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 Duc Vargasse d'Ambre

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plm78

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MessageSujet: Duc Vargasse d'Ambre   Mer 30 Sep - 0:05



Le temps est la seule prison dont on ne peu s’échapper. Et dieu sait qu’il peut être une éternité quand il est mis au profit de l’ennuie et de la langueur. L’ennuie et la langueur. C’est ce que je ressent actuellement dans ces séances interminables de doléances ou mon père reçoit le petit peuple a la seule fin de lui apporté un semblant de considération. Je m’appel Vargasse, fils du roi  Ernane régnant sur le micro monde d’Ekaf. Un monde caché dans l’ombre d’Ambre, un petit monde, un village tout au plus. Entouré de champs a perte de vue et pour seule frontière un cercle forestier donnant sur un gouffre sans fin. Le village ne vaut pas mieux que le reste, basé sur une architecture médiévale, somme toute des bâtisses autour d’un château. Pas d’arabesque, de spirale ou de formes baignées dans la beauté de la complexité. Il n’y a pas le faste de la renaissance, la beauté le l’art nouveau ni même la flamme du modernisme. C’est un donjon ou chaque jour est rythmé par mes entrainement avec le maître d’arme, mes études au seins de la petite église et des joutes magiques avec mon père se terminant agonisant au sol percé par le regard méprisant de ce dernier.

Ce regard. Empli de haine, sans le moindre amour, sans indulgence, attendant toujours plus de moi. Il a placé de grand espoir en moi, de trop grand, avec comme objectif de m’envoyer a la cours d’Ambre pour obtenir ce qu’il n’a jamais eu. En attendant je vis reclus prisonnier de son joug et de ce bracelet m’empêchant de m’enfuir avec comme seul espoir la conviction de gagner en puissance, de me rapprocher de sa force. La rancœur est une énergie inépuisable.
Puis ce jour est arrivé, je l’ai vaincus sans la moindre once de pitié, sans la retenu de l’amour d’un fils pour son père. Cette fois c’est moi qui le toisait, avec l’envie d’en finir sans oublier de goûter au  plaisir exquis de la vengeance. J’ai ramassé son sceptre pour en dégainer la lame caché que j’ai lentement, très lentement glissé dans le plis de ces cotes. Dans un dernier souffle de vis avec un sourire affiché ses derniers mots furent : « ma tache est accompli, je ne doit plus rien à ton vrai père, le prince Corwin. ». Le bracelet qui avait bridé ma vie ce délitât immédiatement et les cendres se ré-amalgamèrent en une bague d'or gravé d'un blason a rose et bandes argentés sur fond noire. La bague ramassé il était temps pour moi de prendre ma vie en mains. Je me débarrassais de ses frusques horribles pour revêtir un habit plus seyant, plus approprié, plus esthétique. Ce faisant j’ouvris un portail pour Ambre : «  J’arrive père, je ne recherche pas votre amour mais serai a la hauteur de vos exigences. Et de votre déchéance. ».

« La soif de dominer est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l'homme. » Machiavel

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plm78

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MessageSujet: Re: Duc Vargasse d'Ambre   Ven 2 Oct - 23:09

Il est d’une évidence flagrante qu’une arrivé à la cours d’ambre doit être, a mon sens, faite dans les termes appropriés a l’étiquette. Je ne puis arriver dans mes pourpoints princiers dorés a outrance capé d’un bleu roi que mon pseudo père adorait m’obliger à porter. Un peu comme si un homme avait découvert tardivement les joies de la richesse et qu’il en usait à l’ extrême. Il faut s’avoir rester simple, c’est pourquoi je décidai d’aller visiter la terre que j’avais trop souvent rêvé dans les lignes des  livres de notre bibliothèque privé. Et quel fut ma surprise de découvrir une telle arrogance de modernisme brute sans l’envie de la magnifier dans la beauté. Bruxelle avait bien changée, mais gardait quelques trace de l’art nouveau si chère a mon cœur. Mon allure attirait les sourires en coins et j’entrais chez le premier marchand que je trouvais. C-H-A-N-E-L ? Quel drôle de nom ? D’autant plus que les vendeurs à mon arrivé eurent l’air agacés voir rebuté. Je créais dans le fond de ma poche une liasse de la monnaie locale ce qui les rendirent plus avenants et loquaces, voir les esclaves de mes moindres désirs. Enfin, j’optai pour un magnifique costume noir et argent, rappel bien sur aux couleurs du blason de mon vrai père incrusté sur la bague. En sortant ma silouette n’attirait plus les quolibets discrets mais le sceptre en or du défunt roi jurai avec la tenue. Je me mis à l’ écart et entrepris d’en changer la forme. La chose fut plus hardie qu’aisé car une barrière magique protégeai la tète de ce dernier. Ne pouvant radicalement changer la structure je décidais d’envelopper le sommet en une sphère argenté et d’opté pour une canne sobre simple mais toujours a lame caché avec en plus une garde escamotable. Ce faisant je finissais d’occuper le reste de la journée en découvrant l’hôtel Tassel vestige d’un passé d’esthètes.

Nota bene : Penser a revoir l’architecture des bâtisses de mon monde.



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plm78

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MessageSujet: Re: Duc Vargasse d'Ambre   Ven 9 Oct - 12:26

Je ne sais si c’est le fait d’avoir rencontré mon père ou d’avoir trouvé un semblant de réponse à mon existence mais mon cœur est plus serein. Cette sensation d’avoir la respiration coupée et la poitrine enfoncée quand je faisais le constat de ma vie a enfin disparue. Mais une chose en remplace forcement une autre et c’est le sommeil qui ma quitté. J’ai beau tourner et retourner les draps, rester dessous ou en sortir, la déesse des rêves ne daigne m’étreindre et il n’y a qu’un silence anormal qui m’accompagne dans cette chambre immense et luxueuse du château Corwin. L’horloge est étrangement atone, son cliquetis aphone et lorsque vient minuit le carillon ne carillonne pas ses douze coups mais un épais brouillard se lève dans la pièce. Qu’est ce donc que ce maléfice ? Il me semblait que la demeure du prince était devenue neutre et qu’aucune action extérieur ne pouvais y être tenté. Faute de pouvoir dormir je décidai de suivre cette fumé s’insinuant dans les couloirs telle un dragon se faufilant dans sa tanière pour finalement sortir dans le jardin et ramasser un livre a couverture noir dont ce nuage s’échappait. Humm. Somme toute un livre simple, épais comme il faut, en cuir bleu et reluire noire comble d’un gout plus que douteux, orné sur sa couverture d’un emblème métallique représentant un serpent noir aux écailles soulignée de vert et aux yeux rouges. Bref je ramenai ce dernier dans ma chambré et entrepris de le parcourir quand il s’ouvra de lui-même m’éblouissant d’une lueur cobalt ou je pouvais y voir se mouvoir une Marelle au tentacule bleu. Mon dieu ! Un Logrus ! Je dégainais ma canne épée pour en pourfendre l’objet démoniaque quand une ombre noire en sortie. Que dis-je, une reine noire apparue.

Seins nues, a la peau entièrement ombré et aux yeux d’un bleu magnifiquement foncé sur fond charbon. Elle se jeta sur moi en un baisé fougueux brulant du plus ardent désir.

A l’éclair violent de ta face divine,
N’étant qu’homme mortel, ta céleste beauté
Me fit goûter la mort, la mort et la ruine
Pour de nouveau venir à l’immortalité.
Ton feu divin brûla mon essence mortelle,
Ton céleste m’éprit et me ravit aux Cieux,
Ton âme était divine et la mienne fut telle :
Déesse, tu me mis au rang des autres dieux.
Ma bouche osa toucher la bouche cramoisie
Pour cueillir, sans la mort, l’immortelle beauté,
J’ai vécu de nectar, j’ai sucé l’ambroisie,
Savourant le plus doux de la divinité.
Aux yeux des Dieux jaloux, remplis de frénésie,
J’ai des autels fumants comme les autres dieux,
Et pour moi, Dieu secret, rougit la jalousie
Quand mon astre inconnu a déguisé les Cieux.
Même un Dieu contrefait, refusé de la bouche,
Venge à coups de marteaux son impuissant courroux,
Tandis que j’ai cueilli le baiser et la couche
Et le cinquième fruit du nectar le plus doux.
Ces humains aveuglés envieux me font guerre,
Dressant contre le ciel l’échelle, ils ont monté,
Mais de mon paradis je méprise leur terre
Et le ciel ne m’est rien au prix de ta beauté.

Théodore Agrippa d’Aubigné, Stances

L’émoi passé et la raison revenue au milieu des meubles cassés, du lit éventré et de la pièce saccagé par nos violents  ébats elle sanglota sur mon épaule en des larmes pétrolières et cette phrase : « Sauve moi, sauve nous ! » . A ces mots le livre s’ouvrit de nouveau et en un claquement de doigt un long arpon accroché a une chaine empala la belle au niveau du ventre pour la tirer a une vitesse fulgurente dans le logrus. Le livre se referma et brûla d’un bleu incandescent pour n’en laisser que des cendres balayées par le vent se faufilant entre les carreaux brisés de la fenêtre. Ne restai que moi, taché de larmes noires et maculé d’un sang tout aussi sombre.
Toujours pas sommeil.
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MessageSujet: Re: Duc Vargasse d'Ambre   Sam 24 Oct - 0:05



N'hésitez pas à me faire vos propositions par mp pour les autres personnages ^^
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