'Angleterre... Je repensais a mes compagnons. Deux d'entres eux ne sont pas des combattants, c'est aussi bien. Erik est un architecte, j'aimerais en apprendre plus... Ancelin, eh bien sous ses airs de cuisinier se cache un sage, j'en suis sur. Quant a la jeune dame de Marsan... eh bien que dire... c'est une enfant et moi malgré mes apparent 35 ans je suis un vieil homme a l'interieur. Pas de doute qu'elle n'a pas besoin de conseils pour se battre mais peut etre que je parviendrais a lui eviter une vie entiere de regrets.

Je fus dérangé dans mes réflexions par l'arrivée d'un jeune homme. Un des fils d'Ahmet.

"eh bien entre mon garcon! quel est donc ton nom?"

"Zulvan, Monseigneur"

" sais tu quoique ce soit de la forge Zulvan?"

"absolument rien Monseigneur."

" alors nous allons remedier a cela!"

Zulvan sursauta. Je me retournais en entendant son glapissement. Je vis un tres vieil homme dans une cote de mailles ancienne. Son tabar tombait en lambeau. Tel un spectre il s'approcha de moi. Il sorti son épée et me montra les armes de ma famille.

"je reconnais vos armes monseigneur" dit alors l'homme d'une voix dessechée et mal assurée, comme s'il n'avait plus parlé depuis des années. " j'ai fais la premiere croisade avec Optat de Gwynedd."

"c'etait mon grand oncle, il est parti dans le crepuscule il y a de nombreuses années maintenant"

"c'etait un grand homme... et un grand mage. votre arrivée dans cet Alliance apporte un peu d'air frais, un peu de vie... le temps est si long."

contemplant le regard bleu delavé de ce chevalier, je ne pouvais qu'imaginer sa vie faites de sacrifice et de fidélité. Ces chevaliers autrefois si puissants... Je me suis alors senti envahi par un profond sentiment de tristesse.

" Quel est votre nom monseigneur?"

" Corentin de Cornouailles, c'est comme cela qu'on m'appelait."

" eh bien Corentin, laissez moi faire quelque chose pour vous."

Je me tournais vers la forge, je visualisais les braises etincellantes du foyer, je sentais sa chaleur sur mes joues, j'entendais son rugissement, j'entendais presque les coups de marteau... CREO IGNEM!

Alors le foyer s'illumina, comme autrefois. le soufflet expira poussivement. Je me retournai vers le vieux chevalier. il pleurait.

"Corentin, laissez ici votre epee. sous peu vous aurez une nouvelle epee qui vous fera honneur."

"Je vous confie Rivanone, traitez la bien, c'est une damoiselle ancienne... pour un vieux chevalier"

le vieil homme se retira.

Je me tournais alors vers Zulvan.

"vois tu Zulvan, forger une epee, ce n'est pas que melanger le fer et le charbon, ce n'est pas que les coups de marteau sur la lame. C'est aussi forger la confiance, l'honneur, le courage. C'est toucher a ce que certains hommes ont de plus precieux. N'oublie jamais le nom d'une arme. Au travail maintenant."

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 18 Mai - 21:56

le tintement de l'enclume quand s'abat le marteau
la danse amoureuse de l'alliage des metaux
le rougeoiement des flammes a l'abri du foyer
le hurlement sauvage quand l'acier est trempé.

il est une philosophie raffiné qui surgit des mots
une autre plus brutale émerge du brasier et de l'eau.
une philosophie du geste pour les esprits moins hauts
un chemin different qui n'en est pas moins beau.

est il vraiment sage celui qui s'enferme en reflexions
qui vit pour le savoir, les concepts ou l'abstraction.
une vie sans femme, sans enfants, sans petits bonheurs
c'est comme passer sa vie dans un jardin sans fleurs.

est sage celui qui saison apres saison travaille pour les siens
leurs offrant un toit, des rires, le réconfort ou du pain.
dans la balance de l'existence, les idées ne pesent pas lourd
voila pourquoi chaque jour, tu retournes au labour.

e tintement de l'enclume quand s'abat le marteau
la danse amoureuse de l'alliage des metaux
le rougeoiement des flammes a l'abri du foyer
le hurlement sauvage quand l'acier est trempé.

c'est pour ca qu'a la forge sans relache tu dois travailler.
plus qu'un savant tu comprendras le monde entier.
la magie de la nature, les mecanismes de la vie,
se cache tout pres de toi, dans le foyer qui luit.

toi le forgeron, tu es l'alchimiste qui ne cherche pas.
tu as fait tienne leur devise: "aura et labora"
tu ne cherches pas l'or, le pouvoir ou l'immortalité
tu cherches juste a atteindre la perfection d'Enée.

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 18 Mai - 22:32


dites moi mon pere... quand un homme cesse t'il d'etre un homme pour devenir un demon? je vois a vos yeux embués, a votre bouche tremblante, que vous n'aurez pas la reponse. Mon pere, je n'ai jamais vu le diable, d'ailleurs le diable peut il vraiment faire quelque chose contre moi? Peut etre suis je moi meme le diable? qu'en pensez vous. Je peux plonger ma main dans les flammes sans me bruler, je n'ai ni pitié, ni remords. je ne vis que pour detruire et pour tuer. En general, a ce moment la, les gens comme vous, se demande si tout ce qu'on raconte sur moi est vrai... Oui et bien pire encore. Je suis le faucheur, le molosse noir. Qui dans ces regions pourrait me mettre a genoux? personne. Je prends mon bain dans le sang de mes ennemis. Les seigneurs, puis le baron. Apres eux nous avons tué les vicomtes et bientot les comtes. Les villes de l'Angleterre et du Pays de Galles bruleront. Peur pour mon ame? Allons mon pere, c'est evident je n'ai pas d'ame. Cette démangeaison? c'est le feu qui couve en vous. Vous voyez ce poignard? je l'aime particulierement. Il est couvert du sang des massacres. Il est assez bon pour tuer les chiens comme vous. vous devez sentir les flammes sous votre peau n'est ce pas? je vous donne l'occasion d'etre un martyr, d'etre accueillit au paradis. Bien sur vous pourriez accepter de vous trancher la langue en signe de soumission. Vous avez peur? vous doutez de votre seigneur au dernier moment? a moins que vous aillez peur de ne pas etre le bien venu au paradis finalement? comment allez vous precher maintenant? recuperez la, je prefere vous voir rotir. muto ignem...

Je me reveillais en sueur. Comment retirer ses cauchemars de ma memoire. Des souvenirs d'un temps qui me semble si lointain. Je ne peux meme plus me rappeler le nom de ce pretre et le nom de ce village. Il y a encore peu, ma petite Nimue serait venu me voir, aurait veillé mes cauchemars. Dieu seul sait ou elle se trouve aujourd'hui... Que le temps passe vite et pourtant que le temps semble long... J'ai l'impression d'avoir vecu 3 vies. rendors toi Cadwallon... tu as du travail demain. Tente d'oublier ces yeux rougeoyants.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 18 Mai - 22:52


On raconte au Pays de Galles, que lors des nuits de lune rousse, erre un chien monstrueux. Un chien noir aux yeux rouges et aux babines sanglantes. Certains disent que c'est un guerrier mort qui n'a pas trouvé Porth Annwn et qui lune apres lune cherche l'entrée du royaume de Pwyll et Arawn. D'autres disent que c'est l'envoyer du diable qui vient chercher les sorcieres qui ont vendu leurs ames. Quand le mal rode, quand la furie doit s'exprimer, redevient le chien. Cad, le combat, Cwn, le chien...


Dernière édition par stan le Mar 20 Mai - 0:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Lun 19 Mai - 23:33


Je les ecraserai, les fracasserai et les tuerai, et les corps de mes ennemis formeront de grands monceaux. Et enfin, je mourrai a mon tour. Cela me convient. Je serai heureux. J'ai repandu la mort tel un lion. J'ai jonché le sable de leurs cadavres. Avant de mourir, j'en tuerai encore beaucoup d'autres.

Il racontait cela sans haine. Pour qui luttait il? Dieu? son roi? son nom? pour l'or peut etre? qui sait... Mais il etait vide de rage. Combattre sans rage, n'est ce pas deja perdre? La guerre est devenue tellement ordinaire pour les chevaliers que je croise. On dirait qu'ils partent se battre a la foire. Il doit bien exister un juste milieu entre la folie et l'apathie. N'est ce pas ce qui fait la difference entre nos croisés et les combattants de Saladin? Toute la nuance est la, je le comprends depuis que je suis en terre sainte... L'usage de la force, de la brutalité, de la bestialité, peut etre utile, au bon endroit, au bon moment. Mais c'est un equilibre précaire. Un peu trop de l'un et on devient une bete... je sais de quoi il est question... un peu trop de l'autre et on ne sait plus pourquoi on se bat et on finit par ne plus se battre. Ce guerrier au fond, il se sait condamné, tous les guerriers le sont. On peut choisir si l'on finira sur le tas de cadavres ou en dessous.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Mar 20 Mai - 22:45

"comment est ce?" me demanda Zulvan...

"comment est ce, quoi?"

"vous savez... la magie..."

Zulvan etait un jeune homme curieux, brillant. Il comprenait vite. Pas étonnant qu'il finisse par me poser cette question.

"je ne peux te parler que de ce que je ressens. C'est assez different pour chacun de nous. as tu deja entendu ton coeur battre? as tu deja faillit te noyer? t'es tu deja senti assaillit par les vagues, etouffé, asphyxié. as tu deja senti le vent du large souffler pendant la tempete? as tu deja subit de front une charge de chevaux furieux? Eh bien lorsque j'utilise ma magie c'est un peu tout ca en meme temps. Une incroyable solitude et une formidable connexion avec le monde. J'ai des amies parmi ces energies. Certaines que je connais bien. Les flammes en particulier... "

je prenais une flamme et je me mettais a jongler avec entre mes doigts

"les flammes sont mes plus fideles amies. Elles coulent en moi. naturellement. c'est comme si je vivais une perpétuelle aube..."

je fixais la flamme. quelle fascination terrible pour cet element... Ignem, la flamme... "Oncle Optat quel est l'element le plus destructeur? celui qui fera peur a mes ennemis. Mon enfant c'est le feu sans hesitation! Qui n'a jamais tremblé dans le noir ou a la lueur ecarlate d'une flamme dansante..."

"... ou un perpetuel crepuscule" dit alors Zulvan.

j'etouffais la flamme dans moins poing. Je posais la main sur sa tete affectueusement.

"tu est definitivement trop malin pour moi!"


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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Ven 23 Mai - 22:11

Que cette année fut courte. J'ai travaillé de toutes mes forces, de tous mes muscles. Sans magie, juste avec le courage et la force. Je n'ai nul honte a dire qui je suis, mais ne suis je pas plus utile quand je ne suis pas moi meme? Dieu m'a fait fort, c'est autant un don que celui de la magie.

Un jour, rentrant a l'alliance, un vieil homme s'est approché de moi. "Monseigneur, je vous en conjure ecoutez moi. Mon nom est Yves de Carné. Je ne suis plus qu'un vieux chevalier sans le sous. Je n'ai meme plus la force de me battre. Je viens pactiser avec le diable ce soir, si tout ce qu'on dit sur vous est vrai... Je vous en pris aidez moi... mon fils est un messager il a ete enlevé sur la route."

je pouvais voir dans son regard une incroyable tristesse. le desarroi d'un pere qui n'a plus qu'a vendre son ame pour son enfant...

"desolé vieil homme... je ne me bats plus."

je le depassais sans le regarder tellement j'avais honte. Mais je ne pouvais revenir sur mon serment.

"vous etiez ma derniere chance... les hospitaliers n'ont que faire des gens comme moi... Puisque vous refusez, j'irai moi meme. Nul pere ne peut laisser son enfant mourir sans rien faire..." dit le vieux chevalier en pleurant.

Ce vieux chevalier venait de me toucher en plein coeur. Oui que n'aurai je fait pour mon enfant.

"vieil homme, j'irai pour toi. J'ai juré de ne plus me battre mais ta cause est juste. Je serais ton serviteur le temps d'un soir."

Je rentrais alors dans l'alliance deserte.Je sortais de sous la paillasse l'armure, le heaume et les armes que j'avais emporté avec moi. Une derniere fois... revetir ces atours mais cette fois pour faire le bien. je sellais mon cheval rapidement. Direction le désert.

Pendant une longue partie de la nuit j'ai cherché ces brigands. Les informations du vieux chevalier n'etaient pas tres claire. Et puis finalement j'ai fini par trouver ceux que je cherchais. Le garcon etait ficellé, les 6 hommes riaient devant le feu. le feu...

perdo ignem...

le feu s'eteignit soudain. Je m'approchais du groupe a pied. Mes yeux scintillaient dans la nuit. deux braises... le molosse noir... les hommes paniqués n'eurent que peu de chance et ne durent leurs occasions de riposter qu'au levé du soleil. J'avais donc passé tant de temps a les trouver? quelle importance. il etait maintenant temps de laisser place a la violence, au sang... cruauté reveille toi, ces hommes n'auront aucune pitié. Dans mon armure noire, les yeux scintillants, dos au soleil, je me suis approché d'eux. la flamberge s'enflamma et la moisson commenca. sans rage. etrange sensation... je ne faisais pas cela pour moi, je servais ce vieux chevalier qui ne pouvait plus defendre son fils. si possible eviter de tuer. la violence appelle la mort. a la fin du combat, il ne restait plus qu'un homme.

"je te fais grace, ne croise plus jamais mon chemin tu entends? prends cette seconde chance."

alors l'homme s'enfuit sans demander son reste. le regardant partir je sentis le rugissement en moi monter. rugir une derniere fois apres l'ivresse de la bataille. Je me suis alors approché du jeune homme.

"monseigneur je vous dois la vie! qui etes vous? mon pere vous donnera de l'or c'est sur."

"pars. rentre chez toi. ton pere t'attend."

"ne voulez vous donc pas me dire votre nom?"

"mon nom n'a pas d'importance. va maintenant, ton pere doit etre mort de peur. Et fait attention a l'avenir."

le garcon s'enfuit. je retournais a mon cheval, je rangeais une partie de mes armes dans les sacoches. a mon retour a l'alliance, le vieil homme m'attendait.

" Cadwallon de Gwynedd on a bien trop parlé en mal de vous!"

je voyais dans le regard de cet homme tout la reconnaissance du monde. Je ne pouvais m'empecher de penser au combat d'avant et a tout ceux qu'il y avait eu avant... un pas en avant, deux pas en arriere.

"tout ce qu'on a dit sur moi etait juste."

"laissez moi vous donner cet or pour vous remercier."

"je n'ai pas besoin de votre or. donnez le aux oeuvres si vous le souhaitez."

"j'en ferais ainsi si vous le desirez." le vieil homme s'en alla. avant qu'il sorte de la ruelle je l'interpellais.

"votre fils s'est libéré tout seul! personne ne l'a aidé, je n'ai pas de nom."

"si vous le desirez seigneur..."

Peu de temps apres j'entendais une rumeur selon laquelle, si on priait assez fort devant une flamme, un chevalier noir, un ancien servant des enfers, arrivait sur un cheval noir comme la nuit pour aider les gens que dieu ne pouvait plus aider.

depuis j'ecoute les flammes...
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Ven 23 Mai - 22:24

immenses sont les vagues d'ambre et l'infini désert d'or
je contemple jour après jour ce merveilleux trésor.
je sais maintenant pourquoi on dit que ce pays est saint
jamais je n'ai vu tant de beauté au détour d'un chemin.

forts y sont les hommes, plein de courage de fierté et de hardiesse
belles y sont les femmes, qui vous tourne la tete de leurs caresses
etranges y sont les animaux qui semble sortir des poemes et des reves
eclatante y est la mer qui s'etale en ecume tout le long de la greve

c'est un pays fait d'or, loin de mon gris natal
un pays ou le philosophe et le poete son roi
bien loin de la barbarie de mon cher pays de galles
ou les brutes s'accaparent l'ensemble de tous les droits

Si j'ai rugit dans mon royaume, j'ai rugit ici aussi
non plus pour le pouvoir ou les richesses d'autrui
mais bien pour une juste cause, une noble raison
qui me conduira sans passion sur le chemin de la redemption.

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 25 Mai - 19:44

J'avais eu du mal a croire que mon frere avait changé... Mais au fond, j'avais bien changé moi aussi alors pourquoi pas lui? la guerre l'a changé, je veux y croire.

Ce livre sur Prométhée et Épiméthée n'est pas un hasard. je ne crois ni au destin, ni au hasard. Mon frere, nous nous retrouvons apres toutes ces années... ici en terre sainte.

Oui Cadwallon... nous nous retrouvons... les années ne nous ont pas epargné. Je sens que tu vis toujours dans le trouble.

bien sur. comment faire autrement? apres tout ce que nous avons fait...

nous avons agit pour nous racheter.

j'ai vecu caché dans un village, etouffé par mes cauchemars.

tu avais une fille aussi?...

Oui bien sur. je me suis occupé d'elle, mais ca ne rachete pas tout.

je t'ai vu t'occuper des enfants de cette ville. La bonté est dans ton coeur. et pourtant je sens que le dragon n'est pas loin.

je ne veux plus etre un dragon! je ne veux plus detruire. J'ai appris a construire, ca me suffit.

Lit un peu ce livre... la flamme du dragon n'est pas forcement destructrice.

Le livre au cuir ecarlate etait chaud... d'une douceur agreable, comme un feu crepitant dans un atre.

comprends la flamme mon frere...

la flamme de l'aube...

quelle est belle la flamme de l'aurore,
qui chaque jour renouvelle le monde
de ses doux eclats de rose et d'or.
comme la terre semble feconde.

cette flamme la mon cher ami
est comme l'amour d'une mere,
elle est pleine de tendresse et de vie
elle est le lien entre le ciel et la terre.

cet infime brandon d'esperance
cette escarbille de promesses
comme une luciole dans la nuit dance
prete a embraser ton esprit de sagesse.

c'est une flammerole insignifiante
a l'origine de toute creation
c'est une seve douce et bienveillante
qui alimente nourri tes inspirations

comprendre la flamme du commencement
c'est chasser la rage et la haine de son coeur,
c'est ouvrir ses bras comme on embrasse l'ocean
c'est se tenir droit, confiant, bon et sans peur


alors que je finissais de lire ces quelques vers, la page s'enflamma. c'etait une flamme douce, rose, comme la naissance de quelque chose. une page blanche remplacait la page autrefois couverte de vers.

n'essaye pas d'eteindre cette flamme... il en est ainsi de livre de la flamme. reflechit a ce que tu as lu. et quand tu auras compris le sens de tout cela. revient et reouvre ce livre. Decouvre une nouvelle flamme.

la flamme de l'aube, la flamme de l'esperance, c'etait cette petite flamme que j'avais entrevu en sortant du crepuscule. C'etait cet infime espoir de rachat que j'avais en venant vivre en terre sainte. C'etait les retrouvailles inattendues avec mon frere, la rencontre de ces compagnons de route. L'espoir d'aider Virgile.

une douce flamme apparue dans ma main. Elle etait rose et orange, a peine chaude. Elle semblait teinté d'esperance.

Zulvan etait la. Caché a m'observer parler tout seul.

Approche mon garcon... ouvre ta main, n'ai pas peur.

je faisais litteralement couler la flamme de ma main a celle de Zulvan.

tu vois cette flamme n'est pas chaude... c'est la flamme de l'aube, la flamme du levant, la flamme du commencement et de l'espoir. C'est une flamme que j'ai eu longtemps en moi, sans la voir. c'est l'esperance mon garcon. Garde la precieusement pour moi...


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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Lun 26 Mai - 19:57

sens la chaleur... tu sens cette odeur?... oui que tu la connais bien... et ce bruit?... le crepitement de la graisse sous la peau... tu les as regardé griller... tu as allumé le brasier... tu ne fuiras pas...


J'etais la prostré, incapable de bouger la tete. je regardais ces centaines de personnes, agonisantes, sur ces buchers que j'avais moi meme allumé... Oui l'horreur, la mort, impossible de lutter...

J'ai soudain entendu un chant... un chant magnifique. Du latin. Un latin elegant, raffiné, net. Au milieu des flammes avancait un etre. Etait il fait de lumiere pure, de flammes changeantes, je ne saurais dire, mais les flammes des buchers parurent moins fortes...

comprendre la flamme du commencement
c'est chasser la rage et la haine de son coeur,
c'est ouvrir ses bras comme on embrasse l'ocean
c'est se tenir droit, confiant, bon et sans peur


Cadwallon, mon enfant, rappelle toi ces mots... tu as la bonté en toi. Tant que tu ne te seras pas pardonné, tu ne pourras pas te racheter. la flamme du commencement, n'est qu'une flammèche, qui peut etre soufflé. Tu dois faire grandir cette flamme mon enfant.

Mon enfant... je sentais une chaleur maternelle m'entourer moi qui n'avait jamais connu ma mere. Quelle etrange sensation...

Qui... qui etes vous donc? dis je

Qui je suis? Je suis la flamme Cadwallon, mais tu le sais. Je suis la flamme dans tous ses aspects, tu es mon fils j'apparais devant toi dans mes traits de mere. Mes fils vous avez bien souffert... vous vous etes egarés. Mais tout le monde peut se racheter. Ton frere l'a bien comprit, j'ai longtemps parlé avec lui. a ton tour maintenant. Tu sais utiliser la flamme mais tu ne la comprend pas... tant que ce sera le cas, tu resteras un dragonet. tu as le potentiel pour devenir un grand dragon, comme ton pere, comme ton grand pere et comme ceux la suite de Taliesin.

je ne veux plus etre un dragon mere...

Ne plus etre un dragon? quelle etrange idée? ton ami Gaenor ne t'as pas parlé de l'acceptation de la bete interieure? que tu le veuilles ou non tu es et sera un dragon. Mais tu sais un dragon ne relache son feu que lorsqu'il le souhaite et pour cela il doit comprendre tous les aspects de la flamme.

j'en connais les aspects! les flammes detruisent et brulent.

les flammes rechauffent Cadwallon... elles sont a l'origine du monde. elles sont les armes des anges. Tu ne connais que les flammes infernales. laisse moi t'en dire un peu plus. Au debut il y a eu une flamme, LA flamme. volée aux dieux par des etres qui voulaient voir dans les hommes autre chose que des sujets de glaise. peu importe le nom donné a ces voleurs. Mais cette flamme etait trop puissante, trop aveuglante pour les hommes. Alors les etres la briserent en 5 fragments, 5 aspects. le premier fragment, le plus gros, fut nommé la flamme de vie, ou la flamme de prométhée. C'etait la flamme qui animait tous les etres. Moins que l'ame, plus que la vie, c'est la flamme la plus forte, la plus compliqué a comprendre. les eclats suivants etaient comme freres. L'un brillait d'un jaune scintillant, la lumiere etincellante, le sol invictus l'appelerent les romains. C'etait une lumiere d'or, froide mais triomphante, parfaite. l'autre etait son exact opposé. Sombres, difformes, hurlantes, les flammes de cet eclat n'etaient que feux de l'enfer. De ces 3 gros eclats, il ne restait que des miettes. Et pourtant... de ces miettes on forgea deux eclats, deux flammes, celle de l'aube et celle du crepuscule. opposées en tout mais malgré tout si proches. la flamme de l'aube, tu la connais, est chaude et acceuillante. elle contient tous les espoirs d'un jour nouveau. Celle du crepuscule est changeante, parfois triste et froide, parfois douce et apaisante. Tu ne connais que trop bien les flammes infernales. tu as ete brulé par elles... toutes les brulures laissent une marque...

elle caressa ma fletrissure. je sentis des larmes monter. des larmes... mais ce n'etait pas des gouttes d'eau, c'etait des gouttes d'huile noire qui s'enflammerent en quittant mes joues.

tu dois avancer. tu dois comprendre LA flamme. tu en as le pouvoir. ce n'est pas parce qu'on est marqué qu'on ne peut plus vivre. Tu as en toi, toutes ces flammes...

elle approcha son doigt de ma poitrine. l'effleura. a peine. Je senti que sortais de moi une energie incroyable. Eclata en un kalideoscope de lumiere, une multitude de flammes et d'images.

Tout est la. N'est plus peur du dragon, devient le dragon. Eteint ces flammes de destruction dont tu as si peur. Tu les as allumé, tu peux les eteindre.

alors les buchers qui brulaient, les cris de douleurs, cesserent. les flammes s'eteignirent et dans le lointain, je vis le soleil se lever. ma mere, face au soleil, sembla briller plus fort encore.

je suis fiere de toi Cadwallon, ne doute plus, tu es sur le bon chemin. un chemin d'humilité et de sacrifice. tu as eteins les flammes infernales, tu devras t'y confronter a nouveau... quand le temps sera venu. pour le moment ouvre toi pleinement aux flammes du commencement. Flammes du commencement et flammes du crepuscule sont intimement liées. Le debut et la fin de toutes choses... tu devras reflechir au crepuscule a présent. Le debut n'est que le debut, dois tu te laisser envahir par le crepuscule? il faut lutter pour que ce crepuscule ne soit pas triste et froid mais pour qu'il se fasse dans la chaleur et l'amour. Parce que c'est ca aussi la flamme, c'est l'amour et le courage. n'oublie pas... le crepuscule c'est la conclusion de ses espoirs. Je vais te laisser profiter de cette aube. Tu n'es pas seul dragonet...

Brille de milles eclats soleil du levant
eclaire mes espoirs, illumine mon chemin
donne moi la force d'avancer face au vent
et de prendre mon destin en main.
flamme de mes croyances, flamme de mes aspirations
tu es la flamerole qui embrasse mes convictions.


Alors ma mere disparu dans cette aube orange et rose, pleine de promesses. Je me reveillais face a la mer. Le soleil se levait. Je pensais a ma petite Nimue. Il etait temps pour moi de devenir le dragon que je devais etre. 5 flammes a comprendre... Je vis alors se dessiner autour mon avant bras un cercle de flammes, il scintilla de flammes orange et rose, il etait fin, chaleureux mais sans bruler. les flammes disparurent, le dessin disparu aussitot. Comme un pacte avec les flammes, je venais de passer la premiere etape, le premier pacte, cet anneau en etait le symbole. Il brillerait quand les flammes passeraient en moi.

Cette journée s'annoncait chargée. Je devais travailler avec Ancelin sur ces fameux cimeteres que nous avions trouvé. Le metal de Damas, une nouvelle formidable enigme. le forgeron et l'alchimiste ne sont pas si different... Il n'y a que leur but, leur crepuscule, qui change...
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Dim 1 Juin - 18:56

Je passais plusieurs saisons dans mon laboratoire... Plus rien ne m'interessait. Je devais faire de l'elixir, je devais retrouver ma virtue. Don maudit! J'avais vécu si longtemps sans magie et aujourd'hui j'etais comme un de ces orientaux hargards... Je trainais comme ces mages croulant qui hantaient cette alliance maudite! Dieu en personne nous avait maudit avec ce don! Peut etre me punissait il a cause de ce que j'avais fais a Jerusalem! j'avais eveillé un don. Peut etre etait ce la un pouvoir qui Lui etait destiné.

Ivre, je tombais sur ma paillasse, faisant tomber par la meme occasion le livre de Prométhée. Le livre s'ouvrit, les pages se mirent a tourner...

J'etais sur une lande, froide, deserte. la vegetation etait rare, quelques lychens poussaient difficilement sur des morceaux de granit tranchant. Le ciel etait gris lui aussi...

Eh bien Cadwallon... Il y a longtemps que tu n'es pas venu me voir.

la Mère s'etait approché de moi sans bruit. Elle regardait l'horizon tristement.

Il est dur d'affronter le crepuscule sans y voir le soleil briller a l'horizon n'est ce pas?

Le crépuscule? NON! ce n'est pas le crepuscule...

Cadwallon connais tu quoique ce soit qui echappe au crepuscule?

Je sais mais je veux dire... pas comme ca...

Elle me sourit.

Cadwallon regrettes tu ce que tu as fait dans la ville de lumiere?

c'est evident! je suis vide de magie a present... Je ne peux plus affronter...

Elle baissa la tete tristement.

le crépuscule? a quoi bon l'affronter? a cet instant precis ta flamme cette eteinte. Il existe deux voies pour la flamme du crepuscule. La premiere est faite du ressentiement et des regrets. Ces regrets etouffent la lumiere que tu as repandu au cours de ta vie. Ton crepuscule, privé de chaleur, est alors solitaire. c'est exactement ce qui t'arrives aujourd'hui. Crois tu vraiment que ta vie a ete aussi triste?

Alors que faire?

Tu n'as pas encore saisi le sens de la flamme du crepuscule. Dans la ville sainte, tu as donné la vie a une mage. Tu as offert a cette jeune femme autre chose. Tu as utilisé ce qu'il te restait de magie pour aneantir du coeur d'un jeune homme la soif de la guerre et du sang. Ne comprends tu pas pourquoi la flamme du crepuscule vient apres la flamme de l'aube? pas seulement parce que l'aube precede le crépuscule. La flamme de l'aube, l'espoir naissant est comme une cathédrale, elle a besoin de fondations solides pour durer. la flamme du crépuscule construit ces fondations. la flamme du crépuscule c'est  le don, la transmission, l'heritage. Le crépuscule d'un homme n'est pas forcement triste et froid. Lorsqu'il est entouré de ceux qu'il aime, quand il sait qu'il a toute sa vie transmis et fait en sorte que les siens vivent heureux, alors le vieil homme part serein. Immortel dans le coeur des siens, il permet le depart d'autre chose. A tout crepuscule, un nouveau départ. Nier cette voie ce serait nier qui tu es vraiment Cadwallon, nier que tu as offert cette magie a cette jeune fille, nier que tu as voulu voir en Selim un fils et lui eviter les tourments des remords. Ce serait renier ce que tu as fais pour ces enfants des rues. Ce serait nier que tu as une fille...

Nimue...

Oui... ou qu'elle soit Cadwallon tu lui a donner ce qu'il fallait pour vivre . Alors ne regrette rien. Fait en sorte que ton crépuscule soit etincellant. Tu n'es pas comme ces vieux mages mon fils, dans ton coeur brule une flamme bien plus forte, la flamme de la passion, du courage, de l'homme, ne la laisse pas s'eteindre. la flamme du crépuscule c'est la main d'un pere qui entoure celle de son enfant pour l'aider a affronter la vie, c'est la main du maitre qui entoure celle de l'éleve pour lui apprendre le geste. Connais tu une flamme plus belle que celle ci? Une flamme plus universelle? une flamme plus humaine?

Je regardais cette lande... Oui il n'y a pas de regrets a avoir! Avec Giulia, c'est une vie qui s'envole vers son plein potentiel. Tant pis pour la magie, je ne suis pas qu'un mage. je suis aussi un guerrier! et un artisan! et un ami! et un frere! et un pere!

La lande se changeait en un magnifique paysage doré. La mer s'etendait a nos pieds. Le soleil rougeoyait de facon bienveillante.

Oui... je vois que tu as compris cette voie Cadwallon. N'oublie pas, pour celui qui comprend la flamme du crepuscule, il n'y aura qu'un grand soleil couchant qui embrasera l'ocean et au bout de ca l'eternité dans le coeur des tiens. N'ait plus peur du crépuscule.


eclat du soir, braises du foyer
d'ambres et d'or vous vous parés
pour moi le depart sonne dans le lointain
je ne serais plus avec vous demain.

ne me pleurez pas n'ayez aucun chagrin
car je ne serais jamais loin
de vos souvenirs, de vos coeurs
je ne pourrai jamais partir.

mes voiles d'ambres se gonflent, nous partons
vers ce grand voyage, de l'autre coté de l'horizon
vivez pour moi de la meilleure des facons
jusqu'au jour beni ou nous nous retrouverons.



Alors que je regardais l'ocean incendié par la lumiere de ce soleil couchant, un nouvel anneau apparu sur mon avant bras. Il etait fin, presque invisible, d'ambre et d'or et finement décoré. a chaque aube un crépuscule, a chaque eleve un maitre, de l'ignorance au savoir, de la vie par dela la mort...

Je me reveillais... Ma tete tambourinait... plus jamais je ne volerais une bouteille a Ancelin...

Zulvan rangeait le bazar a coté.

Mon garcon laisse donc ca! je le rangerais plus tard! aujourd'hui je veux que tu forges la plus belle des lames!

Moi? mais...

Aller, je serais ton assistant! donne les ordre et je les accomplirais! je sais que tu peux le faire!

Tres bien dis Zulvan radieux, Allumez le foyer et apportez moi un lagot de metal indien

Indien?

Maitre...

D'accord Zulvan, du metal indien.

Ce jour la, Zulvan devint un veritable forgeron. Dans les flammes du foyer, alors que le pauvre enfant se reposait de sa journée harassante, je vis briller un autre eclat leger, presque invisible et pourtant bien la... la flamme...
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MessageSujet: Pssst   Dim 1 Juin - 20:05

Pas la verte pâle aux flocons dorés. Rolling Eyes 
Elle a un goût de miel acidulé et un peu amer.
Dikran est jeune, il ne sent pas encore les différences.No
Mais ce n'est pas grave, ça aurait pu être pire  confused
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Mer 4 Juin - 20:01

Résonne parfois l’étrange écho des batailles....

Dernier descendant d'une puissante race guerrière,
Mon nom est connu jusqu'aux portes de l'enfer,
Prince maudit, soldat de toutes les guerres,
Semant la mort sous toutes les bannières.

Jamais mon bras n'a failli au combat,
Abrégeant des vies d'innombrables fois,
Je range mes armes au service des rois,
La guerre et l'or sont pour moi seule loi.

Mercenaire, sans foi ni loi,
J'erre en ce monde où s'affrontent les rois,
Je suis l'ultime instrument de victoire,
Faites ma fortune, je ferai votre gloire.

Mercenaire !

Mais un beau jour naîtra en moi l'idée,
De devenir roi, de combattre pour régner,
Craignez alors que toutes vos armées,
Ne subissent le sort de ceux qui m'ont défié.

Mercenaire, sans foi ni loi,
Je parcours le monde pour affronter les rois,
Je suis l'ultime instrument de victoire,
Nul ne résiste à ma soif de pouvoir.

Mercenaire !

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Mer 4 Juin - 20:18

Voila plusieurs mois que nous nous épuisions sur ce metal de Damas... Quel etait donc son secret? Ou trouver la reponse a nos questions. Bien sur cet acier est plus que de l'acier, il porte un veritable secret, une flamme secrete et profonde. De mes discussions avec Ancelin je savais que cet acier ne pourrait pas exister juste pour exister, il devait trouver sens.

Harassé par ces semaines de labeur, je me sentais petit a petit partir vers le crepuscule...

Un soir, constatant que l'acier que je venais de faire n'etait pas bon, je me suis mis en colere. J'ai crié, j'ai brulé. La rage, la colere... Alors que des larmes de flammes sortaient de mes yeux, j'ai cru revoir ce bon oncle Optat. Dans la noirceur de la forge, dans l'etrange chaleur des flammes je le revoyais devant moi...

Cadwallon... la rage ne mene a rien. La colere obscurcit le jugement! tu sais qui ne se laissait jamais emporter par la colere? c'etait Godefroy de Bouillon! Il gardait toujours l'esprit clair. Meme quand les seigneurs de Byzance se sont moqué de lui, il est resté calme. Alors recommence...

je me revoyais enfant, le nez sale, reprenant mon stylet

Oui mais oncle Optat, Godefroy de Bouillon n'etait pas magicien!

Justement Cadwallon. Mon enfant, etre mage c'est surtout reflechir. Si je suis devenu chevalier c'est parce que je n'etais pas un tres bon mage tu sais.

Pere dit que vous etes le plus puissant mage du pays de galles!

reprends ton travail mon garcon. Il faut contenir cette flamme que tu as en toi. Quand tu es perdu, ferme les yeux. et chante cette petite chanson...


ar goll yn y niwl
Yr wyf yn cerdded fel dall
Yr wyf yn edrych o gwmpas y fflam
a fydd yn dod yn ôl i mi adref.
talu sylw fy machgen
ym meddyliau dawns niwl
bod eu goleuadau denu chi
ac yn y gors byddwch yn colli chi.
Dydw i ddim yn colli neu'n heno neu byth
fy holl lles yr wyf yn hela y niwl
ac yr wyf yn dod o hyd i'r ffordd adref.
mae'r llwybr bob amser ar gyfer y rhai sydd am ei weld.


Spoiler:
 

Alors que ce spectacle d'illusions prenait fin dans l'air chaud du foyer, je savais a present quoi faire pour retrouver le chemin de l'acier de Damas. Il fallait le rever...

cet acier avait eu une vie, il portait un heritage... Qui de l'acier ou de forgeron etait eternel? et si l'acier et le forgeron ne faisait plus qu'un... L'acier a des songes. Il garde en memoire tous les grands moments et toutes les anecdotes de sa vie. Il se rappelle des noms de tous ceux dont il a bu la vie...

vivre les reves... il faut etre a mi chemin entre le sommeil et l'eveil, la jonction entre la vie et la mort. ni pencher du coté du chaos, ni se soumettre a l'ordre... il faut vivre la lisiere, pas seulement la connaitre...

les yeux mi clos, la respiration calme... enfin se dresse le reve eveillé, le reve animé, au dessus des flammes, comme une peinture animée.

le sabre passe au rouge et siffle. Je pose ma main dessus. je sens l'acier penetrer ma chair, le lien se fait.
l'acier reve oui... mais il ne reve pas comme un homme reve. Ses reves sont sibyllins. peut etre parce qu'il s'en nourrit.

Je sens que l'acier me reclame un souvenir, un echange. j'hesite un instant... il y a tant de souvenir sanguinaire a lui donner...

non donne moi un joli souvenir... je ne suis plus une arme de mort... semble me dire le sabre.

Alors je lui partage un beau souvenir. Un souvenir avec Nimue? non... Je lui partage une foire. La derniere d'Aberffraw avant que notre pere parte! Quelle fete! sans doute la derniere de notre enfance.

L'acier contenté me livre alors son souvenir. Un souvenir lointain... plus ancien que ce sabre... Je vois...

Un homme dans la force de l'age, une longue barbe, habillé comme un barbare est devant un foyer. Il se sert d'un grand soufflet pour faire rougir les braises. Il a devant lui un lingot de metal noir. A l'ouest le soleil se couche. Arrive alors un homme oriental. Il s'approche du barbare. Il porte avec lui un lingot de metal etincelant. Un autre homme a la peau sombre, arrive avec un lingot de metal gris clair. Il porte de nombreux colliers d'or et semble venir des indes.

Sous le creuset, les braises sont ecarlates.

Sous les etoiles, nous voila reuni, pour confectionner le plus incroyable des metaux. Les 3 maitres de la forge, face aux dieux, vont creer l'acier mystique. dit l'homme barbare

Nos recherches, nos talents, ont atteint les sommets de ce dont est capable un homme. Aujourd'hui il n'y a que l'unité de nos techniques qui nous permettra d'aller plus loin. dit l'homme arabe

d'aller plus loin et d'atteindre la perfection! ainsi notre geste sera parfait et par notre geste nous atteindrons la perfection. Par la perfection nous atteindront l'eternel. dit l'homme indien

Dans ce creuset je pose le fer le plus dur. Ce fer meme qui a mit en deroute les legions de la louve. Que son porteur soit fort et courageux. dit le barbare

Dans ce creuset je pose le fer le plus etincelant qui soit. Son eclat est pareil au soleil, que son porteur soit porteur de bonté et de justice. dit l'arabe

Dans ce creuset je pose le fer le plus souple jamais fait. Que cette souplesse rende l'arme incassable qu'elle accompagne partout son porteur. dit l'indien

Par ces fers melangés, que naisse l'acier ultime, la fusion de 3 mondes. Les livres ont eut Alexandrie, cet acier renfermera tous les secrets de la forge. Car avant le geste, avant le feu, il y a l'intention. Avant la force ou la precision du geste, il y a la flamme qu'insuffle le forgeron. Cet acier ne revelera ses secrets qu'a celui qui comprendra cela. la forge ne prend de sens que si l'intention est aussi forte que les flammes qui servent le foyer.

les 3 hommes se tournerent alors vers moi, comme s'ils avaient toujours su que j'etais la.

tu as compris Cadwallon? le secret de cet acier, ce n'est pas sa composition, c'est la flamme qui l'habite. Que tu suives la recette et tu auras un acier excellent. Insuffle dans cette recette, du sens, de l'emotion, et tu auras un acier exceptionnel. Ce n'est pas le geste qui fait l'arme c'est l'emotion. forge avec colere et tu feras une arme de haine et de mort, forge le coeur serein et tu feras une arme de justice... Aujourd'hui nous ne sommes plus 3... nous somme la meme lame. 3... un chiffre lourd de sens... forge maintenant tu as le secret...


Brandis-la ! L'acier souple en bouquets d'étincelles
Pétille. Elle est solide, et sa lame est de celles
Qui font courir au coeur un orgueilleux frisson ;

Car elle porte au creux de sa brillante gorge,
Comme une noble Dame un joyau, le poinçon
De l'acier parfait, du secret de la forge.

je me reveillais chantonnant cette chanson... Oui tout me semblait plus simple. Merci Oncle Optat.

faisant chauffer le foyer, je ravivais les braises. Une couche d'acier dur, puis deux souple, puis une dure, puis une brillante, puis une souple, puis une brillante, puis une dure. Je frappais ce fer. Je le melais. Je repensais a Jerusalem, je repensais a Ambroise, a Ancelin. Je ne pouvais m'enpecher de penser que nos destinés etaient liés. Pourquoi nous retrouver ici, si loin de chez nous...

De cet acier, j'ai forgé 3 lames. 3 poignards. 3 pointes et 6 fils tranchants comme les bords d'un diamant. la flamme du don... la flamme de l'aube... Un espoir dans le futur... Un simple symbole de l'alliance tacite que nous avons passé. Que chacun trouve dans cette lame le sens qu'il voudra y voir. Ce ne sont pas des armes pour tuer ce sont des armes pour sculpter.

au petit matin, je me sentais usé. Mais enfin le secret de l'acier etait révélé. En partie du moins. Ce n'est pas la formule qui compte, c'est le sens que l'on met derriere son art.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Mer 4 Juin - 23:35

Que cette année etait longue... quelle etait epuisante... je ne me reconnaissais pas dans le reflet du vieil homme que je voyais dans l'eau. 10 ans étaient deja passé?... combien d'années avec ce poison? 30 ans... que c'est long 30 ans. Et pourtant c'est si court. Je sentais en moi ce besoin irrépressible d'elixir. l'age me rattrapait. la faiblesse... je venais de passer 6 mois vouté, faible... etait ce mon esprit qui me jouait des tours? etait on vraiment aussi rabougri a 55 ans? ou etait ce l'illusion que j'avais de mon corps... Quel douce sensation que de rester jeune. Ne pas vieillir... proteger son corps de la vieillesse. Mais a quel prix?... ce n'est pas l'elixir qui coute, ce n'est pas la preparation, c'est le prix de la dependance. Voir la force et l'energie s'enfuir... ou simplement boire un peu de ce doux liquide ambré...

Il est temps pour toi de venir boire le sang du dragon Cadwallon...

Oui je sais...

Pardon mais a qui parlez vous maitre? me demanda Zulvan.

Ah mon enfant. Je suis heureux que tu sois la.

je m'approchais de lui. je regardais dans son oeil le reflet du brasero... c'est sur il porte la flamme... sans avoir le sang d'un mage...

je vais faire une retraite quelque temps. fait ce qui te plait. utilise la forge. ou fait tout autre chose. j'aurai beaucoup de travail pour toi quand je reviendrais. Maintenant va.

avec des gestes simples je refaisais ce que mon oncle m'avait apprit. Ce rituel ancien, qui existait dans ma famille depuis que nous comptions des mages... Le sang du dragon... son essence, sa force, son feu, sa rage, mais surtout ses reves... Oui les reves... ces reves qui m'avaient conduit sur le chemin du rachat, de l'espoir, du renouveau. Comme un soleil du crepuscule precede un soleil de l'aube.

" De nouveau, tes flammes montent vers le ciel, Createur d'ombres, tueur d'ombres..."

Cadwallon mon enfant... nous sommes fait de sang et de magie mêlés... le sang des dragons coule en nous. Certains diront que nous avons tué le dernier des dragons... nous sommes les derniers dragons mon fils... L'immense armure du dragon de Gwynedd attend que l'un de ses fils, un jour, la revête a nouveau. Elle attend la, sous Aberffraw...

Pere un jour j'enfilerais cette armure!

non c'est moi qui enfilerais cette armure Maelgwn! elle est trop grande pour toi c'est evident!

Cadwallon soit gentil avec ton frere...

Mais je te prendrais sur mon dos... et on ira voler les brioches de Huw et Ifan!


lointain souvenir... oui nous sommes des dragons... de sang et de magie melés... il faut que le sang et la magie coulent pour que le sang du dragon se prepare... de sang et de magie melés... creo ignem, creo vis, creo vita, creo draconem...

victor draconis
protegat te nomen tuum
custodieris flammas
Sanguinem in venis fluit,
in flammas, sanguis tuus
in terram, quæ fluit sanguine
filium tuum, in ovo et aurea
me factus est draco.


le sang du dragon... ce liquide ambré... le flacon roula par terre... Oui... je sentais le sang du dragon m'envahir... les flammes partout... partout autour de moi... les flammes en moi... le coeur du dragon! qui bat, qui vit a nouveau! et l'oeil du dragon qui scrute mon esprit. Mon esprit qui s'embrase lorsque l'air s'embrasse a nouveau! dans un maelstrom de flammes, dans un rugissement terrible. la bete vit et meurt.

nimbé de flammes ardentes, rouge, orange, jaune, bleue. brulant tout aux alentours. le souffle de dragon et la vie... car autour de moi viens de se former un oeuf, un oeuf de flammes qui brule, qui scintille. qui s'eteind. voila comme les dragons donnaient naissance. Et il ne reste qu'un oeuf. un oeuf d'acier noir... un oeuf qui reve...

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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Jeu 5 Juin - 23:17

les terres du crepuscule... cette lueur lointaine et chaude... mourrante... ses ombres qui s'allongent... le temps suspendu...

Dans les éclats d'ambres et de pourpres, je reprends conscience. me voila a nouveau sur cette terre... La premiere fois j'y suis venu en sauvage, la seconde fois en penitent et aujourd'hui?... que suis je? qui suis je?

Je redecouvre la terre calcinée, craquelée. Les flammes, la roche, tout se melange ici. Et au loin, derriere cette colline, l'ocean du crépuscule... L'ocean ou nous partons tous un jour.

Alors dragonet, te voila de retour?

la colline venait de parler... Je vis un oeil apparaitre. Un oeil grand comme le plus grand des plats, et fait d'or pur. je vis de grands naseaux ejecter de l'air chaud. Puis des crocs jaunes et tachés apparurent. Je vis un long cou se deployer et une immense tete cornue s'approcher vers moi...

Je sens l'odeur de mon epouse sur toi?... qu'est elle venue faire encore?!


Il m'inspectait... me reniflait...

attend un peu... je sens que tu as changé! ou est passé la bete blessé que j'ai senti la derniere fois...

disons qu'une flamme du renouveau m'a carresser...

AH! C'est donc ca qu'elle est venue faire! encore dilapider mes secrets! et quand je n'en aurai plus, qu'adviendra t'il? hein?

une flamme du renouveau renaîtra?

Je vois qu'on a la langue bien pendue... c'est plutot ton frere qui m'a habitué a ce genre de reaction...

peut etre est ce parce que je le frequente a nouveau...

tiens donc! les freres reunis? c'est un signe... bon ou mauvais l'avenir nous le dira...

bon, je le crois. nous avons vieillit. les betes incontrolables que vous avez connu ne sont plus.

le dragon parut sourire

vous resterez toujours des betes sauvages dragonet! toujours!

je ne le crois pas seigneur des flammes... sauvages oui mais plus incontrolables... il y a la une grande difference.

Mais ou est le dragonet que j'ai vu la derniere fois? celui qui tremblait a l'idée d'utiliser les flammes. Celui qui se morfondait?

il a disparut je l'espere grace a vos enseignements...

Bien! alors qu'allons nous faire de toi?...

faites de moi un dragon, seigneur des flammes! je n'ai plus peur de devenir le dragon!

AHAHAHAH! si tu veux devenir un dragon, devient le par toi meme! je ne peux rien faire pour toi!

Mais...

Tu me deranges pour rien! revient me voir quand tu seras un dragon... si tu en es capable bien sur...

le dragon se tourna et se rendormi. J'etais perdu. comment devenir un dragon. Cette fois la mere ne m'aiderait pas. Elle n'avait pas le droit de venir ici.

Je commencais a marcher vers l'ocean... pensif. Ils etaient nombreux les Gwynedd a avoir traversé l'ocean?...

Plus que tu ne le crois...

je me retournais en sursaut. cette voix... Maelgwn etait la devant moi.

et ca avant meme qu'ils s'appellent Gwynedd...

J'esperais bien te voir ici.

avec Maelgwn nous avions toujours tout partagé. Etrange phenomene, nous etions jumeaux de crepuscule, de la meme maniere que nous etions jumeaux de mere. Nos esprits communiquaient l'un vers l'autre.

eh oui... puisque tu ne m'as pas encore libéré... ne dis rien je te taquine.j'ai entendu ce que tu as dis au seigneur des flammes... alors tu es sur de vouloir devenir le dragon? tu as pourtant été...


Oui! nous avons tous les deux été deux betes. Mais les choses ont changé pas vrai?

Lorsque tu es parti Cadwallon... je me suis avoué a moi meme ce que je refusais de voir. J'avais toujours cru... j'avais toujours revendiqué un certain lignage... nous n'etions que des chiens.

Oui des chiens... comme le disait l'oncle.

oui ce cher vieil oncle... il savait tout, il avait tout vu... je pense souvent a lui quand je regarde les flammes de ce pays. Nous avons été de si mauvais éleves... de si mauvais neuveux...

mais nous pouvons racheter notre nom Maelgwn! j'en suis sur!

je suis coincé ici pour un moment encore je le sais...

Peut importe Maelgwn! je te prendrais sur mon dos!

tu te rappelles de cette histoire?... laisse moi t'aider mon frere. Devient le dragon pour nous deux!

marchant l'un a coté de l'autre, les princes de Gwynedd allaient vers le soleil, vers leur destin, vers le dragon.
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MessageSujet: Re: Cadwallon, Prince de Gwynedd   Sam 7 Juin - 19:03

Tu sais Cadwallon... J'ai essayé de devenir le dragon. Il y a longtemps...

Pourquoi as tu echoué?

J'imagine que je n'avais pas compris ce que c'etait que d'etre un dragon. Ou plutot je me figurais que je pouvais devenir dragon. Mais de la meme facon que l'oncle n'etait pas un dragon mais que pere l'etait, je ne serais jamais un dragon. Etre un dragon c'est etre un etre de coeur et moi je suis un etre de tete... Mais toi Cadwallon, tu as tout pour reveler le dragon en toi. Tu te rappelles ce que disait pere?

Oui il disait que nous etions les enfants des dragons

Il avait raison. nous sommes ici sur la terre des dragons. Si tu dois devenir un dragon, c'est ici que les choses se reveleront. Bien le seigneur des flammes arrive, je suis avec toi.

l'effrayant seigneur des flammes arriva devant tout. les flammes couraient autour de lui, son cortage d'esprit l'accompagnant partout. Tel un roi, sa cour enflammée le suivait dans tous ses deplacements.

Alors Cadwallon? tu as fait dire que tu etais un dragon?

Oui seigneur des flammes! je le sais.

Te voila bien presomptueux... Il ne reste que bien peu de dragon sur cette terre et encore moins sur ta terre. Tu devras faire tes preuves. Il y a sur cette terre 4 dragons. 4 rois qui regnent sans partage. A l'est tu trouveras le dragon de l'air, a l'ouest le dragon de la terre. Au nord tu trouveras le dragon de l'eau et bien sur au Sud tu me trouveras moi! tache de les convaincre que tu es un dragon et peut etre, je dis bien peut etre, que je te considererais comme un dragon. Maintenant va et ne revient pas tant que tout ceci n'est pas fait.

je partais sans attendre vers l'est. Je marchais de long jour. Enfin un jour j'arrivais dans la grotte du dragon de l'air. En arrivant devant taniere, je ne vis qu'un immense cadavre de dragon blanc. Il gisait eventré. Je penetrais dans la grotte pour voir si je trouvais quelque chose mais rien. Rien jusqu'a ce qu'un etrange eclat m'attire. Un etrange odeur d'ozone... un oeuf etait la, caché parmi des plumes. J'approchais mes mains de l'oeuf mais celui ci crepita de foudre et me brula les mains. Je ne pouvais pas laisser cet oeuf. dans cet oeuf il y avait un innocent qui allait mourir. Endurant les crepitations et la foudre je me saisis de l'oeuf. je le redressais et je decidais de le couver. Repensant a cette flamme de l'aube dont m'avait parlé la mere, je faisais surgir dans mes mains une flamme douce. que j'entourais autour de l'oeuf. Je veillais cet oeuf pendant plusieurs semaines. Sans dormir, entretenant cette flamme douce, cette flamme de l'aurore... Et enfin un jour la coque se brisa. Le soleil venait de se lever et a l'instant ou ses rayons toucherent la coque, un petit bec blanc apparu.

Est ce toi qui m'a couvé pendant toutes ces semaines? oui je le sais, je reconnais cette odeur magique. Merci etranger! tu as ete une veritable mere pour moi. Maintenant que je suis hors de ma coquille je vais grandir vite. Tu as veillé sur un innocent, sur un tresor plus precieux que l'or. En cela tu as agis en dragon. Laisse moi t'offris une de mes ecailles.

Alors le petit dragon arracha une de ses ecailles et dans un souffle et un crepitement de foudre, l'ecaille vint se loger dans mon cou.

Maintenant va mon ami. les dragons de l'air te reconnaissent comme un des leurs.

Sans attendre je me remis en chemin. Vers l'ouest cette fois. Les montagnes etaient hautes et a pic. Elles me rappellaient les montagnes du pays de galles. le pays de galles, le pays des dragons. Tout en haut d'une petite montagne, je trouvais un chemin. J'avais l'intuition que je trouverais le dragon de la terre en haut. J'ai parcouru ce chemin pendant plusieurs jours jusqu'a ce que j'arrive au sommet. Mais une fois la, pas de grotte.

Qui me derange? tonna une voix.

Je suis Cadwallon de Gwynedd. je viens voir le dragon de la terre.

Alors je vis un oeil immense fait de pierre s'ouvrir.

Et pourquoi veux tu me voir? Je ne suis qu'un vieux dragon. je n'ai ni tresor ni savoir qui puisse t'interesser. Je ne suis qu'un vieux dragon malade.

un vieux dragon dites vous? moi je vous trouve immense.

c'est toujours le cas pour les vieux dragons... mais vois tu, je meurs. Je meurs seul et envahi par le doute.

Maitre accepteriez vous de me parler de votre vie?

de ma vie?

bien sur seigneur de la terre! je veux pouvoir parler de vous une fois que vous serrez parti.

Alors le dragon me parla de sa vie, de millenaires passé ici ou ailleurs, de combat epique et de ce que le dragon fini par appeler sa retraite. le doute incroyable qui l'avait envahi, cette impression de vide. Je decidais de lui parler de la flamme du crepuscule. Je ne le quitterais pas tant qu'il ne sera pas mort, je l'accompagnerais le temps qu'il faut pour qu'il parte dignement. J'ai chanté pendant de longues semaines en regardant le soleil couchant. Et puis un jour le vieux dragon s'est changer en metal liquide. Quel spectacle splendide dans le soleil mourant. et de ce metal liquide il n'est bientot plus resté qu'un simple oeuf. Je senti l'esprit du dragon m'assaillir.

merci jeune prince! tu as assurement le coeur d'un dragon. Tu as su faire preuve de bonté a mon egard moi qui ne te devait rien. tu as su mettre de coté ta vie pour accompagner une vie sans valeur car sur le declin. Comme un vrai dragon tu vois la valeur au dela de la valeur. prend cette ecaille dragon, les dragons de la terre font de toi leur frere.

Alors une petite ecaille d'un metal multicolore vint se loger dans mon cou a coté de celle du dragon de l'air.

Je decidais de me mettre en chemin vers le nord. Vers l'ocean du crepuscule. Cette ocean qui avait annoncé autre chose pour les miens. Je regardais l'ocean dechainé... comme il ressemblait a la mer d'Irlande... ce gris, cette ecume, le chant de la mer... Tout a coup un immense dragon deploya ses ailes volant au bord de la falaise.

Je sens l'odeur des flammes ici! Qui ose briser le pacte qui a ete scellé?

c'est moi seigneur des eaux, Cadwallon de Gwynedd...

les Gwynedd sont des serviteurs du seigneur des flammes! que veux tu? me tuer? me voler? je ne te laisserais pas faire!

un instant seigneur des eaux! je ne veux pas me battre contre vous, je ne veux rien de mauvais pour vous. Je ne suis qu'un serviteur qui tente de devenir un dragon. Rien de plus. Que dois je faire pour que vous me reconnaissiez comme un dragon?

me prouver que tu es un dragon digne de ce nom...

le dragon devoila un longue rangée de dents acérés.

je ne vous affronterais pas dragon de l'eau. Mon chemin me conduira a l'affrontement mais pas avec vous. Qu'est ce qui designe la valeur d'une chose par rapport a une autre? tout a une valeur c'est ce que j'ai appris du dragon de la terre, il suffit de retirer la boue du diamant. Garder un tresor c'est faire preuve de courage quand il faut le defendre mais c'est aussi savoir s'agenouiller en signe d'amitié. Seigneur de l'eau, je m'agenouille devant vous. Je suis Cadwallon de Gwynedd, l'un des 4 dragons et comme votre egal, je vous demande de me reconnaitre, de m'offrir votre amitié. Si vous refusez, vous aurez toujours mon soutien, je ne demande rien en echange.

releve toi dragon... la noblesse cela ne s'acquiere pas... tu as prouvé que tu ne demandais rien, que tu offrais sans attendre quelque chose en retour. Devient l'ami des dragons des eaux Cadwallon de Gwynedd!


Alors, comme une ecume portée par le vent, une ecaille du dragon de l'eau vint se nicher dans mon cou. Je m'agenouillais a nouveau devant le dragon de l'eau. Il etait temps pour moi d'affronter le seigneur des flammes.


Le dragon du feu avait dressé une sorte de lices. Il se trouvait d'un coté et moi de l'autre. Sa cour d'esprits du feu l'acclamait.

Cadwallon de Gwynedd! tu peux toujours renoncer!

je me suis confronté aux trois autres seigneurs de cette terre. Il ne reste que vous.

les autres sont faibles! ils ont dut etre touché par tes mots mais ca ne marchera pas avec moi.

et le dragon cracha dans ma direction. J'evitais de justesse ses flammes. Le dragon ne plaisantait pas. Il fallait a tout prix que je l'ecrase. Je courrais rapidement vers lui, me glissait sous sa machoire et frappait de toute mes forces. Le dragon accusa le coup mais manqua de me croquer lorsqu'il contre attaqua. Il cracha a nouveau et je parvins a contenir ses flammes entre mes mains. Ses flammes etaient puissantes et terribles et je sentais leur chaleur. Mais je n'avais pas peur. Plus que jamais je me sentais comme un dragon. Et tout a coup comme une intuition je me mis a souffler comme un dragon. Les flammes coururent jusqu'au seigneur des flammes. Son aile prit feu. Je profitais de cet instant pour courir jusqu'a lui, enserrer son coup immense dans mes bras et le trainer au sol. Il battait furieusement le sol de ses pattes et de sa queue. Je sentais la force des dragons de ma famille affluer dans mes bras. Je pouvais l'ecraser, je pouvais le tuer. Il me suffisait de serrer assez longtemps.

Et puis comme une brise legere, comme une bulle d'ecume, comme un gravillon roulant contre ma botte, comme l'appelle d'un frere trop longtemps perdu, comme un pere trop longtemps absent, comme l'appel d'une fille chérie, comme l'appel d'un ami qui se fait rare.

Je desserrais mon etreinte.

Seigneur des flammes j'espere ne pas vous avoir blesser.

la lice etait silencieuse.

Alors toi Cadwallon! on peut dire que tu es un vrai dragon!

Une clameur eclata! une ecaille incandescente vint se graver dans mon cou.

Cadwallon, j'espere te revoir dans longtemps car j'ai peur que la prochaine fois que tu reviennes tu me prennes ma place!

Seigneur je ne cherche ni les titres, ni le pouvoir. Je cherche juste a etre moi et a l'etre le mieux possible.

Alors continu sur cette voie mon fils! le dragon avait prit soudain la voix de mon pere. Bien il est temps pour toi de retourner parmi les vivants.

Attendez...

je me tournais vers la lice. Mon frere etait la. il souriait!

Cadwallon tu as reussi... tu etais le dragon c'est vrai.

Maelgwn vient avec moi... demande au dragon de te reveiller.

C'est a toi de le faire. tu es le prince de Gwynedd et je suis ton serviteur.

tu es mon frere avant tout et je t'assure que je ferais au plus vite

ne t'en fais pas... Je ne m'ennuie pas ici, apres nous sommes des dragons.

c'est avec du chagrin que je me retournais vers le seigneur des flammes

Bien alors tu es pret?

je fis signe que oui. Le dragon souffla de toute ses forces vers moi. Je me retrouvais entouré de flammes. Ces flammes formerent un oeuf.

Bientot dans la forge, l'oeuf d'acier, l'oeuf qui revait se fissura. Dans un sifflement il explosa. je revenais changé. je reveais comme un dragon. je frottais mon coup a l'endroit des ecailles. Il y avait 4 etranges excroissances...

J'etais pres a revenir dans le monde des vivants!
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Cadwallon, Prince de Gwynedd
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