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 Gurbanguly Bakhar, thri kreen

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Jezabel Charlotte

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Messages : 1847
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MessageSujet: Gurbanguly Bakhar, thri kreen   Mar 23 Déc - 1:44

Gurbanguly Bakhar, thri kreen

(prononcer : 'bahhar')

(et j'ai 4 bras  cheers )





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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Gurbanguly Bakhar, thri kreen   Lun 12 Jan - 13:13

Gurbanguli Bakhar, Khri-Kreen

Quand ma chrysalide s’est déchirée et que je suis tombée sur le sable chaud, c’est cette chaleur que je me rappelle. La chaleur étouffante. Corrosive. Épaisse. Irradiant du sol sur lequel je rampais, moi, petite larve verdâtre, et du monolithe sombre, auquel étaient encore attachés des lambeaux de chrysalide.

Des flashs d’images, de sensations.

Un monde verdoyant se superposa avec l’étendue désertique. Je revis mon clan, nos chasses, comme un caléidoscope de visions fragmentées de nos yeux à facettes. Puis la brume émeraude s’estompa.

Je revis les miens dans leur dernier combat…

Les flammes rougeoyantes rampant au sol… Parcourant nos corps… Pour n’en laisser que des brindilles recroquevillées… Aspirant nos forces et nos esprits pour en nourrir ce gouffre que cette magie vile…
L’incarnation de cette magie en ce lieu et en cet instant fut un soleil sombre, dévorateur et profanateur, auréolant de ses rayons-vrilles un visage. Un simple visage d’homme…

Nous faisions rempart de nos corps et de nos esprits : nous protégions… Qu’est-ce que nous protégions ? Je ne m’en rappelle plus.

Seules les silhouettes des empreintes de nos corps dans cette pierre noire subsistent. Seuls des échos qu’on croit reconnaitre dans le vent du désert qui hurle…

Mais ainsi va la vie !

C’est ce que le vénérable Bakhar m’avait enseigné. Il m’avait dit avoir été appelé par des voix, des chuchotements, guidé dans le désert profond vers une petite larve que j’étais il y a trois ans de cela.

A l’époque, j’avais pensé que le sable du désert prenait vie et forme d’un Thri-Kreen : Bakhar était massif et couleur sable mordoré. Mais par la suite, j’ai vu que presque toutes les Personnes Nomades étaient comme lui, les teintes de la chitine variant d’un sable brun au gris. Les Personnes de l’autre coté des la Cordillère avaient la chitine verte. Mais d’un vert différent.
Peu à peu cette idée d’être la seule à arborer le vert émeraude fit sa place en mon esprit.
Et aussi la sensation de la solitude…

Bakhar m’avait amené au Monastère de l’Esprit. J’y grandis, appris à chasser. J’y ai vu d’autres peuples que le mien, d’autres races.

Et puis un jour une caravane s’y est arrêtée. Ils cherchaient des gardes et des éclaireurs : la route passait par une partie du désert peu connue des marchands. L’idée de reprendre les routes m’enchantait : nous, les Thri-Kreen, sommes des Personnes Nomades.

Peut-être aussi gardais-je l’espoir de retrouver un autre comme moi, voire une couvée entière ! Quelle folie…

Je vis que seul le désert recouvrait ce monde. Que seule la désolation silencieuse faisait écho à la profanation. Que celui qui était cause des souffrances des miens et de leur dernier combat était encore en vie. Je découvris son nom, Kalam. Et sa ruche : la cite de Tyr.

La chasse a commencé. Etrange sensation, que de devoir par toutes les lois de l’honneur et tous ses désirs, chercher vengeance. Etrange, car cette proie-là m’inspire une terreur atavique. Comme si mon esprit s’emplissait soudain des stridulations de terreur des miens, comme si les vrilles du soleil noir de la profanation m’atteignait à travers ces siècles…

Je voyage. Etre mercenaire parmi tant d’autres pour protéger une caravane permet parfois de tromper la solitude. Je découvre le nouveau visage de ce monde.

Athas la verte n’est plus que quelques éclats de souvenirs brumeux dans mon esprit. Et pourtant, j’aimerai que l’eau puisse de nouveau tomber du ciel. Que du sable jaillissent des pousses emplis de sève émeraude et tendent leurs bras vers le ciel. Et que comme reflet l’un de l’autre, les étoiles du ciel répondent aux étoiles de la terre, ces milliers de fleurs…

Les fleurs… Est-ce que je me rappelle encore vraiment ce que c’est…. C’est comme les étoiles, c’est si loin… La route est longue…
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