Epiphanie

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 Présentation du jeu

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MessageSujet: Présentation du jeu   Mar 28 Avr - 14:36

Les traditions :

Il y a 9 traditions principales, groupées en 3 familles :



Les traditions d’Abraham :

Ces 3 traditions sont liées aux 3 religions monothéistes. Le paradigme est donc théologique. Au sein d’une même tradition, il existe de grandes disparités entre des courants gnostiques, dogmatiques, politiques ou mystiques.

Lions de Sion : cette tradition est liée à la tradition juive, en particulier la Torah, le Talmud. La cabale, tradition gnostique juive y exerce une gigantesque influence. Les lions œuvrent aussi pour la défense de la communauté juive, soumise à la dhimitude en terre d’islam et souvent maltraitée en chrétienté. La magie sémite est fort ancienne, puisqu’elle  a des racines babyloniennes et s’enrichit de textes cabalistes extraordinaires, tels le Sefer ha Zohar.

Cœurs célestes : les cœurs se confondent avec l’histoire de la chrétienté, ses luttes internes, ses tiraillements avec les autres religions, ses relations ambiguës avec la noblesse, la bourgeoisie. Les catholiques y exercent une solide influence et ont obtenus la soumission de la tradition à l’autorité du Saint Père.

Batini : ce sont les représentants de la plus jeune religion du Livre, l’Islam. Victime du grand schisme entre shiites et sunnites, la tradition souffre d’un manque d’unité sur les rapports du savoir et de la foi. Les averroistes, ont rayonné et diffusé la pensée d’Averroès en islam comme en chrétienté. Les partisans du jihad soutiennent activement le sublime porte et les ambitions militaires du grand Süleyman



Les sorciers :

Ces 3 traditions sont les mages les plus typiques, presque issus du folxlore, ou de mythes et légendes. Il y a une vraie filiation entre les primordiales verbena et les ambitieux solificati, chaqu’un revendiquant une part de l’occultisme et de l’ésotérisme.

Verbena : issues du paganisme, plus que de l’occultisme, les verbena sont une antique tradition magique liée aux milles visages de la grande déesse. Très féminisée, les sorcières ont été victimes de la haine de l’inquisition et son aujourd’hui sur le déclin. Les rythmes biologiques, ceux des saisons, la communion avec le cosmos occupent une grande importance dans la tradition.

Ordre d’Hermes : ces mages, un peu méprisants ou condescendants avec les rustiques verbena et leurs clairières sacrées sont les héritiers du Dieu Hermes, messager et voleur et de l’ensemble de l’héritage ésotérique occidental. Très codifiée et structurée, l'ordre pratique la haute magie, un ensemble de pratiques occultes. La symbolique, la divination, mais aussi la philosophie néoplatonicienne sont essentielles.

Solificati : ces mages urbains sont très récents et issus de l’influence des sciences et techniques de la renaissance sur l’ordre d’Hermes. L’alchimie y occupe une place importante, à la fois comme source d’enrichissement et méthode d’élévation spirituelle. Les solificati ont naturellement trouvé refuge dans les grandes villes et la bourgeoisie. Les relations avec l’ordre de la raison sont assez ambiguës.


Les conteurs :

Ces 3 traditions sont liées à la tradition orale, les contes, légendes et le folklore. A la différence des groupes précédents, ils ne se considèrent ni comme des théurges, ni comme des occultistes, mais parlent la langue d’or, capable d’agir sur le réel comme sur l’esprit et les émotions de leurs auditeurs.


Fils de Chronos : aussi appelés prophètes, ils peuvent voir et annoncer le futur. Plus profondément, ils s’estiment héritiers d’un âge d’or ou l’humanité vivait dans le bonheur et la casi immortalité. Leur magie, mélange de cultes extatiques et dionysiaques et de philosophie épicurienne leur permet d’échapper au temps présent par des expériences extrêmes et l’usage des drogues diverses.

Orphistes : ces mages assez morbides étudient la mort et les morts, la fatalité qui imprègne toute chose, la destruction, l’usure à l’œuvre aussi bien physiquement que spirituellement. Ils s’inspirent en cela du voyage d’Orphée aux enfers, venu chercher sa compagne Eurydice. Le voyage fut vin, mais pas l’exploration d’Orphée des mondes inférieurs.
S’inspirant des 3 juges des enfers, Minos, Eaque et Rhadamanthe, les orphistes s’estiment un devoir métaphysique dans la migration des âmes. Certaines doivent être purifiées, d’autres châtiées. Cela conduit parfois les orphistes à se comporter comme des assassins, mais toujours au nom de motifs mystiques. Ils vivent dans le secret et bien peu en dehors de cette terrifiante organisation connaissent leurs véritables motivations.

Jerbitons : l’alliance de velours est un groupe d’artiste, de bardes et de troubadours. Leur magie est un vrai enchantement, le Grand Art, plus qu’une Science Occulte. Ils faisaient originellement parti de l’ordre d’Hermes, mais les relations passionnelles qu’ils entretiennent avec les profanes, ainsi que leur préférence pour une magie esthétique et gracieuse les ont finalement éloignés de l’ordre.


Dernière édition par Admin le Ven 8 Mai - 12:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Présentation du jeu   Mar 28 Avr - 14:38

Ordre de la raison :

La redécouverte du savoir des anciens grâce aux sarrasins et aux byzantins, le développement spectaculaires des universités en occident provoquent la renaissance. La religion perd peu à peu son primat sur les autres disciplines. Les arts et les sciences se développent et se dégagent progressivement de leur gangue mystique pour devenir des disciplines autonomes. L’argument d’autorité cède la place à une approche expérimentale. Le monde est un gigantesque livre ouvert ou l’on peut apprendre, non plus au travers des livres saints, mais directement par la connaissance qu’il nous enseigne de ses propres lois.

Les mages voient logiquement la naissance d’une nouvelle organisation imprégnée d’idéaux humanistes et de rénovation du savoir. Les traditions, rétrogrades, obscurantistes et passéistes s’opposent à la venue de ses nouvelles visions du monde. Anciens contre modernes.

La numérologie devient mathématiques, l’alchimie devient la chimie, l’astrologie devient l’astronomie, la métaphysique devient la physique.


Bienvenue dans l’ordre de la raison :

Artificiers (ou artisans) : il ne faut pas limiter les artificiers à des concepteurs et utilisateurs de canons, d’arquebuses et d’armes à feu. Leur paradigme est bien plus vaste. La magie est une science, et celle-ci permet de concevoir à une vaste échelle des objets techniques accessibles à tous. La guerre, mais aussi l’agriculture, les transports, peuvent bénéficier de ses innovations. Surtout en imprégnant des objets de science, les outils ainsi créés ne sont plus réservés à une caste d’élus, mais peuvent être diffusés dans l’ensemble de la population, lui donnant des capacités incroyables.

Cabale de la pure pensée (ou gabriélites) : issus des cœurs célestes avec lesquels ils partagent un paradigme religieux, les gabriélites œuvrent à la concorde en tachant de modeler l’esprit de leurs ouailles. Très présents dans les sphères religieuses, ils tachent d’obtenir l’assentiment des sujets à leur suzerain ainsi qu’ à Dieu en combattant la sédition, l’hérésie, mais aussi les idées pouvant entrainer des troubles sociaux, la contestation. Parfois teintés de fanatisme, les gabriélites entretiennent des relations ambiguës avec l’inquisition.

Maîtres célestes : ce sont bien plus que des astronomes ou des devins. A bord de leurs incroyables navires d’éthers, ils cartographient et explorent le monde astral et céleste. Ils mènent aussi de terribles luttes contre des entités effrayantes qui tentent d’envahir notre monde. Nouveaux conquistadors, ils œuvrent à assurer des colonies utopistes de l’ordre de la raison dans les royaumes célestes, affronter les dangers de l’humanité, mais aussi découvrir les merveilles sidérales afin d’en retirer savoir ou richesse.

Maçons : architectes de génie, les maçons sont imprégnés d’idées humanistes, progressistes et démocratiques qu’ils diffusent dans la population. Ils voient le monde comme un grand édifice et Dieu comme un grand ordonnateur. Il appartient aux hommes de bâtir une nouvelle société, libérée de la gangue de la superstition ou les sujets, enfin émancipés de l’autorité des princes et des prélats pourront participer et décider de l’avenir de la cité.

Haute guilde : la fortune est leur devise et leur but. Associés à l’essor fulgurant de la bourgeoisie et au modèle des cités états marchandes de la méditerranée, la haute guilde règne par le denier, qui permet d’acheter les empereurs (Charles Quint a été élu grâce à la cassette des Frugger), es armées (les grandes compagnies de mercenaires font et défont les nations), les prélats (le commerce des indulgences est une des causes du succès de la réforme).

Cercle hippocratique (ou cosiens) : avec l’apport incroyable de la médecine arabe, la pratique des autopsies et dissections dans les universités de médecine, l’antique et médiévale médecine des humeurs commence à montrer ses limites pour laisser place à une vrai connaissance empirique et scientifique du vivant, des corps, de la biologie, de la médecine. Les cosiens peuvent faire reculer la mortalité dans des proportions considérables, même si le clergé voit leurs expériences d’un œil sceptique.

Ksirafai : chaque organisation dispose de ses espions et l’ordre de la raison de fait pas exception. Tour à tour courtisans, espions, assassins, empoisonneurs et comploteurs, les ksirafai œuvrent pour débusquer les ennemis internes à l’ordre de la raison, mais aussi à s’informer sur les paradigmes et motivations de leurs ennemis. Ils n’ont pas d’existence officielle, et donc souvent une autre identité de façade pour couvrir leurs agissements.

Chercheurs du vide (ou explorateurs) : avec la découverte puis l’exploration de l’Amérique, de l’Asie et de l’Afrique sub saharienne, les explorateurs peuvent cartographier précisément le monde, en tracer des routes, établir des comptoirs de l’ordre de la raison dans ces étranges contrées, espionner les avancées technologiques des autres peuples, s’inspirer de certains modèles sociaux. Au niveau magique, la fraternité akahite en Asie et les onirologues en Amérique sont intégrées dans la grande communauté des magiciens. Le monde n’est pas encore un village globalisé, mais les possibilités d’exploration et de communication bouleversent l’humanité et lui ouvrent de nouvelles perspectives.
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MessageSujet: Re: Présentation du jeu   Mar 28 Avr - 14:39

Akashites et onirologues :

Un joueur attentif aura remarqué que ne sont décrits ni la fraternité akashite ni les onirologues parmi les 9 traditions.

Au lieu des akashites, j’ai proposé les Jerbitons (trône de psyché).
Au lieu des onirologues, j’ai présenté les lions de Sions (trône d’esprit)

Le motif de cette modification est simple.
La présence d’un groupe composite comprenant outre des mages européens et orientaux des pratiquants d’arts martiaux venus d’Asie (akashites) ou des shamans amérindiens (onirologues) n’est pas imaginable à la renaissance. Quelle serait la réaction de citoyens de Florence devant une aussi disparate assemblée ?
Car la renaissance n’avait pas encore acquis le relativisme culturel ou ethnique moderne qui a changé nos grandes métropoles en villages planétaires mondialisés.

Les akashites et les onirologues existent bien sur, mais ce sont des mages lointains et mystérieux, entourés de légendes, de peurs ataviques et de merveilles. Ces 2 traditions lointaines seront donc réservées à des PNJs. Sur une campagne basée sur l’exploration (ce qui me semble un axe passionnant pour une chronique), ces augustes et millénaires traditions magiques auront une place notable.

Dans le même registre, je ne compte pas autoriser de maraudeurs ou ne néphandi comme PJ, par ce que les mages fous ou dépravés me semblent peu propices à cette campagne

Les joueurs auront le choix d’interpréter un mage des traditions ou de l’ordre de la raison ou un orphelin (sans tradition ou appartenant à une maison mineure et indépendante de mages), ce qui laisse déjà une variété de concepts considérables.
Il faut noter que le groupe sera mixte, qu’il y aura des représentants des 2 grandes organisations magiques (traditions et raisons)
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MessageSujet: Re: Présentation du jeu   Jeu 21 Mai - 16:57

Les racines de la Renaissance.


La renaissance tire ses racines dans le XIIIème siècle, véritable âge d’or médiéval.

Les croisades en terre sainte permettent aux croisés de découvrir la savoir des anciens, gràce à l’extraordinaire rayonnement de la civilisation musulmane.

Les sarrasins et les maures comme les appellent les croisés versent avec brio dans tous les arts et sciences : l’architecture, la médecine, l’algèbre, l’astronomie, la philosophie, l’alchimie héritées des anciens.

Averroès nous apprend que l’on peut accéder à Dieu dans la révélation mystique, mais aussi par le savoir empirique et la sagesse philosophique. Se dessinent alors deux modes d’appréhension de Dieu, la foi et la raison.

En 1204, le fiasco de la quatrième croisade et la cupidité des marchands vénitiens conduisent à la prise puis au sac de Constantinople par les croisés. Jamais la seconde Rome, véritable capitale de l’empire d’orient ne se remettra de cet outrage, et la ville tombera définitivement aux mains des Turcs en 1453.

Mais le rayonnement de la civilisation islamique est déjà sur son déclin en ce XIIIème siècle et les sages et savants commencent à vivre sous la férule des oulémas et des docteurs de la foi. Les conflits entre sunnites et shiites préfigurent les guerres de religion chrétiennes des la renaissance et la munificente Bagdad, capitale du califat abbaside finit par tomber sous les assauts de la horde mongol.

Au même moment, l’occident chrétien qui redécouvre grâce aux maures et aux byzantins le savoir des anciens invente un nouveau mode de l’instruction : l’université.

A la différence des madrasas coraniques, les universités de la Sorbonne, d’Oxford ou de Salamanque s’émancipent vite de la férule religieuse et deviennent un vrai laboratoire de ce que l’on appellera la renaissance.

En ces lieux seront forgés de nouveaux paradigmes, non plus hérités de la Bible ou de la sagesse des ainés, mais véritablement découverts, à l’observation de la nature.


Le XIIIème siècle est aussi l’âge d’or de la papauté, véritable théocratie théorisée par Innocent III. Quand le Saint père excommunie les rois de France ou d’Angleterre pour des motifs matrimoniaux, ceux-ci mettent face contre terre et se soumettent à l’autorité du vicaire du Christ « en dessous de Dieu, mais au-dessus des Hommes ».

En comparaison, quand Clément VII tachera de faire plier Henry VIII au XVIème siècle, il n’y parviendra pas et le monarque anglais prononcera le schisme anglican.


Le XIIIème siècle est aussi la période de la « stupor mundi ». Frederick II ne se contente pas d’être un monarque exceptionnel. Ce savant cosmopolite s’entend mieux avec les « infidèles » qu’avec les autres princes chrétiens et obtient Jérusalem des maures sans presque verser le sang.

Son règne emmène de tels bouleversements dans le Saint Empire, qu’à sa mort, la renaissance est amorcée.

On oublie trop souvent le legs médiéval dans la renaissance.

Au XIVème siècle, les grandes épidémies de peste, la guerre de cent ans prélèvent un du terrible sur les populations.
Pourtant, les révolutions inaugurées au moyen âge continuent d’agir de façon souterraine dans les mentalités. Guillaume d’Occam affirme que les vérités expérimentales ont primauté sur celles reçues d’autorité.

L’imprimerie qui se développe très vite conduit à des changements considérables dans les domaines de la foi et du savoir. La population largement servile qui courbait l’échine sous la férule des seigneurs et les imprécations des prêtres commence à accéder à la dignité et au salut sans le secours de la noblesse et du clergé.

Les grandes compagnies des mercenaires consacrent le métier des armes, jadis réservé aux chevaliers.

Enfin la Bible accessible facilement dans de nombreux idiomes rend le recours au clergé inutile. Chaque croyant peut être le gardien de sa foi sans l’intersession du prêtre ou les prières du moine.


Les arts aussi s’émancipent de l’imagerie religieuse et s’enrichissent de techniques prodigieuses au service du réel et non plus simplement de la propagande religieuse.


La réalité révélée cède la place à la vérité observée. Plus encore, la validité d’une idée dépend de son adéquation avec le réel. La méthode empirique permettra d’émanciper les sciences de leur gangue ésotérique. L’alchimie devient la chimie, l’astrologie devient l’astronomie, la numérologie devient les mathématiques, la métaphysique devient la physique, la médecine des humeurs découvre les vérités dictées par l’observation du corps humain.



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