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 la caverne aux rêves

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stan

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Localisation : Boul B posey!!

MessageSujet: la caverne aux rêves   Sam 14 Avr - 12:47

C’était une nuit pleine d’étoiles et de bruits. La nature nous offrait une formidable symphonie : d'abord la puissance de la pluie, puis les discrets murmures des grenouilles qui s'enflaient pour devenir de véritables chants primordiaux. Les oiseaux réveillés se mettaient alors à chanter, prêt pour leur festin alors que déjà claquement funeste des ailes de chauve souris résonnait. Il suffisait de s’étendre dans la mousse primordiale et se laisser porter au delà de ce rêve éveillé vers un univers mystiques aux couleurs inversées.

Se laisser porter, ne pas chercher avec son esprit mais avec son cœur, l'endroit, le refuge dont nous avons besoin. Elle était là, la caverne aux rêves, véritable dentelle de pierre, nichée au cœur de la foret, comme le lègue d'un passé reculé ou les rêveurs comptaient encore. On aurait dit un alambra elementaire, une sculpture si parfaite qu'elle n'avait pas pu etre faite. Sa pierre etait brute et pourtant ses formes, ses lignes, ses creux, ses pleins, tout était digne des plus belles cathédrales gothiques.

Elle s'ouvrait sur une clairière ou les fleurs rêvées du cosmos pullulaient, pollinisées par des nuées d'insectes, de lézards, de batraciens aux couleurs irisées.

Son ouverture n’était pas une gueule,c’était une invitation. A son entrée brûlait un petit feu mordoré ou l'on abandonnait ses peurs, ses angoisses, ses maux. Le couloir était noir, constellé de pierres phosphorescentes qui guidaient paisiblement le visiteur jusqu'à la grande salle.

La grande salle était un dôme au centre évidé Lorsqu'on y pénétrait pour la première fois, le dôme semblait pouvoir accueillir tout l'univers et pourtant aucun vertige ne vous prenait car très vite le dôme devenait un lieu familier, comme un retour chez soi.

Le dôme était soutenu par 9 arbres de lumière. Ils semblaient toujours avoir été la, comme si la caverne était leur œuvre. Certains étaient larges et massifs, d'autres semblaient à peine plus épais qu'une liane. Sur chacun d'eux poussait des fruits chromatiques, les fruits du recouvrement, chaque couleur pouvant rappeler une émotion particulière profondément enfouie en soi.

Coulait de l'ouverture du dôme deux cascades, l'une dorée et bouillonnante, l'autre bleutée et reposante. Elles finissaient par se rejoindre dans un bassin au cœur de la caverne.

Les murs et le dôme étaient ornés de bas reliefs et de peinture fait de rêves purs, peint par des générations et des générations de voyageur des rêves venant de tous les univers.

Le sol était couvert d'une mousse vivante, douce et apaisante ou aimait se prélasser iguanes, lézards et grenouilles. Il y avait ca et là des arbustes couverts de baies dont s'empiffraient des petits singes pourpres et bleus. Des branches, des racines et des lianes tissaient sur le pourtour de la caverne une sorte de pergola qui servait de perchoirs à des oiseaux merveilleux, des toucans flamboyants, des aras aux plumes changeantes, des ibis. Quelques caïmans s’étalaient placides aux abords du bassin aux cotés de tortues argentées.

Un ponton de pierres lisses traversait le bassin central ou vivaient d’énormes poissons pareils à des joyaux et au centre du bassin central se dressait un pilier de pierre, comme un doigt pointant la voûte céleste. Des lianes sentiante vous agrippaient et vous faisaient monter en haut du pilier ou se trouvait un objet étrange, un télescope onirique. C’était un cercle de métal au bord gravés des symboles du rêves qui lorsque vous vous en approchiez voyait son centre changer pour devenir soit une lentille pour regarder le ciel soit un miroir pour voir au delà.

Comme un étrange contre point, une sorte d'auditoriome naturel creusait le mur en un point qui faisait face aux deux chutes. Là, sous la sculpture immense d'une tortue aux écailles de gemmes multicolores se dressait une table de pierre brute sur laquelle étaient posé 9 bols. 7 étaient chromatiques, le plus grand était le rouge, le plus petit le violet. 2 bols étaient fait d'autre chose, leur taille changeait et ils étaient posés aux extrémités de la table. Les gouttes d'humidités faisaient résonner les bols, vibrations archaïques auxquelles le monde répond. Une petite baguette était posé prêt des bols attendant le musicien ou le médecin qui viendrait s'en servir.

Sur un rehaussement, une terrasse semblaient apparaître sous la mousse. Une grande table ronde de pierre se dressait et des fauteuils de pierre et de mousse invitaient au repos. L'endroit malgré sa primordialité semblait plus luxueux que le plus grand des hôtels car c’était la caverne aux rêves, un cœur sauvage mais  palpitant et bienveillant, préservé de tout cauchemar.


Le bruit de la caverne, la musique des chutes d'eaux... Tu l'entends Chloé n'est ce pas...
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