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 Missives et discussions / Héliogabale

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stan

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 16:32

Citation :
Folie... folie... pourquoi tant de fissures dans les miroirs?...

Allez vous vous morfondre longtemps? N'aviez vous pas vu que des notre premier voyage le monde aller s'effondrer autour de nous? Est vous a ce point aveuglé par vos symboles et vos ritournelles? Allez vous vous ecrouler betement ou allez vous accepter ce qui arrive.

Qu'y changerez vous de toute facon? On ne change pas sa nature, on s'y révele. Si vous devez etre celle qui a détruit son monde acceptez le. Je ne vous apporterais pas d'epaule reconfortante. Tout était écrit, votre curiosité allait forcement vous conduire a des reponses difficiles. Acceptez les.

Vos miroirs, vos symboles vous tournent la tête!

Vous parlez comme si plus rien n'était possible, comme si tout était écrit. Voila quelque chose qui ne vous ressemble point. Si vous ne pouvez rien changer, si tout est écrit, alors attendez patiemment que le monde s'ecroule.

Discuter avec son daemon c'est discuter avec soi meme. Je vous ai dis ca pour vous remonter le moral. La plenitude de soi... voila la seule reponse.

Citation :
Sabaoth est le seul veritable humain. un dieu incarné homme.
l'horreur selon quelle morale ? la sienne ! celle de l'arbre du bien et du mal. celle de la culpabilité et du remord.

prenez un seraphin (ou un strige), arrachez lui les ailes : vous avez un humain !

prenez un papillon et arrachez lui les ailes : vous avez un verre de terre qui se tortille...

ce que Sabaoth a fait, c'est mutiler! il a mutilé nos ailes. il a forgé des murailles de fer de nos cages. il a enfermé nos ames ailées dans ces vetements de chaire...
mais le pire dans touts ça , c'est que nous y avons été consentants ...

une reponse typique et je m'y attendais... Cachez vous derriere Sabaoth, derriere votre superbe de pseudoange. Les anges n'existent pas, vous n'etes que des creatures dotées d'ailes a cause des particularités de votre monde.

Sabaoth n'y est pour rien si vous avez horreur de ce que vous voyez quand vous regardez en vous, si vous ne supportez pas d'etre a l'origine de la destruction de votre monde. L'homme n'y est pour rien non plus. Laissez donc l'homme la ou il est, lui aussi a été emputé de son pouvoir de creation.

Sabaoth est en réalité le plus grand des humanistes, il empeche les gens de regarder leur veritable nature et de les rendre fous. C'est ce qui vous arrive. C'est ce qui me serait arrivé si je n'avais pas été fou de nature.

Citation :
vous avez raison. je ne peux que speculer dessus, et y greffer des bribes mensongeres de mes propres visions.
votre vision de la guerre vous est si intime, que, possiblement, la partager equivaut à vous livrer spirituellement dénudé.

c'est surtout parce qu'il n'y a rien a montrer. Les choses me viennent, les liens se créent dans ma memoire, ma perception adapte constamment le plan a la situation. en temps de guerre, mon esprit est comme un hypercube... ne tentez pas de comprendre...

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 17:44

Ulysses L. Custer a écrit:

Allez vous vous morfondre longtemps? [...] Allez vous vous ecrouler betement ou allez vous accepter ce qui arrive.
les pleureuses ont existé dans l'Antiquité de Paradise Lost - et donc dans l'Age d'or - avec pour fonction de permettre de faire le deuil.

j'avoue que mes souvenirs d'avant me sont floues. le "avant" est celui où je ne portais pas de noir.

j'ai toujours preferé les teintes sombres. Je ne garde aucun souvenir de mon mariage, etrange, non?, si ce n'est un reflet aveuglant des vitraux, contrastant avec la penombre de la vaste salle, et ma robe n'etait pas blanche... mais je ne m'en rappelle pas plus. ah si : des cariatides d'anges, petrifiés dans leur eternité de statues...

après, je fus exhibée en bonne société, au meme titre qu'un stylo mont blanc ou une parure. j'oscillais entre indifference, gratitude et haine envers mon osirien-oiseleur de mari. je le méprisais d'etre né rampant (au meme titre que je méprise ces etres degenerés aux ailes athrophiés que l'on nomme à tort "seraphins"), et me méprisais de la soumission docile que je lui offrais.

lorsqu'à sa mort je devais porter le deuil, j'en etais réjouie : le noir avait toujours été ma couleur preferée.

c'est après sa mort que cet etranger, dont j'avais partagé 4 ou 5 années d'existence, me paraissait enfin digne d'interet. car j'avais decouvert qu'il fut fossoyeur, assassin et terraformeur de Sondalfon.

la gratitude s'estompa peu à peu et l'indifference laissa place à la haine. puis j'ai appris l'existence possible et probable de cette abomination genetique que pourrait etre notre "descendance" : un nephilim elevé dans l'orphelinat de Villa Vortex.
puis la chambre noire me revela - et vous aussi en avez eu les echos - l'existence d'un enfant, un oeuf issu de mes entrailles, et offert sur l'autel noir à Incubus !
comment ne pas hair pour cela ?
comment l'accepter ?

Astaroth me promit de me livrer l'ame de Charles Remington, dans le "flacon" de mon choix. je ne sais quel vetement de chaire je lui prefere, mais il aura des ailes; que ce soit pour voler ou pour etre arrachées, je n'en sais encore rien.
d'auilleurs le Prince des Tenebres a sous-entendu Que Charles aurait été un seraphin... mais je ne lui ai jamais vu d'ailes !

tout cela pour vous dire que plus de deux ans ont passé et je n'ai toujours pas fait le deuil.

c'est comme si j'etais en deuil de Sondalfon...

ce n'est pas facile à accepter...

je ne cherche pas vraiment l'acceptation-soumission, je pense.

Ulysses L. Custer a écrit:

Qu'y changerez vous de toute facon? On ne change pas sa nature, on s'y révele. Si vous devez etre celle qui a détruit son monde acceptez le. Je ne vous apporterais pas d'epaule reconfortante. Tout était écrit, votre curiosité allait forcement vous conduire a des reponses difficiles. Acceptez les.

je dois savoir pourquoi je l'ai fait. je ne fais pas les choses froidement. tout crime m'est passionnel. tout acte m'est passionnel. alors je dois trouver la passion/folie/pulsion qui a mené à la destruction de Sondalfon.

je dois savoir ce qui a donné naissance à Ouriel.

vous avez raison, l'on ne change pas sa nature. l'on ne peut que la reveler. ou plutot, sa nature ne peut etre revelée que par les yeux qui la contemplent, et où elle voit son propre reflet...
... en ce qui me concerne.


Ulysses L. Custer a écrit:

Vous parlez comme si plus rien n'était possible, comme si  tout était écrit. Voila quelque chose qui ne vous ressemble point. Si vous ne pouvez rien changer, si tout est écrit, alors attendez patiemment que le monde s'ecroule.
quel monde ? Pandé ? Necromundia ? un monde xéno lambda en cours de terraformation ?

oui, je suis fataliste, depuis que je sais que le temps n'est qu'une illusion de la Cage.
je n'ai jamais cru au hasard, car j'ai toujours greffé des sens symbolique sur le moindre evenement, sur la moindre poussiere.

Le monde s'ecroule... tout revient à Ashliss...

et je veux vivre chaque nuit comme si c'etait la derniere de mon existence, avant que les tourbillons d'Ashliss ne m'emportent et ne me dissolvent !
Néant... c'est tellement... tellement ... froid... rien...
je n'arriverai surement jamais à chasser ce frisson qui ressurgit lorsque je repense au Labyrinthe...


Ulysses L. Custer a écrit:

Discuter avec son daemon c'est discuter avec soi meme. Je vous ai dis ca pour vous remonter le moral. La plenitude de soi... voila la seule reponse.
lorsqu'on est plein de soi, l'on n'est que certitude. et il ne reste nulle place pour accueuillir l'alterité. il ne reste que la solitude du trop plein de soi...


Ulysses L. Custer a écrit:

Cachez vous derriere Sabaoth, derriere votre superbe de pseudoange. Les anges n'existent pas, vous n'etes que des creatures dotées d'ailes a cause des particularités de votre monde.
parole de rampant !

les messagers ont existé de tous temps et de tous mondes !
les humains nous nomment "nages", et cela est flatteur... l'homme n'a pas et n'aura jamais d'ailes. tout au plus des protheses et des bequilles...

embrasser la cause des adeptes du darwinisme ne vous sieds pas ^^
regardez dans les temples et eglises de Sabaoth :
- qui a annoncé la naissance de dieu fait homme ? un Ange
- qui orne les fresques, les plafonds peints de nuages duveteux ? les angelots
- qui a tué la bete impie, le dragon ? encore un ange; un archange, meme...


Ulysses L. Custer a écrit:

Sabaoth n'y est pour rien si vous avez horreur de ce que vous voyez quand vous regardez en vous, si vous ne supportez pas d'etre a l'origine de la destruction de votre monde. L'homme n'y est pour rien non plus. Laissez donc l'homme la ou il est, lui aussi a été emputé de son pouvoir de creation.
il peut la retrouver, sa démiurgie. Il le peut. celui qui se croit homme peut retrouver ses ailes : Benjamin l'a fait. il a toujours eu des ailes, mais ne les voyait pas. ou peut etre qu'à force d'etre niées et refusées ( je ne vous en blame pas), elles lui ont été symboliquement arrachées... Et il les a recouvré, maintenant...

oui, Sabaoth n'est pas à l'origine de mes tenebres interieures. mais possiblement la Lumiere l'est. La guerre fratricide entre les Ailes blanches et les Ailes noires.

vous savez, l'opposition Lumiere / tenebres et la lutte se retrouvent, comme des echos, dans tant de peuples !
les anges rebelles ne sont nommés rebels que par les vaincueurs; et ces memes vainceurs, les ailes blanches, mutilent les vaincus et les jettent dans le fossés. chambre de confinemlent. voyez : la bible humaine parle de nous...

Ulysses L. Custer a écrit:

Sabaoth est en réalité le plus grand des humanistes, il empeche les gens de regarder leur veritable nature et de les rendre fous. C'est ce qui vous arrive. C'est ce qui me serait arrivé si je n'avais pas été fou de nature.
je vous enferme, je vous mutile, je vous vole vos souvenirs, et tout cela pour votre bien ....

cela est-il juste et bon ?

ou bien votre dieu de fer a créé la Morale uniquement pour les autres ? et se place en dehors de sa propre loi ?...
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stan

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 19:17

Citation :
parole de rampant !

Tout a été dit. Drapez vous dans votre superbe, jouez, attirez l'attention, dans cette sinistre salle de spectacle, les dieux vous regardent et jouent. Vous n'êtes en rien meilleur ou pire. Il m'a fallut du temps pour le comprendre mais je l'ai compris.

Vous voulez savoir et vous avez peur de savoir et vous pleurerez quand vous saurez!

"Je vis une créature nue, bestial,
Qui, accroupie sur le sable,
Tenait son coeur entre ses mains
Et en mangeait.
"est ce bon, ami?" demandai-je.
"C'est amer,amer, répondit-il,
Mais j'aime cela,
Parce que c'est amer,
Et parce que c'est mon coeur."

Oui je possède un milliers de langues,
Mais neuf cent quatre-vingt dix-neuf d'entre elles mentent.
Bien que je m'efforce d'user de la bonne,
Elle ne chante pas à mon gré,
Car elle est morte dans ma bouche."

un fort joli poeme n'est ce pas?...

que cherchez vous a avoir dans ces echanges? si je ne suis pas un reveur, si je ne suis qu'un rampant, si je ne cherche plus qu'une chose: les tenebres... que peuvent vous apporter ces échanges? de l’apitoiement?

Je ne sers pas le dieu de fer non, j'ai cru l'espace d'un instant qu'il pourrait apporter des reponses mais non... aujourd'hui je me rends compte que les choses vont au dela. Je conquerrais une nouvelle Ithaque pour mes hommes, pour moi, pour Ereshkigal...

Je ne puis vous apporter des reponses que vous attendez. Sombrez dans la folie vous y trouverez peut etre des reponses... J'ai pleine consience de ce que j'ai fais, je ne suis pas torturé par mon passé, meme plus aujourd'hui par mes origines.

Nous serions sur un champ de batailles je vous aurai relevé en vous bottant les fesses. Je ne vous ferai pas cet affront.

au fond j'ai l'impression que la folie, vous sera plus douce, vous dites que vous ne voulez pas reculer mais je pense que si et que la folie est une porte de sortie. Parlez donc avec votre part noire, demandez lui son avis.
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Zachary

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 19:19

Cornelia,

Pensez-vous toujours être une simple séraphine, une ennuyeuse coquille, jolie certes, mais vide, transportant les mots des dieux? N'êtes vous que la bouche d'Astaroth? Ce que je vois en vous est tellement plus grandiose. Vous êtes une stryge, le visage de la férocité et de la mort, la créature qui inspire la peur depuis des temps antiques. On parlait de vous alors que le prince des ténèbres n'était qu'un avorton. Vous n'avez pas à être une servante qui se morfond. Ouvrez les yeux et regardez vous: votre potentiel est infini.

Puis-je vous peindre?

N'importe qui d'autre y perdrait la vie et verrait ses rêves brisés et écartelés, mais j'ai pour vous une œuvre grandiose. Un tableau, à accrocher dans la nouvelle salle du trône du nouveau palais. Une nouvelle réalité, ou plutôt la réalité. Une porte ce que vous pouvez devenir. Je ne saurais garantir que vous soyez en sécurité une fois cette acte fait, car lorsque l'on ouvre une porte...

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 20:23

Zachary a écrit:


Cornelia,

Pensez-vous toujours être une simple séraphine, une ennuyeuse coquille, jolie certes, mais vide, transportant les mots des dieux? N'êtes vous que la bouche d'Astaroth? Ce que je vois en vous est tellement plus grandiose. Vous êtes une stryge, le visage de la férocité et de la mort, la créature qui inspire la peur depuis des temps antiques. On parlait de vous alors que le prince des ténèbres n'était qu'un avorton. Vous n'avez pas à être une servante qui se morfond. Ouvrez les yeux et regardez vous: votre potentiel est infini.

Cher Zachary,

Vous avez raison, au delà des flatteries : je ne suis pas une 'simple' séraphine. Je suis une Aile Noire, descendante d'une des trois lignées royales de séraphins de Sandalfon. Je suis également descendente d'un des seigneurs de la mort, l'ange noir hermaphrodite.

Mais je ne suis pas messagere d'Astaroth.
La proposition m'en a été faite, mais j'ai décliné. Seigneur Simorg du Soleil Noir peut en témoigner.
bien que mon chemin soit celui des tenebres, bien que des chaines de mes passions m'enchaient au Prince d'Inferno, je reste et me revendique Séraphine Aile Noire.

les séraphins, tout comme les stryges, existaient bien avant le demiurge cornu, bien avant le dieu de fer et le Maitre du Pharos. Nous etions les messagers des Anciens. nous etions des Anciens. Nous volions dans les cieux de l'Age d'or.

j'ai du respect pour le Prince des Tenebres. et de l'affection. comme l'on peut avoir de l'affection pour sa propre noirceur, comme l'on peut chérir ses ombres.
les chants de Maldoror sont nés dans la gorge d'un séraphin noir, n'en doutez point.

Zachary a écrit:

Puis-je vous peindre?

N'importe qui d'autre y perdrait la vie et verrait ses rêves brisés et écartelés, mais j'ai pour vous une œuvre grandiose. Un tableau, à accrocher dans la nouvelle salle du trône du nouveau palais. Une nouvelle réalité, ou plutôt la réalité. Une porte ce que vous pouvez devenir. Je ne saurais garantir que vous soyez en sécurité une fois cette acte fait, car lorsque l'on ouvre une porte...

je sais que vos peintures tuent. j'en ai eu confirmation dans les echos de la chambre noire. vous me reiterez cette confirmation.

n'est-ce pas etrange de vouloir peindre l'ange de la mort? est-ce que cela le tuerait? que cela lui ferait-il ?
vous vous posez surement ces questions... moi aussi.

mais je ne suis pas la messagere d'Astaroth.

et je ne suis pas une stryge. les stryges sont filles de Nocté, une deesse de l'Age d'or, compagne de Sol (qui engendra les enfants de Lumiere). Mais vous, aussi bien que moi, savons que l'apparence n'est qu'un vetement de chair. et que les ames en changent en chaque incarnation.

je ne vous cache pas que c'est le coté 'stryge' qui a co-forgé le monde des reves dont vous etes le Prince. Je l'ai souhaité comme un echo du reve de Nocté.
savez-vous que Nocté fut trahie par Astaroth, qui la jeta dans Ashliss?

saurez-vous peindre Nocté ? Je consens à lui offrir mes traits de stryge; car nul ne connait vraiment les traits de Nocté maintenant, je crains...

Les messagers d'Astaroth sont solaires : Simorg arbore des plumes mordorées sur ses ailes, la rapiere du Florentin est d'or, le Mathador est acclamé dans une arene ensoléillée... Je pressens son palais de sacre comme une batisse solaire, baignée des effluves du Soleil Noir.

la place du portrait de la nuit est-il dans une salle de trone 'solaire'? je n'ai nulle réponse...

cette réponse vous convient-elle ?

bien à vous,
Cornelia Ailes Noire Remington.
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 20:51

Ulysses L. Custer a écrit:


Vous voulez savoir et vous avez peur de savoir et vous pleurerez quand vous saurez!

Exactement ! je veux savoir et j'ai peur de savoir.

Ulysses L. Custer a écrit:

"Je vis une créature nue, bestial,
Qui, accroupie sur le sable,
Tenait son coeur entre ses mains
Et en mangeait.
"est ce bon, ami?" demandai-je.
"C'est amer,amer, répondit-il,
Mais j'aime cela,
Parce que c'est amer,
Et parce que c'est mon coeur."

"    J'ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul,
les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et
nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par
tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions: la
gloire. En voyant ces spectacles, j'ai voulu rire comme les
autres; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J'ai
pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis
fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un
instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir
cette bouche meurtrie par ma propre volonté! C'était une
erreur! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures
empêchait d'ailleurs de distinguer si c'était là vraiment le
rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison,
je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des
humains, c'est-à-dire que je ne riais pas. "
Chants de Maldoror

Ulysses L. Custer a écrit:

que cherchez vous a avoir dans ces echanges? si je ne suis pas un reveur, si je ne suis qu'un rampant, si je ne cherche plus qu'une chose: les tenebres... que peuvent vous apporter ces échanges? de l’apitoiement?
vous m'etes parfois comme un miroir tellement opaque que l'on ne sait jamais à l'avance quel reflets on pourrait y apercevoir. d'autant plus que je cherche à y percevoir non pas mon propre reflet, pas uniquement, mais un reflet d'une alterité. une autre alterité sombre.
nous cherchons tous les tenebres, nous qui avons choisi d'arpenter le chemin des tenebres des nos ames...

Ulysses L. Custer a écrit:

Je ne sers pas le dieu de fer non, j'ai cru l'espace d'un instant qu'il pourrait apporter des reponses mais non... aujourd'hui je me rends compte que les choses vont au dela. Je conquerrais une nouvelle Ithaque pour mes hommes, pour moi, pour Ereshkigal...
vous vous etes créé un but à ateindre. une raison de vivre ici, maintenant et dans ce vetement de chair.

vous me voyez heureuse ! sincerement heureuse ! pour vous, vos hommes. pour Ereshkigal. Pour Benjamin...



Ulysses L. Custer a écrit:

Nous serions sur un champ de batailles je vous aurai relevé en vous bottant les fesses. Je ne vous ferai pas cet affront.

au fond j'ai l'impression que la folie, vous sera plus douce, vous dites que vous ne voulez pas reculer mais je pense que si et que la folie est une porte de sortie. Parlez donc avec votre part noire, demandez lui son avis.

Je sais que ma folie actuelle n'est qu'un chemin vers la lucidité complete que je cherche à atteindre dans ce processus de recouvrement de mon etre.
je cherche des bribes de verité dans la folie, comme un assoiffé lappe des gouttes de pluie. ce qui est douceur, c'est l'esthetique symbolique dont la noirceur est enveloppée. je suis sensible à l'esthetique. à l'harmonie.
c'est quelque chose que Benjamin comprend merveilleusement.

mais vous avez raison, et je suis vos conseils : je m'enferme parfois dans la chambre noire, celle que j'ai dans mes appartements à Olympus.

Je voudrais me rendre à Ereshkigal. Dit-on il s'y trouve un temple de Nocté.  Je voudrais m'y rendre...
y avez vous été ?
comment puis-je m'y rendre, sans offenser votre peuple ?

bien à vous,
Cornelia Aile Noire
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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Dim 26 Avr - 22:52

Cornelia,

Vous voulez que je fasse revenir la déesse d'Achlys? Je ne suis pas certain que cela plairait à l'ange noir. Voulez-vous que j'attire sa colère? Que je me dresse face à lui? Voulez-vous me manipuler? C'est un jeu dangereux. Comme le disent nos amis, je ne suis qu'un civil. Me voyez-vous vraiment ma dresser face à Inferno, moi qui suis incapable de dire non à ma sœur?

Sachez que je ne dépeins pas seulement les traits. Je serais bien incapable de simplement montrer Nocté avec votre apparence, sans y mettre votre goût, votre saveur, votre âme. Ce qui en ressortira ne sera peut-être ni totalement l'une, ni totalement l'autre. Tuer un ange de la mort... Un concept. Peut-être le nom de la toile?

Je peindrai votre Nocté, si c'est votre désir, mais prenez garde qu'elle ne vous dévore.
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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Mer 29 Avr - 21:31

Zachary a écrit:
Cornelia,
Vous voulez que je fasse revenir la déesse d'Achlys? Je ne suis pas certain que cela plairait à l'ange noir. Voulez-vous que j'attire sa colère? Que je me dresse face à lui? Voulez-vous me manipuler? C'est un jeu dangereux. Comme le disent nos amis, je ne suis qu'un civil. Me voyez-vous vraiment ma dresser face à Inferno, moi qui suis incapable de dire non à ma sœur?

Cher Zachary,

Je ne souhaite ni vous manipuler, ni vous dresser contre Inferno. Mais vous devez savoir que je ne chante pas pour Inferno.

celle/celui qui est enfermé dans mon enveloppe de chair, c'est Ouriel. Vous vous en doutez, je sais, depuis la chambre noire. Oui, je suis Ouriel, le fus et le serai. Je ne suis pas d'Ashliss. Je ne suis pas d'Inferno. Je suis un Cantos ( un chant si vous preferez) des seraphins aux ailes noires. je ne suis qu'un chant trappé dans une prison de chair...

en cela, mon essence est semblable à celle du Prince d'Inferno...


Zachary a écrit:

Sachez que je ne dépeins pas seulement les traits. Je serais bien incapable de simplement montrer Nocté avec votre apparence, sans y mettre votre goût, votre saveur, votre âme. Ce qui en ressortira ne sera peut-être ni totalement l'une, ni totalement l'autre. Tuer un ange de la mort... Un concept. Peut-être le nom de la toile?

Je peindrai votre Nocté, si c'est votre désir, mais prenez garde qu'elle ne vous dévore.

Nocté n'est pas Ouriel. Je ne suis pas Nocté. et je crains qu'Ouriel ne soit attaché sentimentalement à mes traits ( l'on a bien une tendresse pour son vetements preferé ). Ne donnez pas à personne mes traits, ni encore moins le parfum de mon ame ! Je vous en conjure, ne peignez pas l'Ange de la Mort...

Mon portrait n'est pas approprié pour une salle du palais d'un Prince bientot couronné. l'on ne decore point le palais d'un monarque avec les portraits de monarques d'autres contrées.
lorsque vous verrez mes ailes, vous comprendrez mieux de quoi je parle.

peignez votre soeur, ou Princesse Alice, ou une autre, un autre visage, issu de vos reves et phantasmes, mais point moi.

mon visage est douceur pour certains, désolation pour d'autres... c'est comme un miroir : chacun y voit ce qu'il veut y voir et ce qu'il porte en lui. que cela reste ainsi. si vous souhaitez voir un portrait de moi, alors entrez dans une chambre noire et mettez vous face à un miroir.

j'espere ne point vous decevoir, Zachary, mais le regne d'Astaroth n'est point le mien !

bien à vous,
Cornelia Aile Noire
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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Mer 29 Avr - 23:00

Chère Cornelia,

Votre réponse me déçoit, j'avais une vision. Au-delà du lieu, au-delà des jeux, de pouvoirs ou d'égo, j'avais une vision. C'était grandiose, tragique, cruel, beau.

Mais soit, je me contenterai de mettre des miroirs dans ce palais, que le maître des lieux n'ait nulle part où se cacher de lui-même. N'est-ce pas la pire des destinée, incapacité à s'échapper de soi-même?

Si vous changez d'avis, l'offre tient. Nous avons l'éternité après tout,

Zachary,

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Mer 29 Avr - 23:40


Je voudrais vous raconter l’histoire d’une bataille,
L’histoire d’un monde,
Et de ses enfants.
L’histoire de sang et de ressentiment,
De trahison et de vengeance,
D’espoir.

Les enfants ailés du Soleil aux ailes d’une blancheur étincelante
Et les enfants de l’Ombre et de la nuit aux ailes d’un noir dense
Se dressèrent l’es uns contre les autres,
En une bataille au dessus des nuées,
Et de leurs gorges enserrées dans des gorgerins meurtriers
Jaillirent des chants de destruction et de mort.
Et leurs ailes se mêlèrent non en une étreinte de passion,
Mais en la lutte sans miséricorde.
Et le tonnerre qui grondait dans les nuées
N’était qu’un écho
De ces chants
Et de cette bataille.

L’armée sombre fut vaincue.
Les plumes de leurs ailes abimées furent éparpillées pas le vent,
Comme des cendres, comme des flocons de neige noire.
Ces anges déchus furent précipités dans un gouffre.
Une chambre de confinement.
Tous y furent jetés :
Le Général aux ailes sombres ensanglantées,
Les anges, noirs guerriers et messagers,
Les chérubins recouverts encore de duvet…

Et ce peuple hurla sa rage et son ressentiment,
Et son ivresse du carnage,
Et ses larmes d’impuissance,
Et son désespoir de la défaite,
Et son espoir de la vengeance.
Et ce cri issu des milles gorges,
Ce chant des milles poitrines,
Se condensa,
Et s’éleva,
Et s’échappa du gouffre,
Avant que la chambre de confinement ne fût scellée.

Et ce cri se mêla aux acclamations de victoire,
Et suivit les anges aux ailes blanches soutachées de sang versé,
Et remonta le parvis de la grande Cathédrale flottant sur les nuages,
Et, précédant le Vainqueur, se tapit derrière l’autel,
Dans l’ombre.
Et regarda le Général aux ailes de cygne maculées de sang
Monter les marches du triomphe
Pavées de gloire,
D’orgueil,
Vers l’autel.
Il ne restait plus qu’une seule marche
Avant le sacre.
Lorsque l’ombre jaillit derrière l’autel
Devant le Vainqueur
Et libera le cri.

Et le cri déferla sur le Vainqueur
Et les chœurs des anges
Et brisa les vitraux de la cathédrale.
Et le cri se fit ombre ailée,
Et s’envola.
Et étala son aile noire sur le monde,
Vengeance et ressentiment,
Rage et désespoir,
Semant la mort
Sur son passage.

Ainsi fut détruit le monde des anges ailés.

Lorsque les noires pyramides vinrent,
Les plumes noires et blanches voletaient encore,
Emportées par les vents
Des souvenirs.
Mais les usines de Karma Flux
Ne brisèrent que des ruines d’un monde dépeuplé
Et sans âme.


Cloitrés dans les chambres de confinement,
Les anges brisés
Furent visités pas les messagers du dieu de fer.
Certains le suivirent volontairement
En servitude.
Et leurs ailes furent arrachées,
Afin qu’ils deviennent semblables aux hommes,
Et simplement humains,
Comme leur nouveau dieu.
D’autres eurent leurs ailes coupées
Par des sécateurs de fer
Et l’on leur greffa des ailes tranchantes.
D’autres se tournèrent vers
L’ombre du démiurge, vers le Prince des Ténèbres et ses généraux…

Le Général ailé de lumière survécut au cri du ressentiment
Et fuit.
Ainsi fut préservée la lignée Blanche.
Et ses descendants arborèrent des ailes de cygnes blancs.

Le Général aux ailes noires
Préféra à l’emprisonnement
La servitude du dieu de fer.
Il fut libéré mais non libre,
Vivant mais sans ailes.
Il vit le cri de ressentiment incarné
Dévaster un monde,
Puis des mondes.
Et voulut ou dû l’arrêter.
Il se tourna vers l’incube le Noir Eros,
L’un des anges des Ténèbres,
Qui l’aida à emprisonner le chant de ressentiment
Dans une enveloppe de chair.
Il garda cette enveloppe près de lui,
Dans une cage dorée.
Elle lui donna fils,
Mais il le déroba
Et offrit sur un autel au Noir Eros,
Comme prix de son immortalité,
Comme mensonge envers la Grande Faucheuse.

Et des ruines du monde détruit,
Il fit construire un monde secret
Pour les serviteurs du dieu de fer.
Il renia ainsi sa nature ailée,
Et trahit deux fois,
Maculant de triple félonie son âme.


Mais peut-on fuir éternellement ?
Peut-on se cacher derrière les mensonges ?
Un jour le Chant recouvra sa mémoire,
Une seule bribe suffit.
Et retrouva son geôlier,
Et un de ceux qui l’ont créé.
La Faucheuse incarnée chercha en vain les ailes de dignité et de noblesse
Au triple félon.
Il ne mourut pas de sa main,
Mais de son propre déshonneur.
Elle ne lui prit que son âme.
Et elle la donna à un de ses maitres trahis,
L’enferma dans une prison de chair maudite.


Et la Faucheuse ailée
Etendit son aile noire
Sur le monde artificiel construit sur les ossements de son monde natal,
Et libera les âmes de tous ceux qui s’y trouvaient.
Mille étincelles s’envolèrent vers le ciel,
Comme mille poussières,
Mille soupirs.

Tous, sauf un,
Mais qui ne parlera plus jamais :
Il gardera le souvenir de la Grande Faucheuse,
De son courroux,
Et de sa tendresse,
Car de son baiser elle lui donna la voix,
Afin qu’il chante son âme.

Puis la Faucheuse quitta le monde devenu charnier.
Elle se recroquevilla dans son habit de chair
Et perdit ses souvenirs.
Le ressentiment s’estompa.
La haine était assouvie.
Dans son vêtement de chair fragile et délicat,
Elle se sentit capable d’affection,
Elle voulut offrir douceur,
Serrez son enfant et le bercer sur son sein,
Voler dans les nuées et happer l’éther,
Mêler ses ailes d’ombre aux ailes de la Nuit…


* * *

Voyez, cher Zachary, comment peindre ceci ?...


* * *

Cher Benjamin,

Merci de m’avoir nommé « douce Cornélia », vous avez été le seul à le faire. Le seul à avoir à la fois discerné et créé cette douceur chez celle qui n’est autre que la Faucheuse.
J’aimerais vous chanter, maintenant que j’ai retrouvé ma voix. J’aimerais entrelacer nos ailes, maintenant que j’ai recouvré les miennes. J’aimerais que vous m’appreniez encore la douceur et la légèreté, maintenant que mon geôlier est mort.
J’aimerais que vous connaissiez mon fils, Simon, et l’aimiez. Grand sera son chemin, grand et sombre, sous l’égide de l’Eros Noir. M’est espoir qu’un jour il pourra se libérer de ses chaines, et retrouver sa plénitude.

A vous dans cette prison de chair,
A vous dans ces ciels artificiels,

Cornélia, Cantos Ouriel


* * *

Cher Général Ulysses,

Transmettez, je vous prie, cette missive à Benjamin.
Je reviens de Villa Vortex. J’ai enfin retrouvé mon fils. Je suis enfin repue et sans haine, car mon geôlier est mort.
Je ne cherche ni consolation, ni excuses, ni justifications : c’est si limpide : je fus, je serai Ouriel. Je suis Ouriel, d’une certaine façon, si l’on nomme « Cornélia » cette prison de chair qu’est ma finitude actuelle.

Je passe la plupart de mon temps dans la chambre noire, et je rattrape le temps perdu avec mon fils, Simon. Il n’a pas d’ailes. Son destin est autre, que voler : il n’est point séraphin, mais un néphilim.
Je sais que j’ai peu de temps, alors je dois lui transmettre les enseignements d’Ouriel, tant que nous en avons le temps.

Amitités,
Cornélia, Cantos Ouriel des Ailes Noires de Sondalfon

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Zachary

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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   Ven 1 Mai - 12:58

Jezabel Charlotte a écrit:


Voyez, cher Zachary, comment peindre ceci ?...


Si vous pouvez y mettre des mots, je puis y mettre des images.
Pensez-donc à la racine du mot imagination.

A moins que ce ne soit qu'une question rhétorique...
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MessageSujet: Re: Missives et discussions / Héliogabale   

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