Epiphanie

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 Shakti Laabhakaaree - Le sertisseur

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plm78

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MessageSujet: Shakti Laabhakaaree - Le sertisseur   Mar 11 Sep - 14:24

Planète d’or, peuplé par les Hespérides. Des êtres de pur énergie.
Cyclopéenne cité « d’Uttaradisha » appelé aussi « Capitale Mordoré ».
Arcologie de la banque d’Orichalque  propriété du Prince Kubera.
138ème Sous-sol, Salle de stockage 50km², 30m de haut.
Shakti Laabhakaaree, technicien de maintenance sur Serveur Nano.
1 siècle de perdu.


- 100 années gâchées à travailler et à maintenir les yotta-cuves d’ergues et  les zetas-stockeur nano  de la banque d’Orichalque.

- 1200 mois gaspillés à voir ces Léviathans engloutir  et gerber des centillions d’informations et de mouvement énergétiques.

- 5217 semaines salopées à voir des soi-disant spécialistes se connecter et mourir dévorés par l’entité nommée « Dragon » qui a élue domicile dans les registres reliés à la Noosphère.

- 36 525 jours à courber le dos face aux princes et princesses visitant les installations pour s’assurer de la sécurité de leurs données.

- 876 000 heures à me vider de mon énergie car aucun autres ne pouvait prétendre avoir atteint un tel niveau de maitrise nano technologique pour se travail.

- 52 596 000 minutes d’ennui à voir mes congénères se pavaner dans leur enveloppe de chaire alors que cela m’était refusé. Trop contraignant pour le travail demandé.

- 3 155 760 000 secondes offerte au néant.



1 siècle exactement, précisément à la seconde près. C’est à ce moment. Ce moment exact et précis ou j’ai ouvert mes mains et créé ma première œuvre nano. Un verre infini condensant les molécules d’eau contenues dans l’air, si simple et pourtant si unique. Le plaisir de créer, la joie de la découverte, l’exultation de sentir ma vie vibrer. Alors j’ai continué en secret, organisant mes idées, imaginant l’inimaginable. Un livre bio-organique conteur d’histoires aléatoires. Un bracelet à hologramme mental pour réorganiser ses idées.

Un jour que je finissais une bague à aurore boréale, une visiteuse que je n’avais pas vu venir car trop concentré sur mon travail se pencha sur moi. « Quel magnifique petit objet. ». Ces trait fins, sont regard perçant, ce petit sourire ravi d’admiration, je reconnaissais là une favorite de Seigneur Bagavade. Dame Andradite en visite de contrôle. Charmée par le petit objet elle venta mes mérites, qui en peu de temps firent déplacer d’exubérants visiteurs prétextant la sécurité de leur données et j’y trouvais un certain plaisir. Je m’efforçais de répondre à leurs moindres désirs, un collier massant par ultrason, une broche à distribution de drogue hypodermique, une paire de menottes à électrochocs continus,… Alors un soir je pris la décision de m’échapper. Je m’introduisit sur le réseau privé des serveurs et accédais au dossiers à haute sécurité. Bien entendu j’avais chuinté le système des stockeur pour déplacer le secteur de surveillance et créer une safe zone, rien de plus simple quand on a un accès direct aux armoires de stockage. Je faisait ma petite affaire et trouvais les plans facilement cependant je ne m’attendais pas à voir mon chemin de repli bloqué. L’entité avait suivit le chemin balisé et se dressait face à moi. Difficile de la décrire dans la précipitation du moment, une silhouette noire pourvue d’ailes gigantesques engloutissant  et absorbant les dossiers. Elle avait profité de la brèche et je n’avais aucun moyen de la combattre. Ne pouvant me résigner à mettre l’entreprise en danger je fis surchauffer le système en sur-overclockant le serveur dédié ce qui provoqua un effondrement des données et de nous aussi. Je me réveillais au sol dans une ruelle adjacente à la banque d’Orichalque baigné par les rayons du soleil dont j’avais oublié la beauté primaire avec à mes coté un pot en terre cuite.

Avec l’argent acquis grâce à mes œuvre je prenais le premier transporteur et partait le plus loin possible. Mon nouveau travail  me propulsa dans un monde de luxe et de clinquant comme artisan de curiosités. Mes créations se vendaient extrêmement chère et parfois on me demandait d’altérer un objet déjà existant que ce soit en arme ou en gadget, je ne rechignais pas. Plus important encore, je vivais, je découvrais et m’émerveillais. Chaque nouveauté était une aventure, un délice d’émotions, une pléthore de nouveau sentiment. Je n’étais plus agar de désespoir, je débordais de curiosité. Mais malgré cette joie intense il manquait quelque chose d’important dont je n’avais pas encore pris conscience.

Très vite on finit par me surnommer « le sertisseur » car comme le joaillier enchâsse une gemme, j’enchâssais dans les objets une qualité intrinsèquement aussi précieuse.

Le vrai bonheur, ce moment d’allégresse intense que je ne soupçonnais pas fut le jour ou Dame Andradite m’offrit en personne lors d’un gala une enveloppe de chair et de sang. Un écrin devant lequel je me retrouvais dubitatif et retissant. Ce corps d’Acquilin me laissant pantois de peur. Par convenance je m’y enveloppais pendant qu’elle me tendait un verre rempli d’un liquide rouge. Étranges sensations que le touchez, l’odorat. «Il est important de fêter cela. Goutez-moi cette merveille. Elle vient d’un endroit appelé la Terre. On appelle cela du vin et celui-ci porte le nom de Romanee-Conti. Faites-moi ce plaisir ? » Je prenais le verre en cristal poli d’une douceur incroyable et le posais délicatement sur mes lèvres,  le liquide glissa et ce fut un tel émerveillement, une délicate soierie galbant les pans de mon palais. Et cette sensation !? Le gout allié à la sensation du touché. Oui, la nourriture crée des sentiments. Pour moi ce fut des larmes de joie. C’est ce qu’il me manquait et me laissais un sentiment d’inachevé, d’incomplétude.


Malheureusement la renommée a aussi ses aléas et cela se passa lors d’un mariage princier.  Un galbe magnifique sur lequel s’ajustait parfaitement une robe d’or, un teint éblouissant le soleil le plus mordant, des cheveux dorés virevoltants au gré de son déhanchement et des yeux possédants la profondeur des étoiles. « Dame Kuberni enchantée de rencontré enfin le fameux Sertisseur » A ses mots mon regard se troubla et mes lèvres balbutièrent. « Non, de grâce mon chère. Il n’est là point de rancune face à votre désinvolture. Il n’est pas raisonnable de discuter ici. Profitez du moment et nous nous reverrons. » Elle me tendit une carte holographique que je m’empressai de mettre dans ma poche. Que pouvais bien me vouloir la femme du seigneur Kubera ?

Je retournais sur ma planète natale. Restaurant  « The golden card ». La table était réservée au nom de la banque d’Orichalque dans un salon privé à cône d’ombre. Dame Kuberni accompagné du directeur de la banque Mr Quadrilloin dans son plus simple habit d’énergie pur, comme moi avant.
- Mr Quadrillion qui n’a que faire de la nourriture qui sera servie et qui n’en comprend pas l’utilité.
- Mr Quadrillion qui voit cela comme une futilité, un passe temps à perte de temps.
Je ressentais l’agacement dans la tension et les flux qui courraient en lui. « Enfin ! Le lâche, le fuyard qui à fait prendre un énorme risque à notre banque. Nous te jugerons et tu ne seras plus qu’une simple pile bonne à alimenter la lampe de mon bureau ! » Avant que j’abandonne mon poste il n’avait même pas conscience de mon existence. Aujourd’hui je suis la personne à détruire pour le simple plaisir de son déplaisir. « Il a été facile de vous remplacer. » Menteur, je sais que cela a créé la panique. Personne pour régler les problèmes de tension des informations écrasés, personne pour comprendre l’importance de la régénération des cellules nano des cartes mère des stockeurs et bien d’autres choses dont il ne se souciait pas avant que cela devienne sont problème.

Dame Kuberni sortie une lampe à batterie énergétique de sa poche. Je me raidi et dégluti. « Mr …, voulez vous que je place Mr Quadrillion qui a la verve un peu vive à la place de la batterie ? » L’énergie en lui tressaillie, les courants énergétiques de son être formaient des tourbillons. «Veuillez quitter cette table cher directeur. Nous reparlerons de cela à tête reposé » lui dit-elle en y ajoutant un geste de la main balayant l’air. « Voyez Mr Laabhakaaree vous n’avez rien à craindre. Aujourd’hui est un jour nouveau. Kubera est bon et sait pardonner. Savez-vous quel est son nom caché ? Nous sommes une poignée de gens très proche de lui à le savoir, Lakapäla, le protecteur. Si nous nous rencontrons enfin c’est parce qu’il a eu vent de votre renommée. Kubera n’est pas celui qu’on croit. Il se cache derrière un masque de rigueur et son allégeance à Bagavade n’est rien. Il a compris qu’il ne pouvait pas s’opposer mais que résister était possible. Il tire les ficelle de se monde grâce à la place qu’il occupe et il possède un atout de taille. La banque d’Orichalque. Il vous pardonne et aimerais faire de vous un de ses agents de l’ombre qui œuvre à déchoir Bagavade. Récemment un groupe d’individu a attiré notre attention et nous aimerions que vous leur apportiez votre aide. Vous avez carte blanche et accès à un pool financier énorme. Désormais, si vous l’accepté bien sur, vous faite partie de la famille. » Me dit-elle avec  le plus ravageur et le plus candide des sourires avant d’ajouter : De plus notre seigneur aimerait savoir si vous avez apprécié la petite poterie dont il vous avait fait cadeau le jour de votre renaissance ?

Je compris à cet instant que mon existence n’était pas du à la chance et au fond de moi je savais qu’il y avait quelque chose de bien plus grand.
J’ai accepté sans hésiter et me suis rallier à leur cause.
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plm78

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MessageSujet: Re: Shakti Laabhakaaree - Le sertisseur   Sam 3 Nov - 0:37

Planète d’or, cité d’Uttaradisha , restaurant « le golden card ».

J’ai de l’avance, délibérément je préfère avoir le temps de réfléchir. Pourquoi ai-je ressenti le besoin de la revoir, est-ce pour m’excuser, est-ce pour retrouver ce fragment de ma vie d’avant, cette vie dévolue à la débauche, le luxe, le surfait, le clinquant arrogant. Je revois le visage de la favorite Ambre dans son étui cristallin orangé. A ce souvenir mon enveloppe déglutie, je sens mon cœur se serrer, un rictus de dégout se figeant au creux de mes lèvres. Comment peut-on à ce point laisser nos sentiments guider des actes aussi affreux que ceux d’avoir prise sur la vie d’autrui. Je regard le fond de mon cocktail pailleté d’or, j’ai perdu gout à ses futilités désuètes. Quand on se frotte à la réalité on en ressort blessé, on a franchi un fossé qui altère notre ressenti pour apprécier d’autant plus l’instant présent. Ce n’est pas mon cas. Tout ce que je perçois est un grand vide abyssal et superficiel. Plus rien n’a d’importance, plus rien n’a de sens. Il n’y a que le visage de Dame Andradite qui reste gravé dans ma tête, mes rêves, mes cauchemars et aujourd’hui je l’attends à cette table, perdu dans mes pensées, perdu dans le néant de l’instant, le regard braqué sur l’entrée.

Le temps passait, il filait et elle n’arrivait pas.

Une main se posa sur mon épaule, m’arrachant à mes vicissitudes  imaginaires. Quand je tournais la tète ce n’est pas un visage qui me fit face mais le canon d’un laser venant se poser doucement entre mes yeux  tenu par ce chère Mr Quadrillon.

« Voyez monsieur Laabhakaaree.»

Il sortit une pile de sa poche et l’approcha près de mon l’œil.

« Voyez comme il est délectable de laver un affront. J’ai attendu ce moment patiemment et je dois dire que l’attente fut insoutenable mais vous avez fini par fauter. Il était indéniable que le diadème n’allait pas rester les bras croisés après ce que vous avez fait subir à Dame Ambre»

Il la fit glisser le long de ma joue pour la déposer sur mes lèvres et forcer le passage. Je résistais et il appuya le canon encore plus fort. Il l’introduisit dans ma bouche.

« Ce qui est le plus étonnant, c’est que l’ordre émane directement de Dame Andradite. »

A ces mots ma conscience vacilla, mon enveloppe se déforma sous les coups de ma puissance bouillonnante. Alors, avec un élan immodéré Il me donna un coup de crosse en pleine tempe qui me ramenait au présent, un rictus de satisfaction lui déformant le visage, les yeux grands ouverts injectés de sang avant de reposer son canon violemment sur ma glabelle.

« Je vais vous installer dans un magnifique coffre énergétique en sous-sol .Ne vous en faites pas, je viendrai vous rendre visite mais vous ne vous en rendrez pas compte, je m’en fais un devoir. Cela va de soi que nous n’allons pas justes vous stocker comme une pile. Non, cela est encore trop hespéridien. Votre prison sera faite de chaire et de sang ! »

Et il tint parole. J’étais de retour dans l’arcologie de la banque d’orichalque, bien rangé en sous-sol. Le corps enserré dans une gangue de métal, un sarcophage guindé trop petit pour bouger dans lequel chaque respiration est une suffocation et chaque instant une goutte perdue dans le néant de la souffrance.

Le noir. Le vide.

Pire encore, une boîte anéchoïque, absorbant tous les sons et amplifiant l’ouïe interne. Une désorientation constante torturée par les bruits de notre propre système biologique. Le bombardement des battements du cœur, la tempête d’air qui passe dans les poumons, le bruit des articulations comprimées et surtout, ce grondement de fond, bourdonnement incessant d’un bruit blanc qui n’a de cesse de s’amplifier. Les secondes, les minutes, les heures, les jours. Le temps devient un maelstrom informe ou seule la douleur vit en un calvaire infini.

Un frémissement.

Si infime mais tellement bénéfique. M’arrachant à ma torpeur, s’amplifiant et devenant vibration, oscillation d’un événement terrible bouleversant l’essence de l’univers. Comment ne pas la ressentir. Vague puissante, onde énergétique d’une guerre en cours ébranlant le cosmos.

Mes amis.

Le besoin d’agir, de ne pas rester en retrait, d’être là pour les seules personnes qui comptent. Mes compagnons de route. Excusez-moi. Seule dans mon désarroi, face à mes actes. Qui suis-je pour oser affronter le monde.

Kurt. Pourquoi Kurt ?

Sa foi. Oui c’est ça. Cette aura de spiritualité qui m’a ébloui, cet aplomb dans sa croyance, cette dévotion mystique. Un phare dans la nuit qui en m’éclairant met en exergue mon incapacité à avoir foi, è croire. C’est ce qu’il m’a toujours manqué, l’espoir.
L’énergie affluait toujours, tantôt calme, tantôt forte tel le ressac des vagues et moi, futile bout de bois balloté dans les eaux.
Après une période intense le flux se tarit et la fatigue qu’il engendra permis à mon esprit de gouter à la délicatesse du sommeil malgré ma geôle.

A mon réveil tout avait disparut, l’enserrement, la désorientation de cette camisole infâme. Mon corps ce mouvait et mes yeux s’accoutumait à la lumière. Je me retrouvais en un endroit que je n’avais pas foulé depuis très longtemps, le réseau des serveurs nano de la banque d’orichalque. Mon esprit à du s’y connecté inconsciemment ce que je ne pouvais expliquer car mon sarcophage empêchait tout échange extérieur. Cependant quelque chose avait changé, je ne l’avais jamais senti avant mais ce lieu avait pour moi une attirance vraiment intime, comme s’il était l’extension de mon être mais mes pensées furent interrompues par le gardien du lieu. L’entité m’avait flairée et elle s’était mise en chasse apparaissant tel l’ange de la mort venu réclamer son dû. Il se dressa de toute ça hauteur déployant ses ailes immenses dans un hurlement draconique. J’étais tétanisé, incapable de faire le moindre geste, prisonnier de mon désespoir. La dernière chose qui je vis fut une gueule béante fondant sur moi.

J’ouvris les yeux. Le néant, le vide cosmique auréolé des lueurs diaphanes d’étoiles lointaines mon corps bercé dans un langoureux flottement. Puis un éblouissement, un nuage de particules grandissant, enflant puis se rétractant en un point lumineux qui devient soleil se craquant pour s’ouvrir comme un œuf et laissant s’éclore un Hespéride aux flux d’or.
« Je suis ce qui t’a été légué puis arraché. Je suis la puissance qui t’a été volé pour assouvir un désir étriqué. »
Alors je l’embrassais de mes bras et tout fut clair. La création de la banque d’orichalque et surtout cette masse énergétique dont avaient besoins les yotta-cuves d’ergues et  les zetas-stockeur nano. Pour ce faire il avait fallu la puissance d’un descendant direct de la première lignée. Le dragon n’était qu’une rémanence de ma personne, une ombre cherchant son propriétaire. Plus encore, il était l’espoir qui m’avait été arraché, ma capacité de croire en moi-même et d’avoir l’assurance de ma volonté.
Mais la puissance n’est rien sans un esprit avisé pour la guider. Repensant à l’onde qui avait secoué le cosmos et mes amis surement pris dans ses courants je décidais de faire ce qui m’étais le plus cohérant, réduire les capacités de l’impérium. Je puisais alors dans cette énergie divine, la libérant intégralement. Peu m’importait de m’en délester je gardais l’Espoir. Ébranlant le système, m’étant en surcharge l’ensemble de l’arcologie, faisant imploser l’ensemble du système souterrain, affaiblissant la base de l’édifice afin de le faire rompre et s’effondrer de sa masse cyclopéenne pour n’être qu’un tas pierreux informe souvenir du système monétaire impérial. Je venais de détruire le coffre-fort principal du Diadème. Espérant que la Constellation pourrait en tirer profit.

Je me réveillais dans un lit de soie et de satin avec vue sur une tour métallique faite de poutrelles entremêlées prenant appuis sur 4 piliers. Sur une serviette était inscrit « Hôtel Hilton, Paris ».

A mes cotés, un magnifique pot en terre cuite.
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