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 "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Jeu 29 Avr - 16:38

JEZABEL a écrit:


Un pari fou et bien osé
Lie mes espoir et chance
A la Lumière stabilisée
Et aux Ténèbres denses :


fait reference à l'alliance entre Elemmire, le General TAMUZ des dracocephales et le General SARGONTE, fils de dame Hydra des Profonds.

le but des Conjurés est de renverser l'Empereur DUMUZI et Dame HYDRA. Et d'instaurer un pouvoir nouveau, en "enterrant" les anciennes querelles entre profonds, dracocephale et elfes.

Et pour Ellemire, c'est une occasion de retrouver la Nef Royale de Elfes et le Phare Etoile et de repartir à la quete de la Terre Promise avec son peuple (la vengeance n'est que secondaire).

pour l'instant, l'etape 1 a été couronnée de succes : vol de chez DUMUZI du sabre-eclat de griffe de Bahamut (seule arme capable de venir à bout de Dame Hydra).
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Aegis

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Jeu 29 Avr - 16:44

un souffle invisible t'accompagne ... ;-)
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Jeu 29 Avr - 16:50

JEZABEL a écrit:


Pourtant je veux croire et me battre
Même si j’en dois mourir.
Nous étions neuf Décans, et quatre
Ne sont que ruines ou pire :

Lorsque le Verbe fut écrit,
Et le Conte enchaîné,
Le Grand Canevas ainsi trahi
Rappela ses conteur-nés ;


DECAN DES CARABANS
serviteurs de l'energie libre, donc des contes de tradition orlae uniquement, les carabans se sont sentis trahis dans cette liberté lorsque l'Astronomicon a été ecrit et sont partis (on ne sait pas tres bien où)


JEZABEL a écrit:


Puis quand le lait des Béhémots
N’étancha plus l’envie,
La jalousie fut soif et faute,
Le rêve devint l’oubli ;


DECAN CHRYSELEPHANTIN
les Rivieres d'Ivoire sont rivieres du lait des Behemots (creatures d'energie libre). Ancien empire marchand. lors de la succession des champions, un certain NARCOS n'a pas obtenu ce titre de Gardien de Troupeau des Behemots, et pris de ressentiment, trahit son decan.
actuellement :
Chevalier Ivoire (champion)
Corne Jaune (terres emncipées du Caravan Serail) etait l'ancien passeur (ou maestro, je ne sais plus)
et Narcos, pirate, contrebandier etc

JEZABEL a écrit:


La Louve saphir fut enfermée,
Sa Clairière interdite,
Ses assassins abandonnés
Aux masque hétéroclites.


reference au DECAN SAPHIR

JEZABEL a écrit:


Et quand, autour de l’Arbre en fleurs,
Les milles étoiles chantaient,
La Hache s’abattit en plein cœur
En note ensanglantée,

Célébration devint sanglot,
Chant, qui gonfla nos voiles.
Et nos larmes coulaient comme l’eau
Dans la Rivière d’Etoiles…


DECAN DES ETOILES
les ELfes ont entamé une Grande celebration , une danse, autour de leur Arbre-Etoile. Ces chants beaux et encercelants ont detourné les destructeurs des mondes de leur taches, ce qui a crée une lumiere trop vive et des tenebres trop sombre, et donc a donné naissance à BAHAMUT de la Fontaine, DAGON/ TIAMAT de la Cataracte, et l'Arbitre du Changement.
la seule possibilité de stopper cette situation etait de coupe l'Arbre.... ce qui a été fait, avec une trahison interne (du Capitaine de la Garde Royale, chargé de protegé l'Arbre) et bien sur , les efforts du Rouge !
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Jeu 29 Avr - 16:54

Aegis a écrit:
un souffle invisible t'accompagne ... ;-)


merci !

ça c'est pour AEGIS :

j'ai pas écouté toute la discussion (tétée oblige tongue ),
mais j'ai '(allez, Jezabel plutot) a été traumatisée et marquée par le coup vache d'OSRIK par rapport aux Mages Lame fideles aux enseignements d'Aegis, quand il les a fait se reunir, et les a massacré dans cette embuscade:
(speciale donc LUNE DE MOIRE ECLIPSANTE)





La voix du Conteur Blanc se faisait douce :
« Dînons en paix, le Conte nous inspire ! »
Et personne ne vint à leur rescousse,
Ne recueillit leurs tout derniers soupirs.

Leurs toges, en oripeaux sur les hallebardes,
Couvrant de rosée pourpres les pétales
Des Etincelles ; et le chant de ces bardes
Agonisants s’éteignait dans un râle.

Les assassins, mille ombres silencieuses,
Déposaient leurs trophées aux pieds du Scribe,
Qui gratifiait ces têtes coupées, bribes
D’un idéal brisé, de moue moqueuse

De ses trois têtes hideuses, balançant
Au rythme cadencé et répété.
Sa plume jubilait au goût du sang
De l’encre de l’Instrumentalité.
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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Ven 30 Avr - 0:35

la plume de nacre a encore frappé ! cheers
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Ven 30 Avr - 14:37

Lorsque les Elfes ont entamé leur longue errance sur Tingilya Celusindi, ils furent pourchassés par les Dracocéphales, avec à leur tête Dumuzi l’Empereur des Treize Mondes. Lors d’un affrontement particulièrement sanglant eut lieu le duel entre Dumuzi et Elda Tamoël Colhathel Armaurë, Prince Aîné Forgeur des Etoiles à l’Epée de Lumière d’Or du Soleil. Lorsque Dumuzi fut gravement blessé et comprit que Elda Armaurë avait l’avantage et allait l’emporter, il ordonna à un de ses généraux de revêtir l’armure impériale et de prendre sa place. Au troisième jour du combat le Général Tamuz perça de l’épée impériale, « la griffe de Bahamut », le coeur du Prince Aîné des Elfes. Il emporta son corps agonisant, qui fut enchâssé dans une icône de Lumière stable et conservé comme l’un des trophées les plus précieux par l’Empereur Dumuzi.






J’ai cru pouvoir tuer mes sentiments :
J’avais tué tant d’autres souvenirs…
Nourrir la mort, sans pour autant mourir…
O mon Soleil ! Sœur, frère, ami aimant…

Tu m’avais dit « N’aies crainte, Elemmirë,
Vois, je nous mènerai à la victoire,
Pour le grand Dharma et pour notre gloire ! »
O mon Soleil aux reflets chamarrés…

Tu t’avançais, confiant, vers le Dragon,
Armaurë, sans colère et sans haine,
Ton épée se mirait dans la Fontaine,
Ton ombre pale éclaboussait Dagon ;

La lumière stabilisée pleuvait
Sous les assauts de Dumuzi en rage,
Mêlant tant de bravoure et de courage
En vos deux cœurs pour les en abreuver.

Tous les soleils demeuraient au zénith,
Voyant l’Empereur chanceler, blessé.
Je te voyais, ivre de sang, danser…
Et nos bardes écrivaient déjà ce mythe…

Clameurs devenaient un grondement sourd
Des navires enlacés dans la lumière,
Bord contre bord, chacun son adversaire…
Et le combat durait ainsi deux jours.

La troisième aube a bu dans tes blessures,
Mais son éclat ignorait la traîtrise.
Et la lame assoiffée trouva l’âme promise :
La griffe du Dragon perça ton cœur si pur !

« Victoire ! » acclamaient leurs guerriers en chœur ;
Le gagnant du duel, heaume baissé,
Mena ton corps, que la vie délaissait,
Et s’inclina devant son Empereur.

J’ai attendu la Nef glorieuse et fière
En vain… Le crépuscule était de sang.
Ton Soleil s’écroula, en m’embrassant
De son éclat, embrasant la Rivière…

Et maintenant je te retrouve, enfin,
Apres des ages d’errances et d’oubli.
Et dans mes bras, ton corps en agonie,
En suspension infinie des défunts.

Dans tes traits, ni colère ni effroi,
Et tu souris, l’âme sereine, puisque
Qui vit par l’épée, en connaît les risques.
Que tu ressembles à Père notre Roi !

Mon doux Soleil ! Tes yeux demeurent clos
Et insensibles à mes mille prières.
En mon cœur je crois rêver leur lumière,
Etincelles d’étoiles sur les flots...
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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Lun 3 Mai - 19:25

La Genèse des Elfes des Etoiles


Il était une fois un monde baigné de lumière scintillante et argentée, et les Etoiles Calibanes dansaient sur les flots des vents invisibles, et leurs chants s’envolaient haut, si haut !...

Et un jour une graine-étoile tomba sur le sol sombre et désert, et germa dans les ténèbres humides et fertiles. Et Ornëlin, l’Arbre-Etoile majestueux éleva ses branches vers le ciel. Et les Etoiles Calibanes s’assemblèrent et dansèrent autour d’Ornëlin. Et Ornëlin fleurit et les Etoiles chantèrent sa beauté et les vents invisibles nés de leur ronde de célébration firent voler les pétales de l’Arbre, et ils s’élancèrent vers le ciel, comme des nouvelles Etoiles…

Et deux Premiers Fruits, deux Minya Yavë éclorent et donnèrent naissance aux deux Premiers Etres. L’un fut telle une lueur argentée et pale, semblable aux chants ensorceleurs des Etoiles. Et il fut nommé Isiltar Silmaorë, Roi-Reine Lune au Cœur d’Argent. Et il illumina le monde et Ornëlin de son éclat rêveur et émerveillé. Et ses rayons caressants enveloppèrent le second fruit. Et le second fruit s’ouvrit en une flamme dorée, étincelante et radieuse. Et il fut nommé Laurerin Calaventë, Roi-Reine Soleil Couronné d’Or.

Et il entoura le monde et Ornëlin et Isiltar Silmaorë de sa chaleur incandescente. Et l’Arbre-Etoile fleurit de nouveau, et douze nouveaux fruits éclorent, douze Atya Yavë , leurs Enfants, Princes et Princesses Etoiles, les Yuncë Harion .

Et ils dansèrent autour d’Ornëlin, et les Etoiles Calibanes se joignirent à eux…


Ainsi débuta la Grande Célébration, Valdëa Meren, celle-là même qui menaça le Grand Dharma. Et son enchantement ne prit fin qu’avec la mort d’ Ornëlin, lorsque les Elfes des Etoiles, orphelins de leur monde, bâtirent des branches de l’Arbre-Etoile leurs Nefs et firent couler de leurs larmes le fleuve de tristesse et de deuil, les flots de la Rivière d’Etoiles, Tingilia Celusindi


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Elda Elemmirë Lilthaël nedh Annui Rhunenyë

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Mer 5 Mai - 14:00

le secret des receptacles ou la devoration des assassins de saphir


Le Chevalier Noir chargeait… Ses yeux, deux fentes de braises sombres, condensaient toute sa haine d’Humain, de Hravan, envers celui qui allait lui ôter la vie, toute cette vengeance, insatiable comme la Cataracte dont il arpentait les abords…

L’Elfe revoyait encore cet instant où il avait brisé la coquille d’ombres denses de l’œuf renfermant l’âme, où il en arracha le foetus agonisant et se gorgea de sa vitalité, afin que la sienne, vacillante, s’en nourrisse et… Et, tandis que quelque part dans la Cité Engloutie de R’Lyeh, baignée dans les effluves des Ténèbres Denses s’engouffrant en spirales dans la Cataracte, le corps engoncé dans une lourde armure hérissée de pointes d’un serviteur de la Stabilité Sombre s’écroulait sans vie, il sentit la soif de vie du Hravan et sa force de l’esprit s’opposait à la sienne. Le véritable duel pour le droit d’espérer un avenir commençait…

Le lourd fléau d’armes sifflait en tournoyant. Et malgré la rapidité fluide de ses mouvements, l’Elfe ne put l’esquiver complètement et l’une de ses cotes craqua légèrement, comme une coquille d’œuf… Comme une Perle d’Ame…

L’Elfe sentit son cœur se serrer, comme en écho à l’agonie de ses deux compagnons qui avait déferlé sur lui en vagues lorsque les Perles de leurs âmes furent brisés quelques instant auparavant. En vagues étourdissantes de douleur de leurs rêves brisés, comme des simples coquilles d’œufs. De leurs espérances réduites en poussière qui retombait en rosée sur l’âme de celui qui n’a pas su les protéger … L’Elfe suffoquait dans les tourbillons de ces agonies entrelacées dans leur douleur…

Sans même prendre la peine d’ajuster la précision du pistolet, l’Elfe tira à bout portant et la balle perça de part en part le flanc du Hravan. L’Homme chancela et mit genoux à terre, répandant des gouttes de sang sombre et poisseux.

Cela n’avait rien de personnel. « Juste professionnel », comme aurait dit Louve Eryntari . L’Elfe sourit à l’évocation de son souvenir. Sa main tendit d’un geste empli à la fois de compassion et de dédain au Chevalier blessé une écharpe de soie blanche. L’Homme tendit ton bras. Un instant, son, regard presque éteint réfléchit sa haine malicieuse des fils du Décan Pourpre. La lame cachée dans sa manche jaillit dans un élan de fourbe bassesse vers l’Elfe, qui plissa légèrement ses yeux obliques, mais n’arrêta son geste, ni n’esquiva point. La lame alla se planter dans son pied, et un fin ruisseau de sang de l’Enfant de Etoiles coula se mêler au sang poisseux de l’Homme.

Cela n’avait rien de personnel. Il agissait en Assassin, sentant remonter en son cœur les instincts de meurtre et de survie de ses existences passées. Et les bribes de souvenirs de ses réceptacles enfouis chantèrent à l’unisson la révélation de la Rémanence Intérieure, tandis que mille visages se succédaient, recouvrant en filigrane les traits effilés et délicats de l’Elfe. L’instinct de dévoration des Assassins de la Déesse Saphiréenne ! C’était donc cela : le véritable meurtre est la Dévoration de l’Ame… L’Assassin chassait à travers tous les Décans sa Proie à l’odeur de son âme. Tout comme la Caste des Brûlants chasse et dévore les Etincelles, l’Assassin accomplissait un meurtre mystique avant tout anéantissement physique, et tout meurtre devenait combat spirituel entre le Chasseur et sa Proie. Le vainqueur gagnait le double trophée, celui de sa propre survie en tant qu’identité principale – ou Réceptacle premier – et la puissance de l’identité dévorée, qui pouvait alors devenir un des réceptacles secondaires. Lorsque le Chasseur échouait, son âme était dévorée par la Proie, car les rôles s’inversaient, et les Assassins murmuraient des rumeurs possibles de Possession…

Cela n’avait rien de personnel. L’Elfe prolongea le mouvement de sa main et ses doigts fins et longs s’enfoncèrent dans le poitrail du Hravan et se refermèrent sur le cœur chaud de sang et palpitant de vie. L’Elfe le huma … Non, il l’était pas prêt à boire cette vie à la manière des Loups Assassins de Saphir. Il l’effleura de ses lèvres en baiser d’adieu et le tendit sur ses paumes recouvertes de sang ouvertes vers le ciel. Et le cœur devenu Etoile Pourpre s’envola laissant un fin sillon de gouttelettes de sang légères comme la rosée et rejoignit le Décan des Hommes…

Les yeux de l’Elfe se révulsèrent et il se retrouva de nouveau dans le Nid d’Hydra, Souveraine des Marécages des Ténèbres Denses, et des centaines d’œufs noirs, enfermant des foetus d’âmes à ses pieds… Et celui qui avait broyé les Perles d’Ames de ses deux Compagnons prenant la fuite… Et l’Elfe se laissa envahir par leur chant d’agonie… Et leur douleur le posséda… « Ablaïrsec Maecheneb, Carmina Lostaiul, ninya Meldir , gardez mon âme pure, mon cœur innocent… » Et le geste de l’Elfe fut précis. Sa main aussi rapide qu’une vipère qui attaque dégaina la Griffe de Bahamut, qui illumina la caverne sombre du Nid d’un éclat incandescent de la mort avant d’être immaculée par le sang noir de l’œuf d’Hydra... Et au même instant les sept têtes d’Hydra, ses sept Réceptacles préférés, tombèrent et la Cataracte l’engloutit… Et déjà la lame transperçait le cœur et l’âme du traître interrompant ainsi sa fuite… L’Elfe dansait avec les ombres denses, ondulant sur les reflets lumineux et meurtriers de la Griffe de Bahamut, et sa lame brisait des coquilles d’œufs, des vies… Mais rien n’abreuvait sa douleur d’avoir perdu ses compagnons, sa rage de n’avoir pu les protéger… Et il s’abandonnait à cette lutte désespérée contre les Ténèbres… Et les Ténèbres commençaient à dévorer son âme…

L’Elfe s’enfonça dans la Forêt profonde et la Brume Sanglante le recouvrit …

La Louve le fixait de ses prunelles saphir, sans animosité, voire même avec curiosité et intérêt envers cet Enfant de Etoiles qui soutenait son regard sans siller. Il demandait de l’aide, en vertu des antiques alliances des Serviteurs de l’Energie Libre. Il espérait la paix… La Louve s’approcha plus près, et leurs souffles se mêlaient en une vapeur éphémère dans la Foret froide et sombre.
« Je vais t’aider », lui dit-elle, « Tu survivras dans ce monde et il deviendra tien, tu l’aimeras comme moi je l’aime, tu n’auras rien à craindre de lui, tant que nous serons ensemble, et ensuite… »
« Ensuite ?... » chuchota l’Elfe, avançant sa main fine et pale vers le cou recouvert de fourrure soyeuse d’un gris bleuté.
« Ensuite viendra un moment où la Liberté parlera pour nous… » murmura la Louve se laissant caresser.
« Je vais t’aider », répéta-t-elle, « Je vais te dévorer. »

Le voile de brume sombre commençait à danser devant les yeux de l’Elfe. Cette fois, c’était lui, la proie… Et une pale lueur se faufilait parmi les volutes de ténèbres… « Je ne puis mourir en un lieu où aucune Etoile ne brille », murmura l’Elfe, comme pour lui-même et plongea vers l’Etoile Engloutie, et saisit sa main pale, aux doigts longs et fins… Car les Etoiles gardent leurs âmes pures, leurs cœurs innocents…


******************

Elda Elemmirë Lilthaël nedh Annui Rhunenyë

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Mar 22 Juin - 11:17

Laisse-moi croiser tes yeux,
Leurs sourires malicieux,
Encore et encore.

Sur les chemins de demain,
Laisse-moi tenir ta main,
La serrer plus fort.

Sans une ombre d’un adieu,
L’espoir du soleil radieux
Brûle de mille ors.

Ton étoile est du matin ;
De mon crépuscule, en vain
Je la guette alors.

Chant d’un loup ; rêve félin…
Seul astre qui les rejoint
Est la Lune en fleurs.

Penses-tu, que, quelque part,
Rit un soleil de l’espoir
Au ciel d’un ailleurs ?

Prends mon âme en mils refrains,
Quand je laisserai ta main
Tout contre mon cœur.
.................
Jezabel
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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Jeu 1 Juil - 21:08


Dans ses branches
Dansaient les étoiles,
Les couronnes
Leur étaient des fleurs,
Répandant,
En scintille pâle,
La rosée
Du pollen des cœurs.

Nous étions
Ses fruits, ses enfants ;
Ses servants
Et ses souverains ;
Ses danseurs
De la fin des temps.
Son écorce
Etait notre écrin.

Quand la sève a coulé
De l’écorce brisée
Sous la lame effilée
De la hache,

Sur nos joues a perlé
La sanglante rosée
De nos âmes esseulées
Sans attache.

Nous partions
Sur les grandes routes,
Vers un monde,
Qui nous accueillerait,
Par delà
Les brumes des doutes,
Par delà
L’oubli des regrets.

Les étoiles
Guidaient notre nef,
En cortèges
De chants et de danses.
Mais de sang
Fut l’ombre en relief
Du portail
Vers nos espérances.

A la lune voilée
Dans les ombres irisées
Dans ces ombres effilées
Des murailles,

Je m’étais faufilé,
Les verrous se brisaient,
Et je jetais la clef
Du portail.


Sur l’oubli
De cet affreux crime
A l’aurore
Je versais mes larmes.
Mais dejà
Montait de l’abime
Et du feu
La clameur des armes.

Notre nef
Fut prise en tenailles
Par les ombres
Et lumière denses.
Nous dansions,
Sur l’air des batailles,
Sur nos lames,
Nos flèches et nos lances.

Aux duels inspirés,
Au courage insensé,
Aux carnages enivrés
Je repense.

Et nos nefs, égarées,
Eperdues, s’élançaient
Dans la fuite et regrets
De l’errance.


Aralunt
Sombrait dans l’oubli :
Cataracte,
L’Ultime Tombeau…
Dans ses larmes
L’Etoile Engloutie
Faisait luire
Nos âmes en lambeaux…

La lumière
Leur resta lueur,
A ceux, qui
Y guettaient la paix :
Clair-Obscur,
Prison sans couleurs,
Dans ses murs
Les avait happés.

Mon navire en naufrage,
Sur le monde Saphir,
Scintillant de mirages
Illusoires,

Tombait dans les carnages.
Le sang nous fur la myrrhe
Inondant de l’oubli
Nos mémoires.


Et les âges
Passaient sans encombre
Dans nos yeux
Aveugles aux étoiles :
Notre monde
N’était que décombres
Et vieux contes
Aux reflets d’eau pale.

En Conteur,
Remontant la trame
Des légendes
Qu’était notre histoire,
J’ai misé
Mon cœur et mon âme,
Gouttes d’encres
De rêve et d’espoir.

Je boirai mon calice
De larmes et de délices,
De songes et de supplices
Indicibles.

Par le portail sanglant,
Par delà le néant,
J’irai jusqu’au Décan
Invisible.



************************

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Lun 20 Sep - 15:42

Lettre accompagnant le cristal avec le Navire d’Emeraude des Carrabans
A l’attention du Chevalier d’Argent Vidal Vermont
De la part d’Elda Elemmirë Lilthaël nedh Annui Rhunenyë

Lettre manuscrite, trait d’encre bleu nuit en arabesque fines et déliées, sur du papier tissé de pétales de fleurs séchées et parfumées, dans les teintes pastel douces.


Cher Ami, Yaulë melda ,

Vous qui avez refusé ce navire des Carrabans comme échange d’une possible faveur envers moi, puissiez vous l’accepter, venant non plus de mes mains, mais de celles d’Eryntari , que vous nommez Première Gardienne, non plus comme un marchandage mais comme présent. Car il vous revient de droit, à vous, descendant de la Carrabane Dame Yaulë, qui, dans votre langue porte le doux nom de Dame Néko. Vous qui avez toujours souhaité quitter ce monde, puisse ce navire vous guider jusqu’à celui dont votre cœur a toujours rêvé. Puissiez vous trouver cette nouvelle terre qui vous accueillera et apaisera vos tourments. Puissiez-vous ne laisser derrière vous nul regret et nul remords, car leurs chaines intangibles sont les plus redoutables attaches.

J’ai pu aller dans le Dixième Décan. J’y ai rencontré des personnes qui pour vous, habitants du Métacosme connu et accessible, étaient mortes et perdues à tout jamais. J’y ai rencontré le mythique Japhet, le Conteur Carraban Ibn Roumi, le Roi et la Reine des Coupes (pour ne vous citer que les plus connus et ceux dont vous avez sûrement entendu parler, ou lu dans des écrits tels l’Astronomicon). Je vous assure, les Sources du Dixième Décan ne sont pas des prisons de renoncement ou de solitude ou de mort, mais des mondes de retrouvailles et de paix. J’ai pu y aller, mais je ne pouvais, ne souhaitais pas y rester, car mon Etoile est désormais vouée à mon peuple, et c’est avec les miens que j’y retournerai, achevant ainsi notre longue errance.

Néanmoins, lorsque nous n’étions que de simples habitants du Macrocosme, Chevaliers de l’Armée des Portes du Ciel, je vous avais promis, que lorsque je retrouverai les chants des Etoiles, je vous les apprendrai. Si cela vous intéresse toujours, j’ai ainsi rédigé quelques essais à votre attention, en Carraban, que vous comprendrez, je n’en doute pas, la langue des Chats étant un dérivé de ce parler antique. Et je vous offre également un Chant d’Etoiles : lorsque vous le lirez et que les notes voleront comme des gouttelettes d’étincelles de sons, l’Etoile Calibane, celle que vous reconnaitrez comme la votre, car vous l’abritez dans votre âme, viendra à se révéler à vous, et vous sentirez son chant dans votre cœur…

Je pars. Une fois de plus, direz-vous, mais sûrement à tout jamais, car mon cœur laisse un grand prix à vos forets de saphir, à votre terre de clairières sauvages, en remerciement de ma liberté et de celle de mon peuple, celui qui fut mon Etoile Compagne des danses entre l’Aube et le Crépuscule des mondes que nos Nefs illuminaient de pluies d’étoiles filantes. Mais son Etoile du crépuscule a glissé le long de l’horizon de votre monde, et est désormais morte pour notre peuple et pour moi, engloutie à tout jamais dans la nuit de saphir sombre des forets. La Déesse Bleue l’a choisi, et il l’a choisi, elle et son monde. Et moi, je pars vers une aube, notre Aube nouvelle, vers notre espérance.

Ne perdez pas espoir. Vos rêves vous ont toujours guidé, ne les reniez pas, car vous êtes une Etoile… Puisse votre Source les réaliser, ou plutôt, puissiez-vous les réaliser dans le monde auquel vous aspirez tant.

Depuis son retour dans son monde natal, le Macrocosme, Erintari semble vous éviter. Je vous en prie, ne lui en tenez pas rigueur. Si elle a pu revenir des interstices d’entre les Mondes, c’est grâce à vous, ou, dois-je dire, pour vous. C’est parce qu’une nuit vous avez regardé le ciel et vous avez cru voir ses traits dans le scintillement des étoiles. C’est parce que vous avez pensé à elle, et les étoiles le lui ont chuchoté. Alors la Louve s’est réveillée et ses souvenirs l’ont rappelée à vous.

(Je dois vous avouer qu’à un moment je n’aurais pas hésité à la sacrifier, si le Gardien de la Fontaine me l’exigeait comme prix pour sa requête pour le salut du Monde de Saphir, et je vous aurais ramené l’objet de sa quête. Mais nos chemins se sont séparés avant qu’elle ne parvienne à la Source de Lumière, car elle s’était réveillée, car votre souvenir l’a réveillé).

Elle souhaite, sincèrement, plus que tout autre, que votre rêve prenne vie et que vous puissiez partir vers votre Source. Elle ne voudrait simplement pas que son attachement pour vous vous soit une chaine, ni vous devenir une entrave. Je regarde parfois son étoile, si brillante dans votre ciel, comme sur le point de s’embraser dans un dernier éclat… Comme si elle espérait illuminer une dernière fois le ciel des batailles à venir, avant de s’éteindre. Chercherait-elle la mort dans le combat pour ce monde contre Ravanah, je ne sais. Elle a accepté votre départ, et pourtant, pourra-t-elle vivre dans ce monde sans vous, ou, plutôt, le souhaitera-t-elle ?... Lorsqu’elle donnera vie – et cet enfant est sa Dernière-née – elle sera délivrée encore d’une attache à ce monde et d’une attache à la vie. Et lorsqu’elle retrouvera la Clairière de Saphir, je crains que sa dernière tache en ce monde ne soit accomplie, et sa dernière attache, sa dernière chaine, sera alors brisée… Et elle n’aura sans doute pas la force, car elle n’aura plus l’espérance, de faire faire dévier sa lame de quelques pouces, comme ce fut le cas récemment (mais peut être vous ne saviez pas ce que cachait la rose d’émeraude et de saphir sur son sein…). Il suffirait d’un mot de vous, et elle serait prête à tout abandonner pour vous suivre, ses titres, les forets, les liens de sang, sa liberté même…

Vous vous demandez sans doute, de quelle manière je prétends savoir ces choses et de quel droit je puis en parler. Erintari et moi entretenons une correspondance, et je devine ce qu’elle peut ressentir. Sa retenue et sa fierté de Louve ne lui permettent pas de vous avouer certaines choses, alors j’ai pris sur moi la liberté de vous en écrire quelques lignes.

Il est toujours plus aisé pour un Conteur de manier les mots, me direz-vous… Car Conteurs nous sommes, nous jouons avec les mots, nous les assemblons, les créons, les courbons, à l’infini… Et parfois, par simple hasard ou par mégarde involontaire, ces mots donnent naissance à des chants qui nous échappent et s’envolent vers les étoiles, et se reflètent dans d’autres yeux, sont murmurés par d’autres voix, se lovent dans d’autres cœurs que ceux qui les ont créés. Et certains poèmes sont veloutés comme les pétales d’une rose, et d’autres vers perlent de gouttelettes de sang car sur leurs ronces est écartelée l’âme du poète…

Elle vous aime. Elle vous a vu mourir. Et je soupçonne que la douleur de vous perdre était telle qu’elle ne souhaite plus vous voir partir. Alors elle préfère « partir » avant vous. Certains ont dit « le souvenir est le seul paradis dont nous ne puissions être expulsés », et elle voudrait que la douce lumière de certains souvenirs ne puisse connaitre d’ombre.

Vous ne soupçonniez sans doute pas à l’époque, il y déjà si longtemps de cela, elle était soulagée que sa balle ne vous soit pas mortelle, car elle souhaitait vous revoir, et le serment fait de ne point prendre votre vie était cet espoir de vous revoir.

Rappelez-vous, la bataille du Monolithe, la grande salle grise et terne, et votre sang coulant sur la Stèle brisée… Elle n’a pas retenue sa lame de vengeance, elle est descendue dans les cavernes annelées avec espoir de vous y retrouver. Elle vous aimait déjà, sans doute, mais la Louve a muselé son cœur (par déni voire inconsciemment), car il ne pouvait en être autrement. Elle vous a appelé « frère », voulant cette affection purement fraternelle, étouffant toute étincelle d’ambiguïté dans son cœur, et s’est mentie ainsi un certain temps. Car il ne pouvait en être autrement…

Et c’est lorsque vous êtes mort, une seconde fois, devant ses yeux, dois-je dire, dans ses bras, terrassé par votre ombre du Soleil Noir, qu’elle a ressenti cette vague mêlée de douleur de vous perdre et d’espoir d’accomplir le testament que vous laissiez, qu’elle s’est accrochée à l’espoir, comprenant enfin la véritable nature de ses sentiments…

Elle vous aime, de cet amour absolu et entier, sincère et infini. Elle vous aime, comme une femme peut aimer un homme, comme un chant de brume aime un songe de lumière, comme un papillon aime la fleur, comme une fleur aime le soleil, comme un chat – ou comme un loup – aime la lune, comme on aime une étoile, inaccessible et lointaine, pure et amorale, vers laquelle on tend les mains mais que l’on n’ose étreindre, avec l’espoir que l’étoile s’en aperçoive et la résignation qu’on ne l’atteindra jamais. Et vous êtes son étoile, sa lumière dans la nuit… Puisse-t-elle garder cette lumière en son cœur lorsqu’elle fermera les yeux.

Je ne vous le dis nullement dans l’intention de plaider pour Erintari, ni de vous dissuader de partir. Ni d’influer d’une quelconque façon sur vos agissements. Vous devez suivre votre destinée, votre étoile, votre rêve, votre cœur…

Rappelez-vous, dans ma précédente lettre vous adressée, j’exprimais le souhait de voir l’aube à vos cotés. Je ne puis le faire, car l’Aube dont je rêve est celle de la Terre Promise des Elfes des Etoiles, et je pars, afin que mon peuple puisse la voir. Je vous souhaite de trouver votre Aube, d’ouvrir les Portes de Lumière, et surtout j’aimerais vous dire, comme jadis me l’a dit mon Etoile Compagne, « gardez votre âme pure, votre cœur innocent, et que votre geste soit précis… »

Bien à vous,
Elda Elemmirë Lilthaël nedh Annui Rhunenyë

*****************************************

Il était une fois...
Un jardin avec des fleurs
Des œillets
Des marguerites
Des coquelicots...
Et des roses
Une rose blanche
Blanche et pure
Pure comme le rêve
Scintillante comme une étoile
Comme la neige
Une rose pourpre
Comme le ciel enflammé

Il était une fois...
Un chat
Indolent comme seuls les chats peuvent l’être
Imprévisible et insouciant
Comme une étoile
Comme la première neige d’hiver
Et ses boucles soyeuses
Cachaient un regard rêveur

Il était une fois...
Un chat
Un rêve
Une fleur
Un soir
Un regard
Il
Elle
Et son amour

Il était une fois...
Un chat est entré dans le jardin
Il a poussé la porte
Et il s'est retrouvé
Au milieu des fleurs
……………………

Non
Une seule fleur existait pour lui
Une fleur
Qu’il croyait
N’exister que pour lui
Comme une étoile
Scintillante
Par sa blancheur
Par sa pureté
Elle et lui se ressemblaient
Car elle était son rêve inaccessible
Il ne voyait qu'elle
La rose blanche
Il s'avançait
Droit vers elle
Elle
Son rêve
Glacial glacé sans cœur
Il ne voyait qu'elle

Il était une fois...
Une rose rouge
Qui a vu le chat
Et le regard de ses prunelles émeraude
Lui enflamma encore plus les pétales
Elle le suivait du regard
Comme on suit
Un songe échappé
Une étoile perdue
Une étincelle dans la brume
Elle le suivait du regard

Il était une fois...
Une rose pourpre
Qui aima un chat

Il était une fois...
Une rose pourpre
A qui le chat conta
Son amour pour
Son rêve
Elle l’écouta
Elle l’aimait

Il était une fois...
La rose pourpre
Aimait le chat
D’un amour
Coupable certes
D’un amour
Entier et absolu
D’un amour de rose

Il était une fois...
Un chat
Aveuglé par sa passion pour
Une fleur blanche et
Froide comme la neige

Il était une fois...
Une rose
Et les braises de son cœur
Étaient pourpres
Comme peuvent l’être les pétales
D’une rose brûlée
Par un regard seul
…………………
Le chat ne le voyait pas
Il ne voyait qu’elle
La rose blanche de son rêve
Il n'aimait qu'elle
L’étoile de son rêve
D’un amour de chat
Entier et absolu

Il était une fois...
Une rose pourpre
Qui aimait le chat
D’un amour de rose
Entier et absolu

Il était une fois...
Une rose qui se para
De ses plus belles teintes
De crépuscules en feu et en sang
Afin que ses pétales
Arrachées par le vent
Soient un chemin
De velours
Vers la rose blanche du rêve
Vers l’étoile tant adorée
Tant espérée
Du chat

Il était une fois...
Un jardin
Un chat
Une rose blanche
Une rose pourpre
Un rêve
Il
Elle
Un rêve
Et un amour
Entier et absolu

Il était une fois...
... Une fois...

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Jezabel Charlotte

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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   Lun 20 Sep - 15:47

La Genèse des Elfes des Etoiles


Il était une fois un monde baigné de lumière scintillante et argentée, et les Etoiles Calibanes dansaient sur les flots des vents invisibles, et leurs chants s’envolaient haut, si haut !...

Et un jour une graine-étoile tomba sur le sol sombre et désert, et germa dans les ténèbres humides et fertiles. Et Ornëlin, l’Arbre-Etoile majestueux éleva ses branches vers le ciel. Et les Etoiles Calibanes s’assemblèrent et dansèrent autour d’Ornëlin. Et Ornëlin fleurit et les Etoiles chantèrent sa beauté et les vents invisibles nés de leur ronde de célébration firent voler les pétales de l’Arbre, et ils s’élancèrent vers le ciel, comme des nouvelles Etoiles…

Et deux Premiers Fruits, deux Minya Yavë éclorent et donnèrent naissance aux deux Premiers Etres. L’un fut telle une lueur argentée et pale, semblable aux chants ensorceleurs des Etoiles. Et il fut nommé Isiltar Silmaorë, Roi-Reine Lune au Cœur d’Argent. Et il illumina le monde et Ornëlin de son éclat rêveur et émerveillé. Et ses rayons caressants enveloppèrent le second fruit. Et le second fruit s’ouvrit en une flamme dorée, étincelante et radieuse. Et il fut nommé Laurerin Calaventë, Roi-Reine Soleil Couronné d’Or.


Et il entoura le monde et Ornëlin et Isiltar Silmaorë de sa chaleur incandescente. Et l’Arbre-Etoile fleurit de nouveau, et douze nouveaux fruits éclorent, douze Atya Yavë[1], leurs Enfants, Princes et Princesses Etoiles, les Yuncë Harion[2].

Et ils dansèrent autour d’Ornëlin, et les Etoiles Calibanes se joignirent à eux…

Ainsi débuta la Grande Célébration, Valdëa Meren, celle-là même qui menaça le Grand Dharma. Et son enchantement ne prit fin qu’avec la mort d’ Ornëlin, lorsque les Elfes des Etoiles, orphelins de leur monde, bâtirent des branches de l’Arbre-Etoile leurs Nefs et firent couler de leurs larmes le fleuve de tristesse et de deuil, les flots de la Rivière d’Etoiles, Tingilia Celusindi…

[1] Second Fruit

[2] Douze Princes
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MessageSujet: Re: "DES ROSES ET DES RONCES" , EXTRAITS / ecrits gnostiques   

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