Epiphanie

forum de la communauté des joueurs du jdra epiphanie
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Chahinaz, conteuse d'Orient

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Jezabel Charlotte

avatar

Messages : 1847
Date d'inscription : 15/09/2008
Localisation : NY ou CLUB DE L'ABSYNTHE

MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   Mer 17 Juin - 12:33

Notre désert est sans bornes,
Nos cœurs et nos âmes sont sans repos ;
Le monde est tout entier rempli d’images et de formes :
Mais de ces images, laquelle est donc la notre ?
Rûmi

Ma route est celle qui mène vers Assise, la ville où est né le premier poète de la langue italienne, celui qui chanta la beauté du Monde et la splendeur de la Création, l’innocence de l’esprit et le dépouillement de l’âme. C’est en compagnie de ses disciples et ses frères que je marche.

Ces quatre frères franciscains accompagnent un groupe de pèlerins vers Assise, vers la chapelle rebâtie par les mains mêmes du fondateur de leur Ordre.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil.
par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
dans le ciel tu les as formées,
claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
et pour l’air et pour les nuages,
pour l’azur calme et tous les temps :
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau.
qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.
(CANTIQUE DE FRÈRE SOLEIL, Saint François d’Assise)

Les pèlerins scandent les psaumes et règlent leurs pas sur la métrique des vers latins. Les peupliers, comme une rangée de cierges élevant vers les cieux les branches, applaudissent leurs Alléluias. Nous nous arrêtons pour prier à l’aube et au coucher. J’écoute leurs vois s’élever vers les cimes des peupliers, je les entends, portés par le frère Vent vers le siège du gardien des clefs de Paradis, vers la Jérusalem céleste.

Encore plus au sud se trouve la Mekka. Je me tourne vers elle, silencieuse et yeux clos, et me retrouve prise dans ce tourbillon ce vertige qui tourne et s’enroule autour du cœur pulsant du monde.

J’ai accompli le Hajj, ce pilier, ce pèlerinage. Je me suis rendue à la ville sainte, je me suis abreuvée à la source de Zamzam, j’ai lapidé les trois stèles, je me suis coupée les cheveux…
C’était il y a… longtemps. J’étais jeune, à peine un siècle.
Depuis, je n’y suis plus retournée.
L’avais-je accompli comme une de ces samâ’ que j’ai pu récemment contempler à Istanbul, gestuelle rituelle vidée de sens ? En effet, quel sens avais-je donné à ce voyage, jadis ?

Et quel sens donne-je à ma longue marche aujourd’hui ? Quel sens à marcher dans la poussière et la boue, grelottante sous le vent d’automne et brulée par le soleil de l’été ? Quel sens à marcher dans cette terre que jamais n’avaient foulé les pieds du Prophète ?

L’on me donne ici le nom de Fabiola. J’aime bien. Cela sonne comme « fabuleux », à la lisière d’un conte et de cette route. Un rappel permanent de ma double nature, de mon incomplétude.

Est-ce moi-même que je cherche ? Suis-je une Djinna ? Ou suis-je humaine ?
Laquelle des deux ? Laquelle des deux serait l’Une, la seule Vraie ?

Mais ici l’on ne parle pas de deux, ici l’on parle de la Trinité.

Halladj, dit-on, et Malwânâ à sa suite, ont connu la trinité : ils sont devenus à la fois eux, et le reflet du monde, et le miroir de ce reflet.

Si l’Esprit Saint des chrétiens se regarde dans le miroir, que voit-il ? Le Fils ?
Et si c’est le Crucifié qui se regarde, que voit-il ?

Ici, le Prophète Isā est Fils de Dieu. Est-il le seul ? Non, puisque tous les humains sont enfants de Dieu. Alors pourquoi lui conférer la divinité à lui seul ? Est-ce le symbole du cheminement possible ou unique vers le Vrai ?
Ou bien est-ce la préfiguration de ce nous nommons aujourd’hui l’Humanisme ?

Je questionne longuement les moines sur le dogme et la doctrine, sur les interprétations et la symbolique, sur le littéral et le caché.
Ils savent que je suis « mahométane » et je ne puis m’en cacher : je ne me joins point à l’eucharistie, ni récite le crédo, ni mange viande séchée ou salée. Pourtant, sur cette route, la poussière semble disperser ces différences de religion et la boue nous modèle tous semblables à Adam : tous sur la Route, tous en chemin vers Dieu…

O Seigneur, que je ne cherche pas tant
A être consolé qu’à consoler,
A être compris qu’à comprendre,
A être aimé qu’à aimer…
(St François, prière pour la paix)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/rosesetsronces/home
Jezabel Charlotte

avatar

Messages : 1847
Date d'inscription : 15/09/2008
Localisation : NY ou CLUB DE L'ABSYNTHE

MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   Jeu 9 Juil - 21:36



https://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9visme


https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahl_al-Bayt


*************

« Il n'y a pas de héros comme Ali, Il n'y a pas d'épée comme Zulfikar (lā fatā ʾillā ʿalī, lā saīf ʾillā ḏū-l-fiqār, لا فتى إلا علي لا سيف إلا ذو الفقار) »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/rosesetsronces/home
Jezabel Charlotte

avatar

Messages : 1847
Date d'inscription : 15/09/2008
Localisation : NY ou CLUB DE L'ABSYNTHE

MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   Ven 10 Juil - 19:12

en ces terres, du ciel tombent des fleurs de givre.
blanches, comme le jasmin, elle couvrent le sol du linceul de virginité et de la préservation.
je broie leurs pétales dans mes mains,
et m’enivre du Nom qui y est ciselé mille fois, un seul Nom.

* * *

que les enfers s’éteignent !
que brûle le ciel !
si l'espoir ou la crainte me détournent de Toi.

Rabi’a al-Adawiya l'avait dit bien plus joliment : « Mon Dieu, si je T’adore par crainte de Ton Enfer, brûle-moi dans ses flammes, et si je T’adore par crainte de Ton Paradis, prive m’en. Je ne T’adore, Seigneur, que pour Toi. Car Tu mérites l’adoration. alors ne me refuse pas la contemplation de Ta Face majestueuse ».
La légende raconte qu'elle aurait été vue dans les rues de Bagdad, portant un seau dans une main et une torche dans l'autre et criant qu'elle partait éteindre les feux de l'enfer et incendier le paradis. Un passant l'arrêta et l'interrogea sur le sens de ses dires. Elle répondit que les hommes d'aujourd'hui (guère plus d'un siècle après la mort du prophète de l'islam Mahomet) n'adoraient Dieu que par intérêt (la crainte de son courroux ou la récompense de ses grâces) alors que la vraie dévotion consistait à ne l'adorer que pour Lui, par pure aspiration à contempler Sa Face.

est-ce l'orgueil ou est-ce l'anéantissement de soi ?

suis-je seulement digne d'oser aimer le Créateur, aspirer à la contemplation du Vrai ? Je suis descendante d'Ali, mais cela fait-il de moi un réceptacle suffisamment pour de Sa présence, de Son affection ?

Les gens du Livre, les chrétiens, parlent de l'Amour incarné : l'incarnation d'Allah. Moi, selon la tradition dans laquelle j'ai été élevée et à laquelle je me conforme, je crois que le Vrai peut se manifester en chacun de nous : je crois à la théophanie. j'ai vécu la théophanie...

Le vin de ce pays ne m'enivre pas
autant que ta voix,
autant que ta voix...

quel est son nom ?
si je l'avais su un jour, je l'ai oublié, volontairement, ou bien il me l'a fait oublier, et j'y ai consentie.
quel est le son de sa voix ?
quand il est triste, elle est comme la résonance sourde et atone de la pluie sur le blé rabattu au sol par le vent. quand il est rêveur, elle est claire et cristalline comme le chant d'un ruisseau; fermant les yeux, je m'imagine être une mésange, y plongeant ses ailes et s'y abreuvant. quand il est inspiré, elle roule comme l’écho dans les montagnes, étreignant chaque muscle, saisissant le souffle...
quelle est la couleur de ses yeux ?
comme le ciel, limpides. comme la mer, changeants. comme un mirage du désert, envoûtants et insoutenables à contempler...


"Ma Bien-Aimée m'a dit : "Si tu veux acheter
Les baisers de chaque bien-aimée, achète-les à moi-même."
J'ai dit : "Avec de l'or ?" Elle répondit : "Que ferais-je de l'or ?"
J'ai dit : "Avec mon âme ?" Elle répondit : "Oui, oui.""
(Rumi)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/rosesetsronces/home
Jezabel Charlotte

avatar

Messages : 1847
Date d'inscription : 15/09/2008
Localisation : NY ou CLUB DE L'ABSYNTHE

MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   Mar 21 Juil - 18:42


(le matin de l’escale auprès de la crique des Hommes-poissons et de l’Amiral Thémis)

Je reviens à l’aube et Maurizio fulmine de toute sa mauvaise humeur. J’ai envie de pouffer de rire, et le cache dans un bâillement. Cet homme a arpenté plus de routes que moi, en la terre des hommes, il devrait être d’autant plus émerveillé. Pourtant il peste contre les matelots, contre l’absence du vent, contre le chant des oiseaux, rien que pour le plaisir de râler !
Bien que j’aie vu plus de soleils se lever que lui, j’ai l’impression de naitre à nouveau chaque aube…
Allah me préserve de voiler mon regard de poussière blasée… Qu’il me préserve de brandir ce que je pense savoir en étendard de leçons ! Qu’il m’épargne l’orgueil, qu’Il le brise en moi et qu’Il me brise si j’y succombe !

Je fais semblant de dormir dans ma suite, mais mon regard est rivé sur la ligne de l’horizon, conflagration de l’azur de la mer et de l’argent du ciel palissant. Argent et azur… quelle beauté ! Quelles splendeurs !

Mais c’est à l’or et la pourpre que je pense.

Alors pourquoi suis-je retournée à l’Amphitrite ?!

Je m’étais préparée avec soin, me parant de voiles de soie, de parfum, de magie. Lorsque je déployai ma barque de nacre, sur la mer d’opale de sang, enflammée de l’or du soleil, la vague me porta et les flots me firent un tunnel de saphir jusqu’à l’Amphitrite, comme si j’y étais attendue.

Comme si cet azur paisible, reflet du sang, m’appelait à lui. Et ces miroirs d’argent, reflétant une lune depuis longtemps engloutie, comme un reflet de l’or du soleil.

Je me rappelle avoir dit au seigneur Thémis qu’il est possible que son enfermement ne puisse jamais être brisé, ou pas par nous, mais je lui offrais la possibilité que quelque chose de lui quitte cette prison.

Sept furent les miroirs qu’il me fit traverser, sept furent les voiles qui tombèrent sur lui et moi. Je flottais dans les vapeurs d’opium doré, portée par ses volutes, plus que je n’avançais sur les dalles miroitantes, moi, voilée de pourpre et nimbée d’or, vers lui, voilé d’azur et auréolé de l’éclat argent de la Lune…


Quel rituel était en œuvre ? Quelles puissances ont empli les amphores que nous étions ? Tout me semble si irréel maintenant… Le simple fait de regarder un reflet dans un miroir me fait tourner la tête. Ça passera dans quelques jours.

Maurizio continue de pester. Il tape des pieds en marchant sur le pont du navire. S’il croit m’exaspérer !
Je remets consciencieusement le henné, renforçant les arabesques sur mes pieds. Je ne suis pas mécontente de ce corps jeune. Peu soupçonnent mon âge réel, et d’ailleurs, ces siècles importent peu lorsque mes yeux verts sont entourés de khol noir et de la poudre de nacre, lorsque se pose sur mes mains la dentelle d’arabesques, lorsque le broquart du caftan et les voiles des tuniques rehaussent plus que ne cachent…

Non, je ne suis pas qu’un pur esprit !

Pourquoi me mentir ? Oui, j’avais besoin de me sentir vivante, incarnée, jeune, désirable… Oui, j’ai éprouvé de la tendresse envers le seigneur Thémis, mêlée d’une certaine connivente fascination et désir. Une émotion chaotique, en quelque sorte.
Et le visage qu’il voyait dans les reflets dansants n’était surement pas le mien… Mais qu’importe !
Je ne puis laisser ma lignée s’éteindre. D’une certaine manière, moi aussi je fais partie de l’Arbre de la Vie, par ma part humaine. Car chaque homme est un Fruit de l’Arbre.


La Dame Voilée s’éloigne de la baie. Une étrange tristesse m’étreint, comme un déchirement. Aurais-je mis 81 ans à me le cacher ? Dans le monde, nous sommes en 1534. 1534 et 1453… Reflets ! Reflets, encore et encore !!!

Or et pourpre, c’est toi que je voyais, c’est toi que j’étais… C’est pour toi que je chante et c’est toi que je chante, c’est toi que je cache sous les sept voiles, de mes propres yeux, et des tiens… Batini… Caché… Voilé… Inch’Allah !


je t'ai acheté un seul baiser. Avec mon âme,
je n'ai nulle autre monnaie.
mais tu ne le sais pas.

je danse pour toi, de lumière et de flamme,
ô mon Aimé !
mais tu ne le sais pas.

sept vallées d’anéantissement et sept voiles batini
et de ton cœur l'amour infini...
j'arpente des arabesques les entrelacs.
mais tu ne le sais pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/rosesetsronces/home
Jezabel Charlotte

avatar

Messages : 1847
Date d'inscription : 15/09/2008
Localisation : NY ou CLUB DE L'ABSYNTHE

MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   Dim 16 Aoû - 16:00

1534 et 1535


Il a neigé cet hiver à Bagdad. Les flocons blancs ont recouvert les ruines et les tombes de l’an 1534 de leur linceul blanc de deuil et de pureté. J’ai envie d’y rester. La ville n’est plus baignée du silence de mort, mais d’un silence de paix. Elle est comme assoupie, sous son drap de velours blanc. Je guette son réveil. Je guette le gazouillis des ruisseaux de neige fondue et les badinages des femmes au puits. J’aspire moi aussi au printemps.

Ici, l’on me connait sous le nom de Nowbahar, « nouveau printemps ». C’est en hommage à la femme de Sâm et la mère de Zâl que j’ai pris ce nom. Mon jeune lion règne sur le berceau de notre peuple. Thamasp est un grand roi, malgré son jeune âge. Son père fut un grand roi. Son fils sera un roi plus grand encore.

Je savoure les délices de notre, ô combien brève, rencontre. Asslan, mon jeune lion, tu as rendu le cœur d’une mère si fier ! Je sais qu’Allah, le Très Miséricordieux, te fera chanter mon amour et ma fierté, dans l’écho d’une voix d’un derviche vagabond, qui passera un matin sous les fenêtres de ton palais, récitant les vers de Saadi, comparant les roses de ton jardin à son Gôlistan. C’est de ta lignée qu’il parlera, sache l’écouter, ô jeune branche de mon rosier…

Mais je suis Son esclave. Tu dois rester cachée, me commande-t-Il, et j’obéis. Mon chemin n’est pas fini, loin de là ! Je marche, afin que chaque pas me rapproche de Lui. Je marche, et chacun de mes pas dessine la calligraphie de son nom : Ishq, comme disent les perses. Ou Ashq, Ashqé comme le prononcent les nomades d’Anatolie.

Ici, je calligraphie Son Nom sur le blanc voile de neige. Son Nom dans l’absolu, puisque chaque nom est Sien. Et son nom que je chuchote dans mes prières. Maintenant je suis libre. Le passé m’est enfin paix. Ma cité natale, par deux fois détruite, je la reconstruits. La troisième Bagdad sera resplendissante, comme la première.

Sur les ruines de la maison de savoir s’élève maintenant un relais de voyageurs : Al-Shaba Shams, « Soleil occulté ». C’est ici que je vis. C’est ici que nous accueillons ceux qui reviennent. C’est ici que je retrace, de mémoire, les plans de la Bagdad. De ma Bagdad.

C’est ici que j’ai fait discrètement porter quelques machines de Gutenberg : les ouvrages calligraphiés ne sont pas morts ! Comme la Simorgh, ils renaitront de leurs cendres. Je suis leur mémoire. Les lettrés notent ce que ma mémoire garde. Mais nous ne nous contenterons pas de manuscrits !
Le premier ouvrage qui sera imprimé est le Livre des Rois, le Shâh Nâmeh de Abū-l-Qāsim Manṣūr ibn Ḥasan al-Ṭūṣī, surnommé Ferdowsî (ce qui est une déformation arabe du « pardis » persan). Il sera illustré par des gravures. Le premier livre sera envoyé à Tabriz, à mon jeune lion. Le second au Sultan Souleiman. Le troisième restera ici…

Le quatrième, j’aimerais l’offrir au Masque. Car c’est Rabiah, la Quatrième qui l’a sauvé.

Il y a tant à faire ici !

* * *

A la fin de l’hiver, la neige fondue coula en ruisseaux et se mêla aux cendres et à la boue. Les pluies ont purifié les anciennes ruines et les bâtisses reconstruites.
Au printemps, l’ancien cimetière du Palais devint de nouveau le jardin fleuri qu’il était jadis. La Maison du Savoir était à nouveau dans l’aile nord du palais, comme avant, entourée de la roseraie…

C’est au printemps 1535 qu’est né mon lionceau. Hossein, l’a nommé mon cousin Amtar. « Hosheng », dirait un perse. Fils d’Ali, ou vainqueur du rejeton d’Ahriman, les deux sont glorieux, m’avait souri dans l’éclat du miroir l’Amiral Thémis.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas pouponné… Hossein est rieur, et sa joie est comme un rayon du soleil, elle illumine le monde. Ses yeux sont comme un éclat du reflet du ciel dans l’océan. Et ses boucles sombres comme la nuit. Il tient cela de moi. Mon beau lionceau… Toi aussi tu es né à Bagdad…

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sites.google.com/site/rosesetsronces/home
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chahinaz, conteuse d'Orient   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chahinaz, conteuse d'Orient
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» [Preview] Les contes de L'Orient
» One-Two-Go and Orient Thai grouded
» Force Navale Extrême-Orient.
» [Evilstein][Elfs][Roses Croix D'Orient] (OK)
» [Engel Von Evilstein][Elfs Pros][Roses Croix D'Orient]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Epiphanie :: Général :: Mage renaissance-
Sauter vers: