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 Général Ulysses Lee Custer.

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stan

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MessageSujet: Général Ulysses Lee Custer.   Mar 24 Mar - 21:15

https://www.youtube.com/watch?v=5kWADI4umuM&list=PLDAB8587F89B96A3F&index=3

"Relevez vous Custer! vous n'allez pas nous faire honte tout de même!". La voix aigrelette du jeune homme résonnait dans la tête d'Ulysses Lee Custer, accompagnant de façon désagréable les pulsations de ses veines contre ses tempes.

Cela faisait maintenant 3 ans que Custer étudiait à West Point, une des écoles d'officiers de Malleus. Héritier d'une longue tradition militaire, Custer était le fils d'un général de Malleus qui avait brillé lors de guerres xenos dans des systèmes lointains.
Ulysses avait vu le jour dans une famille plutôt conservatrice, protestante et pro humaine, héritière d'une tradition très "Dixie". Custer avait eu une jeunesse heureuse, quoique sa santé fut fragile, loin de la misère et du travail. Il avait grandit dans le ranch familial, Maple Grove, acquis par un ancêtre, dit-on après la fuite de paradise lost en échange d'un engagement chez Malleus. Maple Grove était une copie de ranch virginien typique avec ses grands murs blancs, ses colonnades d’extérieur et son intérieur boisé et feutré. C'est donc au milieu de ces trésors antiques que tout naturellement il avait développé un gout prononcé pour l'histoire, la stratégie et les armes à feu.

Élève brillant, il avait toujours montré de bonnes dispositions pour les matières scientifiques bien qu'il eut toujours aspiré à devenir écrivain ou peintre. Le seul talent artistique de ce garçon sans fantaisie était le violon, instrument qu'il maîtrisait fort mal. Après de sérieuses études secondaires, pendant lesquelles il brilla plus par son sérieux que par ses capacités il entra à West Point pour 5 ans au grand damne de sa mère qui refusait de voir son fils si fragile devenir militaire.

Jusqu’à présent, Ulysses avait toujours usé de son nom et du statut de son père pour écraser ses petits camarades mais à West Point il se retrouvait au milieu de fils de généraux parfois bien plus décoré son père. Commença alors une période difficile pour lui pendant laquelle il rencontra beaucoup de difficulté a se faire des amis. La cause en fut sans doute un fort mauvais caractère, mélange de suffisance et d'arrogance qui le poussait toujours à tester les limites des supérieurs. Incapable de comprendre qu'on puisse lui refuser quelque chose, Ulysses se laissait parfois aller a des accès de violence, ce qui le conduisait le plus souvent à l'infirmerie, n'ayant pas le physique lui permettant de faire face à un adversaire même de constitution moyenne.

Mais Ulysses Lee Custer brillait par son esprit affûté, une sorte de sixième sens qui donnait l'impression qu'il pouvait lire dans l'esprit des gens. Lors des exercices grandeur nature il était toujours choisi comme stratège et s'il ne brillait pas par ses qualités d'orateur il savait mener ses camarades à la victoire peu importe le prix! C'est d'ailleurs à cette époque, après un exercice qui coûta plusieurs semaines d'hospitalisation à des garçons de sa promotion qu'il acquit son surnom d'"Ulysses The Butcher", Ulysses le boucher. Mais c'est aussi grâce a cet exercice, ou il écrasa des officiers de deux ans ses aînés, qu'il se fit remarquer par les directeurs de Malleus.

"aller debout Custer!" toujours cette voix aigrelette... McClelan le major de promotion hurlait son nom comme pour le provoquer! Ces 3 années passées a West Point avait permit a Ulysses d'endurcir son corps et bien qu'il ne fut pas incroyablement fort, il pouvait endurer toutes les souffrances, tomber encore et encore et toujours se relever. Il pressa sur sa narine pour en faire sortir le caillot de sang qui se formait déjà. Une éclaboussure écarlate vint maculer le sable blanc de l’arène improvisée. Il serra entre ses poings des morceaux de terre et de sable. Le sang avait un pouvoir étrange sur Ulysses, sa couleur, surtout quand il était frais et bien oxygéné, le rendait fou... comme ivre de violence. Cette fois ne ferait pas exception.

Il s'était alors jeté sur un certain Stonewall, le frappant de ses grands bras fins. En dépit de sa stature d’athlète, Stonewall avait été submergé par la charge furieuse de Custer et celui-ci n'avait pas tardé à lui briser le nez. Il avait fallut l'intervention de la police militaire pour mettre fin au combat. Les deux élèves avaient été emmené à l’infirmerie mais Custer avait refusé qu'on l'examine. Les deux hommes avaient soudé leurs destinés dans le sang ce jour la et ils ne devraient plus se quitter.

Et pour cause! Custer cachait un secret qui pour d'autre, n'aurait été qu'une branche de plus dans un arbre généalogique, mais qui pour lui, représentait une véritable tache. En effet Ulysses Lee Custer avait du sang de nosferatu. La famille avait tenté d'effacer ce fait mais la génétique parlait pour eux... Et Custer en bonne fin de race qu'il était, vivait mal le fait que son sang fut moins pur que celui de ses ancêtres.

Après 5 ans à West Point, Custer fut inclus aux forces de Malleus avec le grade de Capitaine pour ses excellents résultats. Il triompha en histoire, en stratégie mais aussi au tir. Excellent dans les domaines techniques c'est surtout grâce à son approche nouvelle du commandement qu'il bluffa ses professeurs, faisant preuve d'une dureté et d'une maturité rares chez les jeunes officiers. Il avait raté la place de major à cause du sport, une fois de plus sa mauvais santé l’empêchait de faire ce qu'il voulait.

S'en suivit alors un parcours classique bien qu'émaillé d'incidents avec ses officiers supérieurs, Custer prenant des initiatives sans en avertir l'état major. Passé de nombreuses fois en cour martiale, Custer ne fut jamais condamné tant il était persuadé que ses décisions étaient les bonnes et il faut reconnaître qu'il se trompa rarement. Devenu général, il fut chargé par Malleus de conquérir un système dans les étoiles. Il parti avec une force de 600 000 hommes et conquit le système en près de 3 semaines mais le coût de cette guerre éclair fut effroyable, les populations furent exterminées et les troupes de Custer était passé a 400 000 hommes. Mais le tour de force impressionna en haut lieu.

C'est peu de temps qu'on célébra le mariage du boucher avec une certaine Abigaelle Jefferson, elle aussi protestante et issue d'une vieille famille des corpos. Le mariage fut célébrer sobrement et se solda par la naissance d'un unique rejeton appelé Benjamin en hommage a Benjamin Franklin. Mais le chérubin ne se montra pas aussi enclin qu'Ulysses a suivre et honorer les traditions familiales. Un jour dans un énième accès de colère, Ulysses trancha l'oreille de son fils tout en lui intimant l'ordre de changer de nom et de ne jamais revenir ici au risque de se faire tuer.

c'est quelques jours après ses 47 ans que Ulysses Lee Custer appris de Malleus qu'il était prêté a Aether. Bien que prenant la chose comme une punition, sans doute à cause d'un débordement dont il ne se souvenait pas et que seul les timorés répertoriaient.

Mais qu'importe, tant que Ulysses le boucher peut commander, il est heureux car rien n'est meilleur pour lui que le son du canon et l'odeur du champs bataille... a part peut être parcourir Maple Grove sur son cheval la pipe aux lèvres.

Ulysses Lee Custer sait qu'il n'ira pas au paradis, il a beaucoup tué et Dieu n'aime pas ça. Dieu le jugera mais pour sa défense il dira :" n'ai je pas agi pour le bien être de tes fils mon dieu? offre moi la rédemption et si cette rédemption est l'enfer alors je l'accepte".

https://youtu.be/FDtKA1FAek4?list=PLDAB8587F89B96A3F
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stan

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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Mar 24 Mar - 22:16


Kennedy colt walker dragoon


sabre de cavalerie


Maple grove
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Mer 25 Mar - 23:54

Les généraux Leosthene, Beauregard et Malborough faisait face au général Ulysses Lee Custer. Celui-ci comme à son habitude regardait ses supérieurs avec un mélange de défiance et de suffisance, persuadé qu'il était de connaitre mieux que quiconque la guerre et ses mystères.

- on vous avait pourtant demandé d'agir avec discretion! quel mot ne comprenez vous pas Custer? demanda le général Léosthène avec agacement.

- J'avais parfaitement compris monsieur! répondit Custer en appuyant sur le "parfaitement". Difficile de dire s'il sous entendait qu'il se fichait des ordres ou s'il insistait sur le défaut de prononciation du général bast," mais j'ai jugé mon plan plus judicieux".

Ulysses Lee Custer était assurément ni le plus élégant ni le plus cultivé des officiers de Malleus mais il s'estimait le meilleur d'entre eux. Il ne tolérait aucun commentaire ni aucune remarque sur sa façon de commander, tout au plus il écoutait d'une oreille distraite ce que certains se risquaient à appeler un conseil et qui le plus souvent était une invective à stopper les carnages. En somme Ulysses Lee Custer ne recevait de leçon de personne en matière de guerre alors surement pas d'une séraphine cachée dans un bureau.

A cet instant, Custer eut envie d'avoir Stonewall pres de lui. Custer aurait pu bourrer sa pipe sans preter attention a ces generaux de bureaux timorés qui lui faisaient la morale. Stonewall aurait acquiescé à tout ce qu'ils auraient dit, il aurait promi de faire attention jurant sur tous les dieux qu'a l'avenir cela ne se reproduirait plus! Alors Custer aurait tiré sur sa pipe avant de lacher un enorme nuage de fumée puis il aurait déclaré : "Messieurs en avons nous fini? de toute évidence il n'y a que des hommes de bonne foi ici, gageons que tout ceci ne se reproduira plus" avant de gratter de sa botte de cavalerie le plancher.

Mais hélas Stonewall n'était pas...

-vos raisons Custer? j'imagine que vous devez avoir une bonne raison d'avoir désobéit encore une fois...

c’était la voix pâteuse du général Beauregard... Beauregard était de la même promotion que Custer. Élève insignifiant il avait brillé par sa médiocrité mais il avait montré toutes les qualités du petit fonctionnaire zélé et, Custer le reconnaissait volontiers, même les armées avaient besoin de leurs ronds de cuir. Beauregard avait fait toute sa carrière dans la police militaire ce qui l'avait maintenu hors de portée des combats. L'homme bedonnant avait tout de l'officier mondain qui se laisse aller et Custer haïssait ce type de personnage.

- "allons Doudou, par pitié!" le général Beauregard faillit s'etouffer en entendant ce surnom qu'il avait porté pendant ses études a West Point. "tu sais que j'ai eu raison! même un planqué de la police militaire doit s'en rendre compte! Ces ordres étaient stupide!"

- "ils étaient peut etre stupide mais c'était les ordres Ulysses! et vous auriez dut les respecter! Vous avez causé la mort de 10 soldats du général Cyan, pouvez vous le justifier? Et tout ca pour quoi? pour rien!" Celui qui venait de parler avec tant de sagesse c'etait le général Malborough, peut etre le seul homme, avec Jackson Stonewall, qu'écoutait à l'occasion Custer. "Vous representez Malleus chez Aether Ulysses et ce genre de debordement ne peut pas etre toléré!"

Custer bouillonait. Cela faisait à présent plus de deux heures qu'il devait se justifier et il finit par exploser :" Messieurs, que vous le vouliez ou non, mes decisions ont été les bonnes! Et si vous ou votre séraphine ne pouvez pas le comprendre hélas je ne peux rien faire contre la betise! Ma loyauté va à Malleus mais la loyauté du soldat pour son officier n'a d'égale que celle de son officier pour ses soldats! Je ne suis ici qu'un simple soldat de Malleus et si Malleus ne se montre pas digne d'Ulysses Lee Custer alors j'irai offrir ma loyauté a quelqu'un d'autres. La guerre est une activité courante à notre époque. Et nous verrons bien si vous preferez m'avoir avec vous ou contre vous!"

"CUSTER! votre comportement est..."

Beauregard n'eu pas le temps de finir sa phrase, les yeux de Custer venait de se poser sur lui et ses vociferations s'eteignirent dans sa gorge dans un grotesque etranglement. A cet instant, Beauregard eu la sensation que ce regard, Custer le destinait à ceux qu'il tuait. Il était froid, sans émotion et c'etait sans doute ce qui était le pire car on ne sentait ni haine, ni cruauté ni toutes ces emotions qui justifie qu'un soldat est autre chose qu'un tueur né.

" si nous en avons fini? Je vous demanderais la permission de partir. J'ai bien entendu vos suppliques et je tacherais de me conformer a vos exigences. Mais sachez que la dernière fois j'ai eu raison."

Custer lacha un regard froid aux generaux Leosthene et Beauregard. Malborough quant a lui eu le droit a un regard admiratif et il comprit a cet instant que si Ulysses concédait a s'excuser c'etait uniquement pour lui. Le grand squelette de Custer se dirigea vers la porte.

Lorsqu'il sorti du bureau, Ulysses Lee Custer était aussi calme et detendu que s'il sortait d'une sceance de massage. Il se fichait pas mal des remarques de Leosthene et de Beauregard. A vrai dire, s'il n'avait pas eu beaucoup de respect pour le venerable general Malborough, qui lui rappelait avec émotion ses années d'etudes a West Point, il n'aurait meme pas tenu compte de cette pantomime de cour martiale.

Ulysses Lee Custer joua l'espace d'un instant avec sa bague noire... la loyauté allait dans les deux sens, la loyauté du soldat pour ses chefs et la loyauté des chefs pour leurs soldats. Custer avait toujours été loyal avec ses hommes, il ne leurs avait jamais rien caché, il n'était pas proche d'eux, il n'était pas comme ces généraux qui trinquaient avec leurs hommes mais il ne leur cachait rien, il vivait avec eux et souffrait avec eux. Et ses hommes l'attendaient sur Ithaque...

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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Ven 27 Mar - 15:31

Le général Ulysses Lee Custer n'était pas homme à se faire des relations. Son regard étrange troublait souvent les personnes avec qui il s'entretenait et son attitude mettait mal à l'aise. Ulysses Lee Custer était froid peu importe ce qu'il entreprenait et les choses les plus extraordinaires ne suscitait chez lui au mieux qu'un léger haussement de sourcil. Même ses coleres étaient froides, et heureusement, fort rares car lorsque quelqu'un le poussait dans ses retranchements, Custer ne se controlait plus et se laissait envahir par une violence incontrolable. On pouvait compter sur les doigts d'une main ceux qui l'avait mi en colère et qui pouvait toujours en témoigner aujourd'hui. Ceci expliquait la tendance qu'avait les gens de la bonne société à ne pas l'inviter quand ils voulaient s'amuser. Le cercle des connaissances d'Ulysses était grand mais en réalité il ne fréquentait pas grand monde.



Son seul et unique ami était le général de brigade Thomas Jackson Stonewall qu'il avait rencontré pendant ses études à West Point. Leur premiere rencontre s'etait conclue par un pugilat après que Custer se soit indigné qu'un fils de soldat puisse se retrouver à West Point. Les deux hommes avaient fini par sympathiser sur les bancs de l'infirmerie. Cela faisait maintenant 30 ans qu'ils se suivaient sur tous les champs de batailles de l'univers.

Stonewall était un athlete la ou Custer semblait etre un squelette animé, il était de ces hommes que rien ne peut abattre d'ailleurs son corps en conservait de nombreux stygmates. Il était la voix de Custer, la présence sévère mais galvanisante, le feu ou Ulysses n'était que la glace. L'ensemble de l'état major de Malleus reconnaissait, souvent a demi mot, que le duo constituait sans doute le plus implacable des machines de Malleus. Trop souvent les officiers faisaient l'erreur de considérer que le Lieutenant-général Custer était la tete pensante du duo, en réalité Stonewall participait à presque 50% de l'élaboration des plans de Custer. Non pas qu'il n'eut pas pu établir des plans seuls, le plus souvent il serait arrivé à la meme conclusion, mais Custer-Stonewall fonctionnaient comme deux hémispheres d'un meme cerveau, le cerveau reptilien et le cerveau de la passion. De la même facon, les autres généraux de Malleus était souvent surpris en se rendant compte que Stonewall partageait toutes les theories de Custer et que bien souvent il les poussait encore plus loin, pestant après les timorés qui se refusaient au sacrifice de quelques milliers d'hommes. Mais personne ne lui avait jamais dit en face car Thomas Jackson Stonewall était un authentique héros, toujours en premiere ligne lors des assauts.

Si Stonewall se faisait appeler Jackson c'etait pour qu'on ne le confonde pas avec son père, Thomas Stonewall, simple soldat qui était parvenu par sa bravoure à se hisser au rang de Colonel. Elevé dans une famille presbyterienne et pro-humain, Stonewall avait du porter a bout de bras sa basse extraction et le nom auréolé de gloire de Stonewall.

Thomas Jackson Stonewall est marié à Sarra Lee Nimoy et ils ont six enfants.


Dernière édition par stan le Ven 27 Mar - 18:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Ven 27 Mar - 16:14

Ulysses Lee Custer approchait des trente ans quand poussé par sa mère il finit par se décider à chercher une épouse. Ulysses n'avait jamais vraiment eu de succes auprès de la gente féminine et tenter de sociabiliser était pour lui une épreuve plus difficile que conquérir un syteme planétaire. Il avait donc commencé a fréquenter des jeunes gens en vue dans les corporations. Son manque de passion n'en faisait pas un camarade de beuverie tres apprécié d'autant que ses idées tres arretées le poussait toujours a laisser le groupe alors que la fête ne faisait que commencer. Les jeunes femmes ne s'interessaient pas tellement à ses récits de guerre. Il faut dire qu'il en faisait un recit particulierement rebarbatif et qu'il detaillait le plus souvent sur un plan comptable. Il enviait en secret ces officiers des forces aeriennes de Malleus qui tel des chevaliers d'antan, narraient leurs exploits dans le vide sidéral. Assurément la cavalerie ne faisait plus rever.



C'est alors qu'un jour une amie de sa mère l'invita a prendre le thé. En jeune homme poli, il se rendit à l'invitation. En réalité Madame Lee Custer et son amie avait organisé une rencontre entre le jeune général de brigade et la petite niece de madame Owen, Abigaelle Eleonore Jefferson. La petite niece était agée de 35 ans et son célibat s'expliquait par sa laideur et son manque total de charme. Bigote au dernier degré, la jeune femme ne regardait jamais les hommes dans les yeux et passait son temps dans d'interminable travaux de couture. Si dans un premier temps Ulysses ne semblait pas convaincu par sa rencontre avec Abigaelle, il comprit bien vite que son amitié avec Stonewall et son célibat pourrait empecher son ascension dans Malleus. Il decida donc de remedier au probleme en épousant au plus vite Abigaelle Eleonore.

L'union fut célébré a Maple Grove, non loin de la ou les parents de Custer s'étaient mariés, puis on donna une petite reception. Cette petite fete sans exces serait à l'image de ce mariage, dépassionné. Finalement un fils vit le jour de cet union.



La naissance de Benjamin Lee Custer souleva une question importante: peut on etre decu par sa progeniture au point de la chasser. Pour Ulysses le boucher, la réponse est oui. Il ne put jamais supporter les frasques de son fils ni la protection excessive d'Abigaelle envers son fils. Lee Custer avait pourtant lui même était choyé étant enfant mais c'etait un bienfait qu'il refusait a Benjamin. Le général voulait faire de lui un nouvel héritier de la dynastie militaire des Lee Custer mais Benjamin ne l'entendait pas de cette oreille, oreille qu'il perdit au cour d'un désaccord musclé avec son pere. Le jeune homme oisif se voulait artiste sans pour autant faire preuve d'aucun talent et multipliait les experiences sexuelles et psychotropes. Il n'avait jamais tenu dans aucune corporation tant et si bien que les gens, qui savaient se montrer venimeux envers le père, eurent rapidement la possibilité de rependre leurs poison envers le fils.

Ulysses Lee Custer aime profondement Abigaelle, un peu comme il aimerait une grande soeur. Ils vivent paisiblement à Maple Grove. Benjamin a quitté la maison sans qu'on sache reellement ou il est parti. Le père d'Ulysses est décédé il y a plusieurs années sur le champ de bataille et sa mère est retourné dans sa maison de Swan Lake Fields.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Ven 27 Mar - 17:04



Le général d'armée John Pershing Malborough etait un homme à part dans la vie d'Ulysses Lee Custer. Général de division à l'époque ou Custer était capitaine, c'etait le premier officier à lui avoir donné sa chance. L'homme etait un vénérable parmi Malleus, les hommes de son age ayant pour ainsi dire tous trouvé une fin brutale sur le champ de bataille. Les rumeurs de sixieme sens qu'on accorde a Custer étaient cent fois moins répendu que les legendes sur le troisieme oeil du général Malborough.

Sorti de la meme promotion West Point que le père de Lee Custer, le général Malborough avait rapidement prit sous son aile le jeune Ulysses, reconnaissant en lui un fils qu'il avait hélas perdu. Le général Malborough surnommé "le Shogun" avait participé aux guerres de Sandalfon, de Nosferatu et de tous les grands systemes aujourd'hui colonisés. Stratège qualifié "d'offensif" toujours à la tête de ses armées, il était devenu une sorte de fortune pour les soldats du rang et il n'était pas rare qu'ils prient le Shogun.

Ce qui differenciait diametralement Custer et Malborough c'est que ce dernier aimait se meler avec ses hommes, il était populaire et bien qu'il ne comptait que rarement les pertes il ne s'engageait que rarement sans avoir mesuré le pour et le contre. Il favorisait des strategies rapides que peu de generaux dans l'histoire de l'humanité avait pu maitrisé, d'ailleurs il ne notait jamais rien et il était devenu le cauchemar des officiers d'état majors qui courraient toujours apres ses ordres. Lorsqu'ils ne suivaient plus alors il se mettait en colere, insultait les officiers qui se planquaient pendant que les soldats crevaient et il partait au mépris du danger en premiere ligne.

Authentique créature militaire, Malborough était, a quelques rares exception, le seul officier de haut rang que respectait Custer.


Si certains hommes vous marquent pour la vie, vous influence et vous pousse a vous depasser, d'autres constituent de veritable repoussoir et c'etait le cas de Malcolm McClelan. Plus jeune général d'armée de l'histoire de Malleus, il fut aussi le plus grand rival de Custer  à West Point. Les deux hommes n'ont jamais reussi à s'entendre ce qui ne devait étonner personne tant les deux hommes étaient opposés. McClelan était un géant massif dont le charisme irradiait l'endroit ou il se trouvait. Il était la coqueluche des salons et se montrait toujours courtois. C'etait un officier prudent, le plus souvent à l'exces, qui ne se lancait jamais dans la bataille sans avoir la certitude de pouvoir gagner. Tant qu'il n'avait pas cette certitude il n'attaquait pas ce qui le plus souvent brouillait les plans d'offensives conjointes. Peureux et soucieux de sa reputation, McClelan n'en était pas moins un officier avisé, capable de voir les evolutions des armées adverses. Ce que lui enviait le plus les autres officiers c'etait son sens du terrain. surnommé "Général Bradley" en souvenir du tres prudent général du XXeme siecle (on lui donnait parfois le surnom moins clinquant de "general bretelles plus ceinture") McClelan avait fait un parcours sans faute dans la hierarchie de Malleus s'élevant au meme niveau que ses ainés.

Aujourd'hui McClelan était le principal baton dans les roues de Custer, il était sans doute à l'origine de sa mutation chez Aether. Mais qu'importe, Lee Custer se contentait d'esperer qu'il s'etouffe à une des ceremonies que "Bradley" aimait tant!
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Ven 27 Mar - 17:26

petit rappel des grades de l'armée de terre

General of the army: Maréchal (5 etoiles en forme de pentagone)

Général: Général d'armée (4 etoiles d'argent) John Pershing Malborough / Malcolm McClelan

Lieutenant-Général: Général de corps d'armée (3 etoiles d'argent) Ulysses Lee Custer

Major Général: Général de division (2 etoiles d'argent)

Brigadier Général: Général de brigade (1 etoiles d'argent) Thomas Jackson Stonewall (ce titre est honoraire il a plus un poste de colonel)

mais tous ces gens se font appeler Général.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Lun 30 Mar - 12:49

A la suite des évenements de Lycan, le général Ulysses Lee Custer tomba dans une profonde depression. Il écrivait au général Malborough quelques jours après avoir déposé son rapport aux autortiés d'Aether:

Mon cher Black Jack,
comme nos années de campagnes me manquent et comme le temps était plus simple du temps ou je n'étais qu'un simple capitaine.
Mon commandement chez Aether est une mascarade, ils n'ont aucun respect pour l'uniforme que je porte et n'en ont que pour leurs directeurs. Il ne me donne à commander que de misérables unités d'infanterie comme si je n'étais qu'un vulgaire colonel.
Ils ne pensent qu'a la publicité, veulent la violence sans la crasse physique et morale qui en découle. Ils se vantent d'etre des prédateurs mais ne savent pas tuer, je ne suis meme pas sur que leur directeur militaire n'ai jamais réellement prit un commandement. Je ne vois que peu de points communs entre les tigres et les loups de Terra et ces sauvages gras aux appétits libidineux. Suis-je le seul que la dégénérescence morale dérange?
Je sais ce que vous allez me dire John, "les ordres sont les ordres" et je les respecterais mais je maudirais, chaque jour qui passera, ce maudit McClelan qui, je le sais, est la cause de mon affectation chez Aether.

Comment se passent vos campagnes pour Malleus? Embrassez Martha pour moi et transmettez lui tous mes voeux de bonheur, j'ai appris qu'elle se mariait la semaine prochaine.


Les semaines qui allaient suivre allaient s'avérer les plus dures pour le général Lee Custers. Buvant plus que de raison, il fit preuve de lourdes tendances depressives. Il écrira:

Le 26,

Je suis insupportable à la maison. L'ennui, l'alcool et les démons qui se battent dans ma tête me rendent excécrable et meme ma douce Abigaelle a du mal a supporter mes acces de colere. Je suis déjà un tueur, Dieu se fiche pas mal que je m'enivre chaque jour un peu plus. D'ailleurs existe t' il?

Le 31,
Se peut-il que je sois tombé si bas? Il n'y a pas un jour que je passe sans etreindre ce vieux revolver, qui a conduit mes ancetres sur les chemins de la gloire, avant de le coller sur mon coeur sans pour autant oser presser la detente. Perpetrer le péché ultime m'est encore insupportable, je sens le regard accusateur de Dieu sur moi. Pourquoi n'ai je pas atomiser ces idoles paiennes?

Le 05,
J'ai peur, j'ai peur d'être le pleutre que j'ai toujours eu peur d'être. Et ce sang maudit qui empoisonne mes veines... J'ai recu hier des photos venant de Monsieur Sandoval montrant Benjamin... Croit il vraiment que cela sera suffisant pour qu'il retrouve une place quelconque ici? De toute évidence ce catholique braillard se fourvoie, il ne connait pas la valeur du bon et du mauvais sang. Le seul espoir qui m'empeche de nuire a ma vie est celui de finir en un amas de chaire et de sang sur un champ de bataille.

Le 12,
Les cauchemars se font plus present ces temps ci. J'ai décidé de partir vivre dans le relais de chasse. La bas je peux boire à l'exces et tirer sur les oiseaux sans entendre les remontrances des uns et des autres. J'ai retrouvé un vieil audiogramme: "Stonewall Jackson's Way". Je le laisse tourner en boucle toute la journée. Il est passé me voir l'autre jour et je lui ai avoué le plus sombre de mes secrets... Il est entré dans une rage noire. Je laisse le disque tourner en esperant que la musique compensera son absence.

le ,
Il a plu toute la journée.
Je cache ma sauvagerie sous une couche de vernis qui se fendille un peu plus chaque jour...
Lycan fut l'amorcement de la fin, j'aurai du tuer ce Donovan pour l'exemple. Au lieu de ca je me suis montré faible et personne ne m'a plus respecté. "La pitié dégrade autant celui qui s'apitoie que celui qui est pitoyable", c'est un poete qui le dit pas un militaire.
J'ai fini par ecraser ce maudit violon sur le mur. J'ai changé d'audiogramme, j'ai opté pour "The march of the southern men".
Je me replonge dans l'histoire elle a toujours été un formidable refuge.

le ,
Voila plusieurs jours que j'ai des visions ou des cauchemars. Je crois que j'ai prit froid et que la fievre m'abrutie un peu. J'entrevois tellement de choses... un vieil audiogramme, une ballade, "riding a raid" je crois tourne en boucle, doucement...
Ithaque est elle une chose souhaitable? l'ambition est elle quelque chose de louable? ai je envie de voir au dela? Dieu nous regarde de son regard embrasé je croyais qu'il ne tolererait pas ma compromition avec ces forces qu'elles soient magiques ou extraterrestres car elles sont a ses yeux malefiques. Mais je comprends à présent que c'est moi qui suis maléfique a ses yeux. La vie a dévoyé son cadeau sauf à de rares exceptions...


Quelques jours plus tard, alors qu'il était fievreux et delirant, le général parti à cheval et c'est sans doute à ce moment qu'il eut un accident qui faillit lui couter la vie. On ne sait pas exactement ce qui lui arriva mais il fit une chute de cheval. Il fut retrouver la tête en sang dans un fossé. La convalescence devait durer plusieurs semaines.

Par la suite, le general devait se montrer encore plus froid, ne parlant presque plus, interdisant la musique. Il devait écrire à Malborough qui prenait de ses nouvelles:


La mort et le péché, par un art merveilleux, avaient maintenant poussé leur ouvrage jusqu'à la place même ou Satan ploya ses ailes, et s'abattit, au sortir du chaos, sur l'aride surface de ce monde sphérique.

Des cavaliers noirs vinrent de la mer.
Sur les écus sonnèrent et sonnèrent les lances;
Martèlements, choc têtu des sabots et des bottes;
Sauvages clameurs, cheveux ondoyant
Dans le vent de la course:
La chevauchée du péché

Dans le désert,
Je vis une créature nue, bestial,
Qui, accroupie sur le sable,
Tenait son coeur entre ses mains
Et en mangeait.
"est ce bon, ami?" demandai-je.
"C'est amer,amer, répondit-il,
Mais j'aime cela,
Parce que c'est amer,
Et parce que c'est mon coeur."

Oui je possède un milliers de langues,
Mais neuf cent quatre-vingt dix-neuf d'entre elles mentent.
Bien que je m'efforce d'user de la bonne,
Elle ne chante pas à mon gré,
Car elle est morte dans ma bouche.

Ombre mystique, penchée à mes cotés,
Qui es tu?
D'où viens tu?
Et dis moi est elle douce au coeur
La vérité, ou est elle plus amère que le feu dévoré?
Dis moi!
Ne crains pas que je tremble,
Car J'ose oui j'ose.
Alors parle, dis moi!

J'étais sur des hauteurs
Et voyais, plus bas, des démons,
Courant, bondissant,
Festoyant dans le péché.
L'un d'eux leva la tête, me fit un large sourire
Et dit: "Salut, camarade! Mon frère!"

Nous sommes perdus mon cher John. J'attends le boulet qui viendra défoncer mon fragile poitrail.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Jeu 2 Avr - 23:38

ces longues périodes d'alitement ne convenaient pas au général Lee Custer. Il répétait tout le temps que la pitié avilissait les gens, il ne supportait pas les regards compatissants des serviteurs ni les petites attentions d'Abigaelle qui disait il le faisait passer pour un impotent.

Le général regardait mourir par la fenetre les derniers jours d'automne, tenant dans sa main la lettre froissée de Cordelia Remington. Elle lui parlait de bonté, de coeur et d'âme. Il y avait tellement longtemps qu'on ne lui avait pas parlé de ces choses. La premiere et unique fois, c'etait à peu pres à la meme epoque, il y a 42 ans. c'était la premiere fois qu'il était allez chasser avec son pere, celui ci etait souvent absent et lorsqu'il était à la maison il prenait toujours du temps pour eduquer son fils. Pour l'occasion, le général père avait fait introduire dans les bois de la propriété des lynx et des cougars.

Ulysses se revoyait, tenant fébrilement son fusil, aux aguets jusqu'a ce qu'un cougar l'attaque. Son père était alors arrivé et avait tué l'animal. Ulysses n'avait pas crié, il n'avait pas eu peur, il s'était resolu simplement à la mort. Son père, après l'avoir époussetté, lui avait dit qu'il était tres fier de lui, tres fier qu'il n'ait pas eu peur. Mais il lui avait aussi dit que les prédateurs devaient etre aux aguets et qu'ils devaient toujours être le plus brutaux afin de montrer qu'ils étaient le plus forts. Et quand Ulysses avait demandé pourquoi, son père s'etait contenté de lui dire que les héritiers de la famille Lee Custer étaient tous des prédateurs.

quelques années plus tard, a West Point, Ulysses avait été déclaré anempathique. Ses réponses aux tests psychologiques montraient un être froid, reptilien, calculateur et incapable de ressenti. Et pourtant aujourd'hui, il s'appretait a faire un effort surhumain en recevant le Lieutenant Roy dans sa propre maison.

Le jeune officier etait arrivé à l'heure au rendez vous. Ensemble ils avaient fait une promenade dans l'immense jardin de Maple Grove. Le général avec expliqué à l'officier Roy qu'il ne pouvait devenir capitaine a son retour de mission. La raison en était simple, les promotions octroyées sur le champ de bataille étaient toujours minorées après les combats. le Lieutenant Roy allait donc pouvoir rentrer à West Point pour un cursus court avant de rejoindre l'état major du général Custer.

Le jeune lieutenant n'economisa pas ses remerciements. Le général Lee Custer était conscient de l'ambition qui dévorait le jeune officier mais il avait toujours aimé s'entourer de jeunes officiers prometteurs. Il tenait des registres entiers, repertoriant leurs actes et faits de gloire. le Lieutenant Donald Roy n'avait pas franchement attiré l'attention de Custer mais son potentiel l'interessait et il sentait en lui un homme pret a tout pour lui obeir et c'etait de tels hommes qui acceptaient de raser des villages sous pretexte que cela faisait gagner du temps.

Lieutenant Donald Roy



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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Mar 7 Avr - 20:52

Le général Ulysses Lee Custer aimait ces fins d'après midi chaudes, lorsque le sel se formait autour de la bouche et que la poussière s'envolait. Cette terre jaune qui avait vu passer tant de Lee Custer avant lui, cette terre qui avait été retourné par les employés de la maison. Cette odeur de foin, de sueur, de terre et puis la fraicheur tombant à l'improviste. Après avoir parcouru la propriété à cheval, il aimait s'installer dans le rocking chair de son arrière arrière grand père. Avait alors lieu un singulier rituel, le général tirait sa pipe, la grattait, la tapait contre sa botte puis la bourrait paisiblement avec une sorte de tabac blond à l'odeur forte et épicée. Il attendait alors que la nuit tombe.

Souvent son esprit vagabondait et bien qu'il ne l'eut jamais reconnu devant personne, il se laissait souvent aller à la mélancolie. Cette soirée ne dérogeait pas à la regle et pourtant Ulysses se montrait plus maussade qu'a l'accoutumé. Etait ce la pipe, au gout apre et iritant ou l'orage qui s'annoncait? Le général regardait le legue de ses ancetres avec amertume. Ce soir la, il trouvait ce simulacre de propriété grotesque, héritage idiot d'une planete qu'il n'avait jamais connue et qui resterait inaccessible aussi longtemps que Aether le jugerait utile, que la planete soit perdue ou non. Ces champs artificiels, c'est chevaux fruits de la génétique, même le ciel qu'il regardait lui semblait faux. Il regardait ses bottes de cavalerie et son chapeau à larges bords et se trouvait stupide. Cet accoutrement faisait sensation au sein de Malleus ou on favorisait en général les uniformes plus classiques. Ulysses, qui se connaissait un déficit de charisme, avait choisi cette tenue, qu'un de ses illustres ancetres avaient porté avant lui, pour qu'on puisse le voir de loin. Ainsi à la manière d'Attila, d'Alexandre et de beaucoup d'autres, sa légende le précédait et lorsqu'il arrivait à la tente de commandement, les murmures avaient eu le temps de faire leur office.

Mais au fond, ce soir, cette tenue lui semblait aussi artificielle que le reste de sa propriété et il en venait a maudire ce nom qu'il portait, cet héritage qui l'avait formaté et il en venait a envier Benjamin qui, de facon un peu maladroite, avait reussi a s'extraire de la charge que representait ce nom. Etait ce la deception ou la jalousie qui avait poussé le général à s'en prendre à son fils? Ulysses redoutait la réponse à cette question.

Un monde d'illusions... tout n'était qu'illusions... Le petit docteur Baggins avait cru bon de le menacer de reveler un secret bien gardé. Mais au fond ce secret etait il si bien gardé? Sa nature ne  revelait elle pas aux yeux du monde ce sinistre patrimoine. Aucun officier de Malleus n'avait utilisé cette arme contre lui... Pourquoi? Peut etre parce qu'il en connaissait la plus part, peut etre parce qu'il faisait peur ou plus simplement peut etre que tout ceci n'avait aucune importance. Bien sur pour ces trouffions métisses ou pour ces généraux parvenus cela n'avait aucune importance mais quand on s'appelait Lee Custer cela avait une importance! Le grand mère Jefferson était une folle, totalement débauchée, qui avait profité de la richesse du grand père Abraham jusqu'a ce qu'il la révoque. La petite Abigaelle était née quelques temps avant et le bon grand père n'avait pas eu le coeur de se priver de cette charmante enfant. Le bon homme n'avait pas eu de chances et il était mort quelques temps plus tard dans un accident de transport laissant l'enfant à une tante bigote.

Pourquoi devait il porter ce fardeau! voila ce que se répétait ce soir la le général. Sa dispute avec Stonewall remontait à plusieurs semaines. Il n'avait recu de lui qu'un simple mot de bon rétablissement. Demain il irait voir Stonewall pour s'expliquer.

L'orage avait éclaté depuis plusieurs minutes, la pluie tombait à grosse goutte et les éclairs zébraient le ciel éclairant le regard sans fond d'Ulysses. Les rugissements du ciel lui rappelaient les champs de batailles. Il en avait parcouru tant, il ne se rappelait pas des noms, il ne se rappelait pas du nombre d'hommes qu'il avait perdu ni de ceux qu'il avait tué ou capturé. Il avait toujours été au dessus de la mélée, regardant d'en haut, comme un enfant regarderait des fourmis, les armées s'affronter. Il n'avait jamais vu des hommes, des chars ou des avions, il avait toujours vu des potentialités... C'est à ce moment qu'il sentit ses canines pousser un peu... Si il était devenu le général qu'il était c'etait peut etre parce qu'il était un parfait mélange de tradition et d'exotisme.

Alors que l'orage semblait s'éloigner à mesure qu'Ulysses sombrait dans le sommeil, il vit des millions de visages passer dans ses reves, des milliers de mains griffues tenter de dechirer sa tenue, sa chaire, pour en révéler la veritable couleur, ce crane bulbeux, ces ongles longs et cette odeur de pourriture. Il se voyait à la tête d'une armée de morts. Ulysses, dans un sursaut, sorti du sommeil, secoué par la domestique. Un peu de sang s'etait niché au coin de sa bouche... Il avait fait la guerre pour eviter de se retrouver seul avec lui meme, seul avec ses démons et aujourd'hui qu'il était loin des champs de batailles, la réfléxion et le doute s'invitait dans son esprit.

Le lendemain, il alla voir Stonewall. Celui ci le recu, mais à contre coeur. L'homme se sentait plus blessé par le mensonge que par la révélation du général car de son aveu propre, il était difficile de trouver des gens au sang pur. La confiance était rompue entre les deux hommes et elle serait longue à reconstruire. Ulysses avait ramené quelques audiogrammes notamment la chanson de Stonewall Jackson et surtout "Sittin up drink with Robert E. Lee" que le Jackson d'aujourd'hui aimait chanter quand Lee Custer s'emportait: "Kiss my ass and go to hell" fredonnait il avec malice.

Autrefois on aimait a dire "j'ai du sang irlandais, francais et ecossais", on se ventait de son attachement supposé à une société lointaine afin de se creer un passé... Aujourd'hui il n'y a plus que l'homme ou le xenos et sa place dans les corporations en guise d'héritage. Ni histoire, ni passé et pas d'avenir, sinon celui qu'une corpo vous octroie. Ulysses n'a jamais été un rebelle, il accepte tout cela, mais au retour de chez son ami Stonewall, son héritage, son nom, ses richesses... Se bat il pour lui ou pour l'humanité? défendrait il son pays par conviction comme l'avait fait son illustre ancetre le général Lee ou sombrerait il dans la folie meurtriere qu'on appelle parfois patriotisme comme son autre ancetre le général Custer?

Deux noms vidés de leur sens... et au milieu le général Lee Custer qui doute.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Dim 12 Avr - 19:41

Les jours qui suivirent le retour d'Ulysses furent difficiles. Il n'avait jamais douté, il avait toujours pu tout calculer à l'avance, aujourd'hui il n'était qu'un simple maillon dans une chaine qui le depassait... Un semble engrenage qu'on manoeuvrait sans qu'il en ait conscience. La trame du monde se fissurait et il n'etait pas sur d'aimer ca...

Depuis son retour, il s'acharnait sur son violon sans pouvoir sortir une note valable. Il n'avait jamais été un bon violoniste, il avait toujours mi ca sur le compte de la technique mais l'instrument c'etait toujours refusé à lui en vérité.

Il repensait a Malborough... le seul homme qu'il n'avait jamais estimé était en realité un être lubrique et affreux, dévoré par ses passions. Le coeur de pierre du général sembla se condenser encore un peu plus. Cette chose ne lui arriverait pas, les émotions ne prendrait jamais le dessus. Jamais. Bien sur il manquait de patience mais lorsqu'il se mettait en colere il ne hurlait pas, il se contentait de parler d'une voix froide, sans intonation puis il plongeait ses yeux, pareil a deux flammes bleues, dans le regard de la personne contre qui il s'enervait. Mais comme une gangrene, l'indifference gagnait tout son corps. Ulysses revait souvent de n'etre qu'un esprit debarassé de ce corps, de cette ame... Un esprit pur. Il devait bien se l'avouer, il n'avait ni la patience ni l'humanité de son pere...

Et puis il y avait Metropolis... quel etait le sens de cette cité?... C'etait assurément un voyage spirituel plus qu'un voyage charnel. Ulysses avait toujours été un croyant. Les soldats sont soit croyants soit fous. ils doivent s'offrir la possibilité d'etre pardonnés ou jugés pour accepter le fait qu'ils tuent. Ulysses, bien qu'incapable de la moindre empathie, se faisait de soucis pour son ame, après tout il avait été élevé dans la foi. Aujourd'hui ses certitudes explosaient. Tous les pasteurs, tous les aumoniers de l'univers ne pouvait imaginer ce qui se tramait en coulisse... Quelle place pouvait prendre la foi parmi tout cela?...

En vérité la foi n'avait plus sa place dans la vie du général. Il avait prié pendant toutes ces années pour sauver son ame mais il avait acquis la certitude à la suite de son accident de cheval que son ame était perdue et qu'il était condamné aux tourments d'un enfer glacial et froid, condamné a voir tout ce qu'il aimait s'ecrouler. Le retour de Benjamin n'en était que les prémices... Malgré son esprit sur développé, le général ne voyait pas de porte de sortie valable... Devenir la meme chose que Malborough ou devenir la meme chose que Benjamin... Devenir autre chose? peut etre... Mais cela voulait dire avancer dans l'ombre sans connaitre tout les parametres.

C'etait sans doute la meilleure voie. Avancer dans l'ombre, à la lisiere, afin de creer son propre chemin. Il n'avait jamais suivi personne si ce n'est lui meme. Ares ou Athena? Le général avec choisi Chronos, la destinée et tel Alexandre il construirait sa propre légende, son propre culte...

Lui aussi possédait un troisieme oeil, invisible certes mais pourtant ce sixieme sens était bien la. Lui aussi il avait été un demiurge... de la destruction mais il pouvait creer, sans passion, de facon implacable mais ce n'était pas une forme de creation plus indigne qu'une autre.

La solution à tout se trouvait sur le pelerinage qui s'offrait a lui et si Dieu le voulait, ce pelerinage le menerait aux portes dorées du ciel. Ulysses retira son anneau noir et le plaça dans un coffre en attendant de trouver un héritier. Il avait pour lui l'eventail de fer.

La loyauté a Malleus, la loyauté à l'humanité, n'etaient pas des entraves a son voyage, elles n'etaient que des garde corps sur un chemin obscur.

C'est au meme moment qu'il avait recu une lettre de Cornelia Remington. Elle lui parlait de Sectoris. Pourquoi cette femme prenait elle plaisir a toujours prendre le contre pied de ce qu'il faisait. Sectoris, puisque tel etait son nom a present, se pavanait dans son armure, exhibant ses armes comme il aurait exhibé autre chose...

L'enfant maudit ne pouvait pas retrouver grace aux yeux du général. Il etait un symbole d'echec et d'imperfection. Sa reussite ne lui procurait aucun plaisir. Cet enfant n'etait qu'un marchepied dans la carriere du général, une petite famille pour que personne ne parle dans son dos a Malleus. Il ne ressentait aucune gene a ne pas aimer ce fils deplaisant.

le champ de bataille lui manquait. Il voulait retrouver l'energie des campagnes, l'odeur de la guerre... Stonewall avait fait le choix de repartir commander sa propre brigade. L'amitié entre les deux hommes était sans doute brisée a tout jamais... Et lui il etait coincé ici, a Maple Grove attendant que quelqu'un a Aether le siffle comme un chien...

Et ce lieutenant Roy... de toute evidence il n'avait pas les moyens de ses ambitions... l'ambition n'etait pas tout, il fallait le soupcon de chances ou de genie necessaire pour y acceder et Roy n'avait ni l'un ni l'autre. Ses pietres resultats à West Point faisait mentir le général, ce qu'il n'aimait pas, lui fermait les portes des grades supérieurs pour le limiter aux fields officers et le privait d'une eventuelle filiation avec le Ulysses, ce qu'il ignorait totalement.

C'est lassé que le général envoya le courrier à l'attention de Cornelia. Il regarda un instant par la fenetre... Un grand pelerinage l'attendait, un chemin sombre et difficile mais qu'importe...
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Dim 12 Avr - 20:42

Ma chere Abigaelle,

Je suis heureux de retrouver les combats. C'est ce cretin de Hollister qui dirige les opérations mais j'ai ma propre armée cette fois! Je les ai galvanisé et les hommes sont remontés a bloc. Nous commencerons par un debarquement, pas de doute c'etait la meilleure facon d'entamer ce conflit. Les survivants auront encore plus la bave aux levres. J'estime les pertes a 7 % ce qui est plus que raisonnable.

Il n'y a que des timorés ici. Des petits officiers plus soucieux de leur place dans la hierarchie que dans leur place dans l'histoire. Je ne suis rien ma douce Abigaelle et mon ignorance est grande mais lorsque je marche parmi les autres officiers je me dis qu'au fond je suis le seul qui fera l'affaire.

Je me sens comme un samourai au milieu des conscrits. Ils n'ont ni honneur, ni loyauté, ils n'obeissent a aucun code si ce n'est celui qu'on leur a enfoncer dans le crane. Ils ne connaissent rien a l'histoire, ils n'ont jamais rien lu. Tel un samourai, j'avance, sur de mon passé, sur de mon savoir, j'agis sans pitié mais avec loyauté. Je ne cache rien a mes hommes.

J'en ai pris un a pleurer, je lui ais mi un bon coup de pied aux fesses. C'est parfois la seule bonne facon pour soigner les couards. Il a bien vite repris un fusil et s'est mit au combat.

Les officiers subalternes ne sont guere mieux, ils sont mous. J'ai du me montrer particulierement severe avec eux, tout en respectant leurs grades bien sur. "si vous n'etes pas pres a aller à la mort, pourquoi y envoyer vos hommes? je ne tolererais plus aucun ecart ni aucune mollesse." J'ai bien fait, le lendemain l'ordre regnait.

La seule monnaie d'echange au devoir c'est la gloire. C'est ce qui nous differencie des mercenaires. L'argent n'a aucune importance, les hommes se fichent de mourir pour une solde mediocre. Mais rester dans l'histoire, voila une autre promesse et voila pourquoi ils me suivent.

J'ai appris qu'on me surnommait le boucher. le savais tu? je t'en prie ne t'en offusque pas. Si tu veux mon avis, c'est un surnom usurpé mais qu'importe cela fait fremir et faire peur est parfois utile. Tout bon general a toujours su entretenir sa légende qu'il s'appelle Phocas, Napoleon, Rommel ou Patton... Je n'epargne pas mes hommes mais ils sont largement plus endurcis que ceux de Velasquez, par exemple.

Mais c'est toujours la meme rengaine, "faut il faire cas des xenos", "conquérir les coeurs et les esprits"... S'ils acceptent de ne pas lutter c'est tres bien mais s'ils refusent la main tendue ils doivent etre ecraser avec suffisament de force pour ne plus leur donner envie d'agir. Malleus possede des bataillons speciaux pour cela, inutile de traumatiser mes forces inutilement.

Ma chere Abigaelle, je dois repartir. Je pense a toi. La bataille de demain promet d'etre belle! j'ai hate!

Ullysses.

2289, campagne de Tantale.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Mar 14 Avr - 21:35

le sommeil d'Ulysses avait toujours été troublé par des rêves étranges et même s'il avait apprit très tôt à ne plus en avoir peur ceux-ci le troublaient suffisamment pour que les bienfaits d'un repos réparateur ne lui soient pas octroyés.

Enfant il avait beaucoup rêvé de forêts, de chasses au loup, au lynx. Il traquait l'animal mais se sentait épié. A chaque fois le petit Ulysses allait plus avant dans les ténèbres et à chaque fois, sortant d'un fossé ou d'un bosquet de ronces ou de sumac, la créature se jetait sur lui pour planter ses crocs dans sa chair tendre.

Parfois il rêvait qu'il était un animal, monstrueux hybride d'homme et de bête ou croisement fou de deux animaux. Il se voyait marchant au milieu de chaudrons ou cuisaient des sorcières, des bois pourris et des rivières à l'eau noire et viciée. Et bien souvent il se réveillait lorsque ses fidèles chiens de chasses commençaient à se repaître de sa chair.

Ce manque de sommeil avait attiré l’inquiétude de sa mère qui l'avait emmené consulter. Le médecin avait mit cela sur le compte d'une imagination fertile...
Une explication qui aujourd'hui faisait bien rire le général lorsque, privé de sommeil, il se levait avant que le soleil ne darde à l'horizon.

A vrai dire, ces cauchemars, puisqu'il fallait les appeler ainsi, survenaient surtout lorsqu'il n'était pas en campagne. Un peu comme un marin qui ne peut plus dormir dans un lit, le général n'était pas à l'aise lorsqu'il pouvait sombrer dans un profond sommeil. Le bruit des canons, les hurlements des mourants, les odeurs de graisse et de diesel, constituaient un decorum idéal. En réalité, lors de ces campagnes le général rêvait fort peu et son esprit, même pendant les courtes périodes de sommeil qu'il s'imposait, restait en alerte, échafaudant les tactiques qui le conduirait à la victoire.

Depuis qu'il avait été déployé chez Aether, la guerre était loin et les nuits à Maple Grove trop calme...

J'avance au milieu des explosions, les obus sifflent à mes oreilles, les balles me traversent mais ne me blessent pas. Ils ne me voient pas, tout obsédé qu'ils sont à essayer de survivre. Ici et la, ils disparaissent sans avoir eu le temps d'hurler. La terre boit le sang et se teinte d'une belle couleur carmin. Je traverse les tranchées, le no man's land, mes hardes s'accrochent aux barbelés et se dechirent. Prit dans les dents d'acier acérées, la chair se lacère mais je ne sens aucune souffrance. Et je regarde le feu purificateur tomber du ciel. Le flash. Le souffle. Et la terre noircie. Puis viennent les hordes de fantomes noirs surgissant des cendres, leurs yeux de braise et d'or se posant sur les cadavres calcinés. Le chuintement des bruleurs puis les flammes, qui dansent, dansent dans mes yeux, dansent d'un eclat malveillant sur les os polis des charniers. l'odeur de la pourriture et du napalm. C'est avec honte que je reconnais que j'aime tout cela. Je baisse les yeux, la boue me macule. la contre une souche, la depouille éclaté d'un homme. Ses entrailles ont disparu, son visage horriblement brulé, il baigne dans l'acide. Et soudain son oeil s'agite, il se tourne vers moi.

Ulysses, mon ami, tu reviens me voir?

Je le connais, je connais sa voix, je reconnais ce regard, mort. Bullock.

Tu as vu les fantomes Ulysses et tu reviens voir le cyclope?

Je n'arrive pas a lui repondre. Je porte ma main à ma bouche, je la sens se fondre, je sens mes dents se souder comme si ma bouche n'avait jamais existé.

As tu vu les démons qui ronge les os,
de ceux que tu as emmené dans la mort.
Tu les as vu, les voiles noires, surgir de l'ocean ardent
précédent la destruction comme tu précedes les carnages.
de ton millier d'yeux tu regardes chaque homme mourir,
de ton millier d'oreilles tu ecoutes leurs cris d'agonie,
statue de fer, qu'aucune emotion n'etreint.
Les milliers de soleil que tu as contemplé
et la fuite -est elle douce? -et perpetuelle.
monstre pas assez fou pour devorer son coeur.
Tu dis que cela est dieu? moi je dis que c'est foutaise,
une chandelle allumé et un âne.
quand retentira le sifflet sera tu pret pour sang?
sera tu pret pour les malédictions? pour la folie?
Et poseras tu son regard sur les enfants et les femmes
dévorés par les vers?


tu me connais Ulysses... Je suis ton ami. Ton cher ami Bullock. L'ami de tes nuits. Nous avons tant parlé... Je suis ce que tu enfouis Ulysses. Le general iceberg, le boucher, le lieutenant de fer...

L'oeil de Bullock roulait, fou, dans son orbite. Ses machoires claquaient et sa voix erraillée sortait de sa gorge arrachée...
Dans le lointain on entendait le crissement d'un violon malmené.

La mort te manque n'est ce pas Ulysses... La bataille est trop loin... la peur... tu aimes la peur pas vrai? tu aimes la provoquer, tu aimes avoir peur... sinon pourquoi viendrais tu, nuit après nuit, pour me voir baignant dans ma flaque d'acide, au milieu de tes hommes dévorés par les coleopteres, meticuleusement brulés par les commandos de la mort. Te laisseras tu crucifier cette fois encore? Non? tiens tiens...

Je baigne dans une flaque d'acide, mon oeil unique tourne fou dans mon unique orbite et ma machoire claque avant de se decrocher. Un chien monstrueux à la langue tubulaire vient se nourrir de mes fluides...

Tu refuses la crucifixion et la repentance,
ainsi ton ame condamnée est offerte,
aux chiens et aux démons gourmants.
est ce bon, mon frère, est ce bon ce que tu manges?
c'est mon coeur et il est amer mais j'aime ca car c'est mon coeur.
il degouline de vitriol et il me brule
mais l'acide est dans mes veines
et le mal entache mon ame.


et c'est ma voix qui prononce ces mots au coeur de la nuit. Envoyé de la mort, envoyé de Chronos, le dévoreur, la destinée...


Le général se reveillait, plus agacé par ces revelations que par l'horreur de ces reves.
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MessageSujet: Re: Général Ulysses Lee Custer.   Lun 20 Avr - 13:38

Le général Lee-Custer avait hate de rentrer à Maple Grove, la convalescence avait été pénible et même si elle avait été l'occasion de renouer avec Jackson, il ne supportait pas les hopitaux. Les après-midi duraient longtemps dans la propriété et c'est donc dans la lumiere déclinante, alors que les ombres s'etiraient, qu'il s'avanca sur la terrasse de la grande maison blanche.

Il n'etait pas sur qu'Abigaelle le reconnaisse tout de suite. Son séjour dans la clinique osirienne n'avait pas seulement rajeuni son corps, il avait aussi rajeuni son esprit. Alors que se reformait son épiderme, son esprit sclerosé par le devoir semblait vouloir reprendre vie, comme si le pauvre massacre dont il avait été l'auteur sur Délivrance avait débloqué quelque chose. Le discours ne changeait pas foncierement mais les questions l'assaillaient. La loyauté oui, mais la loyauté a qui? Porter la banniere de l'humanité assurément, mais quelle humanité? Au fond, ils n'avaient pas tort ceux qui accablaient de reproches l'humanité... Les valeurs qui lui avait permit de s'élever avait disparu... Lorsqu'on lisait les auteurs d'autrefois, ils étaient mus par l'espoir, la liberté... Ces choses n'avaient plus leurs places a Pandémonium. Il avait relu les memoires de son ancetre... Il avait longtemps hésité avant de faire preuve de loyauté envers les siens.

Ulysses avait beaucoup parlé avec Jackson... L'humanité oui, mais a quel prix? Les humains étaient les plus fort, les plus nombreux, les mieux armés... La question de la domination des autres mondes ne se posait pas. Si cette question ne se posait pas alors il fallait en poser une autre: est ce bien cela que nous voulions? avoir l'air d'une race de sauvages? son dieu, qu'il existe ou non, ne lui avait enseigné cela?... Un dieu de fer peut etre, mais un dieu de raison: "tu ne tueras point", "tu cheriras ton pere et ta mere", "tu ne commettras pas de vol" des regles ecrites par des hommes sans doute... mais quelle importance? dieu c'est ce qui nous transcende, ce qui nous unis. La liberté était un mot galvaudé aujourd'hui qui dépassait le bien et le mal, l'hyper liberté, devenir un dieu... c'est aussi connaitre la solitude et le doute... Des sentiments que ne connaissait que trop bien le général. Vivre ensemble ou vivre seul, au fond voila la vraie question de la liberté... Et le général avait toujours aspiré au vivre ensemble, aussi surprenant que cela fut.

Ulysses, comme un voyeur, avait risqué un oeil dans la serrure de la mecanique du monde et aujourd'hui ce qu'il avait entrevu ne pouvait pas le satisfaire... Toutes ces choses qui oeuvraient dans l'ombre... Il fallait faire quelque chose. Sortir l'humanité de gré ou de force de ce spectacle de marionnettes.

c'est empli de ces pensées qu'il s'avanca sous le kiosque. C'est alors qu'il entendit Abigaelle parler avec quelqu'un. Lorsqu'il arriva sous le dais,  il reconnu Sectoris.

- Ulysses, je... bafouilla Abigaelle.
- je pars ne vous en faites pas... dit alors Sectoris.

Ulysses regarda Sectoris et Abigaelle. Depuis combien de temps etaient ils assis ici, a parler...

- restez général. Je vous ai privé tous les deux trop longtemps de ces moments.

surpris Sectoris chancela et Abigaelle qui s'était appreté a pleurer de tristesse se mit a pleurer de joie.

- Nous n'effacerons pas le passé général Sectoris. Il serait stupide de faire comme si de rien n'était, l'histoire ne s'efface pas mais l'histoire evolue. Mon fils a disparu. Mon fils était un ane au coeur noir, un fou, une bete et je l'ai tué dans mon coeur. Aujourd'hui je vois un homme qui a su avec dignité assumer ses actes. Je vois en vous un général potentiel et j'ai du respect pour vous.

- père...

- Je vous en prie Sectoris, appelez moi Ulysses. Aujourd'hui plus rien ne peut vous pousser a m'appeler ainsi, je prefere savoir mon fils mort et respecter celui que vous etes. J'ai entendu dire que vous aviez été chassé de Napalm... Willy Cyan a lui aussi été chassé. La xenos legion se retrouve sans chef... je me disais que peut etre... enfin si j'ai assez d'entregent je pourrai vous faire nommer à sa tête.

A cet instant, Ulysses pensait aux trésors qu'il cachait bien à l'abri dans son coffre fort biologique... Fraser... et les autres.

- je ne sais pas per... Ulysses. Je ne sais pas encore ou me meneront mes pas.

- je ferais le necessaire et nous verrons... ce ne sont que des promesses pas des faits.

La soirée ne fut pas assez longue pour les deux hommes qui pour la premiere fois se parlaient vraiment. Ulysses lui fit part de ses reflexions et Sectoris lui fit par des siennes. Les deux hommes n'avancaient assurément pas sur les memes routes mais pourtant, a cet instant précis, Ulysses eut l'impression d'avoir trouvé l'heritier qu'il cherchait depuis si longtemps.

le lendemain, les deux hommes se saluerent, comme deux anciens ennemis qui s'estiment. Qui aurait pu dire quelle forme prendrait cette relation avec le temps. Mais une chose est sur, pour la premiere fois depuis des années, Abigaelle se mit à chanter au milieu des rosiers.

Quelques heures plus tard, Jackson se presenta à la propriété.

- Jackson mon ami, heureux que tu sois la. Ecoute, je pense que nous devons agir. Le monde court a sa perte, et nous avec lui... C'est un veritable suicide que je t'offre...

- donne tes ordres Ulysses!
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Général Ulysses Lee Custer.
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