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 Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Sam 20 Sep - 18:31

Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)

Et généralement les cursus et cours faits par ou chapeautés par Ambroise



regardez cette pomme !
pour les réalistes (platoniciens), nommer est dire l'essence de la pomme.
pour les nominalistes, le mot "pomme" désigne la pomme, le symbolise. mais le mot n'est pas la pomme.
pour moi, le mot "pomme" ou "pomum", ou "mela" ou "manzana"... sont des perspectives de la pomme. mais la pomme a un nom secret. l'art du trobar est l'art de trouver ce nom, et de l'exprimer par des sons et par des mots. c'est trouver l'essence des choses par des mots, des associations de mots, des sons et leurs choix...




des propositions à discuter, bien sûr, entre nous trois. si désaccord, on décide ensemble si oui ou non on grade comme enseignement, et/ ou les modifs à apporter

***********************

cours d'éthique

(dans la Chaire de Droit de Rhys ?)

en tant que veteran(e) de la croisade, je pense pouvoir discourir de l’éthique, du respect des règles morales et chevaleresques...


je pense il pourra s'agir ici plus de "conferences" et disputatios ponctuels...


*******************************

Arts courtois

art de la seduction et art de courtiser,
art de bien s'appreter,
étiquettes principales (nobiliere, ecclesiastique...)
art de bien de comporter (à table, en assemblées...)
art de bien parler,
art de parler devant une assemblée ou un public,
musique,
culture littéraire antique et moderne


s'adresse aussi bien aux jeunes hommes qu'aux jeunes damoizelles (à p de 12 ans par exemple), en guise de préparation à une alliance (mariage), à l'envoie en ambassade.... mais aussi aux (très) riches bourgeois(es) ponctuellement.

pourra etre une bonne source de revenus pour l'université. Wink

les "terrain d'entrainement" et de disputatios se trouve etre (souvent) l'ecole militaire : ce sont des cibles toutes désignées (et designées concentants).... ou quelques personnes en ville... Razz tongue


******************************

Cursus de Scribe et de Copiste - Enluminure

Cursus de Chroniqueur


je pense assuré principalement par Frere Gautier (franciscain et poete à ses heures)

rmq :
Frere Willhem s'occupe de la Chaire de la Théologie, de même que Frère Donatien et Frère Elie (en plus du jardin et des vignes...)


*******************************

Le Trivium (mot qui signifie les trois chemins en latin) concerne le « pouvoir de la langue » et se divise en grammaire, dialectique et rhétorique.

il s'agit d'un enseignement de base pour de nombreux cursus.

assuré par Frère Donatien et Frère Elie pour l'instant



******************************

Héraldique

utile aussi pour l'ecole militaire : reconnaitre les blasons, anticiper les agissements des seigneurs en fonction des alliances, vassalités et historiques. reconnaitre les strategies des chevaliers sur le champs de bataille...

utile évidemment pour des messagers, plenipotentiaires, ambassadeurs et autres missions politiques

*************************

Langues et traductions

arabe, oc, iol, latin...

je pense ce sera transverse avec d'autres chaires... notamment avec Ancelin et sa chaire de litterature ancienne

************************

Arts du Trobar

poésie lyrique (antique, occitane, arabe, du nord...)
théâtre (antique, geste...)

- Interprete-Jongleur (pour nombreux)

- Troubadour/menestrel (pour quelques rares talentueux)

là, je me ferai un malin plaisir non feint d'enseigner moi-meme ! Cool

*********************

Art de la poésie politique et engagée : sirventès.

il s'agirait des genres poétiques suivants :

- la satyre : afin de discréditer un puissant par des mots

- l'apologie : vanter les mérites d'un seigneur, protecteur ou mécène

- créatrice de mythes : la saga arthurienne en est un exemple parfait

- et les chroniques : témoignage d’événements, neutre ou teinté des trois genres précédents.

là aussi, je crois que c'est moi qui enseignera en priorité Twisted Evil

et comme "examens" :
- aux fêtes de noël, concours d’éloges (forme imposée ou libre) en honneur au seigneur de Nuremberg. à chanter sous son balcon, de façon anonyme. le major est choisi en fonction de son succès notamment
- ou bien discréditer un ennemi de notre bon empereur...
- une chanson sur un ancetre illustre de notre bon empereur, ses hauts faits d'armes et sa gloire... ou completer un cycle existant (saga arthurienne)...
Laughing Wink Razz
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Dim 21 Sep - 22:12

 

Blason
- Tiercé en pairle renversé
- canton dextre du chef Harpie d'or sur Azur
- canton senestre du chef Licorne d'Or sur Azur
- pointe Livre Argent et Rose d'Or sur Gueules
- cœur Epée et Plume d'Argent croisées
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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Mar 7 Oct - 16:48

développement sur les 2 ou 3 ans de la Chaire des Arts du Trobar : 1226-1229


Arts courtois

demande croissante de la bourgeoisie et de l'elite marchande de Nurnberg et des cités voisines.

Cette offre est novatrice et semble complementaire à l'education monastique des jeunes filles en vue d'alliances. la crainte des parents et tuteurs demeure quant à la "probité" de l'université, mais solution trouvée rapidement : nombre de jeunes demoiselles sont chaperonnées par les nourrices et servantes. et demeurent rarement plus d'une année sur le site universitaire (et ont leurs propres appartements).

certaines familles nobles y font aussi appel, notamment en cas de mariage hors Saint Empire (en France, Espagne, Italie...). Bon cursus pour préparer les futures épouses-expatriées Wink

excellente source de revenus !
et de réputation...

Langues et traductions

effort sur l'apprentissage de langues de traditions orales : oc, oil, si, gaelique, allemand...

traductions d'oeuvres : poetes majeurs et anonymes, chansons populaires, contes...

Arts du Trobar (et sirventes)

invitation de poetes à enseigner leurs Art et oeuvre à Nurenberg (sur une saison, ou de passage en conference ):
- Minnesangers : Walther von der Vogelweide, Reinmar von Zweter , Ulrich von Liechtenstein.... Et Tannhauser (là, je sais pas s'il va accepter Laughing )!
- trouveres de la langue d'oil
- troubadours occitans
- poetes gallois (merci Aedd et Cadwallon pour les conseils) et Anglais
- poetes de langue arabe (Maures...)

mise en place de l'enseignement des trois cycles litteraires majeurs de cette epoque : La Matière de France, de Bretagne, et de Rome


La Matière de France ou Cycle carolingien est un ensemble de légendes, provenant de France, puis du reste de l'Europe occidentale, notamment l'Italie, l'Angleterre et la Scandinavie, appartenant à la littérature médiévale en ancien français, puis dans diverses langues européennes et qui constituent les chansons de geste. Elle a commencé par être transmise oralement sous la forme d'épopées en laisses de décasyllabes et d'alexandrins assonancés ; les récits qu’on y trouve ont souvent été mis en prose à partir du XIVe et du XVe siècle, alors que les versions antérieures en vers, n'étant plus chantées, tombaient dans l'oubli.
Les auteurs français du Moyen Âge l’ont opposée à la Matière de Bretagne, histoire légendaire des îles Britanniques et de la petite Bretagne, et à la Matière de Rome, interprétation par les poètes médiévaux de la mythologie grecque et de l'histoire de l'Antiquité classique. On doit ces trois appellations au poète français Jean Bodel, auteur au douzième siècle de la Chanson de Saisnes, chanson de geste où il a écrit :
Ne sont que iij matières à nul homme atandant,
De France et de Bretaigne, et de Rome la grant.
(Il y a trois cycles littéraires que personne ne devrait ignorer :
La Matière de France, de Bretagne, et de Rome la grande.)
Et il en donne cette définition : « Ces trois matières ne se ressemblent pas. Les contes de Bretagne sont tellement irréels et séduisants ! Tandis que ceux de Rome sont savants et chargés de signification et que ceux de France voient chaque jour leur authenticité confirmée ! »


http://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_de_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_de_Bretagne

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_de_Rome

peu à peu, sont rassemblés ces textes, ces legendes et leurs ecrits. sont invités ceux qui les chantent et les composent.

je pense ce sera le fil conducteur de cette chaire d'Arts du Trobar. flower

evidemment, ça va pas se faire en ces 2-3 ans, mais je voudrais impulser cette idée et ce chemin.

******************

pour ces 2 ou 3 ans, je pense qu'on aura pu, très honnetement, avoir 2 Minnesangers, 3 Troubadours et 1 Gallois.

*********************

de plus, il y a rumeur d'une société secrete éstudiante à l'Université de Nurnberg....
l'on ne connait qui en est membre...
ils se reuniraient certaines nuits, en des endroits tenus secrets .....
pale affraid
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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Jeu 16 Oct - 14:26



extrait du CODEX MANESSE


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3d/Walther_von_der_vogelweide.jpg
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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Mer 29 Oct - 20:15

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_sicilienne

L’École sicilienne (en italien, La Scuola Siciliana), aussi connue depuis Dante comme I Siciliani (« Les Siciliens »), est une école poétique du xiiie siècle qui s'intéresse au fin'amor (amour courtois).

Fondée probablement par Giacomo da Lentini sous le patronage de Frédéric II d'Hohenstaufen, empereur du Saint-Empire romain germanique, ses membres étaient des notaires et juges de sa cour. Parmi les pièces dont se compose le chansonnier sicilien, on peut citer : « Io m'aggio posto in core », l’un des exemples les plus anciens du sonnet dont Giacomo da Lentini fut l’inventeur ; une Tenzone (débat amoureux) entre Pier della Vigna et Jacopo da Mostacci, arbitrée par Giacomo ; « Dolze meo drudo » (d'après le modèle provençal de l’adieu du croisé), écrite par Frédéric, et d'autres encore qui sont attribuées à son fils Enzio, roi de Sardaigne et qui ébauchent déjà une psychologie amoureuse proche du Dolce Stil Novo.

L'école (1230-1266) constitue un moment important de l'histoire littéraire italienne, et a contribué à l'émergence de la langue nationale italienne. Peu après, Dante et ses contemporains vont largement puiser dans les travaux de cette école. Le chansonnier sicilien marque le commencement d'une véritable tradition unitaire qui tient autant du modèle provençal « haut » que des chansons populaires siciliennes et du latin, alors langue européenne par excellence. Á partir de cette expérience, le Dolce Stil Novo et Dante retiendront une grande partie des expressions destinées à entrer dans la langue moderne.


***********

C'est aussi avec les Siciliens que la poésie courtoise se détache de la musique à laquelle les provençaux l'avaient associée. Maintenant, on parle d'une poésie faite pour les yeux: les vers ne répètent pas le même motif ou image dans la strophe, ils ne sont plus interchangeables pour les besoins du troubadour qui pouvait combler facilement ses trous de mémoire au moment de les réciter.

............

l n'y a pas de cantilènes qui créent le rythme par l'assonance, mais un discours qui d'une démonstration logique à l'autre dépasse l'unité du vers jusqu'à sa conclusion finale, véritable démonstration d'une thèse qui fait l'objet d'un raisonnement. La passion du chant fait de plus en plus place à cette rhétorique que l'école catholique et les facultés de droit enseignent aux nouvelles classes dirigeantes d'origine bourgeoise.

......................

Le seul modèle lyrique 'haut' en langue italienne, quoique privé de ses contenus politiques et autobiographiques, restait donc celui du sud: faute de musique, la chanson tend pourtant à faire l'objet d'une lecture personnelle et privée, pour s'installer auprès du foyer bourgeois des communes toscans à la chute des Souabes.
.................

L'aboutissement de ce processus d'évolution du modèle italien, qui, en passant par la chanson va rapprocher la poésie de la prose, est le sonnet, invention de Giacomo da Lentini destinée à une grande longévité.

Divisé logiquement en deux quatrains (où l'on pose un problème ou question: abab / abab) et deux tercets (qui marquent la conclusion et donnent la solution à la question posée au début: cdc dcd), la brièveté et souplesse d'expression du sonnet sicilien annonce déjà la poésie du vingtième siècle (hermétisme et modernisme).

On notera cependant l'influence du modèle thèse / contre-thèse (huitain) et démonstration-synthèse (sixain) de la grande tradition juridique médiévale

......................

Le modèle est tiré des troubadours les plus renommés du temps, en particulier ceux qui appartiennent au “troubar clus” : le poète rend hommage à une dame qui lui est supérieure, parfois distante, selon le modèle du rapport chevalier-seigneur. Toutefois, loin de se borner à des imitations, les siciliens ajoutent des traits neufs, soit dans le traitement de l'amour, soit dans la structure des strophes: on prévoit déjà la femme-ange du Dolce Stil Novo et du néoplatonisme chrétien qui est dans l'air dans ces années (culte marial des ordres mineurs, théologie de Saint Thomas d'Aquin : l'érotisme français demeure moins présent.

.......................

Parmi les limitations de l'école sicilienne, on note sa fidélité à la monarchie absolue, ce qui l'empêcha d'aborder d'autres sujets que l'amour, car l'empereur n'aurait pas accepté de commentaires malvenus sur des personnages politiques réels, encore moins sur lui-même. Il aurait jugé dangereuses toutes critiques dans un état en proie aux querelles de son aristocratie. Toute satire était donc bannie et les serventois, chansons politiques que les troubadours alternaient librement à celles d'amour, furent mis à l'index.

....................

La poésie sicilienne était un divertissement érudit auquel consacraient leurs heures de lecture des hommes qui partageaient le goût de la poésie “élevée” et qui vivaient à l'abri de tout besoin matériel. Les réunions de l'école sont un moment de détente isolée du contingent et du moment; le temps semble glisser sur leurs vers sans y laisser trace. Pourtant, c'est peut-être le détachement du particulier historique qui garantira l'assimilation du chansonnier à la littérature continentale et sa survivance au cours des siècles.

..........................

En dépit de son succès, l'expérimentation Sicilienne ne fut pas de longue durée: si l'on accepte 1228 ou au plus tard 1232 comme date de fondation du mouvement, on doit compter à peu près trente ans d'activité, sans tenir compte du fait que la période suivant la mort de Frédéric (1250) montre déjà de larges signes de faiblesse, tant dans la forme que dans le contenu des œuvres. Son fils Manfred ne partageait guère la vision solaire et érotique de l'amour courtois de son père, mais cherchait plutôt à moraliser l'école, qui allait perdre l'élan enthousiaste de ses premières années.

.................................

Enzio ou Enzo ou Heinz, dénommé Enzio de Sardaigne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Enzio


Pierre de la Vigne, Petrus de Vinea, ou Pierre des Vignes, poète et chancelier de Frédéric II du Saint-Empire, né à Capoue vers 1190, d'une famille pauvre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Des_Vignes




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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Mer 29 Oct - 21:12

Suite à l'invitation de Pierre des Vignes de rejoindre l'Ecole Sicilienne :

- proposition évidemment acceptée !

- travail de copiste de la chaire : manuscrits des troubadours occitans. en fait, double exemplaire : un pour notre Université et un pour Sicile. étant donné la memoire d'Ambroise et sa connaissance des troubadours, c'est un travail de transcription de textes et de musique.

la chaire Arts du Trobar, estudiants en cursus de chroniqueur et en langues y sont mobilisés

- mise en place une correspondance par relais (marchands et ordres de moines-guerriers hospitaliers et teutoniques) et par pigeons voyageurs avec Pierre des Vignes

- envoi d'un recueil de chansons occitanes d'amour et de guerre, et d'un jeune estudiant diplomé pour les chanter, au jeune Enzio de Sardaigne qui a 7 ans en 1231(fils illegitime de Frederic II et son conseiller, né en 1224)
avec proposition en filigrane, de l'accueillir à l'Université plus tard Wink

- invitation à des apprentis et poetes de l'Ecole Sicilienne de venir à l'Université (pour une saison ou plus), pour enseigner et etudier.

- lettre ouverte (une chanson, forcement !) en langue d'oc à l'attention des troubadours occitans
dans un contexte où la culture occitane est bafouée par le Roy et les nouveaux seigneurs rustres du nord,
où nos chansons de troubadours ne sont plus à l'honneur dans leurs cours,
où les cours courtoises ne sont plus tenues,
où l'idéal occitan de la Fin'Amor est dans le coeur de ceux qui la chantent,
...... l'Ecole de Sicile, l'Université de Nurenberg (et le Saint Empire plus globalement) sont les nouvelles ecoles et les nouvelles Cours, tenues par de nouveaux mecenes et la chevalerie de l'épée et des lettres.
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MessageSujet: Re: Chaire des LETTRES et ART DU TROBAR (et Arts Libéraux TRIVIUM)   Mer 12 Nov - 16:06



Bûchers et tombeaux

Le squelette était invisible,
Au temps heureux de l'Art païen ;
L'homme, sous la forme sensible,
Content du beau, ne cherchait rien.

Pas de cadavre sous la tombe,
Spectre hideux de l'être cher,
Comme d'un vêtement qui tombe
Se déshabillant de sa chair,

Et, quand la pierre se lézarde,
Parmi les épouvantements,
Montrait à l'oeil qui s'y hasarde
Une armature d'ossements ;

Mais au feu du bûcher ravie
Une pincée entre les doigts,
Résidu léger de la vie,
Qu'enserrait l'urne aux flancs étroits ;

Ce que le papillon de l'âme
Laisse de poussière après lui,
Et ce qui reste de la flamme
Sur le trépied, quand elle a lui !

Entre les fleurs et les acanthes,
Dans le marbre joyeusement,
Amours, aegipans et bacchantes
Dansaient autour du monument ;

Tout au plus un petit génie
Du pied éteignait un flambeau ;
Et l'art versait son harmonie
Sur la tristesse du tombeau.

Les tombes étaient attrayantes:
Comme on fait d'un enfant qui dort,
D'images douces et riantes
La vie enveloppait la mort ;

La mort dissimulait sa face
Aux trous profonds, au nez camard,
Dont la hideur railleuse efface
Les chimères du cauchemar.

Le monstre, sous la chair splendide
Cachait son fantôme inconnu,
Et l'oeil de la vierge candide
Allait au bel éphèbe nu.

Seulement pour pousser à boire,
Au banquet de Trimalcion,
Une larve, joujou d'ivoire,
Faisait son apparition;

Des dieux que l'art toujours révère
Trônaient au ciel marmoréen ;
Mais l'Olympe cède au Calvaire,
Jupiter au Nazaréen ;

Une voix dit : Pan est mort ! - L'ombre
S'étend. - Comme sur un drap noir,
Sur la tristesse immense et sombre
Le blanc squelette se fait voir ;

Il signe les pierres funèbres
De son paraphe de fémurs,
Pend son chapelet de vertèbres
Dans les charniers, le long des murs,

Des cercueils lève le couvercle
Avec ses bras aux os pointus ;
Dessine ses côtes en cercle
Et rit de son large rictus ;

Il pousse à la danse macabre
L'empereur, le pape et le roi,
Et de son cheval qui se cabre
Jette bas le preux plein d'effroi ;

Il entre chez la courtisane
Et fait des mines au miroir,
Du malade il boit la tisane,
De l'avare ouvre le tiroir ;

Piquant l'attelage qui rue
Avec un os pour aiguillon,
Du laboureur à la charrue
Termine en fosse le sillon ;

Et, parmi la foule priée,
Hôte inattendu, sous le banc,
Vole à la pâle mariée
Sa jarretière de ruban.

A chaque pas grossit la bande;
Le jeune au vieux donne la main ;
L'irrésistible sarabande
Met en branle le genre humain.

Le spectre en tête se déhanche,
Dansant et jouant du rebec,
Et sur fond noir, en couleur blanche,
Holbein l'esquisse d'un trait sec.

Quand le siècle devient frivole
Il suit la mode; en tonnelet
Retrousse son linceul et vole
Comme un Cupidon de ballet

Au tombeau-sofa des marquises
Qui reposent, lasses d'amour,
En des attitudes exquises,
Dans les chapelles Pompadour.

Mais voile-toi, masque sans joues,
Comédien que le ver rnord,
Depuis assez longtemps tu joues
Le mélodrame de la Mort.

Reviens, reviens, bel art antique,
De ton paros étincelant
Couvrir ce squelette gothique ;
Dévore-le, bûcher brûlant !

Si nous sommes une statue
Sculptée à l'image de Dieu,
Quand cette image est abattue,
Jetons-en les débris au feu.

Toi, forme immortelle, remonte
Dans la flamme aux sources du beau,
Sans que ton argile ait la honte
Et les misères du tombeau !

Théophile GAUTIER (1811-1872)

(anachronique, je sais...)
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